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Banque Populaire de (presque) toutes les éditions de la Transat Jacques Vabre : "Des histoires fascinantes"

Fidèle à la Transat Jacques Vabre depuis sa création en 1993, Banque Populaire a participé à toutes les éditions, sauf celles de 2009, 2013 et 2017, ce qui en fait le Team le plus représenté sur l’épreuve. L’histoire de la course en double et celle du sponsoring voile de Banque Populaire sont donc intimement liées.Thierry Bouvard, responsable du Pôle Sponsoring, raconte.


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Crédit : Th.Deregnieaux

L’époque des grands aventuriers

C’est Francis Joyon qui, le premier, a porté les couleurs de Banque Populaire sur la Transat Jacques-Vabre, en solitaire lors de l’édition initiale en 1993, en double lors des deux suivantes, à chaque fois sur un trimaran de 60 pieds . « Cette première ère correspond à l’époque des grands aventuriers comme Francis, des personnalités très entières que des sponsors nouvellement arrivés ont eu envie d’accompagner. »

Troisième en 1993, le skipper, frôle la victoire deux ans plus tard, associé à Jacques Vincent, deuxième à seulement 36 minutes du duo Vatine/Jourdain, avant de finir quatrième en 1997 avec Roland Jourdain. Restée fidèle à la course au large et à la Transat Jacques-Vabre, c’est désormais avec désormais Lalou Roucayrol aux commandes du trimaran ORMA que Banque Populaire continue l’aventure Jacques Vabre. Il termine quatrième en 1999 avec Jacques Caraës, sixième en 2001 accompagné d’Yves Parlier et en 2003 au côté de Pascal Bidégorry.

Victoire en ORMA

2005 est l’année de la consécration pour Banque Populaire. Un an plus tôt, Ronan Lucas est recruté en tant que directeur du Team et Pascal Bidégorry succède à Lalou Roucayrol, avec l’objectif commun de jouer les premiers rôles au sein de la classe ORMA. L’acquisition et la transformation de l’ancien Trimaran Bayer donnent rapidement des résultats : le trimaran bleu et blanc, Banque Populaire IV, remporte la Transat Jacques-Vabre (Lionel Lemonchois accompagne Pascal Bidégorry) et le titre de champion du monde ORMA dans la foulée.

« Cette Jacques Vabre est la première grande victoire de Banque Populaire au bout de seize ans de partenariat.  » Ce succès a une incidence directe sur la suite puisque c’est à la fin de cette année 2005 qu’est entériné le lancement du Maxi Banque Populaire V.

Première en monocoque pour Banque Populaire

Programme de navigation du Maxi Trimaran Banque Populaire V oblige, l’édition 2009 de la Transat Jacques Vabre est la première sur laquelle n’est pas présente Banque Populaire. Armel Le Cléac’h est choisi début 2011 pour incarner le nouveau projet Mono 60’ Banque Populaire. Quelques mois plus tard, il dispute avec Christopher Pratt la Transat Jacques-Vabre sur l’ancien Foncia 2 de Michel Desjoyeaux, la première en monocoque pour Banque Populaire, avec une troisième place à la clé.

Une course qui illustre la persévérance de Banque Populaire

Ils construisent un nouveau monocoque de 60 pieds, doté - c’est une petite révolution - de foils. D’où la présence de « BP VIII », mis à l’eau quatre mois plus tôt, au départ de l’édition 2015 de la transat en double. Comme en 2011, Armel Le Cléac’h, associé cette fois à Erwan Tabarly, termine sur le podium, grimpant même d’une marche.

« A l’instar de celle de 2011, cette traversée a été pour nous une transat de validation, cette fois de nos choix technologiques. ORMA, IMOCA  et peut-être un jour en ultime, c’est une course qui illustre bien la persévérance de Banque Populaire dans la voile, elle nous a permis de dérouler des histoires qui ne s’écrivent pas de la même façon mais toutes aussi fascinantes. »

Source : BPCE

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L’Imoca APIVIA en ordre de marche

Préparer un bateau neuf en trois mois pour aborder une transatlantique, c’est toujours une drôle d’affaire. A bord de l’Imoca APIVIA, Charlie Dalin, Yann Eliès et tout le team technique se sont démultipliés pour abattre un maximum de travail dans le temps imparti, afin de s’aligner au départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre sereinement. « Globalement, dit Yann Eliès, co-skipper de Charlie Dalin, on peut désormais se dire que nous allons traverser l’Atlantique sans connaître de gros problèmes techniques. Le point fort de l’équipe technique APIVIA, c’est sa capacité à mettre à l’eau une version 1 très aboutie. Franchement, je suis bluffé par le 60 pieds APIVIA, qui a été totalement utilisable en très peu de temps.

« Entre Charlie qui s’est investi nuit et jour, Antoine Carraz, le responsable du projet ; Jean-Yves Gau le boat captain avec sa connaissance de l’IMOCA ; Antoine Gautier, directeur du Bureau d’Etudes, Nicolas de Castro, directeur des Opérations, on voit bien la patte de MerConcept, l’élan collectif et son savoir-faire. Ils ont l’expérience de gérer en seniors ce genre de projets. L’équipe APIVIA a fait un travail épatant ! », explique Yann Eliès.

Forcément, les compliments d’une figure tutélaire de la course au large a de quoi rassurer Charlie Dalin. « APIVIA a été très rapidement en ordre de marche. Grâce à l’investissement de l’équipe et au travail important mené pendant les 18 mois de chantier et j’ai pu naviguer très rapidement. Cette année, il y a beaucoup de bateaux neufs et je suis très content notamment de nos choix de formes de coque et de pont, je ne regrette rien ».

Le soin apporté à la construction a permis au team APIVIA de limiter l’immobilisation du bateau au chantier, ce qui a favorisé le temps si précieux de navigation. « On a bien bossé, enchérit le skipper APIVIA. Nous avons parcouru environ 3 000 milles, soit l’équivalent d’un Brest – New York, avec deux sorties au large de 800 et 500 milles, pas mal de navigations de nuit, et sans manquer un entraînement au Pôle Finistère Course au Large ». Yann Eliès : « Nous avons pu équilibrer le jeu entre les entraînements tournés vers la performance, et ceux dédiés à des navigations plus hauturières, qui permettent de tester les charges moteur, la production d’eau, les outils de communication et qui ouvrent la possibilité pour emmener APIVIA sur des temps plus longs. On a bien progressé, on a décelé les petits soucis de jeunesse qui ne manquent pas… Et on sollicite l’équipe technique qui se démène pour que nous ayons le bateau le plus abouti possible pour le départ ».

« Naviguer en bon marin »

S’il y eut bien des interventions des équipes techniques, APIVIA n’a été sorti de l’eau qu’une seule fois « pour ne rien regretter », explique Charlie Dalin. C’était une sorte de révision des 2 000 milles. Nous avons ôté le mât, la quille et les foils pour vérifier comme c’était prévu, mais nous aurions aussi pu décider de nous en passer ».

S’il devait, outre du temps de fiabilisation, manquer quelque chose au travail accompli, ce serait quelques navigations dans plus de 30 nœuds de vent. Charlie Dalin : « Dans nos navigations, on a eu un petit passage de 20 minutes dans 40 nœuds de vent, ce qui est un peu court. Cela nous manque un peu même si je pense que ce n’est pas dans ces conditions qu‘APIVIA sera le plus sollicité ». « On commence, poursuit Yann, à avoir une bonne idée de comment utiliser le bateau en dessous de cette limite de vent. Au-dessus, on ne sait pas encore très bien, la faute à la météo, mais on a de bons repères théoriques ».

Est-ce que cela pourrait avoir une incidence sur la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre ? Yann Eliès suggère un scénario : « On pourrait se décider à traverser le golfe de Gascogne sans prendre de risques en fonction des conditions météorologiques pour, une fois à Madère ou aux Açores, tester la vitesse d’APIVIA ». Et Charlie Dalin avance une philosophie : « On naviguera en bons marins si le golfe de Gascogne est secoué. Nous avons quand même navigué dans beaucoup de mer, à haute vitesse, ce qui contraint aussi le bateau. Je ne suis pas plus inquiet que ça ».

Départ vers Le Havre jeudi !

Le tandem et l’équipe d’APIVIA devrait entreprendre la route entre Port-la-Forêt et Le Havre jeudi 17 octobre, dans la matinée, pour une arrivée avant le lendemain midi, date limite d’arrivée des concurrents de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre. Une fois dans la ville natale de Charlie, l’essentiel de la préparation à la course aura été vu. Même si la vigilance sera encore de mise pendant la course, le duo de skippers APIVIA avance serein et conforté dans ses ambitions.

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Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…
[DÉPARTS & NOMINATIONS]
EMMANUEL VERSACE rejoint l’équipe de The Race Around, représentant en France de l’organisateur, 5Oceans Sport Marketing. EFFETS MER gère désormais la communication (media, digital, photo/vidéo) des ETF26 Series en collaboration avec Chiara Aliprandi. Le F50, ICHI BAN et le SUN FAST 3300 sont les trois nominés pour le prix de bateau de l’année 2019 qui sera remis par World Sailing le 29 octobre aux Bermudes. PROVEZZA a reçu le prix de l’équipe « la plus verte » du circuit des 52 Super Series, récompensée de ses diverses actions en matière de développement durable. ERWAN LE DRAOULEC, GASTON MORVAN et ACHILLE NEBOUT disputent cette semaine la sélection Skipper Macif 2020, le lauréat sera connu vendredi.

[JOBS]

MERCONCEPT recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., expérience de 3 ans minimum souhaitée dans le milieu de la course au large, poste en CDI basé à Port-la-Forêt. OUTREMER YACHTING recherche un-e ingénieur-e bureau d’études/développement ; poste en CDD pouvant évoluer en CDI, basé à La Grande Motte, à pourvoir immédiatement. RIVOYRE INGÉNIERIE recrute un ingénieur calcul/chef de projet avec 3 à 5 ans d’expérience ; poste en CDI basé à Sophia-Antipolis. FRANCE SAILGP recrute un wincheur pour la saison 2020, les candidatures sont à envoyer avant le 15 novembre. BEFOIL est à la recherche d’un-e commercial-e France et International, poste en CDI basé à Lorient. L’entreprise recrute également dès que possible Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour renforcer temporairement l’équipe. OCEAN DATA SYSTEM recrute un-e ingénieur-e développeur-euse électronique embarquée (software/hardware) et un-e technicien-ne installateur-trice/intégrateur-trice pour accompagner son développement ; postes en CDI basés à Lorient à pourvoir immédiatement. NAUTIX recrute un-e chargé·e de marketing et communication, maîtrise de l’anglais impérative ; poste en CDI basé à Guidel. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e graphiste ; poste en CDI basé à Lorient.

[STAGES]

MALO LE PERU, après un stage de 6 mois chez Rivacom (communication/réseaux sociaux, skippers et Solitaire du Figaro), recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le domaine de la course au large en communication et/ou partenariat, à partir de novembre. DOMITILLE HAUWEN, étudiante en master 1 à l’ISTC, école de communication à Lille, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à partir de février 2020, dans le domaine de la communication/évènementiel/image ou sponsoring. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e stagiaire assitant-e directrice opérationnelle, du 15 novembre au 15 mai 2020, à Lorient. TRISTAN COMPAIN, étudiant à l’Université de Technologie de Compiègne, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de 6 mois à partir de mars 2020 dans une écurie de course au large. ALEXANDRE ABBOUD, étudiant en master création et design digital à Sup de Pub, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dès que possible dans la création ou le marketing digital.

[OFFRES DE SERVICES]

PIERRE-LARRY PETRONE, préparateur physique et navigateur, propose des « training camps » pour les marins, en collaboration avec Marie Dorin, championne olympique de biathlon, à Zecamp, structure située à Corrençon-en-Vercors. GRÉGOIRE DU PENHOAT (ex Pernord Ricard et Air France) recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (stratégie, lancement d’activités, e-commerce, e-réputation, acquisition de clients/followers, réseaux sociaux, SEO, UX, design). EDOUARD BOURÉLY, skipper amateur et équipier polyvalent (et designer), propose son aide pour un convoyage suivi d’une transatlantique à partir de début novembre.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
PODCAST. Le 10e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille KITO DE PAVANT. En un an, les podcasts de Tip & Shaft ont dépassé les 100 000 téléchargements. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. MIRABAUD SAILING VIDEO AWARD 2019 : les candidats ont jusqu’au 23 octobre pour envoyer leur vidéo, le prix sera remis lors du Yacht Racing Forum à Bilbao (25-26 novembre) ; la date limite pour le concours photo Mirabaud Yacht Racing Image est le 13 octobre. THE OCEAN RACE s’est vu attribuer par World Sailing le statut d’événement spécial pour les éditions 2021-2022 et 2025-2026. LA TRANSAT AG2R LA MONDIALE a publié son avis de course, ouvrant officiellement les inscriptions pour l’édition 2020 (départ le 19 avril). MARLOW ROPES est devenu fournisseur officiel de l’équipe 11th Hour Racing en vue de The Ocean Race 2021-2022. CONDÉ NAST ENTERTAINMENT va produire une série documentaire qui suivra le défi américain Stars + Stripes USA pendant sa campagne pour la 36e Coupe de l’America. MCKINSEY & CO s’est par ailleurs engagé comme partenaire technologique du challenger. HALO s’est engagé en tant que partenaire de l’équipe britannique de voile olympique. La FINN CLASS a annoncé avoir déposé 8 soumissions auprès de World Sailing pour réintroduire le Finn au programme olympique des Jeux de Paris 2024. Le STAR BOARD I-FOIL serait, selon le site windsurfjournal.com, la planche préconisée par le comité de World Sailing chargé de l’évaluation des différents supports retenus par la fédération internationale en vue des Jeux de Paris 2024 et récemment testés sur le Lac de Garde. La GLOBE 40 a publié mercredi son avis de course, ouvrant les pré-inscriptions pour ce tour du monde par étapes en double en Class40 qui aura lieu en 2021/2022 ; le duo australien Rupert Henry/Greg O’Shea est le premier pré-inscrit. Les ETF26 SERIES ont dévoilé le calendrier de la saison 2020 qui comprendra cinq étapes d’avril à septembre, dont un nouveau National ETF26 du 11 au 13 septembre à Marseille. LE HUB BY OC SPORT et le MAGENTA PROJECT ont organisé vendredi et samedi à Lorient un atelier dédié aux femmes souhaitant se lancer dans la course au large. KITO DE PAVANT et ACHILLE NEBOUT disputeront la Transat Jacques Vabre sur le Class40 de Jean Galfione, solution de remplacement trouvée après le démâtage de Made in Midi lors d’un test de retournement. Une campagne de crowfunding a été lancée pour lever 40 000 euros liés à ces frais imprévus. SAILGP a présenté jeudi le bilan chiffré de la première saison du circuit créé par Larry Ellison et Russell Coutts. CROSSCALL s’est engagé en tant que co-partenaire-titre, avec Chamonix-Mont-Blanc, du duo Louis Duc/Aurélien Ducroz, engagé en Class40 dans la Transat Jacques Vabre. Le MAXI PRINCE DE BRETAGNE a été racheté par la société nîmoise Grand Large Emotion, qui arme déjà l’ex Gitana 11 pour des sorties à la journée ; chaviré au large du Portugal, ce dernier va être remis en état.

[LANCEMENTS]

BOUWE BEKKING a annoncé, avec Pelle Norberg et Gideon Messink, le lancement d’un projet en vue de disputer The Ocean Race en VO65 sous pavillon suédois, qui portera les couleurs de la World Childhood Foundation.

Photo : Alexis Courcoux / Transat AG2R La Mondiale

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Sam Davies et Paul Meilhat prêts

J-12 avant le coup d’envoi de la 14e édition de la Transat Jacques Vabre Normandie – Le Havre ! Demain, Initiatives-Cœur quittera Lorient et ne reverra plus son port d’attache avant début décembre. Si l’équipe peaufine les derniers préparatifs (organisation du container, choix de l’avitaillement…), notre duo, lui, passe une dernière fois entre les mains des experts (derniers réglages sur l’eau avec le centre d’entrainement du Pôle Finistère Course au Large, ultimes sessions de pilates, derniers passages chez le kiné…). Sam Davies et Paul Meilhat bouclent ainsi une préparation studieuse et un début de saison brillant, prouvant à tous qu’ils ont une carte à jouer sur cette transatlantique en double au départ du Havre dimanche 27 octobre prochain.

Aujourd’hui, naviguer en IMOCA (ndlr : monocoque de 60 pieds participant au Vendée Globe) est extrêmement exigeant, ces machines toujours plus modernes et puissantes requièrent un engagement personnel important, une concentration et une lucidité de tous les instants. Les marins se doivent de préparer leurs organismes à cette échéance et ainsi suivre une préparation physique et mentale échelonnée sur l’année.

Par le pouvoir de l’eau

Ces derniers jours Sam et Paul ont engrangé des milles et de l’expérience en participant avec leur monocoque à deux stages consécutifs avec le Pôle Finistère Course au Large à Port la Forêt (ndlr : dont ils font tous les deux parties). A proximité des autres bateaux, il est plus facile de jauger sa performance et tous les deux se rejoignent pour dire « le feeling est bon, on a confiance en notre bateau et nos vitesses se sont nettement améliorées. »

Sam et Paul ont aussi dû redécouvrir leur IMOCA Initiatives-Coeur dont le comportement a été significativement modifié par ses foils de toute dernière génération. Le duo découvre et maîtrise chaque jour un peu plus les performances supplémentaires offertes par ces nouveaux appendices.

Chaque skipper est différent, à chacun de trouver sa méthode pour tirer le meilleur parti de ses possibilités et optimiser ses performances. Sam, elle, semble avoir trouvé « son truc », elle s’est initiée à l’hypnose l’an dernier. En travaillant en amont avec un spécialiste, elle a constaté qu’elle avait plus d’aisance à prioriser ses tâches. Même s’il est bien connu qu’une femme est capable de faire plusieurs choses à la fois, au large sur un bateau de 18 mètres lancé à pleine allure dans une mer démontée la concentration est de mise. « Sur la Route du Rhum l’an dernier, j’ai ressenti un véritable “mieux”, l’hypnose m’aide à glisser les informations dans les bonnes cases et ce, malgré la fatigue ».
Arnaud Kergroach, praticien en hypnose, le confirme « l’hypnose est un outil pour optimiser les capacités, on ne dope pas les aptitudes du sportif, on lui donne les clés pour se concentrer, se reconnecter et atteindre plus rapidement ses objectifs ». Le travail d’hypnose doit avoir lieu en amont à travers 3 ou 4 séances, il doit aussi faire l’objet d’une étape debriefing post compétition. L’objectif à terme, c’est d’autonomiser le sportif, que Sam soit capable sur le prochain Vendée Globe de se plonger dans un état d’autohypnose de façon rapide et efficace. Elle dispose d’un enregistrement avec la voix d’Arnaud qu’elle peut écouter dès qu’elle en ressent le besoin.

Par le pouvoir du corps

Être à la hauteur du bateau, passe aussi par une bonne hygiène de vie et un entrainement physique régulier et complet. En plus des sorties vélo et des nombreuses heures de natation, Sam pratique le pilates. « Le pilates me permet de travailler ma mémoire musculaire, d’améliorer souplesse et motricité, de renforcer certains muscles clés (du dos et du poignet), d’apprendre à ne pas mettre mon corps en danger lorsque je fais des manœuvres, à placer mes appuis, à économiser mon énergie. C’est une discipline qui permet de faire le plein d’énergie, c’est un excellent remède pour calmer certains maux, Paul s’y est aussi mis il y a quelques mois, c’est testé et approuvé ! »
Christophe Le Ny, professeur de la Méthode Pilates, évoque sa discipline comme un véritable outil de prévention « je travaille en salle sur des machines avec Sam environ deux fois par semaine, en plus de ces entrainements, je lui donne plusieurs conseils sur sa posture en mer sur comment placer ses appuis et s’étirer après une manœuvre. Au-delà du bien être du skipper, côté performance, sur une épreuve longue comme le Vendée Globe, ça peut faire la différence. »

Nos skippers aux grands cœurs sont aujourd’hui affutés et dans les meilleures conditions pour rejoindre le Brésil et porter haut les couleurs de Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le cap des 200 enfants sauvés par le projet pourrait bien être atteint pendant cette transatlantique. Rappelons que chaque grande course au large est l’occasion d’une campagne de sensibilisation au cours de laquelle les sponsors du bateau, Initiatives, K-LINE et VINCI Energies financent par leurs dons des opérations d’enfants souffrant de graves malformations cardiaques. A chaque nouvel abonné de la page Facebook et Instagram Initiatives-Cœur, les sponsors-mécènes donnent 1€ à l’Association.

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Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW

Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW | ScanVoile

mardi 15 octobre 2019

Yoann Richomme renonce au Vendée Globe 2020, "c’est une décision réfléchie" - ITW Il était candidat à l’aventure du Vendée Globe 2020. En quête de partenaire pour se présenter au départ, il participait encore à la rencontre skippers-organisation du 3 octobre. Mais aujourd’hui, Yoann Richomme a décidé de passer son tour. On a beau être double vainqueur de la Solitaire du Figaro, avoir remporté la Route du Rhum 2018 en Class40, le parcours de Yoann Richomme illustre parfaitement la difficulté de convaincre un sponsor pour se lancer dans le Vendée Globe. Marin confirmé, technicien d’exception, nanti d’un double bagage d’architecte naval et de préparateur de haut vol, il n’a pourtant pas pu trouver le financement lui permettant de partir serein à l’assaut du tour du monde. Entretien.image

Crédit : Sea Launay


Yoann, vous venez d’annoncer que vous vous retiriez de la course aux sélections pour le Vendée Globe 2020 ?

Yoann Richomme :

Oui, c’est une décision réfléchie, une hypothèse que j’envisageais depuis quelque temps, même si j’ai voulu tout faire pour être présent au départ de cette édition 2020. Mais il y a un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je n’avais aucune envie de me présenter avec un projet mal ficelé. J’ai besoin de l’aiguillon de la compétition pour me réaliser. Un tour du monde fondé uniquement sur l’aventure ne pouvait pas me satisfaire.

Peut-on refaire un petit historique de votre démarche ?

YR : L’idée germe en 2016 au moment où mon engagement comme skipper MACIF se termine. J’ai déjà gagné la Solitaire du Figaro et je me sens mûr pour un projet plus ambitieux. J’ai donc établi un contact avec le propriétaire de Vivo a Beira (ex Sill et Véolia de Roland Jourdain puis Savéol avec Sam Davies). On a commencé à travailler ensemble en vue de la Transat Jacques Vabre 2017. À l’issue de la course, j’avais pu identifier les mises à jour nécessaires pour faire de ce bateau une machine performante au sein de la flotte des non-foilers. J’avais une idée du budget et j’ai débuté ma recherche de partenaires pour faire aboutir le projet.

Et les choses se révèlent plus compliquées que prévu…

YR : Dans ce domaine, il existe toujours une part de chance. Pour ma part, en attendant de trouver les moyens de financer le projet Vendée Globe, j’ai décidé de continuer de me forger un palmarès. Mission accomplie de ce côté : une victoire dans la Route du Rhum en Class40 en 2018, puis une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro 2019. D’autres ont peut-être passé plus de temps à consolider les partenariats acquis. Il n’y a pas de règle d’or en la matière.

Et malgré ces résultats, le déclic ne se produit pas ?

YR : C’est plus complexe. Mes performances m’ont permis de générer plein de contacts, de rencontrer plusieurs partenaires potentiellement intéressés. Reste que le système de sélection suscitait quand même pas mal d’incertitudes. C’est compliqué de dire à un possible sponsor que le couperet final pourrait tomber en juillet 2020, si jamais je faisais partie des derniers de la liste. À cette date, on a déjà engagé près de 80% du budget. J’ai toujours préféré être honnête avec les personnes que j’ai rencontrées. Je n’ai pas voulu éluder cette difficulté : on ne peut pas avancer si on n’est pas clair sur les règles du jeu. C’est une question de confiance. Je ne voulais pas promettre quelque chose que je ne pouvais pas garantir. Maintenant, si un partenaire m’avait dit : « OK, je prends le risque en connaissance de cause », j’y allais bien évidemment.

Pourtant, vous ne remettez pas en cause les règles de sélection ?

YR : En aucun cas. Garantir que ce seront les marins qui auront le plus navigué qui seront sélectionnés me paraît parfaitement sain. C’est dans l’intérêt de la course et des concurrents d’avoir des skippers les mieux préparés qu’il soit. De plus, la règle qui impose que le couple concurrent bateau ne puisse plus changer à compter du 1er novembre signifiait que je bloquais le bateau et que son propriétaire ne pouvait plus espérer le louer. Ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de quelqu’un qui m’a toujours soutenu.

Par conséquent, quelles sont les perspectives à venir ?

YR : Il y a la Transat Jacques Vabre aux côtés de Damien Seguin. On se connaît bien, ce sera notre troisième transat en double. On a les moyens de jouer dans notre catégorie des IMOCA « classiques » avec des équipages comme Clarisse Crémer et Armel Le Cléac’h ou le tandem Nico Troussel – Jean Le Cam. Et puis ce sera l’occasion de cumuler de l’expérience pour 2024.

Quelles sont les prochaines échéances, du coup ?

YR : Dans l’idéal, ce serait de faire l’acquisition d’un foiler à l’issue du Vendée Globe en 2021 et de disposer de temps pour me préparer. C’est une perspective raisonnable que je peux offrir dès maintenant à mes partenaires potentiels. Dans ce cas de figure, j’aurais trois ans pour peaufiner le dossier avant le départ de l‘édition 2024.

Et à plus court terme ?

YR : Je ne sais pas encore. En prenant cette décision, j’envoie aussi le message : je suis disponible pour de nouveaux projets, en attendant 2021. Il faut croire en sa bonne étoile.

Source : Vendée Globe



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Rendez-vous en 2024 pour Yoann Richomme

Il était candidat à l’aventure du Vendée Globe 2020. En quête de partenaire pour se présenter au départ, il participait encore à la rencontre skippers-organisation du 3 octobre. Mais aujourd’hui, Yoann Richomme a décidé de passer son tour. Il nous explique pourquoi.

On a beau être double vainqueur de la Solitaire du Figaro, avoir remporté la Route du Rhum 2018 en Class40, le parcours de Yoann Richomme illustre parfaitement la difficulté qu’il y a parfois de convaincre un sponsor pour se lancer dans le Vendée Globe. Marin confirmé, technicien d’exception, nanti d’un double bagage d’architecte naval et de préparateur de haut vol, il n’a pourtant pas pu trouver le financement lui permettant de partir serein à l’assaut du tour du monde. Plutôt que de continuer sur le fil de rasoir, il a préféré surseoir… pour mieux revenir ? Entretien.

Vendée Globe : Yoann, vous venez donc d’annoncer que vous vous retiriez de la course aux sélections pour le Vendée Globe 2020 ?

Yoann Richomme : Oui, c’est une décision réfléchie, une hypothèse que j’envisageais depuis quelque temps, même si j’ai voulu tout faire pour être présent au départ de cette édition 2020. Mais il y a un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je n’avais aucune envie de me présenter avec un projet mal ficelé. J’ai besoin de l’aiguillon de la compétition pour me réaliser. Un tour du monde fondé uniquement sur l’aventure ne pouvait pas me satisfaire.

VG : Peut-on refaire un petit historique de votre démarche ?

YR : L’idée germe en 2016 au moment où mon engagement comme skipper MACIF se termine. J’ai déjà gagné la Solitaire du Figaro et je me sens mûr pour un projet plus ambitieux. J’ai donc établi un contact avec le propriétaire de Vivo a Beira (ex Sill et Véolia de Roland Jourdain puis Savéol avec Sam Davies). On a commencé à travailler ensemble en vue de la Transat Jacques Vabre 2017. À l’issue de la course, j’avais pu identifier les mises à jour nécessaires pour faire de ce bateau une machine performante au sein de la flotte des non-foilers. J’avais une idée du budget et j’ai débuté ma recherche de partenaires pour faire aboutir le projet.

VG : Et les choses se révèlent plus compliquées que prévu…

YR : Dans ce domaine, il existe toujours une part de chance. Pour ma part, en attendant de trouver les moyens de financer le projet Vendée Globe, j’ai décidé de continuer de me forger un palmarès. Mission accomplie de ce côté : une victoire dans la Route du Rhum en Class40 en 2018, puis une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro 2019. D’autres ont peut-être passé plus de temps à consolider les partenariats acquis. Il n’y a pas de règle d’or en la matière.

VG : Et malgré ces résultats, le déclic ne se produit pas ?

YR : C’est plus complexe. Mes performances m’ont permis de générer plein de contacts, de rencontrer plusieurs partenaires potentiellement intéressés. Reste que le système de sélection suscitait quand même pas mal d’incertitudes. C’est compliqué de dire à un possible sponsor que le couperet final pourrait tomber en juillet 2020, si jamais je faisais partie des derniers de la liste. À cette date, on a déjà engagé près de 80% du budget. J’ai toujours préféré être honnête avec les personnes que j’ai rencontrées. Je n’ai pas voulu éluder cette difficulté : on ne peut pas avancer si on n’est pas clair sur les règles du jeu. C’est une question de confiance. Je ne voulais pas promettre quelque chose que je ne pouvais pas garantir. Maintenant, si un partenaire m’avait dit : « OK, je prends le risque en connaissance de cause », j’y allais bien évidemment.

VG : Pourtant, vous ne remettez pas en cause les règles de sélection ?

YR : En aucun cas. Garantir que ce seront les marins qui auront le plus navigué qui seront sélectionnés me paraît parfaitement sain. C’est dans l’intérêt de la course et des concurrents d’avoir des skippers les mieux préparés qu’il soit. De plus, la règle qui impose que le couple concurrent bateau ne puisse plus changer à compter du 1er novembre signifiait que je bloquais le bateau et que son propriétaire ne pouvait plus espérer le louer. Ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de quelqu’un qui m’a toujours soutenu.

VG : Par conséquent, quelles sont les perspectives à venir ?

YR : Il y a la Transat Jacques Vabre aux côtés de Damien Seguin. On se connaît bien, ce sera notre troisième transat en double. On a les moyens de jouer dans notre catégorie des IMOCA « classiques » avec des équipages comme Clarisse Crémer et Armel Le Cléac’h ou le tandem Nico Troussel – Jean Le Cam. Et puis ce sera l’occasion de cumuler de l’expérience pour 2024.

VG : Quelles sont les prochaines échéances, du coup ?

YR : Dans l’idéal, ce serait de faire l’acquisition d’un foiler à l’issue du Vendée Globe en 2021 et de disposer de temps pour me préparer. C’est une perspective raisonnable que je peux offrir dès maintenant à mes partenaires potentiels. Dans ce cas de figure, j’aurais trois ans pour peaufiner le dossier avant le départ de l‘édition 2024.

VG : Et à plus court terme ?

YR : Je ne sais pas encore. En prenant cette décision, j’envoie aussi le message : je suis disponible pour de nouveaux projets, en attendant 2021. Il faut croire en sa bonne étoile.

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Charal favori sur la Transat Jacques Vabre, Jérémie Beyou : "Nous sommes vraiment dans les clous" - IMOCA

Ce jeudi, Jérémie Beyou et Christopher Pratt quitteront Lorient pour Le Havre, d'où sera donné le 27 octobre le départ de la Transat Jacques Vabre. Les deux marins se sentent fin prêts pour aborder le grand rendez-vous de la saison. "Compte tenu de cette préparation quasi-parfaite et des résultats obtenus, on ne peut pas dire autre chose que notre objectif est de gagner."

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Crédit : JM Liot

"Nous partons rassurés"

Jérémie Beyou : « Nous sommes vraiment dans les clous du programme initial : sereins avec le bateau, en termes de performances, de manœuvres et de fiabilité, mais aussi d'un point de vue logistique et au niveau de la préparation physique. Nous partons rassurés au Havre et confortés par nos deux victoires sur la Rolex Fastnet Race et le Défi Azimut. »

Les dernières navigations de septembre ont permis au binôme d'affiner ses derniers réglages, comme le confirme Christopher Pratt. « Tu n'arrêtes jamais de découvrir de nouveaux réglages qui, une fois intégrés, deviennent des automatismes. Pour ce qui est de notre duo avec Jérémie, cela fait plusieurs années que nous naviguons ensemble. Nous arrivons à faire les choses de manière encore plus sereine et plus fluide. »

"Notre objectif est de gagner"

Ils seront considérés comme faisant partie des favoris sur cette Transat Jacques Vabre. Ce que Jérémie Beyou ne nie pas : « C'est sûr que compte tenu de cette préparation quasi-parfaite et des résultats obtenus, on ne peut pas dire autre chose que notre objectif est de gagner, on ne nous croirait pas si on affirmait le contraire. Mais on connaît la complexité de la tâche. 

Pour gagner, il faut réunir au même moment tous les ingrédients : les bonnes stratégies, beaucoup d'intensité, aucun souci technique et toujours une petite part de réussite. Et il ne faut surtout pas négliger nos concurrents qui marchent aussi très bien, nous ne sommes pas les seuls à nourrir cette ambition de victoire. »

Il reste désormais une grosse dizaine de jours, dont un convoyage, au duo pour peaufiner les ultimes détails.

Source : I Delaune

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Une première pour le normand Fred Duthil !

Il a un sacré palmarès en Figaro Bénéteau, en planche à voile olympique mais paradoxalement Fred Duthil, qui a passé son enfance et son adolescence en Basse-Normandie à Carentan puis Caen, n’a pas si souvent traversé l’Atlantique (deux Transat AG2R La Mondiale, une transat en solitaire) et participera à partir de fin octobre à sa première Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre et sa première grande épreuve à bord d’un trimaran océanique.

« J’avais un peu d’appréhension il y a quelques semaines à l’idée de prendre le départ de la Transat Jacques Vabre sur un Multi50. Je suis désormais chaud bouillant car j’ai de moins en moins d’interrogations quant à ma capacité à relever ce défi. Nous avons enchaîné quelques navigations musclées avec Thibaut. Elles m’ont rassuré. Je sais maintenant que je peux le faire. Avec Thibaut qui connaît parfaitement son Solidaires En Peloton – ARSEP, nous sommes armés pour enquiller les milles dans tous types de conditions météos. J’ai le plan de pont en tête, je suis capable de prendre mon quart sans déranger Thibaut. Je me prépare tout de même à une opération « commando » car le Multi50 demande un degré de concentration très élevé, un engagement entier et qu’il va falloir tenir dans le temps. De plus, c’est un voilier stressant sans confort. Nous sommes toujours dans l’humidité. »

Bref, la Transat de Thibaut et Fred ne sera pas une sinécure mais le tandem de copains est prêt « les milles vont défiler, ce sont des bateaux exceptionnels, cela compense la dureté de l’exercice » termine le régatier Duthil, gérant de la voilerie « Technique Voile ».

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The Race Around étoffe son équipe

L’arrivée de la “Transat Jacques-Vabre Normandie-Le Havre” (départ le 27 octobre) lancera le début d’un nouveau cycle de quatre ans pour les skippers de Class40 en préparation pour The Race Around prévue en 2023. A l’origine de cette course autour du monde avec escales, la société britannique 5Ocean Sport Marketing a recruté Emmanuel Versace qui la représentera sur le territoire français durant la préparation de la course.

The Race Around, en double et en solitaire ?

Si à l’origine The Race Around a été conçue et restera une course en double, l’organisation de course sondera l’ensemble des parties pour ouvrir aussi la course aux projets en solitaire. La décision sera annoncée lors de la publication de l’Avis de course prévue courant-fin 2020 après consultation du bureau de la Class40, des skippers, des routeurs, des fédérations concernées et de World Sailing.

Rencontres

Sam Holliday, co-fondateur de l’épreuve et directeur général, et Emmanuel Versace seront présents au Havre du 21 au 23 octobre et disponibles pour toutes demandes d’entretien pour la presse et les skippers.

Citations :

Sam Holliday, co-fondateur de l’épreuve et directeur général :

“A l’heure où The Race Around est sur une dynamique ascendante, nous sommes heureux d’accueillir Emmanuel au sein de notre équipe. La clé de la réussite et de la longévité de The Race Around sera de construire des relations internationales durables. Les expériences d’Emmanuel en management d’équipe et de régate ainsi que sa carrière de journaliste apporteront une plus-value dans les relations que nous pourront avoir entre les autorités et les équipes françaises et The Race Around.”

Emmanuel Versace, représentant de The Race Around en France :

“The Race Around est dans la lignée des BOC Challenge et du Vendée Globe. C’est une incroyable aventure et je suis fier d’en faire partie. Ma mission sera d’explorer les possibilités pour un port majeur français d’accueillir une étape ; de servir d’agent de liaison entre les équipes – majoritairement françaises – et l’organisation et de développer les relations avec les skippers des classes Mini 6.5 ou Figaro en vue d’un possible passage en Class40 dans les années à venir.”

A propos d’Emmanuel Versace:

Diplômé de l’Université du Gloucestershire en Angleterre, Emmanuel Versace rejoint la rédaction de France 24 avant d’intégrer le journal Le Monde comme rédacteur puis rédacteur-en-chef adjoint du service des Sports, où il y était également en charge de la rubrique “voile”. Depuis 2015, il a accompagné le projet Trésors de Tahiti en tant que team manager (2e du Tour Voile 2017) et co-organise depuis 2018 le Grand Prix Pacifique des Jeux en Polynésie française. Il a également accompagné la préparation des derniers projets du skipper Damien Iehl.

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Alan Roura, skipper La Fabrique, devient ambassadeur Montblanc : "Le temps s’arrête lorsque je suis en course"

Me reconnecter à moi-même et à la nature

Se couper du monde et se reconnecter à la nature est le quotidien d’Alan Roura, skipper de l’IMOCA La Fabrique. En courses, en entraînements ou par pur plaisir, le Genevois de 26 ans fait en effet partie de ces gens qui s’évadent, en sillonnant les différentes mers et océans du globe. Par passion, mais aussi par nécessité : 

« Être en mer est évidemment le meilleur moyen de me ressourcer, de me reconnecter à moi-même, à la nature. J’y trouve un incroyable sentiment de liberté, de déconnexion avec le monde et de communion avec les éléments. Bien sûr je reste en contact avec la terre, mais seulement lorsque c’est moi qui le décide. Le temps s’arrête un peu lorsque je suis en course, j’ai même tendance à croire que la vie ne reprendra qu’à mon retour. Les arrivées de courses sont donc souvent violentes : on réintègre le monde réel de plein fouet. C’est pourquoi au quotidien j’ai aussi besoin de m’évader. » 

C’est donc tout naturellement qu’Alan Roura a accepté de soutenir Montblanc Suisse en s’associant à son image.

Source : A.Mouraud


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Jérémie Beyou-Christopher Pratt, un binôme à point !

L’heure du départ a sonné ! Ce jeudi, Jérémie Beyou et Christopher Pratt quitteront Lorient pour Le Havre, d’où sera donné le 27 octobre le départ de la Transat Jacques Vabre. Les deux marins, qui ont beaucoup navigué cette année sur l’IMOCA Charal, se sentent fin prêts pour aborder le grand rendez-vous de la saison.

Un dernier stage à Port-la-Forêt la semaine dernière, dans des conditions automnales qu’ils risquent de retrouver au moment de quitter Le Havre le 27 octobre, a permis à Jérémie Beyou et Christopher Pratt d’en finir quasiment avec leur préparation sur l’eau de la Transat Jacques Vabre, leur grand objectif de l’année. Une préparation qui, selon Jérémie, « a coché toutes les cases » : « Nous sommes vraiment dans les clous du programme initial : sereins avec le bateau, en termes de performances, de manœuvres et de fiabilité, mais aussi d’un point de vue logistique et au niveau de la préparation physique. Nous partons rassurés au Havre et confortés par nos deux victoires sur la Rolex Fastnet Race et le Défi Azimut. »

Les dernières navigations de septembre ont permis au binôme d’affiner ses derniers réglages, comme le confirme Christopher Pratt :

« L’objectif de la préparation était en priorité d’apprendre de l’IMOCA Charal, parce que sur ces bateaux très technologiques, tu n’arrêtes jamais de découvrir de nouveaux réglages qui, une fois intégrés, deviennent des automa-tismes. Pour ce qui est de notre duo avec Jérémie, cela fait plusieurs années que nous naviguons ensemble, nous nous connaissons donc très bien, mais le fait lors des dernières semaines de naviguer en stage, où tu te mets en configuration de course, mais aussi sur le Fastnet puis sur le Défi Azimut, nous a permis de continuer à mettre de l’intensité, si bien qu’aujourd’hui, nous arrivons à faire les choses de manière encore plus sereine et plus fluide. »

Les deux hommes se sont accordé quatre jours de repos de samedi à mardi, afin de bien recharger les batteries avant cette Transat Jacques Vabre, sur laquelle ils seront considérés comme faisant partie des favoris. Ce que Jérémie Beyou ne nie pas : « C’est sûr que compte tenu de cette préparation quasi-parfaite et des résultats obtenus, on ne peut pas dire autre chose que notre objectif est de gagner, on ne nous croirait pas si on affirmait le contraire. Mais on connaît la complexité de la tâche. Pour gagner, il faut réunir au même moment tous les ingrédients : les bonnes stratégies, beaucoup d’intensité, aucun souci technique et toujours une petite part de réussite. Et il ne faut surtout pas négliger nos concurrents qui marchent aussi très bien, nous ne sommes pas les seuls à nourrir cette ambition de victoire. »

Il reste désormais une grosse dizaine de jours, dont un convoyage, au duo pour peaufiner les ultimes détails, Jérémie et Christopher ayant prévu de rester au Havre de l’ouverture du village, le samedi 19 octobre, jusqu’au départ, le dimanche 27.

« Le programme sera d’abord de participer au e-prologue le samedi, je pense que je viendrai avec mon fils Achille, il peut gagner, sourit Jérémie. Ensuite, les priorités lors de notre séjour au Havre, où notre coach sportif Stéphane Eliot nous rejoindra, seront de continuer à faire du sport tous les jours, pour éviter de se faire surprendre par l’intensité du début de course, de bien dormir, de préparer la météo et bien sûr de partager des moments forts avec tous les collaborateurs de Charal qui viendront au Havre nous supporter ». Après quoi, ce sera aux deux skippers de jouer…

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Le Havre fête la Transat Jacques Vabre, 60 équipages au départ le dimanche 27 octobre - Programme

Du 18 au 27 octobre 2019, la Ville du Havre accueille la quatorzième édition de la Transat Jacques Vabre. Au programme : des IMOCA, des Multi50 et des Class40, des skippers et dix jours d’animations autour du village.

Le Havre fête la Transat Jacques Vabre

Crédit : JM Liot

60 bateaux au départ

60 équipages seront au départ de la course à bord de 30 IMOCAS (dont 6 de toute dernière génération), 27 Class 40 et 3 Multi50. La ville va vivre au rythme de la préparation des skippers avant le grand départ pour Salvador de Bahia au Brésil le dimanche 27 octobre.

Nombreuses animations au Havre

Le village proposera diverses animations : une initiation aux sports brésiliens, un feu d'artifice, un prologue avec les skippers, un escape Game sur mesure créé pour la Transat Jacques Vabre et proposé à bord du bateau-phare, des visites étonnantes des coulisses de la Transat...

Il est également possible de participer à la composition d'une immense fresque consacrée aux mondes marins ou tester votre prose à l'occasion du grand concours de poésie intitulé "une bouteille à la mer". Les plus beaux vers seront chaque jour diffusés sur les écrans géants et les murs du village ainsi que dans Le Havre Presse et sur les réseaux sociaux. Plusieurs poèmes prendront même la mer le jour du départ sur les coques des IMOCA.

Transat Jacques Vabre - Programme non exhaustif au Havre :


Vendredi 18 octobre
- 10H - 12H ; 14H - 16H : Nautiquement Vôtre ! Initiation au fonctionnement des marées, courants marins, langage morse et sciences météorologiques (Tous les jours sauf le week-end). Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 10H - 18H : Fresque collaborative Teuthis. Fresque participative aux côtés du street artist havrais Teuthis. Quai de la Réunion ;
- 10H - 18H : Une Bouteille à la Mer. Concours de poésie participatif sur la thématique un océan à protéger. Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 10H - 20H : Traversée du bassin Paul Vatine en tyrolienne. Stand Charal - Quai de la Martinique ;
- 10H - 20H : Visite d’un Imoca. Stand Initiatives Coeur - Quai de la Réunion ;
- 10H50 : Comme un seul homme. Participant pour la première fois au Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire, sans assistance et sans escale, Éric Bellion s’est filmé pendant ses 99 jours de course. Cinéma Gaumont - Les Docks Vauban ;
- 14H - 18H : Initiation aux sports traditionnels brésiliens (Pétéca, frescobol, capoeira…). Découverte et initiations aux sports brésiliens traditionnels. Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 16H - 18H : Radio Transat. Retours avec l’animateur Serge Herbin sur les participants, la course et les événements. Pavillon officiel - Quai de la Martinique ;

Samedi 19 octobre
- 10H - 17H : Baptêmes nautiques. Du samedi 19 octobre 14h, au samedi 26 octobre 12h. Bassin de l’Eure - Quai de Marseille ;
- 11H : inauguration du village Transat Jacques Vabre Normandie-Le Havre ;
- 12H30 : Baptême V&B. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;
- 13H30 – 15H – 16H30 : Les Déferlantes. Visites contées des coulisses et de l’histoire de la Transat Jacques Vabre Normandie - Le Havre par la compagnie Touches d’Histoire. Quai de la Réunion - devant la fresque Teuthis ;
- 14H - 17H : Transat Escape Game. Découverte du Bateau Feu au travers d’un Escape Game. Bateau Feu - Bassin de l’Eure ;
- 14H30 - 17H30 : E-Prologue, cette année, les skippers se challengent sur la scène du Pavillon Officiel. Quai de la Martinique via le jeu en ligne Virtual Regatta - Pavillon Officiel ;

Dimanche 20 octobre
- 16H - 18H : Radio Transat. Retours avec l’animateur Serge Herbin sur les participants, la course et les événements. Pavillon officiel - Quai de la Martinique ;

Lundi 21 octobre
- 10H - 12H : Atelier d'aide à l'écriture dans le cadre du concours de poésie une bouteille à la mer. Tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;
- 16H - 18H : Radio Transat. Retours avec l’animateur Serge Herbin sur les participants, la course et les événements. Pavillon officiel - Quai de la Martinique ;


Mardi 22 octobre
- 14H - 15H : Baptême vers un monde sans Sida. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;


Mercredi 23 octobre
- 9H30 - 11H30 : Skip’ on running ! LH en Forme propose un moment privilégié et sportif entre visiteurs et skippers autour d’un jogging matinal. Rendez-vous devant la tente Ville du Havre - Quai de Marseille ;


Jeudi 24 octobre
- 10H - 17H : Baptêmes nautiques. Du samedi 19 octobre 14h, au samedi 26 octobre 12h. Bassin de l’Eure - Quai de Marseille ;
- 14H - 17H : Transat Escape Game. Découverte du Bateau Feu au travers d’un Escape Game. Bateau Feu - Bassin de l’Eure ;


Vendredi 25 octobre
- 11H-12H : Baptême du bateau Crédit Mutuel. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;
- 18H30 - 19H30 : Baptême du bateau Advens For Cybersecurity. Ponton d’honneur - Quai de la Martinique ;


Samedi 26 octobre
- 11H - 13H : Baptême Primonial. Ponton d’honneur – Quai de la Martinique ;
- 14H - 15H30 : Baptême Time For Ocean. Ponton d’honneur – Quai de la Martinique ;
- 17H - 19H : Rencontre avec les Ambassadeurs sportifs Le Havre Seine Métropole, Jérémie MION (Voile), Valentin SIPAN (Voile). Tente Le Havre Seine Métropole - Quai des Antilles ;
- 20H : Feu d'artifice. Bassin Paul Vatine et Bassin de l’Eure ;

Dimanche 27 octobre
- 08H - 10H : Sortie des bateaux. Bassin Paul Vatine ;
- 13H15 : Départ.

Source : Le Havre

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Valentin Bovey s’impose lors de la finale de la Top Voiles Cup

Les conditions n’ont pas été idéales pour cette régate de clôture, et les concurrents ont dû composer avec des airs assez capricieux. Et si la Vaudaire était présente, elle ne s’est jamais véritablement posée durablement sur le plan d’eau. Le comité de course n’a pas eu la tâche facile, mais a quand même réussi à terminer trois courses au terme de la rencontre.

Samedi, deux manches ont pu être disputées après trois départs sanctionnés par des rappels généraux. La première manche a été la seule qui a été courue de bout en bout, avec deux montées au près, et deux descentes sous spi. La deuxième régate a été réduite à un seul tour. Et l’unique course disputée dimanche a également dû être raccourcie, faute d’airs suffisamment stables.

La finale a été remportée par Scorpio – SOS Oxygen mené par Valentin Bovey. Le barreur, plutôt habitué des catamarans M2 sur lesquels il navigue généralement, réalise un joli score sur le week-end. Troisième, premier puis deuxième, le vainqueur n’a fait aucune course en dehors du podium, démontrant une belle domination de la flotte. « Il n’y avait pas trop de vent, deux des trois courses ont été raccourcies. Ça n’a pas été facile, a-t-il confié. Nous sommes quatre copains et avons l’habitude de naviguer ensemble, mais pas en Surprise. Il a fallu prendre nos marques, et nous avons fait des choses simples en essayant de bien partir, d’aller vite au bon endroit. Ça a été payant ! »

Moi non plus, mené par Emmanuel Müller, un grand habitué des podiums dans la série, termine deuxième, avec une contre-performance sur la deuxième course.

Fou du Vent, mené par le prometeur Victor Casas, membre du CER et barreur du D35 Cabestan, complète le podium, a un point du deuxième.

Dernière manche d’un circuit de huit rencontres, ce critérium de Morges qui a réuni une belle flotte pour conclure, vient boucler la Top Voiles Cup 2019. Le classement de la saison sera communiqué dans les prochains jours à l’occasion d’un événement dédié.

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Jean Le Cam : « On a tout pour plaire à un sponsor »

A 60 ans, Jean Le Cam prendra le 27 octobre le départ de sa septième Transat Jacques Vabre à bord de Corum L’Epargne, son plan Farr vainqueur du Vendée Globe 2008, aux côtés de Nicolas Trousel. Dans la foulée, le « Roi Jean » espère trouver un partenaire pour l’accompagner sur un cinquième Vendée Globe de suite, il s’en ouvre à Tip & Shaft.

Comment t’es-tu préparé pour la Transat Jacques Vabre ?
Nous avons commencé par nous qualifier avec Nicolas à l’occasion du tour de l’Europe que j’ai fait entre Port-la-Forêt et Gênes, une opération que nous avions montée pour La famille Ibis avec le groupe Accor, l’objectif était d’aller à la rencontre des gens de l’hôtellerie en Europe. Nous avons commencé par Gênes et nous avons terminé à Calais. On n’a donc pas arrêté de naviguer pendant trois mois, parfois avec Nicolas, parfois avec mon équipe. Nous avons ensuite eu un petit chantier en août, et, depuis, nous finissons de nous préparer à Port-la-Forêt pour peaufiner les réglages.

Ton bateau a-t-il subi des modifications depuis le dernier Vendée Globe ?
Peu. Les modifications plus importantes sont prévues l’hiver prochain en vue du Vendée Globe. Nous avons changé le gréement et nous avons des voiles neuves, nous avons joué un peu sur les volumes et fait un peu d’optimisation en mettant un peu plus de quête.

Quelles sont les modifications prévues l’hiver prochain ?
Nous avons prévu de changer la bôme, qui est lourde, et les dérives, de modifier l’agencement des ballasts en passant à la nouvelle jauge, ce qui veut dire que nous allons avoir des ballasts moins volumineux et plus à l’extérieur, c’est le chantier que nous avons fait l’hiver dernier sur Apicil.

As-tu un moment envisagé de mettre des foils sur ton bateau ?
Un moment, on s’est posé la question, oui, mais ça n’a pas duré longtemps. D’abord parce qu’il y avait une question de moyens que je n’avais pas, ensuite parce que je me suis dit que quitte à avoir des foils, autant faire un nouveau bateau qui serait prévu pour. Vu que la priorité est vraiment de monter un projet pour terminer le Vendée Globe avec un budget raisonnable, on n’avait pas envie d’augmenter le niveau de risques et d’incertitudes en se lançant dans des foils.

Comment s’est décidée la collaboration avec Nico Troussel ?
Il avait son bateau en construction cette année, donc il fallait qu’il navigue sur un 60 pieds pour continuer à apprendre à connaître ce qu’était un Imoca; moi, je n’avais pas prévu de faire la Transat Jacques Vabre, parce que je n’avais pas de partenaire. Du coup, ça a été une collaboration naturelle entre un marin qui avait un sponsor et pas de bateau et un autre qui n’avait pas de sponsor mais un bateau. On n’avait jamais navigué ensemble, mais c’est un vrai plaisir, Nico est un mec clair, honnête, et qui sait ce qu’il veut, c’est parfait ! C’est quand même un double vainqueur du Figaro, c’est une valeur sûre. Lui regarde ce que je fais sur le bateau, mes automatismes, ma façon de naviguer et de régler, et moi j’apprends aussi d’autres choses de lui, tout ce qui est logiciels, réglages de voiles, on compare nos façons de faire et on se tire vers le haut.

As-tu collaboré d’une façon ou d’une autre à la conception ou à la construction de son futur Corum, plan Kouyoumdjian attendu début janvier ?
Non, pas vraiment, c’est Michel Desjoyeaux qui est en charge du dossier technique du prochain bateau, moi, je reste à ma place. Après, le temps des navigations, on discute forcément avec Nicolas, des foils, des choix de matériel… Par exemple, le pilote qu’on a sur le bateau en ce moment sera le même qu’il aura sur le sien, donc on essaie de valider les réglages pour lui faire gagner du temps, parce qu’il aura une mise à l’eau assez tardive.

Qu’allez-vous chercher sur la Transat Jacques Vabre ?
Chacun va chercher sa compétition là où il a les moyens, nous, notre compétition se situera avec les bateaux à dérives, comme Apicil ou Banque Populaire. Pour ce qui est des foilers de génération 2015, au reaching et mer plate, il n’y a pas photo, on ne peut pas lutter, après, dans des conditions de petit temps, ou au près et au portant dans la brise, il n’y a pas de grosses différences, donc ça va être intéressant de voir comment on va se comporter sur la Jacques Vabre.

Que penses-tu un peu de la nouvelle génération de foilers ? Si tu devais en dessiner un aujourd’hui, quelles options choisirais-tu ?
Au niveau look, j’irais peut-être sur Apivia, il me plaît bien, mais ce n’est qu’un sentiment. Aujourd’hui, on ne peut avoir que des sentiments, parce qu’on ne les a pas encore vus naviguer tous ensemble. Ce que l’on constate de l’extérieur, c’est que pour l’instant, Charal survole les débats, qu’il y a ceux qui volent haut, mais plus tu es haut, plus tu te fais mal quand tu te casses la gueule. Et il y en a qui sont moins haut, donc vont moins vite dans certaines conditions, il va y avoir un compromis à trouver avec le temps. Il ne faut pas oublier que, pour l’instant, ce sont des bateaux qui n’ont été menés qu’en équipage ou en double, ça sera une autre paire de manches en solitaire sur le Vendée Globe. Dormir à deux mètres au-dessus de l’eau sur un foil sous pilote, il faudra y aller ! A un moment, l’être humain est quand même la limite. On est certes très perfectible, mais quand les choses vont plus vite que la réaction de l’homme, ça devient compliqué. Ce qui était le cas à une époque en Orma où le temps de réaction du skipper était supérieur à celui du bateau, donc à partir de ce moment-là, tu es en danger et c’est là qu’intervient la peur, quand la machine dépasse l’homme. Maintenant, aujourd’hui, on ne peut pas ne pas aller dans cette direction, mais je pense qu’après le prochain Vendée Globe, on pourra tirer beaucoup d’enseignements et les bateaux du Vendée Globe 2024 seront peut-être complètement différents.

Parlons maintenant de ton projet de Vendée Globe 2020 : où en es-tu concrètement ?
Concrètement, je cherche un partenaire, parce que le bateau s’appelle Corum jusqu’à la fin de l’année, mais il n’a pas de nom pour l’année prochaine sur le Vendée Globe et pour l’instant, on n’a rien. La famille Ibis pourrait être partenaire avec nous, mais ça ne suffira pas, il nous faut un partenaire-titre, car on ne veut pas non plus faire les choses n’importe comment.

Sur quel budget mises-tu ?
Ça dépend de ce qu’on fera dans le programme, mais si on ne fait que le Vendée Globe, ça se joue sur un budget de 850 000 euros par an sur deux ans, donc 1,7 million. Pour l’année, prochaine, je n’ai pas prévu de faire The Transat ni la New York Vendée, parce que notre situation aujourd’hui, c’est qu’on a un bateau et qu’on est qualifiés, on a donc tout pour plaire, et notre objectif est à la fois de satisfaire notre partenaire et d’optimiser au maximum le bateau pour faire la meilleure performance possible.

Si je te demande de vendre Jean Le Cam à un éventuel partenaire, que lui dirais-tu ?
Je dirais que les atouts de Jean le Cam, c’est qu’il a un bateau fiable, donc qu’il a plus de chances d’arriver et de faire parler du projet, qu’il n’est pas dans les derniers en termes de notoriété et qu’il a un projet très abordable, ce qui induit un investissement et un niveau de risques moindres.

Si tu trouves les sous, ce sera ta cinquième participation consécutive au Vendée Globe, tu ne t’en lasses pas ?
Non, je trouve que le Vendée, ce sont de super projets, à chaque fois différents, des belles aventures, une belle compétition, ça continue à me faire vibrer et tous mes Vendée Globe, je les ai vécus avec la même intensité. Le dernier, ça a quand même été un score à tous les niveaux, entre la complexité pour monter le dossier, les relations humaines très fortes que nous avons nouées et le résultat [sixième place]. C’est aussi pour ce côté relations humaines que j’y retourne.

Pour finir, où en est le projet Finistère Mer Vent que tu as initié il y a deux ans avec le Crédit Agricole du Finistère ?
Il avance bien. Le bâtiment de bureaux et de salles de réunion va être livré au printemps prochain à Port-la-Forêt, c’est un projet de développement économique tourné autour des activités maritimes, ancré dans le territoire, qui s’adresse aux personnes et aux entreprises qui veulent se construire un réseau, travailler ensemble, échanger leurs savoir-faire. Je reste impliqué dans ce projet, car j’en ai été à l’initiative avec l’ancien directeur du Crédit Agricole, mais ce n’est pas mon métier, ma priorité aujourd’hui, c’est le Vendée Globe.

Photo : Corum L’Epargne

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Mon moteur c’est les autres !

Il est né à Saint-Malo il y a 33 ans. Maxime Sorel, le skipper du monocoque de 60 pieds V and B – Mayenne sera au départ de la Transat Jacques Vabre le 27 octobre avec Guillaume Le Brec. Le parrain national de l’association « Vaincre la Mucoviscidose », qui ambitionne le Vendée Globe 2020 – 2021, a un parcours atypique. Zoom…

« J’ai passé toute mon enfance à Cancale non loin de Saint-Malo avec mes parents, ma petite sœur Charline et mon grand frère Jérémy » raconte Maxime. « J’étais une vraie pile électrique, je ne m’arrêtais jamais. J’étais toujours dehors à construire des cabanes, jamais vraiment à l’intérieur devant des jeux vidéos. Très jeune, j’étais adepte du skim board, des sports de plage, de surf et de skate. » Voilà des débuts paisibles pour la petite tête blonde aux yeux rieurs. « Je n’étais pas très, très brillant à l’école. J’étais un élève moyen. J’étais content quand la sonnerie de la récréation retentissait. Je n’étais pas le dernier à faire des conneries mais je m’en sortais toujours. » En CE2, les parents divorcent. Maxime reste à Cancale avec sa mère. Le début du collège est difficile.

Etre ou ne pas être

Il décide alors intentionnellement d’aller vivre avec son père, directeur de centres de formation professionnelle du groupe Forget. A Rennes, l’adolescent pourtant si extraverti change radicalement de comportement. « J’ai voulu me fondre dans un nouvel univers sans faire de vagues, en étant le plus discret possible. Je n’étais plus le perturbateur et j’avais du coup de bonnes notes. »
Durant cette période et avant, Maxime découvre la voile à travers l’école de voile de Port-Mer près de Cancale, Optimist, Topper, Laser, Hobie Cat… « J’avais intégré un pôle de compétition. Je me défendais au niveau départemental. Nous n’avions pas assez de moyens pour nous déplacer au niveau national mais j’aimais ça. La contrainte du bateau à voile me plaisait, ne pas marcher face au vent a aiguisé mon appétit… ». BEPC en poche, Max enchaîne au lycée Saint-Martin de Rennes. « A cette époque, je retrouve un peu mes marques et je suis à nouveau moi !! Je profite un peu plus de Rennes avec mon frère qui est plus grand. Je réussis mon bac S. Je bossais l’été dans l’ostréiculture et les travaux publics. Cela m’a donné des idées et j’intègre un IUT génie civil à Saint-Nazaire. »

Génie civil

A Pornichet, le cadet des Sorel navigue un peu en J24 et en Class8 et étudie beaucoup. La suite de ses études se déroulent à Lorient à l’école nationale supérieure d’ingénieur de Bretagne Sud. « Je me prends au jeu. J’alterne 6 mois à l’école et 6 mois en entreprise. J’aime la pratique. Je navigue encore avec la découverte du Tour de France à la voile en Mumm30. Je pars pour ma troisième année au Québec où je fais des recherches sur le béton par temps froid. En 2010, j’obtiens mon diplôme d’ingénieur. Très vite, je travaille chez ETPO, entreprise de travaux publics Ouest chez qui j’avais fait des stages. » Maxime est parachuté à Limay près de Mantes-la-Jolie et devient responsable des équipes d’une antenne qui compte 5 salariés. Il fait route aussi régulièrement pour Le Havre où il construit des digues et diligente des travaux maritimes. « C’était super. J’étais autonome. Je bossais sur plusieurs agences et mes dirigeants m’ont trouvé une nouvelle responsabilité au Havre.»

Le déclic « course au large »

Retour en arrière… En 2008, le père de Maxime, dans le cadre de ses fonctions, rencontre le marin costarmoricain Pascal Quintin. Ce dernier cherche un partenaire. Forget Formation adhère et l’entreprise devient sponsor de Pascal sur la Québec Saint-Malo. Maxime découvre alors réellement le grand large et le Multi50. « Je découvre la compétition à haut niveau dans une ambiance festive. Je participe avec Pascal à de nombreuses courses jusqu’en 2013. » La vie de Maxime s’accélère et le virus du large l’emporte. « Au boulot, j’avais des fournisseurs passionnés par mes épreuves véliques. C’est comme ça que l’idée d’une participation à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2014 est venue. J’investis alors dans un Akilaria RC1. La mayonnaise prend. Au retour du Nautic 2013, nous nous arrêtons dans un V and B à Rennes. Le patron me donne le contact des dirigeants de la franchise. Quelques mois après, lors de la conférence de presse de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe à l’automne, V and B décide de m’accompagner. Nous nous retrouvons, V and B, mes partenaires – fournisseurs au départ de la course à Saint-Malo. C’était du grand délire. Tout le monde adhérait au projet. Il y avait un vrai engouement. On découvre à ce moment-là ce que la course au large peut apporter économiquement pour une entreprise. Je prends 3 mois de congés pour être prêt et je termine ma première transat en solo à la première place dans la catégorie « vintage ».

Victoire et Vendée Globe

Le retour au travail en janvier 2015 est un peu difficile. Maxime convainc V and B de l’aider à construire un nouveau Class40. Il quitte son job et fonde une société qui gère à la fois son projet de course au large mais qui continue à faire du consulting dans le domaine des travaux publics. En 2015, Maxime clôt la Transat Jacques Vabre à une belle deuxième place. En 2017, avec Antoine Carpentier, le marin cancalais la remporte, l’apothéose après avoir gagné durant l’été la Rolex Fastnet Race ! Le tandem réalise une compétition aboutie et c’est un duel mémorable en baie de tous les Saints contre Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant qui tourne à l’avantage du voilier vert. En 2018, il abandonne hélas la Route du Rhum – Destination Guadeloupe mais une énorme communauté s’est créée autour des défis de Maxime. La suite est en train de s’écrire à bord d’un plus grand voilier, un monocoque de 60 pieds de 2007, et avec pour ambition de tourner autour de la planète. « Je suis en train de m’accomplir. J’adore faire les choses par moi-même. Mon histoire avec V and B est extraordinaire et j’ai de plus en plus d’autres partenaires qui m’accompagnent dont la Mayenne qui nous a rejoint en juillet. Enfin, tout cela a du sens car je porte un message fort pour les patients atteints de la mucoviscidose. Mon voisin d’enfance, Alexandre, était et est toujours atteint de la muco. Il m’a ouvert à ses difficultés, il m’a ouvert à son monde et je suis particulièrement fier de soutenir et mener le combat pour vaincre la mucoviscidose auprès de l’association nationale, des patients et des familles. Mon moteur, c’est les autres. »

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Le nouvel Hugo Boss d'Alex Thomson passe le test à 90°, cap sur la Transat Jacques Vabre - Vidéo

Le nouvel Hugo Boss d'Alex Thomson passe le test à 90°, cap sur la Transat Jacques Vabre - Vidéo | ScanVoile
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Alex Caizergues et Axel Mazella vainqueurs de l'Engie Kite Tour après l'étape de la Grande-Motte - Résultats

Le rideau est tombé hier dimanche sur l’édition 2019 de l’ENGIE KITE TOUR, dont la 4ème et dernière étape s’est disputée à la Grande Motte. Après trois jours de compétition, Axel Mazella, Alex Caizergues et Samuel Michaille se sont respectivement imposés en Kitefoil, planche directionnelle et Twin-Tip. 


image
Credit : E.Bellande

Les vainqueurs sont

Après quatre étapes (une discard), les vainqueurs de cet ENGIE KITE TOUR 2019 sont : Alex Caizergues (planche directionnelle), Axel Mazella (Kitefoil Senior Homme), Billy Guy Maupas (Kitefoil Master Homme), Mathilde Garandeau (Kitefoil Junior Femme), Anaïs-Mai Desjardins (Kitefoil Senior Femme), Samuel Michaille (Twin-Tip Senior Homme), Nina Bivaud (Twin-Tip Scratch Femme), Simon Leprévost (Twin-Tip Master Homme) et Peyo Cremades (Twin-Tip Junior Homme).

Une belle fête du kiteboard

Avec 78 inscrits, l’étape de la Grande Motte affiche une participation record. Si en mer, les riders ont assuré le show tout le week-end, à terre, concurrents et grand public ont profité de moments inscrits sous le signe de la convivialité et du partage.

Classement général ENGIE KITE TOUR 2019 


Kitefoil
Senior Femme
Anaïs-Mai Desjardins (DFC), 70 points
Alexia Fancelli (Neptune Club), 55 points
Poema Newland (KSL), 54 points

Senior Homme
Axel Mazella (HKA), 102 points
Alberic Dubray (KGB), 80 points
Mickael Regibier (KSL), 73 points

Planche directionnelle
Alex Caizergues, (B N Port St Louis), 18 points
Chris Ballois (SR Douarnenez, 17 points
Sylvain Maurin (MUC Kite), 13 points

Twin-Tip Crossing
Scratch Femme
Nina Bivaud (NPB), 36 points
Armelle Courtois (CKC), 21 points
Eva Dupont (DFC), 11 points

Senior Homme
Samuel Michaille (SRH), 40 points
Camille Blanc (SR Rochelaises), 27 points
Anthony Cottard (NC), 17 points

Source : C Concetti

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #40

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Le doublé pour Catherine Pourre (Eärendil #145) et son équipage

Déjà vainqueur de l’American Trophy 2018, l’équipage d’Eärendil a réitéré l’exploit cette année avec une magnifique 1ère place sur la RORC Caribbean 600 2019, gardant ainsi son titre obtenu en 2018 sur cette course et le record Class40 de l’épreuve!

Si seulement deux événements ont attiré les Class40 outre Atlantique cette année, ce fut deux belles courses !

Antigua a traditionnellement lancé la saison avec la RORC Caribbean 600. Avec dix Class40 au départ, une belle participation avec des bateaux ayant participé à la Route du Rhum 2018 et restés aux Antilles, un trio a animé la course aux avant-postes dans une bataille intense du début jusqu’à la fin de cette course de 600 milles entre les iles antillaises de Saint Martin et de La Guadeloupe. Catherine Pourre et son équipage, qui comptait comme en 2018 Pietro Luciani, Pablo Santurde, Carlos Ruygomez et nouveau venu en 2019 Massimo Juris, sortiront finalement vainqueur de cette joute, trois minutes devant Aïna Enfance et Avenir (#151) mené par Aymeric Chappellier, lui-même arrivé deux minutes devant son poursuivant, Lamotte-Module Création (#153) de Luke Berry.

C’est entre Newport et les Bermudes, à l’occasion de de la Bermuda 1-2. Une superbe épreuve en solitaire pour les 600 milles aller et en double pour le retour, que l’américain Jonathan Green (Privateer #102) remporte l’épreuve au temps cumulé des 2 manches devant 4 de ses compatriotes, dont en particulier Micheal Hennessy, vainqueur de la Route du Rhum destination Guadeloupe en catégorie Vintage en 2018, et son célèbre Dragon (#54), arrivé premier de la manche aller en solitaire et 2ème sur l’épreuve au général.

Eärendil gagne ainsi le Trophée Américain, devant Privateer, Deuxième du Trophée à égalité de points avec Eärendil, Aïna d’Aymeric Chappellier complétant le podium.

American Trophy 2019 et 2020

L’American Trophy 2019 aura vu s’affronter 15 Class40, dont 8 Français, 5 Américains, 1 Allemand et 1 angolais. Traditionnellement moins bien doté en évènements les années impaires, l’American Trophy aura vu sa participation quasiment stable par rapport à 2018 avec un beau plateau en augmentation sensible sur la RORC Caribbean 600 et un nombre de nouveaux projets américains en forte croissance présents sur la Bermuda one-two.

Traditionnellement plus actif les années paires, l’American Trophy 2020 verra les Class40 s’affronter à l’occasion de la RORC Caribbean 600 comme chaque année, mais également sur l’Atlantic Cup, course en double, de Charleston (South Carolina) à Portland (Maine) via New York en Juin. Cette épreuve emblématique du Trophée Américain, sera idéalement placée en 2020 entre The Transat, transat en solitaire d’Est en Ouest arrivant à Charleston (Départ le 10 mai) et la maintenant légendaire Québec Saint Malo (Départ prévu le 12 Juillet 2020). Gageons que ceci devrait booster la participation des Européens au Trophée Américain l’an prochain.

Commentaire Michael Hennessy, Vice-Président de la Class40

Félicitations à Catherine pour sa seconde victoire dans le Trophée Américain. Une victoire bien méritée ! Nous sommes ravis d’accueillir Eärendil dans les eaux américaines. Son niveau de compétition est devenu le nouveau standart.

2020 verra de belles compétitions en Amérique du Nord en Class40 avec The Transat, l’Atlantic Cup puis la Québec Saint-Malo. »

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Le bon coup d’Ambrogio Beccaria

En coupant la ligne d’arrivée à Las Palmas de Gran Canaria à 6h30 (heure française), Ambrogio Beccaria est arrivé premier de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère, après 8 jours, 19 heures, 52 minutes et 07 secondes de course. Favori de l’épreuve en série, le skipper italien a tenu son rang malgré un scénario complexe et des retournements de situation. Félix De Navacelle s’est emparé de la deuxième place, 1 heure et 43 minutes derrière Ambrogio. Et c’est Matthieu Vincent qui a complété le podium (à 2 heures et 40 minutes du vainqueur). Voici les premières réactions de ces trois marins.

Ambrogio Beccaria, 1er : « Je ne pensais pas être en tête, j’ai carrément douté »

« Je suis trop content ! Je ne pensais pas être en tête. Hier matin je n’ai pas écouté la météo et les classements car j’étais sûr d’avoir perdu toute mon avance dans la nuit. Je pensais que tout le monde était positionné à l’Ouest et avec le vent qui rentrait par le Sud-Ouest, je croyais avoir tout perdu. Surtout que je savais que Félix était tout proche. Du coup je me suis interdit de dormir et de manger pendant au moins 15h pour essayer de naviguer au plus vite et ne pas avoir de regrets. J’ai carrément douté. Au final j’ai découvert que tout le monde était positionné à l’Est. Je gagne cette première étape et c’est vraiment trop cool ! On a eu des conditions très variées. Je ne m’attendais pas du tout à avoir une étape comme ça, très dure nerveusement. Le dégolfage a été compliqué, il y avait de la mer, tout le monde était un peu malade… Ensuite on a vraiment tiré fort le long du Portugal pour finir avec la pétole à l’arrivée, c’était affreux ! Je suis heureux d’arriver premier. Après c’est une course au temps. Si je suis premier avec 10 minutes d’avance ce n’est pas très important, si c’est 2-3h c’est déjà mieux. »

Félix De Navacelle, 2e : « L’extase totale ! »

« C’est génial d’avoir pu maintenir cette place depuis le cap Finisterre ! Les deux derniers jours, quand on voit le chemin jusqu’à l’arrivée, on se dit qu’il faut vraiment tout faire pour tenir. Le meilleur moment, c’est quand j’ai entendu à la vacation que j’étais premier pour la première fois : l’extase totale ! C’est là aussi que j’ai découvert la pression de n’avoir plus personne à chasser. J’ai essayé de tout faire pour ne rien regretter. Il y a plein de moments où on est latents, on n’arrive pas à se motiver à faire des choses. Je me suis forcé à bouger, à rester actif et lucide. J’ai bien suivi les créneaux de sommeil préconisés. Je suis prêt à repartir ! J’ai bien pris le rythme, j’étais vraiment à l’aise à bord. Le bateau a super bien marché. Je suis monté deux fois en haut du mât. C’étaient des petites aventures. J’ai réussi à prendre du plaisir dans cette course, ce qui n’est pas forcément facile en Mini quand on est à fond. »

Matthieu Vincent, 3e : « Je suis troisième ?! Ah bon, je n’étais pas au courant ! »

« Je suis troisième ?! Ah bon, je n’étais pas au courant ! Whaou, c’est génial ! Ça a été un chemin de croix. On a eu de tout, des moments de bonheur et d’autres très difficiles. J’ai eu pas mal d’avaries, mais le fait d’apprendre à l’instant que je suis troisième fait oublier tous les malheurs rencontrés ces 8 derniers jours, c’est incroyable. C’était une étape géniale mais très dure aussi psychologiquement. Comme d’habitude j’ai du mal avec la solitude et l’isolement. Pour moi la Mini-Transat c’est vraiment un challenge personnel plus qu’une partie de plaisir. Aujourd’hui je suis assez fier de moi. J’ai vécu pas mal de péripéties pendant cette étape. J’ai fait un soleil ! Je me suis mis à genoux pour mettre un ris dans la grand-voile et le bateau a planté quasiment jusqu’au mât et je me suis fait projeter par-dessus bord. Je suis tombé à l’eau, c’était méga chaud … La fin du parcours était cool. Se bagarrer avec Amélie, Nico et Julien c’était vraiment chouette. C’était vraiment des bonnes conditions, on a pu se reposer et reprendre un rythme de vie normal parce qu’honnêtement le long du Portugal c’était vraiment hardcore. Maintenant on va profiter de l’ambiance, des copains, de la famille qui va venir et savourer ce bon moment. »

ORDRE D’ARRIVEE DE LA PREMIERE ETAPE

​​​​​​​SERIE

Ambrogio Beccaria (Geomag) à 6h30’07’’ Félix De Navacelle (Youkounkoun) à 8h13’45’’ Matthieu Vincent (l’Occitane en Provence) à 9h10’53’’

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