• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme
Super Utilisateur n'a pas encore mis à jour sa biographie

Mini en Mai. Ambrogio Beccaria vainqueur en proto, Léo Debiesse en série

Mini en Mai. Ambrogio Beccaria vainqueur en proto, Léo Debiesse en série

L’italien Ambrogio Beccaria s’impose en proto sur cette Mini en Mai et réalise le doublé après s’être imposé l’année dernière en série. Il aura réalisé une très belle course sur ce Pogo Foiler de Tanguy Bouroullec qui domine la saison.

C’est à 14h05’51 » vendredi 11 septembre qu’Ambrogio Beccaria a coupé la ligne d’arrivée de la Mini en Mai 2020. Après plus de 73h de navigation, l’Italien a remporté cette course incontournable du circuit Mini après avoir mené la flotte sur la quasi totalité des 500 milles. Vainqueur en 2018 en Série, il l’emporte cette année sur un bateau qu’il découvrait: le Proto de Tanguy Bouroullec #969 Cammellone cerca Sponsor.
« C’est une sacrée machine et je suis ravi de naviguer dessus. Je ne suis pas sûr d’avoir été à la hauteur du bateau qui est par ailleurs une belle découverte, » explique Ambrogio. « Je navigue sur le bateau de Tanguy car il m’a demandé de l’aider à le développer. Je vais continuer le championnat, terminer la saison et nous allons travailler ensemble pour en découvrir toutes les subtilités car c’est une machine compliquée. Je suis content même si j’ai fait des erreurs de débutants. Je ne suis pas doué pour penser aux petits détails et j’ai même oublié des gants et de quoi me protéger du soleil! Je suis cramé! Du point de vue de la navigation aussi j’aurais pu mieux faire, par exemple j’aurais pu avoir une meilleure trajectoire et avoir plus d’avance à l’arrivée. En revanche, je suis très content du coup que j’ai fait au passage des Sœurs, entre Houat et Hoëdic, c’était risqué mais ça l’a fait ! Cette course a été une belle remise en jambes en solo, je n’avais pas navigué en solitaire depuis ma victoire à la Mini Transat 2019. Je suis tout de même content de ma navigation et je me rends compte qu’à chaque fois, on apprend des choses. La Mini en Mai est une course de fou, avec des passages incroyables. C’est très intense. Je suis très content de l’avoir remportée en Série et en Proto et je compte bien continuer comme ça !!« .

Marie Gendron prend la deuxième place de ce podium tant convoité. Pour la première fois dans l’histoire de la Mini en Mai, une femme monte sur le podium. Sur son Proto #930 Cassiopée SNCF, Marie a bataillé dur et a su s’imposer : « C’était une très belle course, un beau challenge contre Sébastien (Pebelier – 787 Decosail – 3e de la Mini en Mai) et Ambrogio. Il y a eu du suspense jusqu’au bout! Le match a été serré tout le temps, je n’ai rien lâché. C’est ma troisième Mini en Mai et sur les deux premières éditions, j’avais eu beaucoup de casse. Cette deuxième place prouve que l’expérience paye et que le bateau comme le skipper sont maintenant fiabilisés! Je suis très heureuse, c’est un cadeau que je fais à mon bateau et à moi-même. Le 930 est actuellement en vente mais j’ai souhaité en profiter encore un peu avant de faire une pause et de revenir avec de nouveaux projets!« .

La troisième place revient à Sébastien Pebelier sur le Proto #787 Decosail, qui lui aussi aura donné le meilleur de lui-même tout au long des 500 milles.

Du côté des Séries, Léo Debiesse (#966 AvelaSailing.com), grâce à une belle remontée depuis le passage du pont de l’île de Ré, s’adjuge la victoire dans sa catégorie. Il est suivi de Brieuc Lebec qui se sera bien défendu jusqu’au bout sur le #914 Maitri. La bataille pour la troisième place aura aussi été acharnée mais c’est finalement Guillaume Quilfen (#977 Clair’Ocean Sailing) qui complète le podium.

Les arrivées vont se succéder toute la nuit et dans la journée de samedi pour les Ministes toujours en course.

Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Ronan Lucas : « Armel a envie de prouver qu’il est toujours un grand marin »

Directeur du team Banque Populaire, Ronan Lucas évoque la prise de pouvoir d’Armel Le Cléac’h sur la Solitaire du Figaro, le Vendée Globe à venir avec Clarisse Crémer et la fin de construction de l’Ultim Banque Populaire XI.

Que t’inspire la victoire d’Armel sur la deuxième étape de la Solitaire du Figaro ?
On sait qu’Armel a toujours une manière de naviguer assez tranchée, c’est une de ses qualités, il croit en ses options et il y va à fond. Là, sa stratégie d’entrée de Manche, c’était le bon coup, mais ce n’était pas le seul : par la suite, il a été à chaque fois leader dans les prises de position et les choix de route en étant tout le temps le premier à déclencher, à chaque fois ça lui a permis de creuser. J’ai trouvé ça très impressionnant. Ce qui est sûr, c’est qu’il avait très envie de Figaro, il attendait la Solitaire avec impatience. On a tous encore à l’esprit ce qui nous est arrivé sur la dernière Route du Rhum, je pense qu’il a envie de prouver qu’il est toujours un grand marin. Nous, on n’a aucun doute là-dessus, il le réaffirme, c’est joli à voir. Maintenant, il ne va pas se reposer sur ses lauriers et on voit bien que sur cette Solitaire, il y a un super niveau.

Passons maintenant au Vendée Globe : quel regard as-tu porté sur la performance de Clarisse Crémer sur la Vendée-Arctique (12e) ?
La course lui a fait beaucoup de bien, elle avait besoin de cette confrontation en solitaire pour voir qu’elle était tout à fait capable d’être au rendez-vous de la bataille pour la performance. Elle a impressionné pas mal de monde, mais nous pas tant que ça, parce qu’on sait qu’elle en veut beaucoup. A coté de ça, c’est une grosse travailleuse, qui pose beaucoup de questions, se projette énormément, elle n’est pas là à attendre qu’on lui mette les mains dans le cambouis, elle y va d’elle-même. Et on l’avait vu en Mini, son truc, c’est d’aller à la bagarre. Ça peut lui jouer des tours, elle nous a fait un beau départ à l’abattée sur la dernière ligne droite qui lui a coûté quelques places, c’est son tempérament d’en vouloir plus, de rouler les voiles plus tard que les autres.

Quels objectifs vous fixez-vous sur le Vendée ?
Sincèrement, arriver. Je pense que l’histoire sera belle pour tout le monde si on va au bout. Après, je pense que dans un coin de sa tête, Clarisse a envie de finir premier bateau à dérives, mais il ne faut pas qu’elle se dise qu’elle doit tout donner pour cet objectif, car il peut y avoir un risque de ne pas finir.

Vous partiez en 2016 sur un projet dont le seul objectif était de gagner, y a-t-il moins de pression ?
C’est sûr que c’est moins de pression que la gagne qui impose de forcément prendre un peu plus de risques pour faire la différence. Aujourd’hui, je suis d’ailleurs très content de ne pas avoir un projet leader sur ce Vendée, dans le sens où, sur la précédente édition, si on avait tous été raisonnables, notamment sur les formes de carènes et les foils, cette fois-ci, tout était possible. Et c’est hyper compliqué de faire les bons choix pour réaliser le meilleur compromis pour gagner.

Que va devenir le projet avec Clarisse après le Vendée Globe ?
On aime bien tous travailler ensemble, mais pour l’instant, on n’a pas envisagé la suite, on le fera après le Vendée Globe. Il faudra voir ce dont Clarisse aura envie et ce que Banque Populaire voudra faire.

Passons au maxi : où en est le futur Banque Populaire XI ?
Nous avons quasiment toutes les grandes pièces : nos deux flotteurs, le bras arrière et la barre d’écoutes assemblés sur la coque centrale, il ne reste qu’à finir le bras avant. Les foils et les autres appendices ont commencé à être construits, le mât vient de débuter. Le bateau sera assez différent et considérablement plus performant que Banque Populaire IX, parce qu’on a joué sur tous les autres paramètres : un nouveau design de coque centrale, des foils et bras qui ne sont pas placés aux mêmes endroits, un centre de gravité déplacé vers l’avant, des appendices plus grands, un gros travail en aéro… L’équilibre du bateau a été changé pour l’orienter davantage dans le sens du vol. On espère tirer nos premiers bords fin avril-début mai 2021 si on n’a pas de contrariétés d’ici là.

Thierry Bouvard nous disait en juillet que l’objectif 2021 était la Jacques Vabre, peux-tu confirmer ? Le tour du monde en équipage n’est plus d’actualité ?
On souhaite effectivement faire la Transat Jacques Vabre et naviguer le plus possible en amont. Pour le tour du monde, il ne faut pas oublier qu’on a perdu un bateau en 2018, ça reste un traumatisme pour toute l’équipe, donc on ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs et on n’est pas les plus enthousiastes à l’idée de partir si vite autour du monde. Il faut qu’on ait le temps de mettre Banque Populaire XI au point avant d’envisager un tour du monde.

Que t’inspirent le retrait de Macif et la difficulté pour la classe d’attirer de nouveaux entrants ? Quel est le problème selon toi ?
C’est dur pour François, c’est une super équipe, extrêmement compétente, on espère qu’ils vont trouver très vite un sponsor, ils le méritent. Après, est-ce qu’il y a un problème ? Je ne suis pas sûr. Je pense qu’il y a un peu d’appréhension, notre casse a peut-être freiné quelques ardeurs, mais il n’y a jamais eu autant de bateaux en état de naviguer, je suis persuadé qu’il y aura forcément des gens qui se laisseront tenter par l’aventure. Il y a de grands marins capables d’aller sur ces bateaux, notamment parmi les têtes de série du Vendée Globe, je leur souhaite de pouvoir convaincre leurs partenaires que c’est le bon choix.

Quel est le gap budgétaire par rapport à un projet gagnant sur le Vendée, du simple au double ?
Non, nettement moins. Un Ultime, ça s’amortit sur au moins une dizaine d’années, on voit aujourd’hui que tous les maxis mis à l’eau ont encore de belles carrières : l’ancien Banque Populaire V (Spindrift aujourd’hui), Groupama 3 (Idec Sport), Macif… Pour gagner le Vendée, il faut souvent disposer d’une machine très récente qui coûte de plus en plus cher, donc si on se projette à horizon 8-12 ans, un Ultime devient très proche en termes d’investissement.

Photo : Greg Gonzalez/BPCE

L’article Ronan Lucas : « Armel a envie de prouver qu’il est toujours un grand marin » est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Bataille de virements sur le Défi Azimut avant un grand coup de frein pour les 17 marins attendus demain à Lorient

 

Les 17 IMOCA du Défi Azimut font désormais tous cap vers le nord depuis que Miranda Merron sur Campagne de France a enroulé le way point Azimut 2 à 17h34, un peu plus de 7 heures après le premier Charlie Dalin (Apivia). Sur ce dernier tronçon de 186 milles, tout peut encore arriver : une belle bataille de virements de bord s’annonce dès le début de soirée et pour ajouter une pointe de suspense, au petit matin, un grand coup de frein attend les skippers à 30 milles de la côte ! Arrivée des premiers à Lorient prévue entre 10h et 15h.

image

Crédit : G Lebec

Par ce vent de nord-est variable en force et en direction (entre 7 et 10 nœuds), pas de route directe jusqu’à la ligne d’arrivée. Les skippers vont donc devoir s’appliquer à bien positionner leurs virements de bord au gré des petites bascules et travailler leur trajectoire à la risée près. Rien n’est donc encore joué pour le chef de meute, Charlie Dalin (Apivia), en tête depuis hier soir au coucher du soleil ! Sur cette remontée, les écarts se resserrent malgré les petits décalages : Jérémie Beyou (Charal), Armel Tripon (L’Occitane en Provence), Thomas Ruyant (LinkedOut) et Sébastien Simon (Arkea-Paprec) n’ont jamais été aussi près du tableau arrière du bateau jaune et bleu. Les 4 premiers se tiennent en moins de 4 milles, mais l’approche de la bascule pourrait perturber l’ordre établi vu les écarts en latéral.  Duels et jolis matchs au cœur de la flotte  6e au pointage, Kevin Escoffier (PRB) talonné par Samantha Davies (Initiatives-Cœur) et Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) allonge la foulée heure après heure, à seulement 8 milles de Charal. La trajectoire de ce trio est plus tendue que celle du quatuor de tête qui se laisse glisser. 
Un beau match se joue également entre la jeune Clarisse Cremer (Banque Populaire X), première des IMOCA à dérives, et Isabelle Joschke (MACSF). Les deux femmes ne sont séparées que de 3 milles et affichent les mêmes vitesses au compteur. Pas sûr que ni l’une, ni l’autre ne ferme l’œil cette nuit !Compression par l’arrière  Après le 11eme Damien Seguin (APICIL), 4 IMOCA se tiennent en moins de 8 milles parmi lesquels un certain Benjamin Dutreux (OMIA – Water Family) qui régate pour la première fois en solitaire sur son plan Farr de 2007. Le Vendéen joue des coudes avec Maxime Sorel (V and B-Mayenne) et Stéphane Le Diraison (Time For Oceans), respectivement 14e et 15e. Pour ce groupe jusqu’à Miranda Merron, l’écart de plus de 40 milles (64 milles pour Campagne de France) avec la tête de flotte devrait se resserrer considérablement. Il est en effet probable que les derniers profitent demain du vent thermique lorsqu’ils seront en approche des côtes lorientaises. 
  Source : M Honoré
Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Bagarres nocturnes à venir

Les 17 IMOCA du Défi Azimut font désormais tous cap vers le nord depuis que Miranda Merron sur Campagne de France a enroulé le way point Azimut 2 à 17h34, un peu plus de 7 heures après le premier Charlie Dalin (Apivia). Sur ce dernier tronçon de 186 milles, tout peut encore arriver : une belle bataille de virements de bord s’annonce dès le début de soirée et pour ajouter une pointe de suspense, au petit matin, un grand coup de frein attend les skippers à 30 milles de la côte ! Arrivée des premiers à Lorient prévue entre 10h et 15h.

Par ce vent de nord-est variable en force et en direction (entre 7 et 10 nœuds), pas de route directe jusqu’à la ligne d’arrivée. Les skippers vont donc devoir s’appliquer à bien positionner leurs virements de bord au gré des petites bascules et travailler leur trajectoire à la risée près. Rien n’est donc encore joué pour le chef de meute, Charlie Dalin (Apivia), en tête depuis hier soir au coucher du soleil ! Sur cette remontée, les écarts se resserrent malgré les petits décalages : Jérémie Beyou (Charal), Armel Tripon (L’Occitane en Provence), Thomas Ruyant (LinkedOut) et Sébastien Simon (Arkea-Paprec) n’ont jamais été aussi près du tableau arrière du bateau jaune et bleu. Les 4 premiers se tiennent en moins de 4 milles, mais l’approche de la bascule pourrait perturber l’ordre établi vu les écarts en latéral.

Duels et jolis matchs au cœur de la flotte

6e au pointage, Kevin Escoffier (PRB) talonné par Samantha Davies (Initiatives-Cœur) et Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) allonge la foulée heure après heure, à seulement 8 milles de Charal. La trajectoire de ce trio est plus tendue que celle du quatuor de tête qui se laisse glisser.

Un beau match se joue également entre la jeune Clarisse Cremer (Banque Populaire X), première des IMOCA à dérives, et Isabelle Joschke (MACSF). Les deux femmes ne sont séparées que de 3 milles et affichent les mêmes vitesses au compteur. Pas sûr que ni l’une, ni l’autre ne ferme l’œil cette nuit !

Compression par l’arrière

Après le 11eme Damien Seguin (APICIL), 4 IMOCA se tiennent en moins de 8 milles parmi lesquels un certain Benjamin Dutreux (OMIA – Water Family) qui régate pour la première fois en solitaire sur son plan Farr de 2007. Le Vendéen joue des coudes avec Maxime Sorel (V and B-Mayenne) et Stéphane Le Diraison (Time For Oceans), respectivement 14e et 15e. Pour ce groupe jusqu’à Miranda Merron, l’écart de plus de 40 milles (64 milles pour Campagne de France) avec la tête de flotte devrait se resserrer considérablement. Il est en effet probable que les derniers profitent demain du vent thermique lorsqu’ils seront en approche des côtes lorientaises.

Entre un démarrage en fanfare et une fin dans un vent aléatoire, ces 48h en solitaire ne manquent décidément pas de sel !

L’article Bagarres nocturnes à venir est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Alex Thomson fin prêt pour le Vendée Globe

L’équipe de voile britannique Alex Thomson Racing vient de terminer les derniers réglages sur son voilier de course IMOCA 60, HUGO BOSS, avant la très attendue course du Vendée Globe, qui commence dans moins de deux mois.

Cette période de réglages – qui a lieu avant toute grande course – a consisté pour l’équipe à vérifier et à entretenir le bateau et chacun de ses composants, afin de s’assurer que le tour du monde à la voile que représente le Vendée Globe se déroulera en toute sécurité.

En plus de l’entretien du bateau, l’équipe a également effectué un test à 90 degrés, un processus qui évalue le moment de redressement du bateau lors de sa remise à l’eau.

À moins de deux mois du départ de la course, le skipper Alex Thomson et son équipe passeront les semaines restantes à s’entraîner sur l’eau avant de partir pour le village de la course aux Sables d’Olonne, en France.

“L’ultime sortie de vérification s’est bien passée et nous nous sentons en bonne forme”, a déclaré Thomson. “Nos nouveaux foils sont arrivés de chez Persico en Italie et ils sont maintenant en place. Ces deux foils sont en fait un développement de la version 1, ils seront donc identiques. Mais nous avons apporté quelques petites améliorations qui devraient nous donner un peu plus de performance et de fiabilité.

 

“Pendant ces sorties d’entretien, nous avons également apporté d’autres modifications au bateau et, depuis notre retour sur l’eau, nous pouvons déjà constater que ces changements ont produit une grande différence. Nous constatons une augmentation significative des performances, jusqu’à 10 %, donc nous sommes très heureux ! Maintenant, le temps est compté pour nous et nous devons profiter de chaque moment sur l’eau avant de partir pour la France le mois prochain”.

L’article Alex Thomson fin prêt pour le Vendée Globe est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

L’étape décisive !

Le départ de la 3e étape de la 51e édition de La Solitaire du Figaro sera donné demain samedi, à 16 heures (au lieu de 17 heures initialement prévues), devant l’entrée du port de Dunkerque. 492 milles à parcourir sur la route théorique qui sépare la ville des Flandres de l’arrivée en Loire Atlantique. Et rarement l’analogie entre le Tour de France cycliste actuellement en cours, et la configuration d’une étape de La Solitaire du Figaro n’aura été si bien justifiée. La Manche, de la Mer du Nord à l’Atlantique, est en effet scandée de difficultés apparentées à autant de cols hors catégorie. Du Cap Gris Nez à Portsall et jusqu’à Saint-Nazaire, en passant par la Baie de Somme, les falaises Dieppoises et le raz Blanchard, les solitaires vont en permanence jouer de la calculette et se torturer les neurones pour envisager, en fonction des vitesses intrinsèques de leurs montures, et d’un vent annoncé très aléatoire, le bon placement au moment de l’inversion des courants. Etape certes clémente sur le plan météorologique, mais de tous les dangers sur l’aspect sportif, de par sa configuration, et de par les enjeux relatifs à un classement général remarquable par les faibles écarts entre les concurrents.

Toutes les difficultés naturelles de la Manche !

Francis Le Goff, Directeur de course de La Solitaire du Figaro, se défend de toute malice dans l’accumulation des difficultés parsemées tout au long du parcours de l’étape majuscule programmée pour demain à 16 heures.

« Le parcours pour relier Dunkerque à Saint-Nazaire passe en effet en revue toutes les difficultés naturelles de la Manche » décrit-il. « On s’attend à des conditions de vent très maniables. Le jeu est très ouvert et c’est la topologie, la physionomie de la Manche qui va arbitrer les débats. Il y a énormément de possibilités d’attaque. Après deux étapes, on trouve en lice des coureurs qui ont déjà perdu la course et qui voudront se refaire, et d’autres qui ont un classement à préserver… donc c’est l’étape de tous les dangers car longer les côtes des Hauts de France, de Normandie et de Bretagne recèle une immense variété de difficultés, et parce que la physionomie du classement général la rend absolument décisive. Certains vont « tirer dans les coins », pousser des options extrêmes, jouer leur va-tout. On a un premier passage délicat dès le départ, sous les falaises de la côte d’Opale, où ça va jouer physique, contre le vent et le courant, à tirer des bords et enchaîner les virements, dans le couloir le long du Dispositif de Séparation du Trafic du Pas-de-Calais. Puis on arrive très vite en Baie de Somme avec la bouée de Dieppe à négocier, à moins de 4 milles de la côte, et un risque de gros trou de vent, consécutif au passage de la dorsale où on va basculer d’un régime d’Ouest à du Sud Est, donc au portant. La traversée sous spi dans 10 à 15 nœuds de vent de la Baie de Seine verra les concurrents décider d’aller loin au large pour passer les rails du Cotentin, ou se placer sur une route plus Sud, avec le jeu des courants qui forcent à serrer la côte. Puis on remet ça à Portsall, avec un gros risque de pétole, dans les courants ! »

Les 33 solitaires, depuis les abandons de Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi) et de Corentin Douguet (NF Habitat), savent ce qui les attend et se préparent tous à jouer crânement leurs chances. De nombreuses interrogations planent au dessus du bassin de la marine à Dunkerque, home des Figaro Bénéteau 3 jusqu’à demain. Quelle sera l’attitude du leader Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), si déterminé à l’emporter et capable de tous les coups de force ? Quelle sera la posture de Yann Eliès (Quéguiner Matériaux – Leucémie Espoir) ? Jouera-t-il la gagne ou placé ? Et quid de l’anglais Sam Goodchild (Leyton), en position d’entrer dans l’histoire comme le premier navigateur britannique à s’adjuger un podium sur La Solitaire du Figaro ? Autant de passionnantes questions dont les réponses ne tomberont qu’en milieu de semaine prochaine, mercredi probablement en Loire-Atlantique.

Une étape très cérébrale !

Alexis Loison (Région Normandie), qui arbore fièrement et jusqu’à son masque chirurgical, les Léopards des Plantagenêt, est, avec Fred Duthil (natif de Carentan) et Fabien Delahaye (né comme Alexis à Rouen), l’un des familiers de ces rivages Normands de toutes les chausse trappes. Il s’accorde comme beaucoup à qualifier cette troisième étape de décisive ! « On va partir en tirant des bords sous les falaises du Cap Gris Nez, dans du vent clair. On connait moins ces coins-là. Les falaises peuvent bloquer le vent. La Baie de Somme nous attend avec son trafic, ses courants, ses bancs de sable et ses algues. Il faudra laisser à tribord la bouée Daffodils à 4 milles devant Dieppe, et revenir à terre. Puis viendra la longue diagonale en travers de la Baie de Seine cette fois, en passant au large de Barfleur. On sera en capacité de s’en approcher si le courant est favorable au moment de notre passage. Le vent sera incertain et le bateau se comporte complètement différemment à trois ou quatre nœuds près. Le courant lui ne varie pas. L’heure c’est l’heure. Tout va être dans le timing. A une heure près, on pourra s’échapper, ou se prendre 6 heures dans la vue. Il faudra dès le passage à Dieppe réajuster le timing de passage à Blanchard, afin de se présenter dans les conditions de courant optimales. Le DST des Casquets nous empêche d’aller très loin au large. On va partir avec un schéma météo en tête, qui risque de beaucoup évoluer et de chambouler nos belles estimations. Il va falloir rester à l’affût, prêt à ajuster en permanence la stratégie de route. On retrouvera à Portsall le même schéma, courant contre vent. Dès l’Ile de Batz, on va trouver de forts courants, avec le choix d’aller jouer dans les cailloux ou de choisir le large.

C’est le parcours le plus difficile sur le papier ! On a déjà deux étapes dans les pattes et la fatigue se fait sentir. On va enchaîner tous les « cols » d’un seul coup. L’étape sera décisive car tout le monde se tient en quelques minutes au classement général. Même sans option, une renverse de marée peut faire le tri, à quelques milles près. Cette étape est très cérébrale. Il ne faut pas douter, à l’image d’un Armel qui est venu pour jouer la gagne, en franc tireur. Il ne faudra pas trop regarder les autres. Je connais peu les parages de l’estuaire de la Loire. C’est un coin piégeux. Jusqu’au bout il faudra demeurer en alerte maximale. »

Phil Sharp (Oceanslab) : La troisième étape sera décisive !

Le natif de Jersey Phil Sharp a dominé de la tête et des épaules ses années en Class40. Il revient en Figaro pour affronter les meilleurs navigateurs solitaires. De son propre aveu, il est servi !

« Le Figaro Bénéteau 3 représente un grand changement par rapport aux courses au très grand large, en Class40, que j’ai pratiquées ces dernières années. Il s’agit là de courses au contact, près des côtes, avec une flotte très compacte. La stratégie inshore, au plus près des rivages, est fondamentale, ainsi que la tactique sur l’eau, ce qui existe moins quand vous traversez l’Atlantique. Les courses sont plus courtes, mais tout le monde est à la limite de sa résistance. Le niveau est élevé et les différences entre les coureurs, minimes. Cela exige le meilleur de ce que vous avez dans le ventre. Cela vous pousse à être au maximum en permanence. J’apprends. J’apprends vite. Je ré-apprends beaucoup en définitive. C’est un vrai cours de décrassage. C’est vraiment le camp de formation, « boot camp », de la voile. J’aime l’idée de naviguer ainsi au plus haut niveau avec les meilleurs. C’est aussi pour cela que j’ai voulu refaire du Figaro, pour me frotter aux meilleurs et m’élever à leur niveau. C’est difficile d’arriver et de prétendre réussir tout de suite. Il y a beaucoup de préparations et d’entraînements à réaliser. Je n’ai pas eu beaucoup la possibilité de m’entraîner. J’ai l’impression de juste commencer à comprendre le bateau. C’est super de se frotter à de grands navigateurs et de les titiller. Il y a au moins 20 coureurs avec de grandes expériences. Je suis content de ma deuxième partie de course lors de la deuxième étape. J’étais bien concentré. J’ai repris quelques places. J’ai hâte d’être au départ de la troisième manche. Elle sera décisive. Tactique, longue, avec des écarts qui pourraient être énormes, à cause des phénomènes de côte, de courants, d’arrêt buffet et de mise à l’ancre pour ne pas reculer… »

Robin Marais (Ma Chance Moi Aussi), retour sur un échouage

Il était 9 heures 40 lundi dernier, sous les côtes anglaises. Robin Marais alerte la direction de course de La Solitaire du Figaro. Il s’est endormi et son bateau s’est échoué. Récit :

« C’est un accident bête, un endormissement. Je venais de faire une petite sieste et je voulais en reprendre un peu. J’étais en charge moteur, et je n’ai pas entendu mon réveil. J’étais plongé dans un sommeil profond. Je suis réveillé par le choc de ma quille qui heurte un rocher. Je suis sous spi, à plus de 7 nœuds. C’est violent. Le bateau est monté sur le caillou et y est resté coincé. Peu de mer mais suffisamment de brassage pour abimer le bateau. J’ai tout de suite affalé le spi. Tout autour, il y a des cailloux, dont un gros qui affleure sur tribord, et beaucoup de roches à fleur d’eau. J’enclenche le moteur et je bourrine en marche arrière. Rien ne bouge. J’essaie de le faire pivoter en jouant avec la barre. Rien ne bouge. Je connais un petit moment de panique. J’envoie un message d’alerte à la direction de course via la VHF, car je vois que je ne vais pas m’en sortir seul. Je prends le temps de me calmer. Je regarde sur mon ordi l’état de la marée. Elle à 80% descendante. Tout s’accélère et je comprends qu’en quelques minutes, mon bateau va rester coincé par la marée. Les pires scenarii se dessinent dans ma tête, avec cette Angleterre proche mais interdite par le Covid. Je me dis qu’il faut méthodiquement tout tenter pour sortir le bateau au plus vite. Un anglais est arrivé sur zone avec un gros semi-rigide. Il a refusé de me tirer, de peur peut-être d’abimer son bateau ou le mien. Je regarde dans l’eau par l’arrière du bateau pour voir comment le bulbe est encarté dans le rocher, et définir une stratégie et un chemin de sortie de cette zone de roches. Une voie existe par l’avant gauche. Je tente de nouveau de sortir au moteur en tentant toutes les combinaisons de barre, puis avec l’aide de la grand voile et du foil tribord qui est appuyé sur les cailloux. En vain. Je suis impressionné par la solidité du foil. Je m’attends à ce qu’il se brise d’un instant à l’autre. Je décide alors de me jeter à l’eau, près du foil, en botte et guêtre. J’ai de l’eau jusqu’à la taille et j’essaie de pousser dans tous les sens. Rien ne marche et je me résous à rester là. C’est alors que j’avise mon gros pare battage du bord. Je pense qu’il faut que j’anticipe l’échouage à venir. Mais en glissant le pare bat entre la coque et les cailloux, je constate que le bateau bouge. Je rajoute un plus petit pare bat et je pousse de toutes mes forces sur le foil. Le bateau pivote de 90 degrés. Je saute à bord et je lance le bateau en marche avant. Un dernier choc et je sors de cette zone. Je suis demeuré longtemps sur la déception et la culpabilité. Je me suis assuré de l’état du bateau, avec Wilfrid Clerton de la direction de course venu vérifier la capacité du bateau à traverser. J’ai décidé de ramener le bateau à Dunkerque, persuadé alors que je serai en mesure de réparer et de poursuivre cette solitaire. Tanguy Le Turquais (Groupe Quéguiner – Innoveo), qui a connu une mésaventure similaire est arrivé sur zone. Nous avons beaucoup échangé et cela m’a aidé à stopper la gamberge et la culpabilité pour rallier Dunkerque. »

Corentin Douguet, blessé, abandonne la course

Fracture de l’apophyse transversale de la deuxième lombaire. Le diagnostic consécutif à la visite mercredi du skipper de NF Habitat à l’hôpital de Lille vient de tomber. La douleur qui handicape le skipper Nantais depuis le départ de La Solitaire du Figaro porte désormais un nom. Poursuivre en l’état, avec la douleur et des moyens physiques diminués n’est plus du domaine du raisonnable, et Corentin, suivant en cela tous les avis autorisés, choisit de se retirer.

« Partir sous médoc ne serait pas un geste marin » explique-t-il. « La navigation en solitaire et l’étape qui nous attend exigent une attention de tous les instants incompatibles avec un traitement antidouleur efficace. Je dois me reposer, tout arrêter car ce type de blessure ne requiert aucun traitement autre que l’immobilisation totale. C’est une déception. La Solitaire est un investissement total, et il est très difficile de la quitter, même blessé. En 2010, après un podium d’étape, j’avais navigué malade, victime d’une pneumonie. Mais cette fracture est vraiment handicapante. »

L’article L’étape décisive ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Corentin Douguet abandonne la Solitaire du Figaro, "Je dois me reposer, tout arrêter" - ITW

Peter Burling et Blair Tuke arrivent sur le SailGP : "Nous allons constituer une équipe compétitive"

  Une nouvelle équipe néo-zélandaise, menée par les champions olympiques et vainqueurs de la Coupe de l’America, Peter Burling et Blair Tuke...

image
Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Xavier Macaire au départ de la troisième étape de la Solitaire, "pas le droit de se relâcher" - ITW

 

Longue de 492 milles entre Dunkerque et Saint Nazaire, cette troisième manche de la Solitaire s’annonce piégeuse : parcours côtier, petit temps, courants, algues… Xavier Macaire le sait, il va falloir être particulièrement concentré dans cette étape qui s’annonce longue (4 jours) et durant laquelle les organismes et le mental vont être mis à rude épreuve. Actuellement deuxième du classement général provisoire, il n’accuse que 37 minutes de retard sur Armel Le Cléac’h, une paille tant les rebondissements pourraient être légion dès demain. Départ à 16h de Dunkerque !

 

image

Crédit : V Ollivaud


Cette troisième manche s’annonce très dense, peux-tu nous expliquer pourquoi ? 

« Elle est plutôt longue et on va passer par beaucoup de coins compliqués à négocier : la Côte d’Opale, la Normandie avec une marque de parcours devant Dieppe, le Cotentin avec Barfleur et le Raz Blanchard, là où les courants sont les plus forts d’Europe, Guernesey, la Bretagne Nord qui n’est jamais simple car il y également beaucoup de courants et d’algues puis les îles de la pointe Bretagne, des passages très techniques.

 
De plus les conditions météo ne vont pas nous aider, l’anticyclone est posé sur la Manche et va remonter vers nous petit à petit pour passer vers le Nord. Cela veut donc dire que l’on aura une phase de petit temps avec des transitions à gérer. Il faudra se positionner suffisamment tôt pour être le premier à redémarrer quand l’anticyclone sera passé sur la flotte. Cela devrait avoir lieu dimanche à hauteur de Dieppe. Enfin l’arrivée à Saint Nazaire est encore incertaine, il devrait y avoir une transition car une dépression est posée sur l’Atlantique mais on ne sait pas encore où… »


Passages à niveaux, courants, algues… Les phases de repos vont être compliquées à trouver ?

« Il est certain que l’on aura peu de moments de repos en raison de tout ce que l’on vient d’évoquer. De plus quand il n’y a pas de vent, contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas possible de se reposer, c’est au contraire dans ces moments-là qu’il faut être hyper précis, concentré sur ses réglages pour profiter de la moindre risée et réussir à repartir rapidement. Quand tout le monde est à l’arrêt parce qu’il n’y a pas de vent, ce sont les premiers qui repartent qui peuvent faire le break et prendre l’avance. Il faut donc être d’autant plus concentré, on n’a pas le droit de se relâcher ou se reposer, ce sont des phases cruciales. Cela ne va pas être simple car on a déjà les deux premières étapes dans les jambes, elles ont été assez fatigantes, nous n’avons pas pu dormir beaucoup, surtout lors des fins d’étape quand on naviguait au contact. On accumule un manque de sommeil certain. »

 Cette étape sera-t-elle décisive pour le classement ? Est-ce que tu gardes un œil dessus ? 

« Je l’ai regardé par curiosité mais je ne me focalise pas dessus car nous ne sommes qu’à la moitié de la course. Il va se passer beaucoup de choses sur la prochaine étape, le but n’est pas de naviguer en fonction des autres et du classement général, mais plutôt d’être concentré pour naviguer le mieux possible, faire de bonnes options, une bonne stratégie, avoir une belle vitesse. Je ne dis pas qu’à la fin de la troisième étape je ne regarderai pas les écarts au classement général provisoire mais là ce n’est pas le moment. Je ne naviguerai pas en fonction des autres, le but c’est de trouver mon fil conducteur sur cette étape et le suivre. »

Source : J Cornille
Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

Apivia premier au way-point sur le Défi Aziumut, Charal et L'Occitane dans son sillage

Après un premier bord express hier soir, la première nuit de ces 48 heures a été active pour les skippers des 17 IMOCA en course. Lorsque Charlie Dalin a pris les commandes de la course à 20 h 30 hier soir, les vitesses culminaient à 25 nœuds et les bateaux volaient vers l’Ouest comme sur un grand run de 140 milles. Ce matin, les leaders ne progressent plus qu'à un petit 12 nœuds, comme ils l’avaient prévu avant le départ. 

image

Credit : JM Liot


Toujours calé au Nord Est, la brise n’est plus que de 7 à 8 nœuds comme l’expliquait Jérémie Beyou, deuxième sur Charal : « Les vitesses ont chuté et la flotte est en train de revenir derrière nous, comme prévu. Je suis assez content de ma trajectoire sur le premier bord. Il fallait naviguer assez bas au début pour ne pas avoir à plonger à l’atterrissage sur Azimut 1. On a bien géré ça avec Apivia. Là, les conditions sont agréables avec la mer d’un mètre environ qui nous aide à glisser mais quand il va falloir faire du près tout à l’heure contre cette houle, ça va être moins simple » 

Tous les foilers devront trouver ensuite les bons réglages au près, une allure qui n'est pas leur tasse de thé, notamment dans les petits airs. 

Ces deux premiers bords de vitesse pure ont en tous cas permis d’ordonner la flotte qui avance à la queue leu leu, bâbord amures. Le quintet composé d’Apivia, Charal, l’Occitane en Provence, Arkea Paprec et Linkedout se tient en une dizaine de milles. 

Derrière un autre paquet de quatre bateaux emmenés par PRB s’accroche à 20 milles et ensuite, c’est Banque Populaire X, premier bateau à dérive qui fait le trait d’union avec le reste de la flotte. Les écarts sont déjà importants puisque Miranda Merron (Campagne de France) pointe à plus de 80 milles après 290 milles de course. Mais les vitesses restent très correctes pour la queue de flotte qui bénéficie de plus de pression dans le Nord. De quoi resserrer les écarts à la bouée Azimut 2 et ouvrir le jeu pour le long retour au louvoyage vers Lorient. 

 Ordre et temps de passage des IMOCA au deuxième way-point :

 1-Apivia (Charlie Dalin) : Passage à 10 h 20 

 2- Charal (Jérémie Beyou) : A 19 minutes du leader 

 3- L'Occitane en Provence (Armel Tripon) : A 35 minutes du leader 

 4- Linkedout (Thomas Ruyant) : A 48 minutes du leader 

 5- Arkea Paprec (Sébastien Simon) : A 51 minutes du leader 

 6- PRB (Kevin Escoffier) : A 1 heure 29 minutes du leader

 Source : Defi Azimut

Lire la suite
10 lectures
0 commentaires

Robin Marais abandonne La Solitaire : "C’était un accident bête aux lourdes conséquences"

 

Robin Marais (Ma chance moi aussi) s’est résolu à jeter l’éponge à Dunkerque. Il abandonne la Solitaire du Figaro. Son talonnage au large de Start Point au sud de l’Angleterre lundi dernier aura, après examen méticuleux du bateau mis au sec, provoqué trop de dommages pour espérer un retour en course.

 

image

Crédit : A Courcoux


"En mettant mon orgueil de côté, je me dois d’en rester là"

« C’était un accident bête, aux lourdes conséquences » raconte Robin Marais. « J’étais confiant en arrivant à Dunkerque, ayant pu me déséchouer et ramener le bateau à bon port. Yann Dubé de Prepa Nautic à La Rochelle est arrivé très vite. Nous avons pu mettre le bateau au sec. Les dégâts constatés ne sont pas catastrophiques. La peau intérieure est intacte, mais il y a beaucoup d’impacts et d’enfoncements sur la coque. Le foil tribord est aussi touché. Il a fait office de pare-battage et son bord d’attaque est bien mâché. J’ai eu grand peur qu’il ne se brise. 

L’examen du puits de quille a révélé des dégâts structurels plus importants que prévu et en concertation avec le cabinet VPLP (concepteur du bateau), nous avons envisagé quelques solutions de renforcement qui ne permettaient pas, hélas, de repartir en configuration course. 

Tout bien pesé, et en mettant mon orgueil de côté, je me dois d’en rester là, de mettre le bateau sur un camion pour le ramener à La Rochelle. Ainsi s’achève une saison prometteuse pour moi, avec des places de 17ème, 5ème et 4ème en début de saison. »


Source : Rivacom

Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Dernières heures de course

Les 58 Ministes (quatre abandons pour problèmes techniques sont à déplorer) toujours en course à la Mini en Mai ont rencontré une météo clémente qui leur a permis de parcourir plus de la moitié du parcours depuis leur départ mardi de La Trinité-sur-Mer. Le passage du Raz de Sein mercredi dans la journée a créé une cassure entre ceux qui sont passés avec le courant et ceux qui se sont retrouvés contre lui. Les premiers ont maintenant passé le pont de l’île de Ré tandis que les derniers poursuivent leur long bord jusqu’au plateau de Rochebonne.

Depuis les premiers milles, la bataille fait rage entre trois Protos pour la tête de la flotte : Marie Gendron (930 Cassiopée SNCF), Ambrogio Beccaria (969 Cammellone cerca Sponsor) et Sébastien Pebelier (787 Decosail). Actuellement premier, Ambroggio Beccaria a profité des conditions idéales de la deuxième nuit pour prendre le leadership et creuser l’écart avec ses concurrents. La dernière nuit jusqu’à l’arrivée à La Trinité-sur-Mer sera décisive dans des conditions toujours très agréables mais légères au niveau du vent.

Du côté des Séries, la lutte est également acharnée. Brieux Lebec (914 Maitri), longtemps aux avant-postes, s’est fait distancé au niveau de Rochebonne par Victor d’Ersu (985 Babouchka), Jean-Marie Jezequel (951 Branchet / KPL) et Hugo Dhallenne (979 YC St-Lunaire), qui a pris la tête de sa catégorie. Ce dernier réalise une belle performance en restant accroché en quatrième position de la flotte, derrière les trois meneurs en Proto.

Les premiers sont attendus vendredi en milieu de journée, les arrivées s’étalant jusqu’à samedi matin.

L’article Dernières heures de course est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Des conditions de rêves pour la première des TF35

Pour la première fois, sept des nouveaux catamarans à foils TF35 se sont retrouvés sur le lac Léman pour un week-end d’entraînement qui s’est tenu du 4 au 6 septembre au Club Nautique de Crans.

Le TF35 a été conçu avec le projet ambitieux d’offrir une navigation à foils de haut niveau à un public plus large de régatiers. Avec des vitesses de décollage plus précoces et un système de contrôle de vol entièrement automatisé, ce week-end a été la première occasion pour les sept équipes de tester leurs TF35 en conditions de course. Un moment très attendu par les équipages en lice, les organisateurs de la classe et l’équipe de conception du bateau.

Pour ce premier week-end d’entraînement, la météo a offert des conditions de rêves permettant au comité de course de réaliser neuf courses dans des vents allant de 4 à 12 nœuds. Vendredi, la première course a été lancée dans un petit séchard de nord-est de 5-6 nœuds montant à 10 nœuds en fin d’après-midi et permettant aux sept TF35 de faire leur premier envol. Quatre régates se sont rapidement enchaînées et cette première journée a été l’occasion pour chaque équipage d’évaluer son niveau et sa progression au sein de la flotte après s’être entraîné seul pendant les mois d’été.

Samedi, lors de la deuxième journée d’entrainement, cinq courses intenses se sont déroulées avec des arrivées serrées au sein de la flotte dans un vent de sud-ouest de 8 à 12 nœuds. Aujourd’hui, dimanche et pour la dernière journée de course, les 10-15 nœuds prévus au nord-est ne se sont pas matérialisés et la seule course de la journée a été abandonnée faute de vent.

Pierre Yves Jorand, team director d’Alinghi commente :

« C’était un week-end très enrichissant où nous avons pu tester le TF35 dans différentes configurations. L’objectif de la série est d’avoir des bateaux qui offrent de belles sensations de foiling dans ces conditions lémaniques aux alentours de 9-10 nœuds. C’est maintenant notre rôle à tous de trouver le meilleur mode de fonctionnement en termes de plan de gréements ou de style de voiles à utiliser et cela pour augmenter le plaisir, faciliter l’utilisation du bateau et améliorer la sécurité avec une meilleure vision du plan d’eau. »

D’un point de vue technique, ce premier week-end a été une occasion de tester toutes les configurations de voiles au près. Une opportunité également pour les designers du TF35 de voir comment le bateau se comportait en conditions de course. Toute l’équipe de conception a été impressionnée par la capacité du bateau à voler au près.

Jean-Marie Fragnière – TF35 Class design coordinator :

« Nous avons vu une grande amélioration déjà en un seul week-end au niveau de tous les équipages. En tant que classe, nous sommes ravis de voir le développement positif de chacun sur l’eau. Nous allons maintenant profiter de l’automne pour améliorer et peaufiner la configuration afin de rendre encore plus fiable le bateau en vue de la saison 2021. »

A l’issue de ces trois jours d’entrainement, le sentiment général de toutes les personnes impliquées est une grande satisfaction et que la classe, le bateau et toutes les équipes seront prêts pour le championnat en 2021.

L’article Des conditions de rêves pour la première des TF35 est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
16 lectures
0 commentaires

L’heure des revanchards !

Au terme de deux des quatre étapes du programme de cette édition 2020 de La Solitaire du Figaro, ils sont un certain nombre à profiter de la belle escale Dunkerquoise pour soigner les maux que les vagues infligent à l’âme. Loin des espérances souvent légitimes de podiums, ils constatent à mi-parcours l’éloignement de leurs objectifs, et en déroulant le fil de leurs errements, reconstruisent au moral et à l’expérience, l’édifice de leurs ambitions. Eric Péron (French Touch) 25e au général, Adrien Hardy (Océan Attitude) 21e, Achille Nebout, (Be Green Ocean) 27e, mais aussi Alberto Bona (Sebago) 19e ou Benoît Hochart (La Chaîne de l’espoir) 32e, partagent au pays de Jean Bart la même dichotomie, entre l’oubli de la déception, et l’introspection nécessaire au retour de leurs ambitions.

« Je ne suis pas venu prendre des roustes ! »

Eric Péron n’est pas homme à se chercher des excuses. « J’ai pris de mauvaises décisions au départ et ai perdu le fil de la météo et de ma stratégie », lâche-t’il. La sentence est sèche, sévère, sans atermoiement. Et de poursuivre : « C’est clairement un problème mental. Je n’ai pas bien préparé l’étape. Ça a été une petite claque derrière la tête. J’y remédie en bossant tous les scenarii de la prochaine étape. Il me faut retrouver le fil de mes gammes, en mettant les choses dans l’ordre, renouer avec la sérénité pour prendre les bonnes décisions ». L’analyse sans concession d’échecs assumés est aussi une des qualités induites du navigateur solitaire en monotype. A peine arrivé, qu’il faut remettre l’homme et la machine en état, en capacité de trouver ce supplément d’âme, cette grâce qui habite aujourd’hui un marin de la trempe d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire). « Je suis très admiratif d’Armel » insiste Achille Nebout. « La confiance qui l’habite le met en phase avec les éléments et son bateau. On a l’impression que rien ne peut lui arriver. Cette Solitaire constitue ma 5e course seulement en solo. Je m’y sens bien. C’est totalement différent de ce que j’ai connu en Olympisme. Il faut travailler dur, avec humilité ».

Et de partager avec Péron la même approche sur le chemin de la rémission : « On établit des plans en fonction des incertitudes météo à venir », explique le skipper de French Touch. « Le jeu est d’identifier le scenario en train de se dessiner. Il faut se poser les bonnes questions et interpréter les choses dans l’ordre, adapter sa stratégie en conséquence. Mais quand on veut gagner, on veut être au meilleur endroit, et quand le scenario est indécis, il faut être moins ambitieux, un peu mouton. J’ai manqué de certitudes, et j’ai adapté un mauvais scenario à la situation. On voit le résultat au classement ».

Des algues, un spi déchiré à chaque étape, Achille Nebout poursuit son apprentissage. « Passée la frustration, je ne retiens que le positif, une bonne vitesse au reaching, de belles trajectoires, et ce rythme de vie si particulier à La Solitaire, quand on tutoie les bornes de sa résistance physique ».

Le plaisir, quand même…

Car ne nous y trompons pas, au-delà de ces vicissitudes, le plaisir, la satisfaction souvent simple et primaire du marin seul sur l’eau, ressurgit très vite, passée la première nuit réparatrice à terre. Adrien Hardy pointe loin de ses objectifs. Et pourtant : « J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette étape. J’ai aimé son intensité, le fait de se pousser dans ses derniers retranchements, au bout de la fatigue, jusqu’à l’épuisement. Ce sont de belles sensations, tant qu’on n’a pas de regret sur l’investissement qu’on a mis dans ses choix. J’ai forcément des regrets par rapport au classement car j’avais coché cette étape. Mais je reste déterminé pour la suite, pour une toujours possible victoire. Il m’a manqué pas mal de petites choses, un peu de chance aussi dans la pétole. Je n’ai pas toujours été présent dans les placements de la deuxième étape, et de gros paquets d’algues m’ont ralenti ».

Ambition, toujours…

Une nouvelle étape s’avance, nouveau morceau de bravoure dans l’implacable exigence de La Solitaire. Reposés, aux bons soins des kinés de la course, les marins basculent avec une étonnante rapidité dans la réalité des efforts à venir, et dans la nécessité de reprendre les rênes de leurs aspirations : « Je reste ambitieux » martèle Eric Péron. « Rien n’est joué. Je veux me prouver quelque chose à moi-même. Je ne prends du plaisir que quand ça marche. Je ne suis pas là pour prendre des roustes ».

L’article L’heure des revanchards ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
13 lectures
0 commentaires

48 heures à fond

Pour le panache et la photo, gagner un départ vaut toujours le coup ! Parti au top cet après-midi au large de la pointe du Talud pour les 48 heures Azimut, Damien Seguin (Groupe Apicil) se faisait néanmoins vite rattraper par la brigade des nouveaux IMOCA, emmenés par le tenant du titre Charal. Comme l’ont à nouveau montré les runs hier, bateaux à dérive et nouveaux foilers ne boxent décidément pas dans la même catégorie….

En tous cas, le spectacle cet après-midi des IMOCA presqu’alignés dans un médium établi et sous le soleil lorientais était encore une fois superbe. Manquaient malheureusement à l’appel Newrest–Art et Fenêtres et Bureau Vallée II aux prises tous deux à des problèmes d’assurance et cantonnés au port…

Au passage de Pen Men à la pointe Nord de l’île de Groix, le foiler noir de Jérémie Beyou menait toujours la danse avec Arkea Paprec dans sa roue, alors que l’Occitane en Provence s’extirpait du paquet et complétait rapidement ce premier podium provisoire.

Deux premiers bords favorables aux foilers

Tous les skippers s’accordaient à dire avant le départ que le premier bord de ces 48 heures vers le way point Azimut 1 serait une course de vitesse très favorable aux foilers de dernière génération. « Ça va partir par devant car la brise va monter petit à petit et ce sont les premiers décalés dans l’Ouest qui en tireront les bénéfices. A la bouée, on empannera et ça repartira sur l’autre amure avec en gros le même angle » prévoyait Kevin Escoffier (PRB), positionné en 7ème position ce soir.

Déjà lancés à 18 nœuds, les foilers de tête vont voir le vent adonner et forcir pour passer progressivement au Nord. Les gennakers et autres FRO (les nouveaux grands génois à la mode en IMOCA) vont être de sortie pour accélérer encore la cadence sur ce vol rapide de 143 milles vers la première marque de parcours.

La seconde partie de nuit et la matinée de demain vont permettre de calmer le jeu, ce qui ne sera sans doute pas pour déplaire aux leaders qui n’auront pas beaucoup fermé l’œil. Une petite pause qui entrainera aussi un tassement de la flotte.

Final incertain

La deuxième partie de ces 48 heures s’annonce en effet plus aléatoire, comme le notait Charlie Dalin, quatrième sur Apivia : « Le dernier tronçon va être assez long, au près avec des virements de bord. L’arrivée est encore incertaine car on peut rencontrer une zone sans vent » C’est pourquoi la direction de course s’est donné jusqu’à 20 heures ce soir pour annoncer aux concurrents une éventuelle modification de parcours qui consisterait à remonter en latitude la marque Azimut 2.

En attendant, Sébastien Simon a ravi pour quelques minutes la première place d’un cheveu à Jérémie Beyou, les cinq premiers se tiennent en moins de deux milles et la régate bat son plein à tous les étages du classement.

Ils ont dit

Armel Tripon (L’Occitane en Provence)

« Le parcours est intéressant. Ce sont des conditions estivales mais qui vont permettre de bien se jauger. Sur le premier bord vers le way point 1 que l’on devrait rejoindre à la tombée de la nuit, ça devrait bien se passer pour mon bateau et tout le monde sera au taquet. En revanche, au près, c’est moins bon car la carène de Scow de l’Occitane en Provence perd de la longueur de flottaison. On n’a pas vraiment de repère aujourd’hui par rapport aux autres. La remontée vers Lorient va être justement très intéressante avec du louvoyage et du vent de plus en plus faible. Le portant VMG de descente dans les petits airs n’est pas non plus très bon pour moi et il peut y en avoir sur la fin du second bord…. Ca va être intéressant car je n’ai pas non plus beaucoup de repères sur le poids du bateau par rapport aux autres. »

Kevin Escoffier (PRB)

« Le premier bord s’annonce une course de vitesse. Ça va partir par devant car le vent va monter petit à petit et ce sont les premiers qui en tireront les bénéfices. En plus, la brise au départ n’est pas très forte et les bateaux équipés de grands foils vont décoller plus tôt que PRB avec ses foils génération 2018. Ce sera plus favorable pour moi à la fin du second bord où le vent va mollir et surtout sur la remontée à Lorient au louvoyage où PRB est très performant. Au près, il y a forcément des choix stratégiques et du décalage entre les bateaux ce qui peut être propice à reprendre des milles »

Charlie Dalin, Apivia

“Il y aura 13-15 nœuds pour le départ, on sera sur un bord de près-reaching en tribord. Ca va aller vite après, car le vent va monter jusqu’à une vingtaine de nœuds. On aura de belles pointes de vitesse. Ensuite, il y aura un empannage à la marque Azimut 1, puis ça repart au reaching mais le vent devrait mollir. Le dernier tronçon va être assez long, au près avec des virements de bord. L’arrivée est encore incertaine car on peut rencontrer une zone sans vent. En tout cas, le premier bord va être chouette. Mon objectif sur ces 500 milles, c’est de continuer à pratiquer, à manœuvrer, à bosser les trajectoires, à m’entraîner car c’est la dernière compétition avant le Vendée Globe. ».

Benjamin Dutreux, OMIA – Water Family

“Ca s’annonce plutôt bien ces 500 milles ! Ce sera ma première course à manœuvrer le bateau en solitaire. Ce sera aussi l’occasion de voir pas mal de choses. Les conditions seront favorables aux foilers. Moi, je vais essayer de ne pas regarder ce que font les autres, me concentrer sur ma navigation. J’ai tellement hâte de retourner régater en solo. J’ai envie de progresser et de naviguer au contact. Les bords seront intéressants à faire, il va y avoir beaucoup de tactique, beaucoup de choix à faire. »

Miranda Merron, Campagne de France

« Pour moi, ca risque de durer plus de 48h, mais je suis très heureuse de courir ces 500 milles, c’est une dernière course en solo avant le Vendée Globe. On ne naviguera plus beaucoup après, nous avons beaucoup de choses à faire encore car nous sommes une petite équipe. Mon but, c’est de ne rien casser. J’ai encore pas mal de choses à valider, vérifier tous les points de ragage sur mon bateau. Ce qui est sûr, c’est que je suis très heureuse sur mon bateau, il est ancien mais solide. »

L’article 48 heures à fond est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Défi Azimut. 48 Heures bien engagées !

Défi Azimut. 48 Heures bien engagées !

Le Défi Azimut enchaînent les formats. Après les runs de vitesse spectaculaires, les IMOCA sont partis pour 48h de course bien engagée sur un parcours de 500 milles en solitaire. Une belle répétition pour les skippers. Grand soleil, mer plate, vent d’ouest pour 12 nœuds, cap vers le way point Azimut 1 distant de 140 milles, les conditions étaient parfaites. Time For Oceans (Stéphane Le Diraison), V and B – Mayenne (Maxime Sorel), Team OMIA Water Family (Benjamin Dutreux) et Apicil (Damien Seguin) ont été les premiers à franchir la ligne, rapidement rejoint pas Charal et LinkedOut en plein accélération.
A 20h, Armel Tripon sur L’Occitane était en tête suivi par Charlie Dalin sur APIVIA avec des moyennes supérieures à 24 nds promettant une belle course.

« Vues les conditions météo annoncées, du vent de nord-est parfois fort, entre 20 et 25 nœuds, des allures débridées puis du près et des virements de bord sur le dernier tronçon jusqu’à l’arrivée, ce sera une course en solitaire très tactique et stratégique. » annonce Gildas Morvan, directeur de course du Défi Azimut.

Ca va fumer sous les carènes et dans les têtes des skippers ! Très rapidement après le départ, les IMOCA vont accélérer pour rejoindre le point GPS Azimut 1 distant de 140 milles que les premiers devraient atteindre au milieu de la nuit. La brise thermique d’ouest pour 14 nœuds cet après-midi va au fur et à mesure se renforcer pour 20-25 nœuds en tournant au nord permettant aux solitaires de débouler très rapidement à 120° du vent. Il faudra alors soigner ses trajectoires et surveiller la conduite de son bateau car les vitesses, notamment pour les foilers, pourraient être vertigineuses…

Des arrivées à partir de samedi midi

Dès le premier point de passage Azimut 1, les écarts pourraient être conséquents entre les différentes générations de bateaux, d’autant qu’il faudra gérer quelques petites « bulles » moins ventées jusqu’au second waypoint Azimut 2 distant de 163 milles. Ralentissements, compressions de la flotte dans un vent de nord-nord-est irrégulier, le jeu s’annonce hyper tactique et les changements de voile nombreux. Les premiers concurrents pourraient doubler Azimut 2 demain vendredi 11 septembre en début d’après-midi.

Sur le dernier tronçon de 186 milles pour rejoindre la ligne d’arrivée devant l’île de Groix, ce sera du près avec des virements de bords à placer. Autant dire que les skippers vont être servis et les images (un media man/woman embarqué) promettent d’être belles !

Le premier IMOCA de ce parcours de 48h en solitaire devrait franchir la ligne d’arrivée samedi 12 septembre en milieu de journée. « Nous avons décidé de fermer la ligne dimanche 13 à 10h afin que tous les concurrents puissent valider ce parcours. A quelques semaines du Vendée Globe, cela nous paraissait évident que les 18 skippers terminent sereinement la grande course du Défi Azimut » ajoute Yvon Poutriquet, président du comité de course.

Lire la suite
12 lectures
0 commentaires

Bon départ pour les 48 Heures Azimut, 17 IMOCA en course, l'Occitane aux commandes, deux bateaux forfaits

Parti au top cet après-midi au large de la pointe du Talud pour les 48 heures Azimut, Damien Seguin (Groupe Apicil) se faisait néanmoins vite rattraper par la brigade des nouveaux IMOCA, emmenés par le tenant du titre Charal. Ce soir, L'Occitane, auteur du meilleur chrono hier sur les runs du Défi Azimut, menait la flotte des 17 IMOCA au départ. Manquaient malheureusement à l’appel Newrest–Art et Fenêtres et Bureau Vallée II aux prises tous deux à des problèmes d’assurance et cantonnés au port...

 

image

Crédit : JM Liot


Deux premiers bords favorables aux foilers 

Tous les skippers s’accordaient à dire avant le départ que le premier bord de ces 48 heures vers le way point Azimut 1 serait une course de vitesse très favorable aux foilers de dernière génération. « Ça va partir par devant car la brise va monter petit à petit et ce sont les premiers décalés dans l’Ouest qui en tireront les bénéfices. A la bouée, on empannera et ça repartira sur l’autre amure avec en gros le même angle » prévoyait Kevin Escoffier (PRB), positionné en 7ème position ce soir.

 
Déjà lancés à 18 nœuds, les foilers de tête vont voir le vent adonner et forcir pour passer progressivement au Nord. Les gennakers et autres FRO (les nouveaux grands génois à la mode en IMOCA) vont être de sortie pour accélérer encore la cadence sur ce vol rapide de 143 milles vers la première marque de parcours.

 
La seconde partie de nuit et la matinée de demain vont permettre de calmer le jeu, ce qui ne sera sans doute pas pour déplaire aux leaders qui n’auront pas beaucoup fermé l’œil. Une petite pause qui entrainera aussi un tassement de la flotte.

 

Final incertain

 
La deuxième partie de ces 48 heures s’annonce en effet plus aléatoire, comme le notait Charlie Dalin, quatrième sur Apivia : « Le dernier tronçon va être assez long, au près avec des virements de bord. L’arrivée est encore incertaine car on peut rencontrer une zone sans vent » C’est pourquoi la direction de course s’est donné jusqu’à 20 heures ce soir pour annoncer aux concurrents une éventuelle modification de parcours qui consisterait à remonter en latitude la marque Azimut 2.

  

Classement 18h : 

1 L'Occitane

2 Arkéa Paprec

3 Apivia

4 Charal

5 LinkedOut

6 Initiatives Coeur

7 PRB

8 Malizia

9 Banque Populaire

10 MACSF

Source : M Honoré

Lire la suite
15 lectures
0 commentaires

Louis Burton et Bureau Vallée restent à quai sur les 48H du Défi Azimut faute d'assurance - IMOCA

 

Aujourd’hui à midi, à quelques heures du départ des 48H du Défi Azimut, dernière grande répétition avant le Vendée Globe ; et alors que toute l’équipe technique de Bureau Vallée 2 préparait le bateau au départ, Louis Burton a appris que son assureur de longue date serait dans l’incapacité de lui fournir son contrat à temps. Dans l’impossibilité de trouver une solution de rechange avant le départ, le skipper de Bureau Vallée 2 a dû se résoudre à ne pas participer à la course. 

image

Crédit : JM Liot

De son côté, Antoine Mermod, président de la Classe IMOCA a déclaré : "Le principal assureur de la flotte IMOCA nous a en effet fait part du fait que l’un des réassureurs avec lesquels il travaille faisait défaut, ce qui a pour conséquence le retard du renouvellement de deux contrats qui arrivaient cette semaine à échéance dont celui de Bureau Vallée 2. Louis et son équipe sont dans la dernière ligne droite pour le Vendée Globe et une solution alternative sera en place ces prochains jours." 

En 11 ans de carrière de course au large, c’est la première fois que Louis Burton ne pourra pas prendre un départ.

Source : O Connection

Lire la suite
11 lectures
0 commentaires

Rendez-vous à Plymouth en 2021

La ville de Plymouth, la ville britannique océanique, a été choisie pour accueillir le premier évènement européen SailGP lors de la reprise des évènements de la ligue en 2021. Après San Francisco en avril et New York en juin, le championnat retournera au Royaume-Uni les 17 et 18 juillet pour le troisième rendez-vous de la saison 2 des courses à la voile les plus rapides du monde.

Connu pour son histoire maritime riche et première réserve marine nationale, Plymouth est situé dans le conté historique de Devon, sur la côte ouest au sud de l’Angleterre.
Les compétitions à sensations fortes entre nations prendront place à Plymouth Sound en partenariat avec le conseil municipal de Plymouth et avec le soutien des «Associated Bristish Ports », du « English Cities Fund » et du « Sutton Harbour Group ». Plymouth SailGP formera également partie des 400 commémorations du Mayflower, qui marque l’accord de traversée de l’Ocean Atlantique jusqu’en Amérique. Plymouth a été choisie après six longs mois de procédure suite à un appel d’offres qui impliquait cinq autres villes du Royaume-Uni.

L’évènement de SailGP saison 1 au Royaume-Uni – qui avait réuni près de 24 000 spectateurs et avait eu un impact économique de 24 millions de dollars US, totalisant une audience globale estimée à 231 millions de personnes – avait connu certains des moments les plus impressionnants de l’année. Devant une foule conséquente, l’équipe US SailGP avait chaviré de manière spectaculaire, tandis que les équipes du Royaume-Uni et d’Australie avaient marqué l’histoire en pulvérisant des records vitesses jamais réalisés dans la voile de compétition. En tant que ville iconique, Plymouth devrait apporter une excitation similaire pour les fans, qui pourront voir les courses depuis la côte et être au cœur de l’action.

La nouveauté pour les fans de la saison 2 est l’arrivée de l’équipe néo-zélandaise SailGP qui rejoint les meilleurs marins de chaque nation. Parmi les stars de la ligue, il y a Sir Ben Ainslie, le plus titré des marins olympiques, qui aura son public présent pour l’acclamer sur cet évènement britannique.

« En tant qu’équipe britannique, il n’y a rien de mieux que de naviguer à domicile devant son public, nous avons hâte d’y être. Il y a un sentiment de nostalgie pour moi, ayant grandi et appris la voile dans le West Country et y revenir aujourd’hui, des années plus tard, pour une compétition internationale. Plymouth est un lieu fantastique avec un amphithéâtre naturel pour les fans pour suivre ces incroyables F50. »

Plymouth SailGP sera retransmis dans plus de 100 pays à l’aide de diffuseurs et en exclusivité sur Sky Sports au Royaume-Uni et en Irlande. Ce partenariat a été conclu plus tôt cette année et s’étend jusqu’à la saison 3.
Les droits audiovisuels de retransmission seront gérés par IMG, en tant que partenaire de SailGP avec Endeavor.

SailGP racing sera également retransmis sur d’autres marchés des équipes via CBS Sports (États-Unis), Fox Sports (Australie), Sky Sport (Nouvelle-Zélande), Canal + Sport (France), TVE et TV3 (Espagne), TV 2 Sport (Danemark), et DAZN (Japon). La nouveauté de la saison 2 sera la possibilité de traduire les conversations clés à bord des F50 pendant la course grâce à un partenariat récemment dévoilé avec Acronis, rapprochant toujours plus les fans de l’action haute vitesse et de la haute technologie.

Le PDG de SailGP, Sir Russell Coutts, a déclaré:

«Nous sommes vraiment ravis d’ajouter Plymouth comme troisième événement de la saison 2 de SailGP. Les Britanniques ont une équipe très talentueuse dirigée par Ben Ainslie et je suis sûr qu’ils recevront beaucoup de soutien local dans leur course pour le championnat mondial.

«Plymouth est une ville qui partage en grande partie le même ADN que SailGP, avec un fort accent sur la technologie marine et bien aligné sur nos objectifs de développement durable. Elle offre également de superbes opportunités de visionnement pour les spectateurs, qui peuvent voir la course depuis une position élevée sur Plymouth Hoe. Nous sommes impatients d’organiser un événement fantastique et de travailler avec le conseil municipal de Plymouth pour nous assurer de laisser une impression et un héritage positifs et durables dans la ville. »

Pete Smith, vice-président du conseil municipal de Plymouth, a déclaré:

«Nous sommes absolument ravis d’accueillir à Plymouth l’un des événements de voile les plus spectaculaires au monde – où mieux qu’à Plymouth, connue comme la ville océanique britannique. Ce sera un week-end à ne pas manquer, avec des courses rapides et furieuses auxquelles les spectateurs pourront assister de près grâce à l’amphithéâtre naturel fourni par Plymouth Sound.

«En plus d’offrir une expérience passionnante aux visiteurs et aux locaux, l’impact économique de l’événement a le potentiel d’être énorme. C’est une excellente nouvelle, d’autant plus que nous regardons vers l’avenir et que nous nous concentrons sur la reprise économique post-pandémique. Nous travaillerons en étroite collaboration avec SailGP pour maximiser les opportunités offertes, en veillant à ce que nos résidents en bénéficient de manière positive et en inspirant l’amour de la voile à la prochaine génération avec un programme d’engagement des jeunes. »

Après l’étape britannique, SailGP prévoit de rester en Europe pour des événements de grand prix dans les autres marchés des équipes: le Danemark, la France et l’Espagne. D’autres dates et lieux seront annoncés dans les mois à venir.

L’article Rendez-vous à Plymouth en 2021 est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
14 lectures
0 commentaires

Nouveau sponsor pour Benjamin Dutreux, le Vendée Globe devient réalité pour Water Family - Du Flocon à la Vague

Peter Burling et Blair Tuke arrivent sur le SailGP : "Nous allons constituer une équipe compétitive"

  Une nouvelle équipe néo-zélandaise, menée par les champions olympiques et vainqueurs de la Coupe de l’America, Peter Burling et Blair Tuke...

image
Lire la suite
17 lectures
0 commentaires

Kevin Escoffier fait appel à Alexis Landais, préparateur mental : "La voile est un sport d’imperfections"

Alexis Landais, ancien judoka de haut niveau, est le préparateur mental de Kevin Escoffier dans sa préparation Vendée Globe. Le skipper, qui participe cette semaine au Défi Azimut à Lorient, l’a rencontré sur la Volvo Ocean Race avec Dongfeng Race Team. Le courant entre eux était bien passé alors, quand le Breton s’est lancé dans l'aventure avec PRB, il l’a recontacté. Rencontre.

image

Crédit : PolaRyse

Kevin Escoffier : "Etre fort psychologiquement"

« Le Vendée Globe est typiquement l’une des courses où le mental est important. Pour tout le monde, la condition physique est une évidence, pourquoi il n’en serait pas de même pour le mental ? Sur un tour du monde en solo de 70 jours, il faut savoir sans cesse s’adapter, être capable de prendre des décisions et pour moi cela nécessite d’être fort psychologiquement, c’est la raison pour laquelle j’ai fait appel à Alexis. » explique Kevin Escoffier. 

Feuille de route quotidienne

Depuis janvier, les deux hommes travaillent ensemble. « La navigation est importante pour que je me rende compte des exigences, de l’environnement, et du tempo qui est imposé. C’est aussi l’occasion de voir comment Kevin applique les différentes stratégies que l’on a pu développer. » commente Alexis, dont le travail avec le skipper de PRB s’articule principalement autour de la notion d’objectifs. 

« On a mis en place une feuille de route quotidienne que Kevin doit respecter, en ayant toujours en tête de se préserver. Plus concrètement, il s’agit de routines à suivre : récupération, alimentation, hydratation (etc.) à des moments clés de la journée. Tout est prévu en quelque sorte et cela permet à Kevin d’avoir constamment un temps d’avance sur ce qu’il a à faire, notamment pour gérer ses manœuvres. 

Cette anticipation, cette prise de décision réfléchie est primordiale afin d’éviter toute situation d’urgence dans laquelle ses émotions pourraient prendre le dessus. Alors bien sûr, cela n’écarte pas pour autant le risque de se tromper, mais les erreurs font partie intégrantes de la course. » 

La voile est un sport d’imperfections

« Sur une course de 70 jours, il y a forcément des fautes qui vont être commises. Si à un moment donné, tu es capable de passer au-delà et d’avancer en te projetant vite sur ce que tu peux mettre en place pour être efficace, alors tu as gagné. La voile est un sport d’imperfections, on n’est pas sur une discipline artistique où l’on vise le 10/10. Là, en l’occurrence, il faut faire le moins d’erreurs possibles et à la fin, c’est souvent celui qui y est parvenu, qui l’emporte. » analyse le préparateur mental.

« L’enjeu premier pour Kevin, c’est de terminer le Vendée Globe. Dans un second temps alors, il pourra se projeter sur la performance purement sportive, mais ce n’est pas ça qui doit le guider. »

      

 Source : Effets Mer

Lire la suite
9 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions