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Class40. La Normandy Channel Race confirmée

Class40. La Normandy Channel Race confirmée

La Normandy Channel Race 2020 a été confirmée. Elle partira bien le 13 septembre sous réserve bien sûr de l’évolution de la crise sanitaire. Les Class40 vont pouvoir en découdre sur cette 11e édition.

21 équipes sont inscrites à ce jour pour la course qui devrait au final compter environ 25 Class40 au départ le 13 septembre. Après une année amputée des épreuves précédentes du Championnat Class40 les meilleurs skippers et les bateaux les plus récents sont inscrits, laissant présager une fois de plus une compétition acharnée sur ce parcours exigeant.

6’’ en 2018 entre les deux premiers après une semaine de mer, une minute en 2019, les pronostics sont ouverts pour 2020. Et à côté des Class40 mis à l’eau quelques semaines ou quelques mois avant l’événement la grande diversité richesse de la Class40 est présente, projets professionnels et amateurs, bateaux plus ou moins récents mais qui peuvent tous jouer sur un parcours difficile et à rebondissements, et ou encore projets en rodage préparant le tour du monde GLOBE40 pour l’année prochaine.

Une Class40 qui envisage l’avenir avec sérénité ayant annoncé ces deux dernières semaines, malgré la crise, le lancement en chantier de 4 nouvelles unités.

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Armel Tripon heurte un objet flottant, l'IMOCA l'Occitane sort de l'eau pour effectuer les réparations


Dans le courant du week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effectuait dans l’ouest de la Bretagne son parcours de qualification pour la course Vendée - Arctique - Les Sables d'Olonne dont le départ est prévu dans 10 jours, le 4 juillet prochain.

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Crédit : Armel Tripon Sailing

" La Vendée - Arctique - Les Sables d'Olonne étant qualifiante pour le Vendée Globe et malgré d’importants dégâts à l’avant du bateau et sur le safran tribord, j’ai pris la décision en accord avec Reinold Geiger, Président du Groupe L'Occitane, de sortir le bateau de l’eau aujourd’hui afin d’effectuer les réparations nécessaires pour qu’il puisse prendre le départ le 4 juillet comme prévu et en toute sécurité.


Bien entendu, toutes les énergies et compétences sont mobilisées autour de ce challenge qui, il y a quelques heures encore, nous semblait insurmontable vu le temps imparti." explique Michel de Franssu du chantier Black Pepper Yachts.

Source : M Pennaneac'h 

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Vendée Globe. Importants dégâts à l’avant de l’Imoca L’Occitane après avoir heurté un objet flottant

Vendée Globe. Importants dégâts à l’avant de l’Imoca L’Occitane après avoir heurté un objet flottant

Le week-end dernier, Armel Tripon à la barre de l’Imoca L’Occitane en Provence a heurté un objet flottant alors qu’il effectuait dans l’ouest de la Bretagne son parcours de qualification pour la course Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne dont le départ est prévu dans 10 jours, le 4 juillet prochain. Cette course étant qualifiante pour le Vendée Globe et malgré d’importants dégâts à l’avant du bateau et sur le safran tribord, il a été décidé de sortir le bateau de l’eau ce mardi afin d’effectuer les réparations nécessaires pour qu’il puisse prendre le départ le 4 juillet comme prévu et en toute sécurité.
« Bien entendu, toutes les énergies et compétences sont mobilisées autour de ce challenge qui, il y a quelques heures encore, nous semblait insurmontable vu le temps imparti. » indiquait Michel de Franssu, patron du chantier Black Pepper Yachts

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La Solitaire aura bien lieu ! "nous sommes extrêmement fiers de pouvoir confirmer l’organisation de cette grande classique "

"Charles Caudrelier : du bleu dans les yeux", de la Solitaire du Figaro à la VOR, le skipper de Gitana 17 raconte

De la Solitaire du Figaro à la Volvo Ocean Race, retrouvez Charles Caudrelier dans ce documentaire de 52 minutes.  Le skipper de l'Ultim...

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L’édition 2020 de La Solitaire du Figaro confirmée

Avec l’entrée en vigueur de la phase 3 du déconfinement, l’horizon s’éclaircit pour les épreuves sportives dont l’organisation était jusqu’alors rendue impossible du fait de la crise de la COVID-19. Si le format définitif nécessite encore de s’adapter aux contraintes sanitaires, les figaristes peuvent se réjouir : La Solitaire du Figaro, course phare du Championnat de France Elite de Course au Large est confirmée en fin d’été, au départ de la Baie de Saint-Brieuc. Après une escale intermédiaire à Dunkerque, une première pour l’épreuve, c’est en Loire-Atlantique, à Saint-Nazaire, que se jouera le Grand Final, pour des retrouvailles avec un port qui a marqué l’Histoire de La Solitaire du Figaro pour 13 petites secondes devenues célèbres.

Garantir la tenue de l’événement

La pandémie qui a touché la France ces derniers mois a longtemps mis en suspens le sort des épreuves sportives programmées sur la période suivant le déconfinement. Pour autant, jamais les organisateurs n’ont cessé de croire et d’espérer une issue positive. Malgré les signaux négatifs qui planaient sur l’organisation, les équipes d’OC Sport Pen Duick sont restées mobilisées et à l’écoute des différents acteurs de l’événement. « Il y a des moments où l’on aurait pu se décourager, mais nous avons continué à travailler, chaque instant, croyant fortement à la possibilité d’organiser une course à la fin de l’été, confirme Hervé Favre, président d’OC Sport Pen Duick. Pendant toute cette période d’incertitude, nous n’avons pas cessé de mener des discussions régulières avec l’ensemble des partenaires, des collectivités concernées, des marins et des institutions, afin d’assurer le maintien de l’événement et de le délivrer au niveau d’ambition qu’on peut attendre d’une course comme celle-là. Aujourd’hui, nous sommes extrêmement fiers de pouvoir confirmer l’organisation de cette grande classique. C’est une excellente nouvelle pour l’écosystème de la course au large que cette course, épreuve majeure du calendrier de la classe Figaro Bénéteau, ait lieu ».

Saint-Nazaire pour le final et des retrouvailles avec l’Histoire

Si on savait déjà que c’était en Loire-Atlantique que se jugerait le Grand Final de La Solitaire du Figaro 2020, c’est précisément à Saint-Nazaire qu’arriveront les 35 skippers attendus cette année. Ce sera la quatrième fois que le port de la côte atlantique accueillera la course mais Saint-Nazaire, nouvellement labellisée Ville d’Art et Histoire, a définitivement une place à part dans l’histoire de l’épreuve. Impossible en effet de ne pas se remémorer le suspense hitchcockien qu’avait réservée l’ultime arrivée de l’édition 2003 et ce duel acharné entre Armel Le Cléac’h et Alain Gautier qui après un mois de bagarre sur l’eau avait tourné à l’avantage du premier… pour quelques 13 minuscules secondes restées célèbres. Tout juste les plus fidèles de l’épreuve se rappellent-ils la belle victoire d’étape accrochée par Lionel Péan, dont le souvenir n’aura pas résisté à l’implacable mano à mano entre deux générations de marins et à l’explosion du « Chacal ». Bonne nouvelle, le skipper de Banque Populaire sera de la fête pour cette édition 2020.

Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique

« La 51e Solitaire du Figaro est confirmée : c’est le meilleur des scénarios !
La Loire-Atlantique avait accueilli le grand départ de la précédente saison. La mythique course revient du 16 au 20 septembre. Nous aurons le plaisir de vivre deux belles étapes et le Grand Final au cœur de l’estuaire, à Saint-Nazaire. Lieu emblématique de la rencontre entre le plus long fleuve et le plus long pont de France, face à l’océan.
Une véritable course contre la montre s’engage désormais du côté des skippers, pour reprendre la navigation et les entraînements. Avec le contexte de crise sanitaire, les participants se préparent en un temps record dans des conditions exceptionnelles pour une édition 2020 toute aussi exceptionnelle.
Belle préparation à toutes et tous ».

L’affiche de l’édition 2020

Il aura donc fallu patienter pour en avoir la certitude, mais de Saint-Quay-Portrieux à Saint-Nazaire en passant par Dunkerque, tous les voyants sont enfin au vert pour accueillir les marins et leurs partenaires sur La Solitaire du Figaro 2020. Une confirmation attendue qui va désormais pouvoir officiellement s’afficher en grand et fièrement grâce à un visuel mettant en avant toute l’intensité des débats nautiques qui s’annoncent.

Toute l’équipe organisatrice est désormais à pied d’œuvre afin d’affiner le dispositif final, déterminée à faire de cette édition particulière… une édition inoubliable !

Ils ont dit :

Marie-Claire Diouron, présidente de Saint-Brieuc Armor Agglomération

« En 2020, Saint-Brieuc Armor Agglomération poursuit son Ambition Nautique avec l’accueil du Grand Départ de La Solitaire du Figaro à Saint-Quay-Portrieux. Tout en étant vigilante au contexte et aux directives sanitaires, l’agglomération peut tenir ses engagements en accompagnant OC Sport Pen Duick sur la tenue de cet événement essentiel pour le développement de l’économie maritime et touristique de la Baie de Saint-Brieuc. »

Patrice Vergriete, maire de Dunkerque, président de la Communauté urbaine

« Accueillir pour la première fois à Dunkerque une course aussi renommée que La Solitaire du Figaro témoigne d’une nouvelle étape franchie dans l’attractivité de notre territoire. Grâce à notre savoir-faire en matière d’accueil de grands événements nautiques, cette escale sera à la fois un grand rendez-vous sportif mais aussi un rassemblement festif pour toute la population de notre agglomération ».

David Samzun, maire de Saint-Nazaire

« Son littoral préservé compte parmi les atouts uniques de Saint-Nazaire. Une réalité vécue par les habitant.e.s., et confirmée par l’arrivée de nouveaux Nazairiens et de touristes toujours plus nombreux. Chacun profitant de cette vie urbaine depuis les lieux naturels ou encore depuis les nouveaux espaces publics du front de mer, des rives du Brivet ou de la place du Commando. Accueillir La Solitaire du Figaro, événement aussi prestigieux qu’incontournable dans l’univers du nautisme, c’est pour Saint-Nazaire une grande fierté et une nouvelle preuve de la pertinence de son ambition maritime et littorale ».

L’article L’édition 2020 de La Solitaire du Figaro confirmée est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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La Solitaire du Figaro confirmée pour un départ le 30 août de la Baie de Saint-Brieuc

La Solitaire du Figaro confirmée pour un départ le 30 août de la Baie de Saint-Brieuc

Si le format définitif nécessite encore de s’adapter aux contraintes sanitaires, la course partira bien de la Baie de Saint-Brieuc. Après une escale intermédiaire à Dunkerque, une première pour l’épreuve, c’est en Loire-Atlantique, à Saint-Nazaire, que se jouera le Grand Final. Les organisateurs espèrent entre 20 et 30 skippers au départ. 17 sont dors et déjà inscrits, notamment ceux qui ont déjà leur budget et qui participent également à la Solo Maitre CoQ. Pour les autres, il leur reste encore à boucler leur budget.

Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique : « La 51e Solitaire du Figaro est confirmée : c’est le meilleur des scénarios ! La Loire-Atlantique avait accueilli le grand départ de la précédente saison. La mythique course revient du 16 au 20 septembre. Nous aurons le plaisir de vivre deux belles étapes et le Grand Final au cœur de l’estuaire, à Saint-Nazaire. Lieu emblématique de la rencontre entre le plus long fleuve et le plus long pont de France, face à l’océan. Une véritable course contre la montre s’engage désormais du côté des skippers, pour reprendre la navigation et les entraînements. Avec le contexte de crise sanitaire, les participants se préparent en un temps record dans des conditions exceptionnelles pour une édition 2020 toute aussi exceptionnelle. ».

 

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Clarisse Crémer boucle son premier stage offshore avec l'IMOCA Banque Populaire

Clarisse Cremer participait à son premier stage en IMOCA en fin de semaine, organisé par le Pole Finistère. Retour sur ces trois jours à bord de Banque Populaire.

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Crédit : J Lecauday

Savoir se concentrer sur ses objectifs à soi 

"Fin de mon premier entraînement en solo avec le fameux pôle de Port La Forêt ! Une journée de parcours en baie et 48h d'offshore : à part dans le petit temps ou au près, je ne risquais pas de rivaliser avec les champions qui volent sur leurs foils à fond la caisse mais rien que de prendre des départs en flotte et de se savoir avec d'autres copains sur l'eau, ça motive bien ! Il faut juste savoir se concentrer sur ses objectifs à soi et ne pas se laisser influencer par le tempo des cadors.

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La Vendée Arctique Race dans quelques jours

Je me sens de plus en plus à l'aise sur le bateau, ça tombe bien car je pars dans seulement dix petits jours pour la Vendée Arctique Race. Place au repos donc et aux derniers préparatifs pour cette boucle entre l'Islande, les Acores et les Sables d'Olonne, ma première course en IMOCA."

Source : C.Cremer

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Camille Lecointre et Aloïse Retornaz de retour à l’entraînement

Cela faisait 3 mois que les Marins de l’année 2019 n’avaient pas remis les pieds sur un 470. Le feu vert pour reprendre les navigations en double s’est fait attendre, mais aujourd’hui Camille Lecointre et Aloïse Retornaz ont enfin pu reprendre le chemin des entraînements avec Tokyo 2021 en ligne de mire. Une reprise en douceur dans un contexte encore incertain.

Le déconfinement a permis à chacune de sortir de chez elle comme tous les français mais pas de naviguer… Camille et Aloïse ont tenu à perdre le moins de temps possible et ont repris les entraînements physiques en extérieur. Mais le retour sur l’eau devenait pressant, c’est donc en solo sur le Waszp de Camille qu’elles ont pu naviguer chacune leur tour à partir du 11 mai.
Dès le feu vert donné par la Fédération Française de Voile il y a 15 jours, elles ont enfin pu se retrouver en double à bord de leur 470 pour des entraînements techniques. « A part lors de notre tout premier virement de bord où nous avons failli finir à l’eau, nous avons vite repris nos marques et je suis contente de voir que nous n’avons pas perdu au niveau technique. » commente Camille, « C’est même mieux que ce que je m’étais imaginée » renchérit Aloïse.

Un stage à Quiberon pour se challenger

Le duo a participé à un stage d’entraînement avec cinq autres duos en 470 (un duo féminin, un duo masculin et deux duos mixtes), organisé par l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques de Quiberon.

Aloïse Retornaz :

« Cela faisait longtemps que nous n’avions pas navigué avec d’autres 470. C’était vraiment bien ! Contente de reprendre et de nous challenger. C’était une semaine de reprise intense. En plus des navigations, nous avons pu débriefer et analyser toutes nos sorties en vidéo. Cela nous a permis de voir certains détails et de les rectifier une fois sur l’eau. »

Camille Lecointre :

« C’était une très bonne semaine effectivement. Il y avait un bon niveau, une belle ambiance, nous avons pu nous faire challenger et nous remettre dans le rythme. Nous avons même fait un raid jusqu’à Belle-île, 3h pour y aller 2h pour revenir ! Cela fait du bien d’être plusieurs, cela nous a apporté de la motivation. C’était assez dur physiquement, parce que nous avons perdu un peu de muscles durant le confinement, mais ce n’est que de la bonne fatigue ! »

Encore une part d’ombre sur le planning des compétitions

Et après ? Deux compétitions ont été reportées et en attente de validation des dates : le Championnat d’Europe à Hyères du 12 au 19 septembre et Le Mondial de Majorque du 2 au 10 octobre. Réponse début juillet.

Aloïse Retornaz :

« C’est une reprise vraiment progressive, on ne se met pas de pression car il faut garder de la motivation sur toute l’année qui arrive. La compétition nous manque beaucoup, c’est assez frustrant de ne pas nous mesurer aux autres depuis mars… »

Camille Lecointre :

« C’est un peu dur psychologiquement de ne pas savoir si l’on va avoir ou non des Championnats en 2020. Si ce n’est pas le cas, ça va être une très longue période d’entraînement… et ce n’est pas ce qu’il y a de plus motivant. Forcément, nous avons pris un coup au moral suite au report des Jeux Olympiques en 2021 mais nous savons qu’une fois en mode compétition, nous serons 100% motivées e t que le mental suivra. »

Dans les jours à venir, Camille et Aloïse vont se rendre à Marseille pour vérifier que les deux 470 (Patrick et Carapuce) qui devaient être envoyé à Tokyo se portent bien. D’une pierre deux coups, cela leur permettrait de s’entraîner avec le duo 470 masculin sélectionné pour les Jeux. (Ndlr. Kevin Peponnet et Jérémie Mion)

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Pierre Quiroga et Erwan Le Draoulec prêts pour la Solo Maitre CoQ jeudi, "Nous avions peur d’une saison blanche"

La Solo Maître CoQ aura bien lieu. Et elle débute cette semaine. Les 30 skippers prendront le départ de la course jeudi 25 juin et lanceront la saison 2020 du Circuit Figaro Bénéteau. Les deux skippers Macif Pierre Quiroga et Erwan Le Draoulec clôturent trois semaines d’entraînement avec le Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt et se mettent en condition pour appréhender les 340 milles du parcours au départ et à l’arrivée des Sables d’Olonne. 

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Crédit : Y Riou

Reprise de saison aux Sables d'Olonne

Impacté par les restrictions liées au Covid-19, le programme du Championnat de France Élite de Course au Large 2020 a été revu. Initialement prévu le 16 mars, les 30 skippers dont Pierre Quiroga (Skipper Macif 2019) et Erwan Le Draoulec (Skipper Macif 2020), prendront finalement le départ de la Solo Maître CoQ jeudi prochain, aux Sables d’Olonne pour une boucle de 340 milles entre Belle Ile, l’Ile d’Yeu et l’Ile de Ré. 

« Nous avions peur d’une saison blanche, nous sommes donc ravis de garder un programme quasiment intact, » se réjouit Pierre Quiroga. « C’est déjà super qu’il y ait une course, premier événement sportif depuis le déconfinement. » termine Erwan Le Draoulec

Stages au Pole Finistère

Depuis la fin du confinement, les deux skippers Macif ont participé aux stages d’entraînement du Pôle Finistère Course au Large, à Port-la-Forêt. Une remise en condition nécessaire pour préparer au mieux cette Solo Maître CoQ, qualificative pour la Solitaire du Figaro (en tant que bizuth sur la Solitaire du Figaro, Erwan Le Draoulec devra franchir la ligne d’arrivée de la Solo Maître CoQ pour se qualifier à l’épreuve majeure de la saison) et comptant pour le Championnat de France Élite de Course au Large.

« Les reprises d’entraînement se passent bien, ça fait plaisir de pouvoir enfin naviguer. Nous avons pu tester nos nouvelles voiles et réellement rentrer dans la confrontation pendant ce stage. J’ai l’habitude de ce circuit et j’ai envie de voir si j’ai progressé autant que je le souhaite. Cette course sera l’occasion de rapidement voir où nous en sommes par rapport aux autres concurrents. » indique Pierre Quiroga. 

« Il faudra avant tout prendre du plaisir et suivre le rythme imposé par la tête de la flotte. Mon objectif est de finir devant les bizuths qui seront mes concurrents sur la Solitaire. » ajoute Erwan Le Draoulec qui naviguera pour la première fois comme Skipper Macif. 

Rendez-vous donc le 25 juin à 13h pour le coup d’envoi de la saison. Arrivée prévue le samedi 27 juin.

PROGRAMME SPORTIF DE L’ANNÉE 2020

Solo Maître CoQ : Du 24/06 au 28/06
Drheam Cup : Du 19/07 au 21/07
Solo Guy Cotten : Du 04/08 au 09/08
Solitaire du Figaro : Du 30/08 au 20/09

Le Havre Allmer Cup : Du 08/10 au 17/10

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Maxime Sorel, avec ses armes

Le 8 novembre, le navigateur cancalais coupera la ligne de départ de son premier Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le 4 juillet, il prendra le départ de sa deuxième compétition en Imoca et en solitaire avec la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Le skipper de 33 ans a pour objectif principal de boucler sa première boucle planétaire et a le souhait d’essayer de monter sur le podium des voiliers de la classe IMOCA à dérives droites. Parmi les concurrents au départ, tous, même si les voiliers appartiennent à la même jauge, n’auront pas réellement les mêmes performances et il existera des disparités au sein de la flotte.

Des caractéristiques différentes

La jauge IMOCA, soit les règles de construction des voiliers de la classe, est la même pour l’ensemble des participants au prochain Vendée Globe mais elle a évolué au fil des années et donc les bateaux ont quelques différences en termes de dessins architecturaux selon la date de leur conception. « De là à dire que nous allons vivre un Vendée Globe à deux vitesses, c’est un peu de trop » explique Maxime Sorel. « Mais, c’est vrai que nous n’allons pas bénéficier tous des mêmes atouts en matière de vitesse. Je distingue donc les foilers, les monocoques pourvus de foils qui appartiennent à la génération du Vendée Globe 2016 et qui ont été conçus dernièrement, et les voiliers à dérives droites qui sont plus anciens. »

Le voilier V and B – Mayenne en adéquation avec les ambitions de Maxime

Le plan VPLP – Verdier 2007 V and B – Mayenne fait partie des unités non équipées de foils. Il est passé entre les mains de Kito de Pavant puis Armel Tripon, Thomas Ruyant et Enda O’Coineen. « Mon dragon des océans est un voilier moins complexe que les dernières générations. Il apporte des garanties de casse moins importantes que les foilers notamment parce qu’il est moins large en surface offerte à un objet non identifié que les bateaux récents. V and B – Mayenne est léger, rapide au près à contrario des foilers. Il est aussi puissant au portant. En somme, on peut dire qu’il est polyvalent et surtout adapté à mon premier Vendée Globe. » Les différentiels de vitesse sont, tout de même, forts en comparaison et à la vue du bond technologique des dernières années.

Des écarts de vitesse conséquents

« A certaines allures, V and B – Mayenne rendra 5 nœuds à un Charal, LinkedOut, Apivia ou Hugo Boss. C’est un fait. Mais, de mon côté, je ne me soucie pas vraiment de cet écart. Je vais prendre le départ du Vendée Globe et de la Vendée – Arctique – Les Sables avec mes armes, mon budget, environ 2 millions d’euros sur 28 mois, et concrètement je ne joue pas dans les mêmes cours que les marins qui en sont à leur troisième voire quatrième Vendée Globe avec évidemment une bien plus grande expérience que moi. Je ne comparerai pas non plus mon projet avec ceux qui ont des budgets beaucoup plus conséquents. Je prends beaucoup de plaisir à mettre mon nez partout dans mon projet. Je ne suis pas juste un pilote mais bien un entrepreneur qui gère l’ensemble des composantes de son défi. J’y vais avec énormément d’envie mais aussi, avec de supers partenaires fidèles et engagés dont V and B et le département de la Mayenne. Pour une équipe comme la mienne, à la vue de la complexité de la préparation à ce Tour du Monde sans escale et sans assistance, on a déjà démarré l’ascension de cet Everest. »

19 bateaux à foils, 15 bateaux à dérives droites de 18,28 mètres seront début novembre dans les starting-blocks avec des ambitions disparates, la magie du Vendée Globe pourra alors opérer. Certains coureurs voudront absolument gagner, d’autres partiront clairement à l’aventure ou, à l’instar de Maxime, avec la grande envie de rendre une copie propre alliant des découvertes, l’inconnue et une bonne dose de performance.

Le programme de V and B – Mayenne

4 juillet : départ Vendée – Arctique – Les Sables 9 au 13 septembre 2020 : Défi Azimut à Lorient 27 septembre : les Virades de l’Espoir – Vaincre la Mucoviscidose 8 novembre 2020 : départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne

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La Normandy Channel Race 2020 confirmée

A l’issue de plusieurs réunions tenues la semaine dernière à Caen la NORMANDY CHANNEL RACE 2020 est donc confirmée, sous réserve bien entendu de l’évolution sanitaire en France.

Un projet de dispositif a été élaboré par l’organisateur en collaboration avec les collectivités partenaires pour à la fois prendre en compte les consignes sanitaires et permettre le meilleur déroulement possible de cette 11ème édition. Ce projet devra bien sûr être validé définitivement par les autorités municipales et préfectorales.

Un village sera bien mis en place sur le Quai Vendeuvre face aux bateaux mais sera restreint dans sa jauge de public, avec un sens unique de circulation et limité en tentes pour permettre un meilleur flux du public et le respect des règles de distanciation. Les événements grand public pour lesquels les règles de distanciation sont difficiles à mettre en œuvre sont annulés comme la traditionnelle présentation des skippers le samedi après-midi du week-end départ et la remise des prix le dimanche du week-end des arrivées.

Le programme maritime reste conforme à l’avis de course et les vedettes prévues au départ sont maintenues avec la mise en place à bord des règles sanitaires.

Ainsi les Caennais et Normands pourront venir à la rencontre à nouveau des skippers, le bassin St Pierre retrouver comme chaque année sa belle ambiance maritime, et les médias venir rencontrer les marins, tout en garantissant à tous un cadre sécurisé.

Un plateau sportif de grande qualité

21 équipes sont inscrites à ce jour pour la course qui devrait au final compter environ 25 Class40 au départ le 13 septembre. (Voir liste des inscrits sur le site http://www.normandy-race.com/index/inscrit )

Après une année amputée des épreuves précédentes du Championnat Class40 les meilleurs skippers et les bateaux les plus récents sont inscrits, laissant présager une fois de plus une compétition acharnée sur ce parcours exigeant.

6’’ en 2018 entre les deux premiers après une semaine de mer, une minute en 2019, les pronostics sont ouverts pour 2020.

Et à côté des Class40 mis à l’eau quelques semaines ou quelques mois avant l’événement la grande diversité richesse de la Class40 est présente, projets professionnels et amateurs, bateaux plus ou moins récents mais qui peuvent tous jouer sur un parcours difficile et à rebondissements, et ou encore projets en rodage préparant le tour du monde GLOBE40 pour l’année prochaine.

Une Class40 qui envisage l’avenir avec sérénité ayant annoncé ces deux dernières semaines, malgré la crise, le lancement en chantier de 4 nouvelles unités.

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La Class40 résiste à la crise

L’annonce au cours des deux dernières semaines de la construction de quatre nouveaux bateaux (pour Antoine Carpentier, Axel Tréhin, Jonas Gerckens et Aurélien Ducroz) monte que la Class40, même en temps de crise, continue à attirer marins et partenaires. Et d’autres annonces devraient suivre, avec notamment un nouveau Pogo40 pour Jean Galfione. Comment ses projets se sont-ils montés ? La crise a-t-elle eu un impact ? Tip & Shaft a enquêté.

Après les deux premiers scows Crédit Mutuel (plan David Raison pour Ian Lipinski) et Banque du Léman (Mach 40.4 signé Sam Manuard pour Valentin Gautier et Simon Koster) sortis en 2019, puis la mise à l’eau, la semaine dernière, du nouveau Mach 40.4 d’Olivier Magré (photo), le début du mois de juin a été riche du côté de la Class40 avec quatre nouveaux bateaux annoncés, la plupart avec des partenaires et des budgets bouclés.

Prochain bateau attendu, fin août, un troisième Mach 40.4 pour Antoine Carpentier, construit chez JPS à La Trinité-sur-Mer, qui portera les couleurs de Redman. Un sponsor quasi nouvel entrant dans la course au large, dont le co-fondateur Matthias Navarro explique à Tip & Shaft ce choix stratégique : « Il y a d’abord le fait qu’Antoine soit un ami de 30 ans, puisque nous étions au collège ensemble. Nous l’avons ensuite suivi de manière un peu plus light sur la Route du Rhum en 2018. Ça nous a donné envie d’aller plus loin et d’investir davantage dans un sport qui, s’il est très éloigné de notre métier de la promotion immobilière, a des valeurs qui entrent en résonance avec les sujets de ville bas carbone et de ville inclusive que nous portons. »

L’accord entre les deux parties porte jusqu’à fin 2022 – Redman est armateur et assure une partie d’un budget de fonctionnement que le skipper annonce aux alentours de 300 000 euros HT (amortissement du bateau inclus) – a été scellé en février, juste avant que le Covid-19 ne débarque vraiment en France. Un événement qui n’a pas changé l’état d’esprit chez Redman, confirme Matthias Navarro : « Cette aventure au long cours n’a pas été du tout remise en cause par le Covid, c’est un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous voulons vraiment avancer ».

Même cas de figure du côté de Volvo Belgique qui, en janvier, s’est engagé pour cinq ans aux côtés de Jonas Gerckens, avec un nouveau plan Raison construit, lui aussi, chez JPS. Et un programme le menant jusqu’à la deuxième édition de la Globe40 en 2025, doublé d’une campagne olympique sur la nouvelle épreuve de course au large mixte en vue des JO de Paris 2024. « Avec la crise, j’ai forcément eu des doutes, parce qu’on sait bien que dans ce genre de configuration, on est sur un siège éjectable, mais Volvo m’a très vite dit qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir, explique le Belge. En revanche, comme il fallait trouver des investisseurs pour le bateau, dont Volvo ne souhaitait pas être propriétaire, le dossier a été freiné. Quand j’ai appris à la sortie du confinement qu’il y avait pas mal de projets prêts à être lancés, j’ai prévenu les investisseurs que si on voulait ne pas rater une partie de la saison 2021, il fallait signer rapidement. Ils ont compris très rapidement et en une semaine, c’était réglé. » Le futur Max40, attendu en avril 2021, coûtera « entre 600 000 et 650 000 euros » selon l’ancien ministe qui table sur un budget annuel de l’ordre de 400 000 euros, amortissement du bateau compris.

De son côté, Aurélien Ducroz a annoncé mardi avec son partenaire Crosscall la construction d’un nouveau Class40 – architecte et chantier n’ont pas encore été choisis – qui sera lui aussi mis à l’eau au printemps 2021, à la grande satisfaction du champion de ski freeride (voir notre interview complète sur notre site), qui évoque un budget identique à Jonas Gerckens : « C’est la première fois que je vais avoir de la visibilité sur du long terme et que je vais pouvoir faire des saisons complètes, alors que jusqu’ici, c’était toujours course par course, à l’arrache. » Comment Crosscall, investi depuis 2016 auprès d’Aurélien Ducroz dans le ski et déjà co-partenaire sur la dernière Transat Jacques Vabre (5e place avec Louis Duc), s’est-il laissé convaincre ? « Sans cette belle aventure de la Jacques Vabre, je ne sais pas si on aurait signé ce projet, répond Benjamin Schweizer, responsable promotion de la société de téléphonie. Cela a été une super opportunité de faire un premier pas en tant que sponsor majeur d’un bateau sur un projet imbattable en termes de coûts et d’exposition [il évoque un investissement « en-dessous de 100 000 euros », NDLR] Le fait d’avoir le naming du bateau, c’est incomparable, l’aventure a aussi été très suivie en interne. Ça nous a décidés à prolonger. »

Comme pour Volvo, Crosscall n’est pas armateur du bateau dont le skipper évalue le budget de construction « entre 700 et 750 000 euros ».  Contrairement aux deux cas précédents, le projet a tout de même été impacté par la crise Covid : « Il y a eu des ajustements, parce nous devions initialement faire la saison 2020 sur un bateau loué, ce ne sera pas le cas, mais le cœur du projet reste intact », explique l’ancien ministe. Qui retrouvera sur le circuit Class40 un autre marin issu de la classe Mini, Axel Tréhin. Ce dernier, deuxième de la dernière Mini-Transat en proto sur un bateau construit de ses mains, vient en effet de lancer un Max40 dont la maîtrise d’œuvre a été confiée à JPS, le skipper de Project Rescue Ocean assurant personnellement tout ce qui est « transportable » dans son atelier d’Auray.

Financé « autour de 650 000 euros » grâce à la vente imminente de son Mini et à un investisseur qui souhaite rester discret, le bateau est attendu fin décembre. Le marin n’a en revanche pas encore de partenaire pour assurer le budget de fonctionnement qu’il évalue à 370 000 euros par an – amortissement du bateau et prestation de communication compris. « Mais si on s’est lancés là-dedans, c’est parce qu’on y croit. On a le temps de la construction pour boucler le budget d’exploitation du bateau au moins sur 2021, idéalement jusqu’à fin 2022. Sachant que ce qui fait un peu ma différence par rapport à d’autres, c’est justement d’être hyper impliqué dans la partie construction, ça permet de raconter une histoire plus longue qui commence d’une page blanche et va jusqu’à traverser l’Atlantique en double ou en solitaire. »

Une « histoire longue« , Jean Galfione en raconte une depuis plus de deux décennies, entre sa première vie de perchiste de très haut niveau (champion olympique en 1996) et une seconde de marin. Cette dernière va au moins se prolonger jusqu’en 2022, puisque l’intéressé révèle à Tip & Shaft qu’il sera le destinataire du premier Pogo 40S4 sur plan Verdier, qui marque le retour du chantier Structures sur le support (voir notre article). Ce sera le troisième 40 pieds de Jean Galfione, fidèle à la classe depuis 2010.

« Avant même la dernière Route du Rhum, on avait ce projet de bateau neuf avec mon sponsor Marc Le Bras, qui dirige Serenis Consulting. On a attendu de voir les dernières évolutions sur la Transat Jacques Vabre et, à partir de là, on a commencé à discuter avec différents architectes et chantiers. Moi, j‘avais vraiment envie de travailler avec Structures parce qu’ils avaient dessiné mon premier bateau, mais quand je les ai contactés au tout début, ils n’étaient pas encore prêts à repartir en 40 pieds. J’ai ensuite contacté David Raison, mais les choses ne se sont pas concrétisées, puis Erwan (Tymen, responsable technique chez Structures) m’a rappelé, en me disant que je les avais titillés et qu’ils allaient se lancer. » La construction débute en septembre pour une mise à l’eau en mars et il y a de fortes chances que ce premier Pogo 40S4 ne soit pas le seul au départ de la prochaine Route du Rhum. « On a présenté le projet à pas mal de monde, deux ou trois skippers sont plutôt très intéressés« , confirme Erwan Tymen.

Du côté du cabinet Marc Lombard aussi, les choses bougent, ce que confirme l’architecte Eric Levet : « On est en cours de finalisation pour un deuxième bateau [un premier a été dessiné pour l’Australien Rupert Henry qui souhaite courir la Globe40 en 2021, NDLR] qui devrait être construit en Bretagne pour une mise à l’eau en avril 2021 [ce n’est pas le futur Crosscall, nous a confirmé Aurélien Ducroz, NDLR]. La période n’a pas remis en cause le projet, on se rend compte que la plupart des projets de Class40 qui étaient en discussion sont confirmés, c’est une bonne nouvelle. » Ce que note aussi Jonas Gerckens : « Dans la situation actuelle, entre crise sanitaire financière, c’est une bouffée d’oxygène de voir autant de nouveaux projets se lancer, de nouveaux partenaires arriver ou d’anciens renouveler leur engagement. « 

Pour le président de la classe Halvard Mabire, cette résilience s’explique par l’accessibilité de la Class40 : « Dans la période actuelle, l’intérêt pour la voile et ses valeurs va probablement monter. Et quand certains vont réfléchir au bon support pour aborder la course au large, la Class40 sera bien positionnée, c’est une des classes qui va le mieux résister à la crise dans la mesure où les budgets sont raisonnables. Je suis assez content à ce titre qu’on ait résisté à la pression qu’on a eue il y a deux-trois ans quand certains voulaient qu’on autorise les foils. » Aurélien Ducroz, qui a, un temps, tenté de monter un projet de Vendée Globe, ajoute : « On est loin des millions d’euros  d’investissement d’autres supports ; la Class40, avec des budgets limités ouvre l’accès à des courses magnifiques. « 

A lire en complément : Aurélien Ducroz : « La Class40 est ce qui me correspond le mieux » 

Photo : Olivier Magré

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Le CEM prépare la relève olympique

Du 23 au 26 juin, le Centre d’Entraînement Méditerranée reçoit sept jeunes athlètes en sélection pour entrer au Pôle France Relève Nacra17 (catamaran mixte olympique). Objectif : accompagner ces jeunes pousses dans leur chemin vers l’élite olympique, dans le sillage de l’Equipe de France incarnée aujourd’hui par Quentin Delapierre et Manon Audinet, les sélectionnés pour les J.O de Tokyo.

Entre le Pôle Espoir Nacra15 et l’Equipe de France Nacra 17 présente à La Grande Motte depuis deux olympiades, le Pôle France Relève Nacra17 était un peu le « chaînon manquant » de la filière catamaran haut niveau qui s’organise au CEM depuis plusieurs années.

A la rentrée 2021, plusieurs équipages mixtes (moins de 23 ans) vont mettre un pied dans l’aventure olympique pour prendre un jour la suite des élites. En ligne de mire : 2024, 2028 et peut-être plus loin.

Au programme, de mardi à vendredi : navigations, tests physiques et entretiens individuels sous la houlette de Franck Citeau, entraîneur national Nacra17 et directeur sportif du CEM ainsi que Loic Billon, responsable des équipes Relève à la FFVoile. A l’issue de cette session, un ou plusieurs équipages seront retenus.

Franck Citeau, directeur sportif du CEM et entraîneur national des Nacra17 :

« C’est la première sélection de ce type en France pour les Nacra17. Ces jeunes sont la première génération derrière Billy Besson/Marie Riou (quadruples champions du monde) et Quentin Delapierre/Manon Audinet (sélectionnés à Tokyo). L’idée est de détecter les coureurs ayant un potentiel, de former les champions de demain. »

Manon Audinet, équipe de France Nacra17, sélectionnée aux JO de Tokyo :

« Former la Relève, c’est essentiel si nous voulons que notre sport perdure dans le temps. On a la chance d’être sur un support fun, qui donne envie. C’est un support mixte, donc totalement dans l’air du temps. Voir ces jeunes arriver me donne envie de montrer l’exemple, de les faire rêver en faisant des résultats. C’est motivant aussi pour nous. Ils vont prendre un chemin qui n’est pas forcément facile. Pour atteindre l’élite, il faut avoir une envie dingue de performer, de progresser à chaque sortie, chaque navigation. Et avoir une grosse capacité de travail. C’est vraiment ce qui fait la différence en olympisme, ta capacité à travailler deux fois plus que l’équipe d’à-côté ! ».

Quentin Delapierre, équipe de France Nacra17, sélectionné aux JO de Tokyo :

« Ce qui est génial, c’est qu’une filière se met en place avec ces jeunes venus du Nacra15 qui ont du niveau. Ils viendront bientôt challenger les anciens, ceux qui sont déjà en place sur cette olympiade ! C’est bon de voir que l’olympisme et ses valeurs font toujours des émules. De la part de ces coureurs, c’est une vraie décision. A mon sens, une des plus grandes qualités à développer pour faire une campagne olympique, c’est l’abnégation ! Savoir se prendre des claques tout en continuant à travailler. C’est ça le truc : il ne suffit pas d’y croire si tu ne travailles pas et il faut savoir encaisser les coups, se remettre sans cesse en question, même quand on fait partie de l’élite. »

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Retour à la compétion pour Nils Palmieri !

La Solo Maître Coq 2020 aura bien lieu ! Première compétition sportive, toutes disciplines confondues, autorisée en France depuis le déconfinement, la Solo Maître Coq se tiendra du 24 au 28 juin au départ et à l’arrivée des Sables-d’Olonne. Le coup d’envoi sera donné jeudi 25 juin à 13h. Nils Palmieri et les 29 skippers engagés effectueront une boucle de 360 milles entre Belle-Île, l’île de d’Yeu et l’île de Ré.

Prévue mi-mars, la Solo Maître Coq avait été stoppée nette dans son élan du fait de la crise sanitaire liée au Covid-19. Alors que toutes les équipes étaient aux Sables-d’Olonne, la course avait été annulée. Nils Palmieri avait dû rebrousser chemin et rentrer à Lorient. Au terme d’un travail collaboratif des acteurs majeurs de l’événement, la compétition a pu être validée, mais seule la grande course est maintenue afin de respecter le cahier des charges imposé par le contexte sanitaire actuel. Après le lancement manqué du circuit Figaro Bénéteau 2020, c’est enfin l’heure de prendre le large. Le skipper suisse, qui a pris la suite de Justine Mettraux sur le projet Figaro de l’entreprise internationale de services informatiques TeamWork, a hâte d’en découdre et de pouvoir enfin se mesurer aux pointures de la classe Figaro qui seront présentes jeudi au départ de la course.

À 3 jours du coup d’envoi de ta première compétition en Figaro, comment te sens-tu ?

Nils Palmieri : « Je me réjouis, je suis vraiment impatient de prendre le départ ! Je me sens prêt, le bateau est prêt. On a fait pas mal de côtier ses deux dernières semaines avec des nuits en mer. Je me sens à l’aise sur le bateau, la vie à bord se passe bien, donc c’est cool. Au niveau confrontation, je n’ai navigué que face à mes camarades de Lorient. Ça va être la grande découverte de se mesurer aux autres. »

Quel est ton programme avant le départ ?

NP : « On part de Lorient demain matin. On a prévu de quitter le ponton très tôt… à 5h30 ! L’idée c’est d’arriver en début de soirée aux Sables-d’Olonne. On devrait mettre 14h pour convoyer. Ça va faire une bonne grosse journée. J’ai déjà fait ce convoyage en class40 pour la course Les sables – Horta – les Sables. En mars, j’ai fait un aller-retour pour la Solo Maître Coq. Je commence à bien connaître le coin ! »

Te fixes-tu un objectif pour cette première course de la saison ?

NP : « Ce n’est pas possible de se donner un objectif vu que je ne connais pas du tout mon niveau. J’ai plutôt des objectifs de naviguer propre et de faire de belles trajectoires. Ce qui va être important pour moi, c’est de sentir que je peux suivre le gros du peloton. Il va forcément falloir se mettre dans le dur, mais l’idée, c’est que je ne sois pas dépassé par les événements et que j’ai toujours un coup d’avance dans ma stratégie et mes manœuvres. »

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Le Trophée des Multicoques n'aura pas lieu cette année à La Trinité sur Mer, rendez-vous en 2021


Le Trophée des Multicoques 2020 n'aura pas lieu. L'organisation s’est réunie pour décider de la suite à donner à l’édition 2020, programmée fin août. A ce jour, trop d’incertitudes persistent pour assurer une troisième édition conforme aux attentes.

 

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Crédit : M Coudriet

Dès septembre, l’équipe se mobilisera pour que l’édition 2021 soit animée sur l’eau, festive à terre, attrayante pour les partenaires. 

Vous conseille : Le Trophée des Multicoques 2019 sacre ses vainqueurs, Belloir, Guillemot, ils remportent la deuxième édition

 

Source : Trophée des Multicoques

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De retour sur l'eau avec Hugo Boss, Alex Thomson, 2e du Vendée Globe 2016, fait l'impasse sur la Vendée - Arctique

Alex Thomson est de retour sur l'eau à bord d'HUGO BOSS, le bateau qu'il a construit pour le Vendée Globe 2020. "Pour nous, l'accent est - et a toujours été - axé sur le Vendée Globe. Tout ce que nous faisons maintenant doit être orienté pour arriver sur la ligne de départ le 8 novembre dans la meilleure forme possible."

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Credit : ATRacing


Pas de Vendée - Arctique pour Alex Thomson

Alex Thomson n'a pas pu s'entraîner pendant environ 9 semaines en raison de la pandémie de COVID-19. L'équipe a, depuis, pu retourner à l'eau pour continuer sa préparation pour le Vendée Globe.
"Pour nous, l'accent est - et a toujours été - axé sur le Vendée Globe." raconte Alex Thomson. «Tout ce que nous faisons maintenant doit être orienté pour arriver sur la ligne de départ le 8 novembre dans la meilleure forme possible.
« Nous devions participer à la New York -Vendée mais la course a été annulée en raison de COVID-19. En revanche, nous avons pris la décision de ne pas participer à son épreuve de remplacement la Vendée - Arctique.
« Outre les déplacements et les exigences de la quarantaine, je suis préoccupé par les risques de cette course (ndlr : les bateaux iront très nord). Pour nous, c'était un risque inutile de prendre si près du Vendée Globe."

2000 milles pour valider sa qualif' au Vendée Globe

Au cours des semaines et des mois à venir, Alex Thomson et son équipe s'entraîneront au large pour améliorer les performances d'HUGO BOSS, lancé l'été dernier après plus de deux ans de conception et de construction. Le skipper achèvera également son passage en solo de 2 000 milles, une dernière étape pour se qualifier pour le Vendée Globe.

Par la rédaction

Source : ATR

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Retour en mer pour Newrest Art & Fenetres, Fabrice Amedeo : "Quel bonheur !"

"Charles Caudrelier : du bleu dans les yeux", de la Solitaire du Figaro à la VOR, le skipper de Gitana 17 raconte

De la Solitaire du Figaro à la Volvo Ocean Race, retrouvez Charles Caudrelier dans ce documentaire de 52 minutes.  Le skipper de l'Ultim...

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Patricia Brochard : « Les crises accélèrent les prises de décisions »

Avec la pandémie de Covid-19 qui touche la planète s’ouvre une grande période d’incertitude pour le sport, à laquelle la voile de compétition n’échappe pas. Quels seront les impacts sur la discipline à court et à moyen terme ? Quels changements de modèles économiques s’annoncent ? Comment les courses doivent-elles se transformer ?  Quels vont être les comportements des sponsors ?

Pour essayer de mieux comprendre ces nouveaux enjeux, Tip & Shaft a lancé une série de grands entretiens autour du futur des courses à la voile. Notre dernière invitée est Patricia Brochard, co-dirigeante de Sodebopartenaire majeur du Vendée Globe, sponsor titre du projet Ultim de Thomas Coville, mais aussi présidente de la classe Ultim 32/23, qui évoque notamment l’avenir de la classe après le retrait annoncé la semaine dernière de Macif.

Comment avez-vous accueilli l’annonce du retrait de Macif du programme Ultim ?
C’est évidemment une nouvelle qui a été difficile et, surtout, assez brutale. Avec un bateau en construction, on n’imaginait pas forcément que ça puisse se produire. Il faut rappeler que Macif a fait partie des premiers partenaires à s’engager, avec Sodebo, dans la construction de cette classe. Avec François, ils ont énormément contribué à son développement ; j’ai toujours dans la tête le souvenir de François qui nous avait appelés à son arrivée du Vendée Globe pour savoir où on en était de notre projet et voir si on pouvait construire quelque chose ensemble, il avait avec nous cet objectif de tour du monde en solitaire. Donc je suis peinée de les voir sortir, même si Macif continue, malgré tout, son engagement dans la voile. Ils ont accompagné François dans des aventures exceptionnelles, mais c’est vrai que le côté très brutal de cette décision a été un peu un choc.

Ce départ fragilise-t-il la classe Ultim 32/23 ?
On ne va pas dire que c’est génial et qu’on n’en a rien à faire, c’est évidemment un moment qui n’est pas simple pour la classe. Elle s’est construite il n’y a pas si longtemps, il faut du temps et une grosse expérience pour bien piloter ces bateaux, il y a tout un parcours à faire. De la même façon, il faut du temps pour que les entreprises s’acculturent à ce milieu, on rentre rarement directement en Ultim ; nous, comme les autres acteurs, avons commencé par vivre d’autres expériences dans la voile. Tout ça pour dire qu’il faut forcément un délai long pour construire et qu’on le fait aujourd’hui dans une période un peu compliquée. La classe est un peu comme une entreprise qui a démarré il y a deux ou trois ans et qui se retrouve aujourd’hui bousculée par cette crise, elle est forcément moins forte qu’une entreprise avec vingt ou trente ans derrière elle. Pour autant, je pense qu’il y a de vrais fondamentaux qui font que, si on est bousculés, il y a de l’énergie pour continuer à avancer quand même.

Avancer, c’est avancer sur le programme, qui reste assez flou, notamment pour 2021 : avez-vous des interrogations sur ce sujet, d’autant que sont venus se greffer la crise Covid et le retrait de Macif ?
Au sein de la classe, l’idée, c’est de poursuivre le programme tel qu’on l’avait imaginé. Evidemment, ces événements nous amènent aussi à nous donner pour priorité de trouver des solutions pour que les deux bateaux de Macif puissent être présents sur le circuit dès 2021. La prochaine étape, c’est vraiment ça. Une fois que ce sera un peu plus serein de côté-là, on passera à l’’annonce d’un programme. Mais notre ambition est clairement que ce tour du monde en équipage au départ de la Méditerranée ait lieu en 2021, on reste sur cette dynamique car, effectivement, le fait de ne pas avoir de visibilité n’engage pas de nouveaux projets à se joindre à nous.

« IL EST IMPORTANT QUE BREST OCEANS
SE FASSE VRAIMENT EN 2023 »

Etes-vous toujours confiante dans le fait que Brest Oceans, la course autour du monde en solitaire, aura bien lieu en 2023 ?
Oui, si je n’en étais pas convaincue, ce serait compliqué, parce que cela a été l’ambition depuis le début du projet. Brest Oceans a déjà été décalée, donc pour moi, c’est important qu’elle se fasse vraiment en 2023. Aujourd’hui, il faut qu’on rentre dans un nouveau cycle, il faut qu’on arrête d’adapter notre programme et qu’on cale des échéances de manière très précise, la clarté peut permettre à d’autres projets de nous rejoindre. A un moment, Il faut arrêter de trop remettre en cause, car ce n’est pas ce qui va aider la classe et le programme à se construire.

Que diriez-vous à un éventuel entrant pour l’inciter à rejoindre la classe Ultim ?
Si nous sommes engagés dans la voile et dans cette classe de bateaux depuis autant de temps, ce n’est pas seulement parce que nous trouvons que ce sont de beaux bateaux, mais aussi parce qu’il y a de véritables retours sur investissement, tant en termes de présence que d’image. Chez Sodebo, on a commencé à faire de la voile avant même de faire de la communication plus classique, parce que ça permet de raconter qui on est, ses valeurs… Quand on s’engage dans la course au large, on s’engage pour autre chose que de la simple visibilité.

Les bateaux naviguent-ils assez ? Ne devraient-ils pas plus se montrer sur des courses multi-classes, l’été en Méditerranée, voire l’hiver aux Antilles, pour attirer de nouveaux entrants ?
Il est difficile de faire plus de deux courses majeures par an avec ces bateaux. Quand on s’était penchés au début sur le programme, on s’était d’ailleurs plutôt projetés sur deux courses par an tous les deux ans et une course en année intermédiaire, avec, tout de même, deux tours du monde inclus. Après, en plus de ce programme obligatoire, on laissait la possibilité à chacun de faire un programme complémentaire à sa guise par rapport aux besoins éventuels des partenaires. Ce qui est important, c’est d’avoir des temps forts et ils existent. Maintenant, la difficulté, qui reste une vraie problématique, c’est que ce circuit reste très franco-français, même si le multicoque est quand même un marqueur de la course au large française, surtout en solitaire. Mais vous avez complètement raison en parlant de ces autres courses : ce sont des sujets qui vont être mis sur la table, il faut qu’on arrive à avoir un bon équilibre et qu’on invite davantage des skippers internationaux, surtout sur les courses en équipage.

« MAINTENIR NOS ENGAGEMENTS
DANS LA VOILE NOUS A PARU ÉVIDENT« 

Les coûts sont-ils aussi un sujet sur lequel vous planchez au sein de la classe ?
Oui, le sujet de la maîtrise des budgets est important, mais aussi celui du modèle économique qui, au final, est fragile. Aujourd’hui, ce modèle s’appuie essentiellement sur les entreprises et les collectivités et dès qu’il y a une crise économique, ça bouscule un peu tout le schéma. Donc ce sont des sujets qu’on n’a pas forcément bien traités jusqu’à présent et il va sans doute falloir que chacun s’engage dans cette réflexion. La solution n’est pas simple, parce que ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il faut maîtriser les budgets, mais les situations de chaos amènent en général à travailler plus rapidement sur un sujet latent depuis quelque temps. Tant qu’il n’y a pas une notion d’urgence, on a du mal à ramener tout le monde autour de la table. Les crises accélèrent souvent les processus et les décisions, je pense que la période que l’on vit va créer cette urgence à réfléchir collectivement. La Brest Atlantiques a d’ailleurs été un bon exemple en termes de maîtrise de coûts, dans la mesure où on a pu faire une course avec un budget plus que raisonnable – un peu plus de frugalité, en se concentrant sur l’essentiel – qui a bénéficié d’une bonne visibilité.

Dans quelles proportions la crise Covid a-t-elle affecté l’entreprise Sodebo ?
Les gens peuvent penser que l’alimentaire n’a pas été affecté, parce qu’il faut continuer à manger, mais, en réalité, nous l’avons été parce que nous avons des produits qui sont en grande partie plutôt destinés aux actifs. Le monde du travail a été complètement bouleversé pendant cette crise, et pour nous, l’impact est vraiment arrivé du jour au lendemain, avec une perte brutale de 30 à 40% de notre chiffre d’affaires, c’était assez hallucinant. Donc là, justement, il a fallu se concentrer sur l’essentiel, se réorganiser, protéger les salariés, tout ça pendant deux mois. Nous avons évité au maximum d’avoir recours au chômage partiel, parce que nous nous sommes dit que notre entreprise, si elle le pouvait, avait un devoir de participer à l’effort collectif en évitant de « puiser » dans l’Etat. Ça a été un vrai sujet.

Le sujet de votre engagement dans la voile a-t-il été évoqué ?
Quand vous êtes dans une situation de crise, vous devez à la fois gérer l’urgence, mais aussi vous projeter, donc si vous ne posez pas des questions dans pareille situation, ce n’est pas normal. Mais, ça nous a paru évident de maintenir nos engagements vis-à-vis de Thomas, du Vendée Globe, mais aussi de nos partenaires plus locaux. Par exemple nous n’avons pas cessé notre partenariat avec le club de rugby de La Rochelle sous prétexte de l’arrêt du Championnat. Sinon, c’est tout un écosystème que tu mets à plat et c’est un mauvais calcul, c’est irresponsable. Si dès la première secousse, tu t’arrêtes, c’est que la raison pour laquelle tu fais du sponsoring n’est pas suffisamment fondée. Cela fait plus de vingt ans que nous en faisons, cela répond complètement au projet de l’entreprise, donc il n’était pas question d’arrêter.

« AVEC LE VENDÉE GLOBE, ON VA MONTRER
QU’ON A CERTES ÉTÉ SECOUÉS MAIS QU’ON N’EST PAS ABATTUS »

Le Vendée Globe a traversé quelques secousses pendant cette période avec des incertitudes sur sa tenue aux dates prévues et sur le village. Comment l’avez-vous vécu et avez-vous, en tant que partenaire majeur, poussé pour qu’il ait lieu ?
Nous avons forcément beaucoup échangé avec la SAEM Vendée, parce qu’il était important que les positions qu’on prenne soient responsables et solidaires. Notre réflexion a été de nous dire : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour maintenir le Vendée Globe et assurer un village, même a minima ? ». Il y a eu un véritable travail de fait avec les autorités et la Fédération, mais c’est vrai que nous sommes passés par différentes phases. Notre point de vue a été de dire que c’était bien pour tout le monde que ce Vendée Globe ait lieu, mais qu’il ne fallait pas pour autant le faire n’importe comment. Par rapport au village par exemple, tout a été fait pour qu’on puisse s’adapter aux conditions sanitaires au moment de son ouverture, quelle que soit la situation de novembre. J’ai vu cette semaine que Roland-Garros était confirmé, il y a également le Tour de France : avec le Vendée Globe, ce sont trois événements majeurs cette année qui sont des symboles, car ce sont des événements festifs et conviviaux qui permettent de se projeter dans un certain optimisme. Les gens vont voir qu’il y a encore des gens assez fous pour partir en solitaire autour du monde, des entreprises qui sont là pour les soutenir, on va montrer qu’on a certes été secoués, mais qu’on n’est pas abattus et qu’on relance la dynamique.

Pensez-vous que la crise actuelle va affecter la course au large à court et plus long terme ?
On serait aveugles si on disait le contraire, car aucun pan de l’économie ne sera épargné. Maintenant, il n’y aura pas forcément que des impacts négatifs. On dit en matière économique qu’on vit sur des cycles : un cycle de chaos, un cycle d’innovations et un cycle de développement. Au final, on est dans un de ces cycles, c’est vrai qu’il est sévère, mais il va peut-être conduire à des changements qui peuvent s’avérer plus bénéfiques que si la secousse avait été plus légère.

La course au large doit-elle plus s’engager au niveau sociétal et parler davantage d’autres sujets que de performance ?
Il y a forcément une vision plus large à avoir qui existe aussi dans le monde de l’entreprise ; il va sans doute falloir être un peu plus clair sur ces sujets qui sont de toute façon passionnants. Maintenant, je pense qu’il faut trouver une façon d’avancer qui fasse en sorte qu’on soit à la fois dans la réflexion et dans l’action, il ne faut pas que ça ne reste que des idées qui ne seront pas appliquées. Et il ne faut pas non plus dire qu’on jette tout aux orties pour repartir sur quelque chose de complètement différent, il est important de se poser un peu et de ne pas partir dans tous les sens. Pour ce qui est des messages, la performance reste un sujet, mais ça ne suffit pas. C’est d’ailleurs ce qui a été un peu nouveau au départ dans notre projet : nous avons toujours essayé d’être effectivement dans la performance, mais aussi de raconter une histoire. Avec Thomas, on est également dans l’humain, dans le collaboratif, les thématiques écologiques sont aussi adressées. Et ces sujets ne sont pas antinomiques. C’est comme une entreprise, elle ne peut pas faire que du sociétal, elle doit aussi faire de l’économique, sinon elle n’existerait pas.

Photo : Martin Keruzoré/Team Sodebo

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Le Record SNSM Multi 50 pour Solidaires En Peloton – ARSEP

Thibaut Vauchel-Camus et son équipage, partis hier en fin d’après-midi de Saint-Nazaire, ont mis 14 heures et 19 minutes afin de parcourir les 300 milles en direction de Saint-Malo. Il manque seulement 52 minutes au Défi Voile Solidaires En Peloton pour ravir à Yvan Bourgnon son Record SNSM toutes catégories mais il prend, tout de même, le Record en Multi 50. « Nous avions 30 minutes d’avance au niveau de l’île de Sein.

Hélas, le vent a été un peu capricieux par la suite » explique Thibaut à son arrivée au petit matin. « Nous avons fait des pointes à 37,7 nœuds de nuit. Il y a un peu de frustration de ne pas avoir réussi à battre le Record overall mais nous sommes ravis d’avoir battu le Record en Multi 50 et d’avoir réouvert ce beau challenge au profit des sauveteurs en mer. Il est encore tant de faire des dons pour la SNSM. Cette tentative a permis pour nous de se remettre dans le bain de la compétition à haute vitesse entre copains.»

L’équipage :

Antoine Joubert Louis Viat Benjamin Lamotte Anthony Marchand Thibaut Vauchel-Camus Corentin Douguet au routage

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Le Record SNSM en Multi 50 pour Solidaires En Peloton – ARSEP

Le Record SNSM en Multi 50 pour Solidaires En Peloton – ARSEP

Afin de soutenir les Sauveteurs en mer, Thibaut Vauchel-Camus et son équipage ont tenté de battre le record SNSM détenu par Yvan Bourgnon sur le parcours long de 300 milles entre St Nazaire et St Malo en échouant de peu avec 52 minutes de retard sur le record général mais en améliorant celui en Multi50. Partis ce samedi et arrivés ce dimanche, ils ont mis 14 heures et 19 minutes. « Nous avions 30 minutes d’avance au niveau de l’île de Sein. Hélas, le vent a été un peu capricieux par la suite » explique Thibaut à son arrivée au petit matin. « Nous avons fait des pointes à 37,7 nœuds de nuit. Il y a un peu de frustration de ne pas avoir réussi à battre le Record overall mais nous sommes ravis d’avoir battu le Record en Multi 50 et d’avoir réouvert ce beau challenge au profit des sauveteurs en mer. Il est encore tant de faire des dons pour la SNSM. Cette tentative a permis pour nous de se remettre dans le bain de la compétition à haute vitesse entre copains.»

L’équipage était composé d’Antoine Joubert, Louis Viat, Benjamin Lamotte, Anthony Marchand, Thibaut Vauchel-Camus avec Corentin Douguet au routage.

Pour soutenir la SNSM : Faites des dons aux Sauveteurs en Mer

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