• 1
  • 2
  • 3

Icones About sailing

previsions sailingnewscartographies

L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme
Super Utilisateur n'a pas encore mis à jour sa biographie

Comment les organisateurs du Vendée Globe ont décidé d’élargir la liste des inscrits

Yves Auvinet, président de la SAEM Vendée, qui organise le Vendée Globe, a annoncé le mercredi 2 octobre l’élargissement de la liste des inscrits à la prochaine édition du tour du monde à 34 skippers (30 et 4 invitations). Tip & Shaft vous explique comment cette décision a été prise.

Yves Auvinet a fini par céder. Alors qu’il restait jusqu’ici inflexible, s’en tenant à l’avis de course (voir notre article), le président de la SAEM Vendée a finalement décidé d’élargir à 34 – au lieu de 30 – le nombre de places sur le prochain Vendée Globe dont le départ sera donné le 8 novembre 2020. La solution retenue ? 30 inscrits – au lieu de 26 – avec des critères qui restent les mêmes (priorité aux finishers du précédent Vendée Globe et aux nouveaux bateaux, sélection sur le nombre de milles parcourus sur les courses des Imoca Globe Series pour les autres), plus 4 invitations à la discrétion de la SAEM.

Comment son président a-t-il infléchi sa position, lui qui a annoncé la nouvelle jeudi aux skippers lors d’un premier briefing destiné à leur présenter les grandes lignes de l’édition 2020 ? « Pour être franc, j’étais arc-bouté sur les 30 dans la mesure où nous avions sorti le règlement très tôt, nous a-t-il répondu. Après, vous ne pouvez pas ne pas écouter, vous ne pouvez pas laisser des skippers entre deux eaux pendant un an et se préparer sans savoir s’ils pourront partir ou pas, ni laisser des entreprises s’engager sans savoir si elles feront le Vendée Globe. Ce qui m’a aussi fait réfléchir, c’est le nombre des candidatures déposées, 34 à ce jour. Donc j’ai décidé d’élargir pour permettre d’apporter de la sérénité à tout le monde, je voulais que la question soit réglée avant cette réunion du 3 octobre. »

Y a-t-il eu pression de la part de certains skippers ou partenaires, comme Banque Populaire et PRB, partenaires historiques de la voile et du Vendée Globe, mal placés dans la course aux milles (voir la liste ci-dessous) ?  « Il y a un certain nombre de gens que je connais bien, donc j’ai discuté avec beaucoup de monde, dont des partenaires, j’ai consulté assez largement depuis trois mois », répond Yves Auvinet. Kevin Escoffier, skipper de PRB, ne va pas jusqu’à parler de pression : « Bien évidemment, Jean-Jacques Laurent (patron de PRB) et Yves Auvinet en ont parlé, parce qu’ils se voient et se connaissent bien. L’organisation savait pertinemment que ça nous arrangeait de passer à 34, mais à aucun moment, Jean-Jacques n’a mis la pression là-dessus. Au contraire, il m’a toujours dit qu’il fallait qu’on soit irréprochables sur la qualification pour la course. Donc l’objectif reste de se qualifier dans les règles, je n’ai pas spécialement envie de participer au Vendée Globe sur une wild-card ».

Le Malouin le reconnaît tout de même, cette annonce est « un soulagement » pour lui et pour d’autres : « Même si je n’ai jamais douté qu’on réussirait à se qualifier, tu imagines forcément les pires scénarios, et je ne concevais pas que l’organisation annonce à quelqu’un dans huit mois qu’il ne pouvait pas faire le Vendée Globe alors qu’il avait acheté un bateau et engagé des frais. Cette annonce va permettre à tout le monde de naviguer plus sereinement sans avoir le couteau sous la gorge en cas d’abandon au bout de trois jours de course. »

Même son de cloche chez Benjamin Dutreux, dernier au classement des milles parcourus : « C’est un gros soulagement, ça va surtout nous aider à concrétiser des partenariats avec des sponsors qui nous aident déjà et étaient prêts à aller plus loin, mais à condition qu’il y ait un Vendée Globe ». Un peu plus de sérénité aussi chez Isabelle Joschke, 15e : « C’est très appréciable que l’organisateur ait fait l’effort de réfléchir à la question et de prendre cette décision, c’est un geste important, parce que pour les skippers et les sponsors, ce sont de très gros engagements ». La skipper de MACSF précise cependant : « Après, ça ne change pas notre objectif sur la Transat Jacques Vabre qui est avant tout de finir. Parce que si on ne finit pas une course, on dégringole dans le classement des milles, ça ne change donc qu’à moitié la situation. »

La course aux milles devrait en effet rester d’actualité car s’ils sont 34 à avoir déposé leur déclaration de candidature, préalable obligatoire à l’inscription (qui doit être finalisée au 1er juillet 2020), ils devraient être davantage au 1er novembre, date limite du dépôt des candidatures. Trois skippers ont en effet une candidature en cours d’élaboration : le Finlandais Ari Huusela – qui compte déjà 5 600 milles de sélection -, l’Espagnol Didac Costa et le Néo-Zélandais Conrad Colman, ces deux derniers étant des finishers donc pas concernés par la course aux milles. Ari Huusela et Didac Costa nous ont assuré que ce serait chose faite dans les temps. Conrad Colman nous a de son côté indiqué : « Le but est toujours d’avoir un dossier de candidature complet début novembre. Nous sommes en recherche d’un bateau à louer, nous avons plusieurs pistes, mais rien de confirmé. »

Les candidats au prochain Vendée Globe seront donc 36 ou 37 pour 34 places disponibles. Ce qui signifie que certains resteront potentiellement au bord de la de la route le 1er juillet, sous réserves que tous parviennent à boucler leur financement. Ce qui fait dire à Yoann Richomme, qui confirme au passage avoir trouvé un partenaire principal et disposer des deux tiers d’un budget total de 1,5 million d’euros : « C’est clairement la bonne nouvelle qu’on attendait, ça va faciliter les choses, mais ça reste compliqué si on dépasse les 34 inscrits. On ne sait pas trop sur quels critères seront attribuées les wild-cards. Quand je vois la liste des skippers potentiellement au-delà des 30, Sorel, Giraud, Joschke, Escoffier, Crémer, Richomme, Dutreux, on comprend bien qu’ils vont repêcher les gros sponsors historiques en priorité s’ils sont dans ce cas. Pour le reste, c’est plus flou. Est-ce qu’ils ne peuvent pas encore trouver deux-trois places de plus ?« 

La réponse d’Yves Auvinet est claire : « Les critères de choix, je vais me les garder pour moi pour l’instant, je prendrai mes responsabilités le moment venu. Quant au chiffre de 34, il est ferme et définitif pour le Vendée Globe 2020″. Car pour le président de la SAEM, pas question de mettre des bateaux ailleurs qu’au ponton d’honneur du Vendée Globe, alors que l’hypothèse d’emplacements dans le port de commerce avait un moment circulé : « J’y suis opposé, ma volonté a toujours été de tout concentrer dans un même lieu pour que la fête soit belle pour tous, public, skippers et partenaires. »

Le ponton du Vendée Globe va donc être aménagé en fonction du nouveau nombre maximum de concurrents. La configuration a été présentée aux skippers jeudi et les emplacements donneront lieu à trois tirages au sort par type de bateaux – nouveaux foilers, anciens foilers, Imoca à dérives – après des travaux de déroctage qui étaient de toute façon prévus, selon Yves Auvinet : « Même dans une configuration à 30, il fallait le faire pour accueillir les nouveaux foilers, plus larges, et permettre de mettre des bateaux à la perpendiculaire sur la droite du ponton. » Coût de ces travaux ? « 680 000 euros HT« , précise le président de la SAEM, à la charge du département et de la communauté d’agglomération des Sables d’Olonne.

Les 34 candidats à ce jour : 

8 skippers d’un bateau neuf : Jérémie Beyou, Charlie Dalin, Thomas Ruyant, Kojiro Shiraishi, Sébastien Simon, Alex Thomson, Armel Tripon, Nicolas Troussel. 7 finishers du Vendée Globe 2016 : Fabrice Amedeo, Romain Attanasio, Arnaud Boissières, Louis Burton, Sébastien Destremau, Jean Le Cam, Alan Roura. 19 skippers départagés par le nombre de milles : Boris Herrmann, Stéphane Le Diraison, Manu Cousin, 6 650 milles ; Alexia Barrier, 6 250 ; Damien Seguin, 5 900 ; Erik Nigon, 3 600 ; Sam Davies, 2 840 ; Yannick Bestaven, 2 752 ; Giancarlo Pedote, Miranda Merron, Pip Hare, Denis Van Weynbergh, 2 300 ; Maxime Sorel, 2 050 ; Clément Giraud, 2 000 ; Isabelle Joschke, 1 102 ; Kevin Escoffier, Clarisse Crémer, Yoann Richomme,  300 ;  Benjamin Dutreux 0.

Les 3 candidatures en cours :

Conrad Colman et Didac Costa, finishers, Ari Huusela, 5 600 milles.

Photo : Défi Azimut/Yvan Zedda

L’article Comment les organisateurs du Vendée Globe ont décidé d’élargir la liste des inscrits est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
3 lectures
0 commentaires

Axel Tréhin et Ambrogio Becarria, les favoris aux avant-postes sur la Mini Transat

Ce dimanche, au lendemain du départ de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère, les 87 marins en lice ont profité de conditions propices à la glisse. Mais la donne va changer la nuit prochaine avec l’arrivée d’une bulle anticyclonique dans le golfe de Gascogne, à laquelle personne ne pourra échapper. Au pointage de 18h, Axel Tréhin menait la flotte en proto tandis que l’Italien Ambrogio Beccaria était aux commandes en série.


image

Crédit : Ch Breschi


CLASSEMENT MINI TRANSAT DU DIMANCHE 6 OCTOBRE A 18H
PROTO
1- Axel Trehin (945 – Project Rescue Ocean) à 1 160,7 milles de l’arrivée
2. François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 3,3 milles du premier
3- Raphaël Lutard (900 - Arkema 3) à 5,1 milles du premierSERIE
1-Ambrogio Becarria (943 – Geomag) à 1 174,4 milles de l’arrivée
2- Félix De Navacelle (916 - Youkounkoun) à 3,2 milles du premier
​​​​​​​3-Lauris Noslier (893 - Avoriaz 1800) à 4,7 milles du premierSource : A Bargat
Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Les splendeurs de nos 20 ans !

Les Voiles de Saint-Tropez n’ont pas lésiné, ni sur les moyens, ni sur l’enthousiasme pour célébrer, toute cette longue et radieuse semaine, leurs 20 ans ! La météo y est allée de son ensoleillement maximum et le dieu Eole lui-même s’est manifesté sous toutes ses formes pour permettre la tenue de régates somptueuses au plus près des rivages enchanteurs de la côte varoise. 4 000 marins et leurs quelques 300 embarcations Modernes ou Classiques repartent à compter d’aujourd’hui vers leurs ports d’attache, éblouis de tant de splendeur, le cœur un peu serré sûrement à l’idée de devoir désormais patienter toute une année avant de renouer, comme à l’accoutumée, fin septembre 2020, avec la magie d’un yachting décidément intemporel. Mais avant cela, ils ont, toute cette journée, fêtés comme il se doit les lauréats de cette grande semaine sportive, à l’occasion de la traditionnelle remise des Prix tenues à la Citadelle de Saint-Tropez.

Sumurun d’un souffle

Chéris du grand public comme des spécialistes, les voiliers classiques ou de tradition sont à Saint Tropez réunis en 11 groupes déterminés en fonction des tailles, des types de gréement et de la jauge de bateaux, dans le but d’offrir à chaque concurrent un maximum d’équité en course. A tout seigneur tout honneur, dans le groupe des Grands Traditions, Sumurun, le ketch Bermudien (Fife 1914) s’impose magistralement et dame le pion au 15 m JI Mariska (Fife 1908) pour un petit point au terme des manches disputées dans tous les styles de vent. Moonbeam of Fife (Fife 1903) complète ce podium. Du côté des époustouflantes goélettes, c’est Elena of London – qui dépasse les 50 mètres hors-tout – qui décroche le titre en remportant toutes les manches devant Naema, Orianda et Puritan.

Il Moro di Venezia chez les 12 m J

Trois magnifiques 12 m J, couvrant une décennie de la Coupe de l’America des années 70 ont régaté avec bonheur à Saint-Tropez. Les Italiens d’Il Moro di Venezia s’imposent en temps compensé et rendent un hommage appuyé à leur dauphin Ikra, toujours aussi véloce quelles que soient les conditions aux mains de Nicolas Bérenger, devant le très mythique France de Pierre Bausset.

Yanira sans égale

Le cotre Bermudien Yanira, construit par l’architecte danois Bjarne Aas et piloté de main de maître par l’espagnol Pepe Negrete, n’aura laissé que des miettes à ses rivaux du groupe Classique Marconi A. Trois manches validées, et autant de victoires face à de redoutables clients qui doivent ce matin se contenter des deux marches du podium, la deuxième pour Daria Cabal sur le cotre bermudien Saint Christopher (Sparksman&Stephens 1968) et le Lys de Philippe Monnet et Yves Pajot.

A Stiren le titre chez les Bermudiens Groupe B

Le dernier vainqueur catégorie Rhum de la Route du Rhum Sidney Gavignet, avait, cette semaine posé son sac à bord du yawl Bermudien Stiren (Sparksman&Stephens 1963). Bien lui en a pris puisqu’il repart de Saint-Tropez en vainqueur, avec deux belles victoires de manche. Le sloop Bermudien O’Jala II a offert une belle résistance en s’imposant mercredi dernier. Palynodie II, le sloop Olin Stephens de 1962 signe un nouveau podium aux Voiles.

Kismet domine Viola

Tout aussi spectaculaire, le Groupe des Aurique B qui rassemble nombre de métriques tous centenaires, a vu un affrontement sans merci entre trois des voiliers les plus dominateurs de la saison. Ainsi Viola (Fife 1908), vainqueur à Antibes et Cannes, doit-il, comme à Monaco, se contenter d’une deuxième place. C’est Kismet (Fife 1898) qui s’impose malgré le beau finish de Viola lors de la dernière manche. Oriole (Herreshoff 1905), lui aussi adepte de la plus haute marche du podium, se contente cette année de la troisième place.

Seven seas of Porto domine les grands bermudiens

Le groupe Epoque Marconi A rassemble ketch, yawls, goélettes et cotres bermudien de près de 20 mètres. C’est le 12 m JO Bermudien Seven Seas of Porto (Crane 1935) qui domine ce très élégant groupe, devançant le sloop Italien Emilia Prima (Costaguta 1930) et le Yawl américain chargé d’histoire Manitou (Stephens 1937).

Cippino II récidive

En Epoque Marconi, flotte très dense qui regroupe pas moins de 18 unités au sein de la catégorie choisie cette année pour servir de support au Trophée Rolex, c’est le plan Frers de 1949 Cippino II qui renouvelle son succès de la Monaco Classic Week, et qui va rentrer en Argentine couronné des trophées Tropéziens. Seul Blitzen (Sparksman&Stephens 1937) est parvenu à une seule reprise à contester sa domination. Le yawl bermudien signé Stephens (1934) Stormy Weather of Cowes est dans ce contexte un valeureux troisième.

Olympian… olympique !

Groupe toujours aussi agréable à admirer, composé de belles unités auriques de 15 à 18 mètres de long, la catégorie Epoque Aurique A sourit cette année à un bel habitué des podiums Tropéziens, le P Class signé Gardner (1913) Olympian. Bousculé en début de semaine par Ester, le sloop Houari rescapé de la baltique (Hellgren 1901), Olympian s’est ensuite montré intraitable tout le restant de la semaine, pour dominer logiquement Marga (10 m Lilljegren 1910) et Chips (P 13 Starling Burgess 1913).

Aloha vainqueur chez les “petits Epoque marconi”

James Mc Elroy l’emporte à bord de Aloha, un R Class bermudien de 1923 (Edson B. Schock), dans ce groupe où l’on retrouve des métriques et des yawls Bermudiens. C’est le 8 m Sonda (Mac Gruer 1951) qui prend la deuxième place, devant Java (Raymond Hunt 1938).

Josephine le plus régulier…

Parmi les nombreux groupes, classes, jauges et gréements qui naviguent aux Voiles de Saint-Tropez figure également le groupe “invités”. Fort de 6 unités, cette catégorie rassemble des voiliers habitués des Voiles, mais hors gabarit. C’est le IOD Bermudien Josephine (Bjarne Aas 1959) qui s’est montré le plus régulier de la semaine, ne récoltant que victoires et accessits. Maria Giovanna II (Olin Stephens 1969) est deuxième, devant Windhover (Luke 1904).

Les Modernes baissent le rideau de leur saison de régate en Méditerranée

Ils composent le plus gros contingent de bateaux aux Voiles, les voiliers Modernes, des futuristes Wally et autres Maxis, aux fins racers-cruisers sont réunis en six groupes IRC. Toute la semaine, ils se sont lancés à corps perdu dans des joutes à couteaux tirés, tant est valorisante la victoire dans le golfe et dans le cadre des Voiles. Les IRC A étaient eux-mêmes divisés en 4 sous-groupes rassemblant Super-yachts, Maxis et Mini Maxis. Le duel des géants a tourné à l’avantage de Velsheda dans le cadre du Trophée Loro Piana, destiné à récompenser le meilleur racer de plus de 27 mètres. On soulignera les succès en IRCA 2 du Swan 82 Kallima, du Mylius 80 italien Twin SoulB en IRCA 3 et du Mini Maxi Vesper dans le très élitiste groupe des 72 pieds.

Solte, le Swan 53 de Genser Hasip fait une entrée tonitruante aux Voiles en s’imposant en IRC B, groupe des toniques racers de 50 pieds. Il dame le pion aux grands habitués comme le Mylius 50 Daguet 2 ou Music, troisième de la semaine.

Autre habitué des Voiles, en IRC C cette fois, le TP 52 du Prince Frederik du Danemark, Nanoq, qui triomphe d’un groupe fort de 35 unités. Il est suivi sur le podium du Cookson 52 Rowdy 2, et du TP 52 Spirit of Malouen.

38 voiliers ont croisé le fer toute la semaine au large de Pampelonne en IRC D. Victoire du redoutable et redouté Farr 40 Bella Donna, devant le proto Français Albatros, et le Galinari Italien Vanessa.

Le jeune prodige en multicoque Adrien Follin signe aussi une arrivée tonitruante aux Voiles en menant à la victoire des IRC E le JPK Give me Five. Le Farr 30 Topas prend la deuxième place, suivi d’un autre Farr 30, allemand celui là, Heat.

Enfin, les « petits » racers du groupe IRC F, composé de Marconi Modernes Tofinou et Code 0, a été cette année dominé par trois Tofinou : Camomille 3, suivi de Pitch, et le Tofinou allemand Aetos.

Les Trophées :

Trophée de la Ville de Saint-Tropez : Nanoq – Prince Frederik du Danemark Trophée Rolex : Cippino II – Daniel Sielecki Trophée Loro Piana : Velsheda – Rambler – Leopard 3 Trophée du Yacht Club de France : Khayyam – Marc Lorgnon Trophée BMW : Wally 77 Lyra – Terry Hui Ima Mediterranean Inshore Challenge : Wallyno – Benoit de Froidmont Maxi Friendly Challenge : Leopard 3 – Samuel Wright. ISA Schooner Cup Series : Elena of London – Steven Mc Laren Trophée North Sails : Solte – Genser Hasip Trophée Torpez : Nanoq- Prince Frederik du Danemark Trophée Suzuki : Bella Donna – Jean Marie Genneri Trophée Marines de Cogolin : Give me Five – Adrien Follin Trophée Air France : Sumurun – Hugues Boulanger Trophée SNSM : Kismet – Richard Matthews Trophée Bessarat de Bellefon : Seven Seas of Porto – Marcus Kemp Trophée Esprit Village : Yanira – Pepe Negrete Trophée Mercantour : Stiren – Oren Nataf Défilé des équipages : Frogfoot Concours de boules : Pondoro Coupe d’automne du Yacht Club de France : Pitch – Patrice Riboux

Ikra rajoute son nom au palmarès de la Club 55 Cup

Déjà vainqueur lors du renouveau de ce Trophée si fortement évocateur de la création de la Nioulargue, en 2003 et 2004, le 12 m JI Ikra va graver une nouvel fois son nom au palmarès 2019. Il s’est imposé sur ce tumultueux trajet entre le Portalet, la Nioulargue et Pampelonne, dans la petite brise et sur le clapot tonique qui baignaient la sortie du golfe, à son challenger du jour, le Swan 53 Solte. Les équipages ont sacrifié à la tradition et ont joyeusement déjeuné chez Patrice de Colmont, initiateur en 1981 d’un challenge désormais entré dans la légende de Saint-Tropez.

Olympian s’adjuge d’un souffle le Trophée des Centenaires !

A l’instigation du Yacht Club de Gstaad, ils étaient 25 voiliers centenaires, de toutes tailles et de tous types de gréements, à concourir pour cette 9ème édition du Gstaad Yacht Club Centenary Trophy. Selon le principe de la « Pursuit race » accepté des concurrents, chaque voilier s’élançait peu après 13 heures depuis le Portalet, dans un vent modéré de Sud Est, pour un parcours de 17 milles nautiques vers la Nioulargue et retour. C’est Lulu, cotre aurique signé Texier en 1897, avec sa longueur hors-tout de 11,43 m, qui était le premier à prendre le départ, suivi 11 minutes plus tard de Viola (Fife 1908). C’est le très majestueux Moonbeam IV (Fife 1914) qui fermait la ligne des centenaires 37 minutes plus tard. Au terme de 2 heures de pur bonheur, c’est Olympian, le P Class lancé en 1913 sur plan William Gardner qui vient inscrire son nom au Trophée. Il devance d’un souffle Viola, pourtant intouchable cette année sur le circuit Méditerranéen, et Chips, l’autre P Class signé Burgess.

Participation record au concours de boules

Héritage direct des folles années de la Nioulargue, le concours de boules Place des Lices a attiré mercredi soir un nombre record d’équipages. Quelque peu dépassés, les organisateurs ont arrêté les inscriptions à la centaine de triplettes ! Ce sont donc 300 joyeux lurons qui ont rivalisé d’adresse à l’ombre des platanes de la célèbre place Tropézienne. Au bout de trois heures d’intenses, et joyeuses joutes, c’est équipage Français du X43 Pondoro qui remporte le Prix Champagne de Besserat de Bellefon.

Ils étaient aux Voiles :

Sébastien Audigane (Mariska), Luca Bassani (Magic Blue), Yvon Bourgnon, Brad Butterworth (Rambler), Jan Dekker (Rambler), Dimitri Deruelle (Team Vision), Michel Desjoyeaux (Jour de Fête), Jean-Pierre Dick (The Kid), Pietro d’Ali, Adrien Follin (Give me Five), German Frers (Fjord III), Torben Grael (Linnet), Sidney Gavignet (Stiren), Nicolas Hénard, Aubin Huber (Hermitage), Marc Lepesqueux, Philippe Monnet (Lys), Bruno Troublé (Chips), Loïck Peyron, Bruno Peyron (Eileen), Tom Whidden (Magic Carpet), Pierre Casiraghi (Tuiga), Sydney Gavignet (Stiren), Marc Pajot (French Kiss), Yves Pajot (Lys), Hamish Pepper (Lyra), Christopher Pratt (Lady First), Yann Quéffélec, Jochen Schulman (Magic Carpet), Nicolas Troussel (Daguet), Marcel van Triest (Magic Carpet), Armel Tripon (Black Legend), Tom Whidden (Magic Carpet)… et aussi… Catherine Chabaud, Eugene Riguidel, Yvon Fauconnier…

Ils ont dit :

Tony Oller, Président de la Société Nautique de Saint-Tropez

« Une superbe semaine, avec des conditions météo très variées. L’avis général est unanime chez les marins, cette édition est une belle cuvée. Le nouveau village plait beaucoup. Il a été pensé et conçu dans une logique d’éco responsabilité. Les bois utilisés seront réutilisés pendant 3 ans. Nos partenaires, Rolex, BMW, sont ravis de cette démarche. Après une année de transition, j’ai vraiment pris les choses en main avec une super équipe car on ne peut rien faire seul. C’est beaucoup de stress, mais dès que le village est ouvert, l’événement ne nous appartient plus, il appartient aux marins. L’événement 2020 durera 15 jours, avec une semaine plus particulièrement dédiée aux gros bateaux. On y travaille avec l ‘Association Internationale des Maxi. Cela plait à nos partenaires. »

Georges Korhel, Principal race officer :

« Tout le monde semble ravi ! Aucun problème particulier. Les régatiers ont bien compris que les Voiles, c’est une fête de la voile, et pas un championnat du monde. Pas de rappel général, pas de contact, pas de blessés… Tout le monde a respecté les consignes, et nous avons bien fonctionné avec le CROSS, les bénévoles, les régatiers… Je regrette juste que malgré des lignes de départ de plus d’un mille, les voiliers au-dessus de la ligne reviennent systématiquement sur la ligne, et créent des risques de contacts. On a eu une bonne météo, malgré deux jours de Mistral. On a régaté entre 8 et 18 noeuds. Très agréable ! Je suis ravi de mes équipes, mais aussi des spectateurs qui ont bien respecté nos zones de sécurité. Pour l’an prochain, on va faire les Voiles de Saint-Tropez en limitant les tailles des bateaux à 23 m, pour les Modernes, et on fera une deuxième semaine, avec les grand Modernes et les Grands Tradition. On fera ainsi des parcours adaptés à ces types de bateau, avec des arrivées et des départs devant le Portalet ! On se donne l’hiver pour y réfléchir avec nos partenaires. »

Martin Billoch – Cippino II vainqueur du Trophée Rolex

« C’est certainement la plus belle édition des Voiles de Saint-Tropez à laquelle j’ai eu la chance de participer. Les conditions ont été très variées. Malgré nos prédispositions dans le petit temps nous avons tout de même réussi à tirer notre épingle du jeu dans la brise. Fjord III, notre sister-ship barré par l’architecte German Frers junior, a été un redoutable concurrent. Jour de fête a également été un adversaire coriace. Avec 18 bateaux dans cette classe, c’était une course dans la course et nous n’avons rien lâché. Nous sommes très honorés de remporter ce Trophée Rolex et surtout très reconnaissant que la marque mette ainsi notre catégorie à l’honneur. Nous allons maintenant ramener Cippino II en Argentine après une campagne en Europe de 4 années. Mais il est certain que nous reviendrons ici car cette édition a été magique ».

Résultats :

Wally

1- Lyra
2- Galateia
3-Y3K

IRC A 1

1-Velsheda -Barnaby Henshaw-Depledge
2- Rambler – George David
3- Leopard 3 – Samuel Wright

IRCA 2

1- Kallima – Youri Loof
2- Umiko – Jacob Foale
3- Valkyrie -Hubert Wargny

IRC A 3

1- Twin Soul B – Luciano Nandini
2- Flow – Clayton Deutsch
3- Wallyno – Benoit De Froidmont

IRC A 4

1- Vesper – Jim Swartz
2- Ryokan 2 Olivier Lozachmeur
3- Jethou – Sir Peter Ogden

IRC B

1- Solte – Vencer Hasip
2- Daguet2 – Frédéric Puzin
3- Music – Albert Bataille

IRC C

1-Nanoq – Prince Ferderick
2- Rowdy 2 – Howard Dyer
3- Spirit of Malouen – Stéphane Névé.

IRC D

1- Bella Donna – Jean Marie Gennari
2- Albator – Philippe Frantz
3- Vanessa- Patrizio Bertelli

IRC E

1- Give me Five 555 – Adrien Follin
2- Topas – Harald Brunning
3- Heat – Ole Augustin

IRC F

1- Camomille -Jean louis Nathan
2- Pitch – Patrice Ribaud
3- Aetos – Nikolaos Sinouris

TRADITION

Classique Marconi A

1- Yanira – Pepe Negrete
2- St Christopher – Daria Cabai
3- Lys – Philippe Monnet

Classique Marconi B

1- Stiren – Oren Nataf
2- Fantasque – Jacques Guillaume
3- Meterblick for fun – Otto Pohlmann

Classique Marconi R

1- Il Moro di Venezia – Massimiliano Sferruzzi
2- Ikra – Nicolas Berenger
3- France – Pierre Bausset

Epoque Aurique A

1- Olympian – Philippe Oddo
2- Marga – Alessandra Angelini
3- Chips – Sébastien Bazin

Epoque Aurique B

1- Kismet – Richard Matthews
2- Viola – Fabien Desprées
3- Oriole – Juan Carlos Eguiagaray

Epoque Marconi A

1- Seven seas – Marcus Kemp
2- Emilia Prima – Luigi Guarnacca
3- Manitou – Hamish Easton

Epoque Marconi B

1- Cippino II – Daniel Sielecki
2- Fjord III – German Frers
3- Comet – William Woodward Fisher

Epoque Marconi C

1- Sonda – Eric Leprince
2-Aloha – James Mc Elroy
3- Java- Alexis Le pasteur

Grand Tradition

1- Sumurun – Hugues Boulanger
2_ Mariska – Benjamin Redreau
3- Moonbeam of Fife – Erwan Noblet

INVITES

1- Josephine – Marc Froeschke
2- Maria Giovanna II – Jean Pierre Sauvan
3- Windhover – Olivier Poulain

L’article Les splendeurs de nos 20 ans ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Pour tous les goûts

Ce dimanche, au lendemain du départ de la première étape de la Mini-Transat La Boulangère, les 87 marins en lice ont profité de conditions propices à la glisse. Mais la donne va changer la nuit prochaine avec l’arrivée d’une bulle anticyclonique dans le golfe de Gascogne, à laquelle personne ne pourra échapper. C’est peut-être une bonne nouvelle pour certains, et une moins bonne pour d’autres… Au pointage de 18h, Axel Tréhin menait la flotte en proto tandis que l’Italien Ambrogio Beccaria était aux commandes en série. Les favoris sont au rendez-vous…

Une bonne nouvelle pour commencer. Les 87 concurrents de la Mini-Transat La Boulangère sont tous sortis sans encombre du passage de front encaissé la nuit dernière. Il y a bien eu quelques petits soucis techniques à déplorer sur certains bateaux mais les marins concernés ont rapidement réparé et repris leur route.

Réputé complexe, Arkema 3, le proto de Raphaël Lutard (900), n’est pas le proto le plus polyvalent qui soit. Mais il est redoutablement efficace à certaines allures. Raphaël l’a prouvé ce dimanche. Au reaching dans une vingtaine de nœuds de vent il s’est emparé des commandes de la flotte, résistant aux grands favoris lancés à ses trousses, avant de se faire dépasser dans l’après-midi par les très affûtés Axel Tréhin (945) et François Jambou (865). Tanguy Bouroullec (969), 4e à bord de l’autre foiler de la flotte, tient également son rang. Le scénario météo à venir (lire ci-dessous) va probablement contraindre Raphaël Lutard à manger son pain noir… Erwan Le Méné espère à l’inverse profiter des conditions molles et stratégiques à venir pour se refaire une santé. Avant le départ, Erwan confiait craindre les bords de reaching favorables à ses concurrents directs. Il occupe ce soir la 14e position, à 27 milles du leader. Mais il a largement le temps de se rattraper. On note enfin le très bon début de course de Marie Gendron (930), la seule femme engagée en proto, qui pointait en 5e position à 18h. Tout sauf une surprise pour ceux qui ont suivi le parcours de Marie et connaissent sa détermination.

Série : La hiérarchie se met en place

Ça y est, les gros bras sont là ! En regardant sur la cartographie les noms des quinze premiers concurrents, on retrouve tous les marins que l’on attendait aux avant-postes. La hiérarchie se met en place et l’Italien Ambrogio Beccaria (943) assume son statut de favori, occupant la première place au pointage de 18h ce dimanche, devant deux autres redoutables concurrents naviguant en Pogo 3, Félix De Navacelle (916) et Lauris Noslier (893). Engagés sur des scow, Florian Quenot (946) et Guillaume Quilfen (977) complétaient le Top 5 à 18h. Au lendemain du départ, les écarts sont déjà conséquents aussi bien en distance au but (45 milles entre le leader et le dernier) qu’en latéral.

Une deuxième nuit compliquée

S’ils naviguent dans des conditions assez toniques et sont lancés dans une course de vitesse, les marins sont calés sur un bord et peuvent donc en profiter pour se reposer et prendre des forces alors qu’une deuxième nuit particulièrement technique les attend. En cause, le passage d’une bulle anticyclonique qui n’épargnera personne. Le vent va sérieusement mollir en soirée, pour devenir quasi inexistant dans la nuit, le tout dans une houle non négligeable (2,50 mètres). Un joli casse-tête en perspective pour les Ministes qui vont devoir être bien en forme pour exploiter les veines de vent et tenter d’accrocher le flux de Sud/Sud-Ouest qui les mènera quasiment jusqu’au cap Finisterre, où les premiers protos sont attendus mardi matin. Viendra alors pour eux le moment tant attendu des folles glissades sous spi.

CLASSEMENT DU DIMANCHE 6 OCTOBRE A 18H

PROTO

Axel Trehin (945 – Project Rescue Ocean) à 1 160,7 milles de l’arrivée François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 3,3 milles du premier Raphaël Lutard (900 – Arkema 3) à 5,1 milles du premier

SERIE

Ambrogio Becarria (943 – Geomag) à 1 174,4 milles de l’arrivée Félix De Navacelle (916 – Youkounkoun) à 3,2 milles du premier​ Lauris Noslier (893 – Avoriaz 1800) à 4,7 milles du premier

L’article Pour tous les goûts est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Clap de fin sur les Voiles de Saint-Tropez 2019 - Résultats

Les Voiles de Saint-Tropez n’ont pas lésiné toute cette semaine ! 4 000 marins et leurs quelque 300 embarcations Modernes ou Classiques repartent désormais vers leurs ports d’attache. Toute cette journée, ils ont fêté les lauréats de cette grande semaine sportive, à l’occasion de la traditionnelle remise des Prix tenue à la Citadelle de Saint-Tropez.


image

Credit : G.Martin Raget


Sumurun d’un souffle

Dans le groupe des Grands Traditions, Sumurun, le ketch Bermudien (Fife 1914) s’impose magistralement et dame le pion au 15 m JI Mariska (Fife 1908) pour un petit point au terme des manches disputées dans tous les styles de vent.

Il Moro di Venezia chez les 12 m J

Trois magnifiques 12 m J, couvrant une décennie de la Coupe de l’America des années 70 ont régaté avec bonheur à Saint-Tropez. Les Italiens d’Il Moro di Venezia s’imposent en temps compensé et rendent un hommage appuyé à leur dauphin Ikra, toujours aussi véloce quelles que soient les conditions aux mains de Nicolas Bérenger, devant le très mythique France de Pierre Bausset.

A Stiren le titre chez les Bermudiens Groupe B

Le dernier vainqueur catégorie Rhum de la Route du Rhum Sidney Gavignet, avait, cette semaine posé son sac à bord du yawl Bermudien Stiren (Sparksman&Stephens 1963). Bien lui en a pris puisqu’il repart de Saint-Tropez en vainqueur, avec deux belles victoires de manche. Le sloop Bermudien O’Jala II a offert une belle résistance en s’imposant mercredi dernier. Palynodie II, le sloop Olin Stephens de 1962 signe un nouveau podium aux Voiles.

Les Modernes baissent le rideau en Méditerranée

Ils composent le plus gros contingent de bateaux aux Voiles, les voiliers Modernes, des futuristes Wally et autres Maxis, aux fins racers-cruisers sont réunis en six groupes IRC.

En Wally, Lyra confirme sa place de leader et décroche le Trophée BMW, devant Galateia suivi de Magic Carpet3 et Y3K, tous deux à égalité de points.

Les IRC A étaient eux-mêmes divisés en 4 sous-groupes rassemblant Super-yachts, Maxis et Mini Maxis. Le duel des géants a tourné à l’avantage de Velsheda dans le cadre du Trophée Loro Piana, destiné à récompenser le meilleur racer de plus de 27 mètres. On soulignera les succès en IRCA 2 du Swan 82 Kallima, du Mylius 80 italien Twin SoulB en IRCA 3 et du Mini Maxi Vesper dans le très élitiste groupe des 72 pieds.

Ikra rajoute son nom au palmarès de la Club 55 Cup

Le 12 m JI Ikra va graver une nouvelle fois son nom au palmarès 2019. Il s’est imposé sur ce tumultueux trajet entre le Portalet, la Nioulargue et Pampelonne, dans la petite brise et sur le clapot tonique qui baignaient la sortie du golfe, à son challenger du jour, le Swan 53 Solte.

Résultats :


Wally
1- Lyra
2- Galateia
3-Y3K

IRC A 1
1-Velsheda -Barnaby Henshaw-Depledge
2- Rambler - George David
3- Leopard 3 - Samuel Wright

IRCA 2
1- Kallima - Youri Loof
2- Umiko - Jacob Foale
3- Valkyrie -Hubert Wargny

IRC A 3
1- Twin Soul B - Luciano Nandini
2- Flow - Clayton Deutsch
3- Wallyno - Benoit De Froidmont

IRC A 4
1- Vesper - Jim Swartz
2- Ryokan 2 Olivier Lozachmeur
3- Jethou - Sir Peter Ogden

IRC B
1- Solte - Vencer Hasip
2- Daguet2 - Frédéric Puzin
3- Music - Albert Bataille

IRC C
1-Nanoq - Prince Ferderick
2- Rowdy 2 - Howard Dyer
3- Spirit of Malouen - Stéphane Névé.

IRC D
1- Bella Donna - Jean Marie Gennari
2- Albator - Philippe Frantz
3- Vanessa- Patrizio Bertelli

IRC E
1- Give me Five 555 - Adrien Follin
2- Topas - Harald Brunning
3- Heat - Ole Augustin

IRC F
1- Camomille -Jean louis Nathan
2- Pitch - Patrice Ribaud
3- Aetos - Nikolaos Sinouris

TRADITION

Classique Marconi A
1- Yanira - Pepe Negrete
2- St Christopher - Daria Cabai
3- Lys - Philippe Monnet

Classique Marconi B
1- Stiren - Oren Nataf
2- Fantasque - Jacques Guillaume
3- Meterblick for fun - Otto Pohlmann

Classique Marconi R
1- Il Moro di Venezia - Massimiliano Sferruzzi
2- Ikra - Nicolas Berenger
3- France - Pierre Bausset

Epoque Aurique A
1- Olympian - Philippe Oddo
2- Marga - Alessandra Angelini
3- Chips - Sébastien Bazin

Epoque Aurique B
1- Kismet - Richard Matthews
2- Viola - Fabien Desprées
3- Oriole - Juan Carlos Eguiagaray

Epoque Marconi A
1- Seven seas - Marcus Kemp
2- Emilia Prima - Luigi Guarnacca
3- Manitou - Hamish Easton

Epoque Marconi B
1- Cippino II - Daniel Sielecki
2- Fjord III - German Frers
3- Comet - William Woodward Fisher

Epoque Marconi C
1- Sonda - Eric Leprince
2-Aloha - James Mc Elroy
3- Java- Alexis Le pasteur

Grand Tradition
1- Sumurun - Hugues Boulanger
2_ Mariska - Benjamin Redreau
3- Moonbeam of Fife - Erwan Noblet

INVITES
1- Josephine - Marc Froeschke
2- Maria Giovanna II - Jean Pierre Sauvan
3- Windhover - Olivier Poulain

Les Trophées :


Trophée de la Ville de Saint-Tropez : Nanoq - Prince Frederik du Danemark
Trophée Rolex : Cippino II - Daniel Sielecki
Trophée Loro Piana : Velsheda - Rambler - Leopard 3
Trophée du Yacht Club de France : Khayyam - Marc Lorgnon
Trophée BMW : Wally 77 Lyra - Terry Hui
Ima Mediterranean Inshore Challenge : Wallyno - Benoit de Froidmont
Maxi Friendly Challenge : Leopard 3 - Samuel Wright.
ISA Schooner Cup Series : Elena of London - Steven Mc Laren
Trophée North Sails : Solte - Genser Hasip
Trophée Torpez : Nanoq- Prince Frederik du Danemark
Trophée Suzuki : Bella Donna - Jean Marie Genneri
Trophée Marines de Cogolin : Give me Five - Adrien Follin
Trophée Air France : Sumurun - Hugues Boulanger
Trophée SNSM : Kismet - Richard Matthews
Trophée Bessarat de Bellefon : Seven Seas of Porto - Marcus Kemp
Trophée Esprit Village : Yanira - Pepe Negrete
Trophée Mercantour : Stiren - Oren Nataf
Coupe d’automne du Yacht Club de France : Pitch - Patrice Riboux

Source : M.Turcat

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

La 12e édition de la St-Barth Cata-Cup se prépare, "une régate clés en main" - Inscrits

La 12e édition de la St-Barth Cata-Cup, organisée par l’association St.Barth Multihulls, aura lieu du 20 au 24 novembre prochain. Pas moins de 59 équipages représentant 11 nations ont confirmé leur inscription à l’épreuve réservée aux F18. Parmi eux, il y a les fidèles, une foule de « petits nouveaux », mais aussi les super « cracks » de la série qui apprécient régater au plus haut-niveau. 

image

Crédit : Michael Gramm

"Une régate clés en main"

« La St.Barth Cata-Cup est désormais une classique. En ce qui me concerne, lorsque je fais mon planning de courses annuel, c’est la première régate que j’inscris. Elle tombe bien pour pas mal de coureurs pros, comme moi car elle vient clôturer la saison. C’est un peu la cerise sur le gâteau pour terminer l’année. Le niveau sportif y est excellent et l’ambiance super conviviale. De plus, c’est une régate clés en main. Immanquable ! », assure Gurvan Bontemps qui s’apprête à signer cette année sa 9e participation à l’évènement et qui retrouvera - après lui avoir fait une petite infidélité en 2018 - Benjamin Amiot.

Parfaitement bien rôdés ensemble, les deux hommes, qui se sont illustrés toute la saison sur le circuit des D35 en Suisse, feront à coup sûr, partie des prétendants au titre, même si la bagarre s’annonce coriace.

Retrouvez les inscrits, ici


Source : St Barth Cata Cup
Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Les plongeurs d'Under The Pole, première plongée à saturation de 72h dans un habitat sous-marin

À Moorea, en Polynésie française, les plongeurs d’Under The Pole III - Ghislain Bardout, chef d’expédition, Gaël Lagarrigue et Franck Gazzola - ont réussi la première plongée à saturation de 72h dans la Capsule. Ce séjour en habitat sous-marin inaugure une nouvelle ère pour l’exploration scientifique : l’observation sur le long terme des écosystèmes marins.

image

Credit : F.Gazzola

Trois jours et trois nuits sous la mer

Installée entre les baies d’Opunohu et de Cook, à l’extérieur de la barrière de corail, la Capsule a permis aux plongeurs d’Under The Pole de passer trois jours et trois nuits sous la mer. Libérés des contraintes liées aux paliers de décompression entre -15 et -35m de profondeur, les plongeurs ont effectué plusieurs excursions par jour dans cette zone. Ce séjour a d’ores et déjà permis d’aller plus loin dans la connaissance de la physiologie humaine en condition extrême, mais aussi d’observer l’écosystème corallien de manière inédite grâce aux hublots géants.

Source : G.Cheron

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Joyeuses Voiles !

Encore une immense journée de régate au compteur des quelques 300 concurrents de l’édition anniversaire, de celles que seules les Voiles Saint-Tropez, depuis 20 ans, savent offrir sans modération autant aux passionnés qu’au public ! 4 000 marins se retrouveront demain à la Citadelle du village pour la traditionnelle remise des Prix, ultime occasion avant l’année prochaine de se congratuler, de se remémorer les instants magiques sur l’eau, et de célébrer cette fête hors norme et hors du temps passée comme un rêve. Les Comités de course placés sous la direction de Georges Korhel ont, avec leur adresse habituelle, su composer toute la semaine avec une météo des plus variées, entre coups de vent, et bulles anticycloniques, pour mouiller du fond du golfe jusqu’à Pampelonne et Cavalaire. De jolis parcours inondés de soleil, aptes à rassasier jusqu’à l’année prochaine l’appétit des régatiers pour la régate au contact et les beaux paysages marins. Côté sport, les conditions de vent changeantes relevées toute la semaine ont fait le bonheur des favoris dans chaque groupe concerné, Classiques comme Modernes, et le palmarès 2019 consacre sans grande surprise les voiliers décidément les plus performants tout au long de la saison.

Big boats et grandes goélettes

C’est l’un des principaux attraits, et ils sont nombreux, de l’édition anniversaire des Voiles de Saint-Tropez, la présence de grandes goélettes, auriques ou bermudiennes. Leurs régates au sein du groupe de Grand Tradition ont fait l’émerveillement des observateurs les plus blasés. Premier de cordée, à l’échelle des classements comme des prestations sportives en mer, le ketch bermudien signé Fife (1914), Sumurun, merveilleusement rénové l’an passé au chantier du Guip, aura marqué de son empreinte cette exceptionnelle édition des 20 ans. Il triomphe d’un souffle face à un grand habitué des podiums tropéziens, le 15 m JI Mariska. Si Elena of London, l’immense (51 mètres) goélette aurique construite sur plan Herreshoff, s’est souvent montrée à son avantage en temps réel, elle baisse pavillon face au véloce cotre aurique Moonbeam IV (Five 1914). Black Swan (Nicholson 1899), Halloween (Fife 1926), Tuiga, (Fife 1909) remportent tous les suffrages… au baromètre des voiliers les plus photographiés !

Les spécialistes du sprint !

Deux groupes rassemblent à Saint-Tropez les voiliers auriques. On y retrouve les derniers représentants des classes les plus sportives, les plus pointues en matière de régate de leurs siècles respectifs. P Class, Q Class, jauge métrique, 7, 8, 10 ou 12 mètres, sloops, cotres ou yawls… ils sont les sprinters de ces joutes nautiques. Petits, râblés, explosifs, ils sont durs au mal et à la mer. Nulle houle trop abrupte, nul clapot court ne les rebute. Ils ont fait le spectacle toute la semaine dans le golfe, et les « charts » souligneront les performances d’un Chips (P Class signé Burgess en 1913), Olympian (P Class, William Gardner 1913), Viola (Fife 1908), Kismet (Fife 1898) ou d’un Oriole (Herreshoff 1905), tous formidables ambassadeurs d’un yachting qui réussit depuis plus d’un siècle l’amalgame du style et de la performance.

Cippino II maître des horloges à Saint-Tropez

Leader incontesté depuis le début de la semaine dans le très cohérent et très homogène groupe des Epoque Marconi B, support du prestigieux Trophée Rolex, le sloop bermudien Argentin Cippino II a marqué Saint-Tropez de son empreinte. Deux victoires de manche scandent sa superbe semaine. Martin Billoch et son équipage ont tiré le meilleur parti de ce plan Frers taillé pour ce type d’épreuve à la journée.
Cippino II est un sloop bermudien dessiné en 1948 par l’architecte Argentin German Frers. Il est le sister-ship de Fjord III. Il a débuté sa carrière avec un certain succès à Buenos Aires avant d’être exclusivement utilisé par son propriétaire pour de la croisière en famille. Dans les années 2000, son propriétaire, Daniel Sielecki lui a fait intégrer le circuit des courses, d’abord en Argentine puis en Europe depuis 2017.

Lyra Aime les Voiles

Lyra s’impose avec panache dans le royal affrontement des géants et majestueux Wally à Saint-Tropez. Le Wally 77 de Mike Atkinson signe deux belles victoires de manche pour assoir sa domination face aux redoutables WallyCento Magic Carpet3 et Galateia. Il renouvelle sa performance de 2017 et prouve, si besoin était, son amour pour les Voiles et son subtil terrain de jeu.

Velsheda, Vesper, Solte et tous les autres…

L’immense flotte des voiliers Modernes présente aux Voiles est répartie en 10 groupes homogènes, déterminés par la jauge des bateaux. Ce sont donc les vainqueurs de chacune de ces classes qui seront fêtés demain. On a envie de souligner ce soir les performances de ceux qui ont marqué de leur sillage cette édition anniversaire. A commencer peut-être par le J Class Velsheda, qui n’aura rien laissé à sa concurrence, auteur de trois victoires. Le Mini Maxi Vesper à l’américain Jim Schwarz réalise la même performance en IRCA4. Nanoq est un voilier véritablement princier, barré par le Prince du Danemark, et qui a lui aussi régné sans partage en IRC C. Solte, le Swan 53 malheureux adversaire d’Ikra lors de la Club 55 Cup se console lui aussi en signant un grand chelem en IRC B.

Rouflaquettes

Selon le dictionnaire en ligne Wikipedia, le terme « rouflaquette » désigne historiquement des mèches de cheveux laissées pousser le long des tempes. La plupart du temps, elles prennent une forme d’accroche-cœur descendant jusqu’aux joues. À la mode en Europe de la fin du XVIII e siècle à la fin du XIX e siècle, cette coupe n’a pas réapparu depuis. Erreur ! elle revit à Saint -Tropez, et pour une très honorable raison, à bord du joli cotre aurique Viola (Fife). L’intégralité de l’équipage, capitaine et propriétaire inclus, naviguent en effet arborant ce très spectaculaire système pileux, en parfaite harmonie avec les 111 ans de leur navire, et tout cela en hommage à l’architecte de génie, William Fife III qui présida à la naissance du voilier, tout en affichant, mode du XIXème siècle oblige et bien qu’un poil suranné, ces élégants attributs capillaires.

Fabrice Payen parle d’Ester

Fabrice Payen, 50 ans, a travaillé pendant près de 20 ans en tant que capitaine de marine marchande et skipper de métier. Originaire de Saint-Malo, il a navigué sur des bateaux mythiques tels que Pen Duick III et Pen Duick VI, mais aussi Moonbeam, White Dolphins et même Le Renard, le bateau de Surcouf. Grand habitué des Voiles, il a intégré cette semaine l’équipage d’Ester, le voilier aurique centenaire miraculé d’un naufrage en mer Baltique dans les années 30
En 2012 en Inde, Fabrice et sa compagne ont un terrible accident de la route. Pendant près de 4 ans, Fabrice endure de nombreuses opérations sans succès jusqu’à sa prise de décision de se faire amputer. Malgré la difficulté de l’épreuve, Fabrice est au contraire « libéré » de ses souffrances lui qui ne rêve que d’une chose, retrouver la barre de son bateau. Avec l’appareillage d’un genou prothétique étanche, il reprend la navigation. C’est alors qu’il décide de se lancer dans un projet fou, participer à la Route du Rhum 2018 en multicoque et ainsi être le premier skipper handicapé à réaliser cet exploit. Un démâtage au bout de 4 jours de course met une fin provisoire à un rêve que le malouin poursuit, avec un programme élaboré en Multi 50 qui pourrait démarrer dès l’an prochain lors de the Transat ou Québec Saint Malo, de préférence avec un équipage comme lui à mobilité réduite, pour porter un message fort sur le handicap, visible ou invisible ! « Ester a un potentiel de vitesse énorme. C’est un gréement traditionnel sur une carène en définitive très moderne. Ester, comme tous ces voiliers Classiques, est un « personnage », une personne vivante. Je suis passionné par l’histoire de ces magnifiques voiliers, témoins de l’évolution de la voile. Ester est un bateau spartiate qui est toujours en phase de mise au point suite à sa restauration. Le plan d’eau très agité de Saint-Tropez ne nous aide pas et on s’arrête voir dans les vagues. Au portant, c’est une luge, grâce à son gréement aurique très apiqué. On a gagné la première manche ici et Ester va vite devenir très dangereux pour la concurrence. »

Un hommage, et un geste qui compte

Le photographe Laurent Rabé a réuni en un ouvrage haut de gamme près de 10 ans de présence aux Voiles de saint Tropez. Son livre consacré aux 20 ans des Voiles réuni le meilleur de son travail, en couleur comme en noir et blanc, imprimé sur papier argentine, et vendu numéroté et signé. 200 exemplaires seulement sont à la vente, au prix de 390 Euros, dont une partie des bénéfices est reversée à la SNSM. L’ouvrage compte 74 pages. « Cet ouvrage se veut intemporel, pas chronologique » explique Laurent. « Je pose un regard très graphique sur le spectacle des voiles, de la mer, des contrastes entre ciel et mer. J’ai le plus grand respect pour le travail des hommes de al SNSM, et j’ai tenu à associer l’hommage aux 20 ans des Voiles, à la mission de la SNSM… »

Catherine Chabaud est aux Voiles

Catherine Chabaud, la navigatrice et nouvelle députée Européenne, était des heures glorieuses de la Nioulargue dans les années 1990, travaillant aux côtés de Patrice de Colmont. « C’est là que j’ai débuté mon métier de journaliste » confie-t-elle, « Tout en naviguant la journée sur de beaux classiques, nous passions la nuit à écrire, imprimer et distribuer chaque matin un nouveau numéro du “quotidien de la Nioulargue” bi-lingue : une folie ! J’en garde des souvenirs précieux, d’amitié et de grands moments de partage. Je viens cette année en simple visiteur, pour le plaisir d’admirer les plus beaux voiliers du monde, et pour claquer la bise aux copains… »

Atlantic salue les Voiles

Présente dans le golfe toute la semaine, l’immense goélette a mêlé ses trois mâts et ses immenses voilures aux voiliers en course. Atlantic a été détentrice durant près de 75 ans du record de la traversée de l’Atlantique. Skippée par l’américain Charlie Barr, avec 50 hommes d’équipage, la goélette franche à trois mâts est entrée dans la légende en 1905, en traversant l’Atlantique Nord dans le cadre de la Kayzer’s Cup en 12 jours, 4 heures, 1 minute et 19 secondes, à une moyenne de 14,1 nœuds. Elle devait conserver ce record durant 75 ans. Sa fidèle réplique est venue ce soir, toutes voiles dehors et à toute allure saluer d’un long coup de corne les participants aux Voiles en train de s’amarrer à l’issue d’une belle journée de course. Tous les concurrents ont répondu à leur tour, créant une joyeuse et amicale symphonie de klaxon dans le port, prélude à une dernière soirée festive pour tous les équipages.

Velsheda

Le voilier de classe J, Velsheda a été conçu par Charles Ernest Nicholson et construit en 1933 par le chantier Camper and Nicholsons à Gosport, Hampshire (Royaume Uni).
Extrême comme tous les classe J, il mesure 39,40 mètres hors tout pour un maître-bau de 6,60 mètres, un tirant d’eau de 4,80 mètres. Il a été construit pour l’homme d’affaires William Stephenson-Laurent, propriétaire de la chaîne de magasins Woolworth’s qui le nomma ainsi en contractant les trois premières syllabes des prénoms de ses filles : Velma, Sheila and Daphne. Entre 1933 et 1936, il a remporté de nombreuses courses et a participé, avec d’autres grands yachts tels que Britannia, Endeavour et Shamrock V, à de nombreuses régates entre 1933 et 1936. Velsheda a été sauvé de son poste d’amarrage dans la boue en 1984 par Terry Brabant, qui réaménagea sommairement le voilier pour faire du charter avec mât en acier et un intérieur simplement restauré. Toujours sans moteur, il a navigué régulièrement le long de la côte du Sud du Royaume-Uni et, parfois, se hasarda en Méditerranée et aux Caraïbes. Il connut une carrière un peu mouvementée : au cours des années 1990, toujours en charter, Velsheda était sur la côte est de l’Angleterre et s’échoua sur une plage à marée descendante. Heureusement, il a pu être récupéré sans trop de dommages.

L’article Joyeuses Voiles ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Bon départ de la Mini Transat à 10h38 ce samedi pour une étape stratégique, intense et rapide

Bon départ de la Mini Transat à 10h38 ce samedi pour une étape stratégique, intense et rapide | ScanVoile

samedi 5 octobre 2019

Bon départ de la Mini Transat à 10h38 ce samedi pour une étape stratégique, intense et rapide Ce samedi 5 octobre à 10h38, les 87 marins de la Mini-Transat La Boulangère (dont huit femmes) ont pris à La Rochelle le départ de la première étape à destination de Las Palmas de Gran Canaria. Le coup d’envoi a été donné dans des conditions maniables avec un léger flux d’Ouest permettant aux concurrents de se mettre en jambes plus sereinement. La météo s’annonce variée tout au long des 1 350 milles menant aux Canaries et on s’attend à une étape stratégique, intense et rapide. Les premiers protos pourraient rallier Las Palmas de Gran Canaria en moins d’une semaine. image

Crédit : Ch Breschi


Axel Tréhin (945) : « Les routages nous disent moins de sept jours »« On a le droit à une belle fenêtre météo pour partir. Les conditions vont être maniables. On va avoir un joli golfe de Gascogne avec un peu de stratégie pour sortir. Ça va être intéressant et totalement praticable comparé aux quinze derniers jours. Derrière on va avoir du vent fort au portant le long du Portugal. Cela nous promet une descente bien rapide vers Les Canaries. Nos bateaux sont taillés pour ces conditions au portant. On a des potentiels de vitesse assez rapides. Les routages nous disent moins de sept jours pour arriver aux Canaries, c’est pas mal. On est dans les timings de 2015 qui était une édition assez rapide. Il faut vraiment arriver au cap Finisterre avec du jus car derrière, ça va envoyer fort et c’est là que l’on va créer des différentiels de vitesse plus importants ! » Erwan Le Méné (800) : « La bagarre avec les copains »« Je suis content d’y aller, d’y retourner, d’aller à la bagarre avec les copains. Il va falloir faire dans la stratégie, dans la gestion. La course peut se perdre sur cette première étape. Entre aujourd’hui et dimanche soir, chaque proto aura sa phase où il sera plus à l’aise que les autres. Il va falloir être dessus quand ce sera notre tour et être patient quand ce ne sera pas le nôtre. Je nous vois naviguer à vue (au moins à l’AIS) jusqu’à lundi milieu de journée. Il ne faudra pas oublier de se reposer. J’espère qu’on va tous arriver à 100% aux Canaries pour continuer le match sur la deuxième étape. » Julien Letissier (869) : « C’est maintenant que l’aventure commence ! »« On part dans des supers conditions. Ça va être rapide, il va y avoir du match… ça valait le coup d’attendre. On va vraiment se régaler et avec un peu de chance, on sera tous aux Canaries. On part dans la pétole. On aura du vent fort cette nuit puis de nouveau de la pétole. Et on finira dans du portant pleine balle. C’est vraiment complet, c’est bien ! Je suis assez calme, j’ai bien dormi. Je n’ai pas d’appréhension mais plutôt envie d’y aller. Ça fait deux ans que l’on prépare tout ça mais c’est maintenant que l’aventure commence ! » Vincent Lancien (679) : « La course va être intéressante à suivre sur la cartographie »« Les conditions vont être top. La course va être intéressante à suivre sur la cartographie car il y aura pas mal de passages météorologiques avec des petites options à faire. Ça va aller vite, on va enfin trouver ce pour quoi on fait ça depuis deux ans, trouver des bons vents portants, pour glisser sur des grosses vagues. » Nicolas Tobo (392) : « Pas de stress »« Je me sens très bien, il n’y a pas beaucoup de vent pour le départ donc pas de stress. Je vais en profiter pour essayer de bien me reposer cet après-midi en prévision d’un front à passer cette nuit qui peut aller de 25 à 40 nœuds. Ça va être sport pendant 3-4h, donc c’est important d’être en forme pour bien manœuvrer et négocier au mieux cette bascule. Après on va retrouver des conditions plus calmes jusqu’au cap Finisterre. » A suivre, ici

Source : A Bargat

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

L’IMOCA Water Family de Benjamin Dutreux prêt à prendre le large : "on commence à voir le bout du tunnel !"

"Notre petite équipe, peut-être pas aussi expérimentée que les grandes écuries de course au large, a montré de quoi elle était capable." Après la mise l’eau de l’IMOCA Water Family la semaine dernière, Benjamin Dutreux et son Team ont réalisé une véritable prouesse. L'équipe a construit le mât, mis en place ce jeudi 3 octobre aux Sables d’Olonne. Une première victoire pour les jeunes Vendéens qui travaillent d’arrache-pied depuis le printemps pour être au départ de la Transat Jacques Vabre le 27 octobre au Havre. Une étape importante dans la préparation du Vendée Globe 2020.

image

Crédit : Ch Drapeau


Une vraie prouesse « On est super content et heureux pour tout le travail qui a été accompli par l’équipe, déclarait Benjamin Dutreux jeudi soir. Ça fait plaisir de voir le mât sur le bateau quand on pense que le chantier n’avait pas commencé à le construire début septembre... Ces 4 dernières semaines, on n’était pas sûr d’être au départ de la Transat Jacques Vabre. » Erreur du chantier, l'équipe construit le mat Achat de l’IMOCA de Kojiro Shiraishi (ex Hugo Boss, ex Véolia) en juin au Japon, acheminement vers les Sables d’Olonne et arrivée début août, chantier, mise à l’eau fin septembre, construction d’un mât et mise en place ce jeudi 3 octobre. Le timing était déjà serré pour être au départ de la Transat Jacques Vabre, lorsque début septembre, Benjamin et Thomas Cardrin (co-skipper et boat captain) sont allés au chantier à Vannes pour s’assurer du bon déroulement de la construction du nouveau mât de l’IMOCA Water Family.« Ils n’avaient pas commencé, raconte le skipper. Ils se sont plantés dans leur timing de production et de livraison. C’est une pièce complexe qui prend beaucoup de temps à concevoir. Mais plutôt que de renoncer, on s’est dit qu’on allait le construire avec eux ! 

Avec l’expérience de Thomas qui a déjà produit plusieurs mâts, celle de Bayen qui a travaillé sur des projets Orma et IMOCA, et la motivation de toute l’équipe, on a décidé de le faire. Et c’est parti, le lundi matin à 8h, Thomas, Bayen, Arthur, Flo et moi, prenions la route direction Vannes pour construire les premiers bouts du mât. Ça nous a pris deux semaines. 

Puis on a assemblé le tout chez nous, chez Eole Performance à la Mothe-Achard, avec l'aide des techniciens du chantier sur qui on a pu compter, tant humainement que professionnellement et qui à leur tour sont venus nous aider. » Quatre semaines de travail intensif entre les Sables d’Olonne et Vannes « On a tout donné pour y arriver. Notre petite équipe, peut-être pas aussi expérimentée que les grandes écuries de course au large, a montré de quoi elle était capable. Ce n’est pas encore fini mais on commence à voir la lumière au bout du tunnel ! »Prochaine étape : la qualification pour la Transat Jacques Vabre. Mise en place des voiles, test de jauge à 90° et premières navigations sont au programme cette semaine, avant de quitter les Sables le 12 octobre. Objectif Vendée Globe 2020 « Ce sera ma première transat. Nous avons besoin d’être au départ de la Jacques Vabre pour préparer le Vendée Globe. Thomas sera mon co-skipper et c’est aussi le boat captain. C’était un choix évident. »Source : C Gutierrez
Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

INEOS Team UK, l'équipe de Sir Ben Ainslie, met à l'eau son AC75 - Images

Quarante-huit heures seulement après le lancement du bateau Italien, l’équipe britannique de Sir Ben Ainslie engagée sur la prochaine Coupe de l'America dévoile à son tour son AC75.

image

Crédit : INEOS Team UK

image

Le lancement d’un nouveau bateau est toujours un moment clé dans la campagne de l’America’s Cup. L’équipe INEOS UK a célébré cette étape clé avec une cérémonie officielle qui s’est tenue à son siège à Old Portsmouth, baptisant son bateau «Britannia» en hommage à l’un des plus célèbres voiliers de course britanniques.

Source : America's Cup

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Départ demain pour les solitaires de la Mini Transat 2019, destination Las Palmas de Gran Canaria

Le moment tant attendu est enfin arrivé ! Demain, samedi 5 octobre à 10h30, les 87 concurrents de la Mini-Transat La Boulangère prendront à La Rochelle le départ de la première étape, à destination de Las Palmas de Gran Canaria (1 350 milles). Après deux semaines d’attente (le coup d’envoi était initialement prévu le 22 septembre), les marins ressentent de l’impatience et de l’excitation, mais aussi une forme d’appréhension. A la veille du grand saut, tous ont le schéma météo bien en tête et s’attendent à une navigation engagée et complète.


image

Crédit : Ch Breschi

Demain, samedi 5 octobre, les Minis 6.50 quitteront les pontons du Bassin des Chalutiers de 7h30 à 9h30, pour un départ programmé à 10h30.

Se (re)mettre en mode course

Le report du départ a permis aux marins de bichonner les bateaux et de partir avec un niveau de préparation très satisfaisant. En revanche, l’attente et l’incertitude ont pu avoir pour effet pervers de les faire sortir de la course. Mais ce vendredi, en s’attelant aux ultimes préparatifs, en chargeant la nourriture fraîche, en mettant en place les voiles, en analysant très finement la météo et en faisant tourner les routages, chacun s’est remobilisé et est entré dans sa bulle.

« Il est temps de ne pas perdre de temps ! »

C’est donc demain à 10h30 que sera donné le coup de canon libérateur. « Les conditions seront légères avec un vent d’Ouest de 5 à 8 nœuds au moment du départ. Il n’y aura pas de bouée de dégagement ou de parcours en baie de La Rochelle. Il est temps de ne pas perdre de temps ! », souligne Denis Hugues, directeur de course de la Mini-Transat La Boulangère. « Le fait de partir tôt va permettre aux coureurs d’avoir une bonne journée pour se ré-amariner avant la première nuit qui est toujours compliquée, car on cherche un peu ses marques. »

Une première étape express ?

Les concurrents vont entrer dans la course en douceur, même si la houle ne sera pas négligeable dans le golfe de Gascogne. Dimanche matin, il y aura un petit front à négocier avec une bascule du vent du Sud-Ouest au Nord-Ouest. Ce flux de noroît medium devrait permettre aux concurrents de progresser au reaching (vent de travers) vers le cap Finisterre. Il faudra ensuite traverser une zone de vent faible avant l’arrivée d’un second front puis l’instauration d’une belle brise de Nord qui va propulser les Minis à partir du cap Finisterre. Les hautes vitesses seront au rendez-vous et les premiers protos pourraient bien rallier les Canaries en moins d’une semaine.

Source :

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Les jeunes espoirs de windsurf et kitesurf à Carnac, le Championnat de France attendu le 19 octobre

Carnac s’apprête à accueillir, du 19 au 25 octobre, le Championnat de France Espoirs Extrême Glisse. En collaboration avec la Fédération Française de Voile, plus de 200 jeunes viendront s’affronter dans deux grandes disciplines : la planche à voile (windsurf) et le kitesurf. 

image

Plus de 200 jeunes

Plus de 200 compétiteurs âgés de moins de 20 ans sont attendus à Carnac. Tous ont été présélectionnés par la Fédération Française de Voile.

Deux grandes familles de supports seront représentées : le kitesurf et le windsurf, en minime pour les plus jeunes et Espoir ou Open pour les plus âgés.

7 titres être décernés

Deux titres en kite: F41 TwinTip Racing Espoir- Filles et Garçons
Cinq titres en windsurf : RRD120 Minime et Espoir- Filles et Garçons ainsi que F31 Espoir - Open

Le programme

Si la majorité des planches à voile partiront du Yacht Club de Carnac, les kites seront sur les airs de décollage sur les plages de Légènese et la Grande Plage, offrant un joli spectacle aux visiteurs. Après une course d’entrainement le dimanche 20 octobre, le championnat débutera le lundi 21 octobre pour finir le vendredi 25 octobre.

Source : YCC

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Hugo Boss, un IMOCA strictement conçu pour le Vendée Globe 2020, le cabinet VPLP fait le point

Pour VPLP design, le nouvel Hugo Boss - deuxième Imoca génération 2020 du cabinet après Charal – est un projet marquant. Dévoilé officiellement jeudi 19 septembre à Londres, la nouvelle machine d'Alex Thomson, deuxième du Vendée Globe 2016-2017, est conçue avec un seul objectif : gagner le prochain tour du monde en solitaire. Vincent Lauriot Prévost, architecte : "Alex a une vision très personnelle, assez radicale de ce que doit être un IMOCA."

image

Crédit : Lloyd Images



Une vision assez radicale "Nous connaissions déjà bien Alex et son équipe pour avoir collaboré avec lui sur son précédent Imoca, raconte l'architecte naval Vincent Lauriot-Prévost. Il a une énorme expérience et une vision très personnelle, assez radicale de ce que doit être un Imoca." Résultat : un 60 pieds strictement conçu pour le Vendée Globe et rien d’autre. Priorité à la légèreté  Le cahier des charges était assez clair : priorité à la légèreté – le bateau pèse 7,6 tonnes – aux allures portantes et aux foils. « On a fait l’impasse sur la puissance », résume Vincent Lauriot-Prévost. Surtout, les équipes de design – Quentin Lucet, Daniele Capua, Philippe Orhan, Xavier Guisnel, Guillaume Dupont et Nicolas Barral, côté VPLP, ainsi que Gurit pour l'ingénierie structurelle – ont eu du temps pour mener des études spécifiques. "Cela a été un vrai luxe, confie Quentin Lucet, en charge du projet. D’habitude, on travaille sous pression, en fonction d’une course à venir ; là, Alex nous a demandé de combien de temps on avait besoin !"C’est cette liberté et le climat de confiance instauré dès le début avec le design team d’Alex Thomson – Peter Hobson, Andy Cloughton, Neal MacDonald, Jesse Nemark - qui a permis la conception d’un bateau très innovant.La philosophie est la même que Charal, le premier Imoca à foils de 2e génération signé VPLP design : une carène tournée vers l’optimisation de la traînée minimum, mais Hugo Boss est encore moins puissant et encore plus léger. Les foils, typés pour le portant et le reaching, sont moins polyvalents que ceux de Jérémie Beyou. Cockpit entièrement fermé Quant au désormais célèbre cockpit entièrement fermé, l’une des innovations majeures du 60 pieds, il est le fruit des cinq participations d’Alex Thomson au Vendée Globe et d’un important travail mené autour de la traînée aérodynamique des foilers, pour qui naviguer à 30 nœuds est devenu presque commun.Les équipes VPLP ont enfin été bluffées par le chantier de Jason Carrington, où a été construit ce nouvel Hugo Boss : "C’est un orfèvre, un passionné, qui met beaucoup d’émotions dans son travail, explique Quentin Lucet. Il a construit un bijou et n'a pas fait de compromis. Il est capable de refaire la strat d’un support de bib la veille de la mise à l’eau parce qu’elle n’est pas assez propre pour lui. C’est un cran au-dessus de tout ce que j’ai vu jusque là !"Source : VPLP
Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Le Vendée Globe 2020 se prépare activement, 34 bateaux pourront être au départ, importants travaux d'aménagement

Réunis aux Sables d’Olonne ce jeudi 3 octobre, les skippers candidats au prochain Vendée Globe ont rencontré l’équipe d’organisation de l’épreuve. Ils ont abordé quelques points concrets en vue de la prochaine édition, notamment le nombre de concurrents admis au départ.

Le Vendée Globe 2020 se prépare activement,

Credit : JM Liot


À un peu plus d’un an du départ, toutes les équipes sont au four et au moulin : mise au point des bateaux, préparation des prochaines courses avec en ligne de mire immédiate la Transat Jacques Vabre, renforcement des équipes. De son côté la SAEM Vendée monte en puissance progressivement de manière à être fin prête en temps voulu. Modification de l’avis de course, 34 solitaires au départ C’était une volonté conjointe de l’organisateur et de la classe IMOCA : en diffusant l’avis de course bien plus en amont que lors des éditions précédentes, la direction de course devait permettre aux équipes de mieux structurer leur projet et d’accumuler des milles en vue du Vendée Globe.Cette première version de l’avis de course définissait les étapes du parcours de qualification : d’emblée, les concurrents disposant d’un bateau neuf et ceux qui avaient bouclé le Vendée Globe 2016 disposaient d’un accès privilégié à l’une des trente places ouvertes sous réserve d’un parcours de qualification transatlantique. Les autres concurrents devaient passer par les Globe Series. Ceux qui justifieraient du plus de milles parcourus sur les Globe Series seraient admis en priorité. Aujourd’hui, ce sont déjà 34 candidats qui se sont déclarés. Trois autres projets sont encore attendus.Face à cet afflux de candidatures, la SAEM Vendée, en accord avec la classe IMOCA a donc modifié l’avis de course puisqu’aujourd’hui, le nombre de candidats admis au départ sera de 30, plus quatre wild cards accordées par l’organisateur. Importants travaux d’aménagements à Port Olona Pour pouvoir accueillir la flotte dans de bonnes conditions, le département de la Vendée, avec la participation du port des Sables-d’Olonne, a entrepris d’importants travaux d’aménagements de Port Olona : déroctage des bassins pour augmenter la profondeur, construction d’une estacade en bois de 2200m2, aménagements des pontons pour accueillir les monocoques munis de foils…L’ensemble de ces mesures a soulagé grandement les skippers en course pour disposer du droit d’être au départ en novembre 2020. Kevin Escoffier (PRB) : "un peu plus de sérénité" « Il est évident que cette décision nous soulage. Même si j’étais confiant et pensais pouvoir me qualifier, cela va nous permettre de travailler avec un peu plus de sérénité. Le programme de course à venir est dense et le précédent avis de course ne laissait pas beaucoup de droit à l’erreur. Du coup, on va pouvoir régater sans trop d’arrière-pensées. » Armel Tripon (L‘Occitane) « Disposant d’un bateau neuf, ça ne change rien pour moi. Mais c’est une très bonne chose qu’il y ait plus de concurrents au départ. » Sam Davies (Initiatives Cœur) :  « Je n’étais pas spécialement stressée. J’étais certaine qu’il y aurait une solution trouvée. Ça ne changera rien à ma ligne de conduite. Pour être prête, il me faut naviguer le plus possible. Il va falloir trouver le bon équilibre entre les objectifs sportifs et la volonté de finir les courses. » Didac Costa : "une bonne décision" « Ayant terminé le dernier Vendée Globe, je dispose du droit d’être au départ automatiquement (sous réserve d’être qualifié). Mais je trouve que c’est une bonne décision : il faut que le Vendée Globe reste ouvert au plus grand nombre. » Miranda Merron (Campagne de France) : "rassurant" « C’est une très bonne décision, vu le nombre de projets sérieux déjà engagés. Derrière chaque coureur, c’est une équipe, des partenaires, des enjeux économiques. C’est rassurant de savoir qu’un projet fiable a toutes les chances d’aller jusqu’au bout. Maintenant, mon objectif c’est de continuer de fiabiliser le bateau, de naviguer en confiance avant de monter en gamme sur le plan sportif. »Source : Vendée Globe
Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…
[DÉPARTS & NOMINATIONS]
KEVIN PEPONNET/JÉRÉMIE MION et CAMILLE LECOINTRE/ALOÏSE RETORNAZ ont été officiellement sélectionnés par le CNOSF en 470 pour les Jeux olympiques de Tokyo. MAXIME SOREL, déjà engagé auprès de l’association depuis plusieurs années via ses projets voile, est désormais parrain national de Vaincre la Mucovicidose. PAUL DAGAULT, passé notamment par les équipes Energy Team, Aleph et Spindrift, a été recruté par Soromap VMG en qualité de commercial Sud-Ouest, suite au rachat par l’entreprise d’Unisails.

[JOBS]

LALOU MULTI, dans le cadre de la construction du nouveau Multi50 Arkema, recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à compter d’octobre 2019. Conditions plus détaillées après prise de contact. GIANCARLO PEDOTE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour son Imoca Prysmian Group ; poste basé à Lorient après la Transat Jacques Vabre 2019. OUTREMER YACHTING recherche un-e ingénieur-e bureau d’études/développement ; poste en CDD pouvant évoluer en CDI, basé à La Grande Motte, à pourvoir immédiatement. RIVOYRE INGÉNIERIE recrute un ingénieur calcul/chef de projet avec 3 à 5 ans d’expérience ; poste en CDI basé à Sophia-Antipolis. FRANCE SAILGP recrute un wincheur pour la saison 2020, les candidatures sont à envoyer avant le 15 novembre. FUTURE FIBRES recrute un-e « sales coordinator », poste basé à Valence (Espagne), espagnol et anglais obligatoires. OCEAN DATA SYSTEM recrute un-e ingénieur-e développeur-euse électronique embarquée (software/hardware) et un-e technicien-ne installateur-trice/intégrateur-trice pour accompagner son développement ; postes en CDI basés à Lorient à pourvoir immédiatement. Le TEAM SODEBO recherche un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Polyvalence de préparateur, permis E et hauturier appréciés. Rémunération et contrat longue durée à convenir selon profil du candidat ; poste basé à Lorient (nouvelle base Sodebo). BSM MARINE recrute un(e) technicien(ne) Intégrateur de Systèmes Embarqués dans le cadre du lancement d’OSCAR, un nouveau système d’aide à la navigation basé sur la vision et l’intelligence artificielle ; poste basé à Port-la-Forêt, CDD de 6 mois avec possibilité de CDI. BEFOIL est à la recherche d’un-e commercial-e France et International, poste en CDI basé à Lorient.

[OFFRES DE SERVICES]

GUILLAUME DUPONT, ex VPLP, propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en architecture et ingénierie navale dans la course au large et le nautisme. PIERRE-LARRY PETRONE, préparateur physique et navigateur, propose des « training camps » pour les marins, en collaboration avec Marie Dorin, championne olympique de biathlon, à Zecamp, structure située à Corrençon-en-Vercors. ROMAIN SALLÉ DE CHOU, étudiant en Master 1 de communication digitale à Sup de Pub, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., réseaux sociaux et web design. Disponible dès maintenant pour une durée d’un an en Ile-de-France ou Bretagne.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
GÊNES sera la ville d’arrivée en juin 2022 de la prochaine édition de The Ocean Race. Ce sera la première fois que la course autour du monde créée en 1973 passera par l’Italie. LE YACHT CLUB DE FRANCE, est devenu club support de la Drheam-Cup, dont la troisième édition aura lieu du 18 au 27 juillet 2020 entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer. Le DÉPARTEMENT DE LA MANCHE sera le partenaire-titre de Martin Louchart (17 ans) sur la Transat Jacques Vabre, ce dernier étant engagé en Class40 avec Frédéric Duchemin sur un bateau qui s’appellera #Attitude Manche. BANQUE POPULAIRE MÉDITERRANÉE s’est engagé en tant que partenaire majeur des Régates royales de Cannes qui se terminent ce samedi. CDK TECHNOLOGIES poursuit le développement de son site de Lorient avec l’acquisition des anciens bâtiments de la société AML et en investissant dans de nouveaux moyens de production (machine de découpe pour les tissus pré-imprégnés, machine d’usinage, autoclave de grandes dimensions), qui seront opérationnels début 2020. Le comité directeur de WORLD SAILING a adopté et publié une nouvelle version de son projet de réforme du mode de gouvernance de la fédération internationale, qui sera soumis au vote de l’assemblée générale le 3 novembre prochain. L’UNCL déménage et s’installe à partir du 30 septembre dans les locaux de la Fédération française de voile, dans le 15e arrondissement de Paris. ZHIK est devenu l’équipementier officiel d’Alex Thomson Racing. INCIDENCE SAILS ouvre à compter du 1er octobre Incidence Manche à Cherbourg sur le plancher occupé jusqu’ici par la voilerie Axe Sail dont les salariés sont conservés au sein de la nouvelle structure. CHEMINÉES POUJOULAT a annoncé mercredi la fin de son partenariat de 16 ans avec Bernard Stamm et de sa participation au circuit Diam 24, l’entreprise restant cependant partenaire officiel du Tour Voile pour les deux prochaines éditions. EVERIAL, partenaire cette année de Clarisse Crémer puis de Stan Thuret en Figaro, continuera à soutenir ce dernier en 2020, mais cette fois en Class40, avec au programme The Transat et la Québec-Saint-Malo, qu’il courra sur l’ancien Campagne de France d’Halvard Mabire. Le WORLD MATCH RACING TOUR a fait l’acquisition de la Match Race Super League, qui intégrera en 2020 une nouvelle série d’événements sous l’égide du WMRT. MOKEN, marque de lunettes éco-responsables, devient partenaire technique du trimaran Macif.

[VENTES & LOCATIONS]

POLARYSE propose un bureau meublé de 37 m2 à la location à Lorient dans ses locaux, à quelques minutes de La Base et de la voie express, 460€HT/mois.

Photo : Sailing Energy/World Sailing

L’article Le Mercato de la semaine est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
0 lectures
0 commentaires

Guillaume Verdier : « L’AC75 est quand même un bateau étrange, pas très naturel »

Entre la Coupe de l’America avec Emirates Team New Zealand, les nouveaux Imoca de Charlie Dalin et Thomas Ruyant, deux projets de construction pour The Ocean Race (voir notre article), le  Pogo Foiler en Mini et autres, Guillaume Verdier est bien occupé ces derniers temps. L’architecte évoque ces différents projets pour Tip & Shaft, même s’il se montre parfois peu disert, tenu à de nombreuses clauses de confidentialité. [article traduit de notre édition internationale]
 
Les premières navigations de l’AC75 d’Emirates Team New Zealand t’ont-elles satisfait ?
C’est très difficile pour moi de parler du nouveau bateau, parce que je suis très limité dans ce que je peux dire, je ne peux qu’évoquer les grandes généralités. L’idée du bateau qui vient d’être lancé vient d’un pré-projet de 40 pieds sur lequel j’avais travaillé avec Ray Davies pour un client pendant la dernière Coupe. Nous avions commencé à dessiner un bateau et j’étais parti d’un concept proche d’un Imoca. Ray m’a dit que ce n’était pas possible d’avoir deux foils et une quille, je lui ai dit que nous pourrions faire deux foils basculants, pour aller d’une stabilité statique à une stabilité dynamique. C’est dans cette direction que nous sommes allés, on essaie de trouver la bonne transition entre stabilité statique et stabilité dynamique. Après, c’est vrai que ces derniers jours ont été un réel plaisir pour l’équipe. Quand nous avons vu les Américains décoller, ça a créé un buzz aussi pour nous. C’est tellement nouveau comme concept que c’était forcément un gros risque de n’avoir travaillé que sur simulateur. Si nous n’avions pas eu le simulateur, nous n’aurions d’ailleurs probablement pas pris le risque d’y aller sans passer par un petit monocoque-test.

As-tu justement des regrets de ne pas avoir fait de bateau-test ?
Nous n’avions pas le choix, dans la mesure où c’était une décision qui a été prise longtemps à l’avance. Souvenez-vous que le plan original était d’aller à Cagliari cet automne [pour disputer les premières America’s Cup World Series, NDLR]. Finalement tout a été reporté, mais nous devions mettre notre bateau sur un cargo pour l’emmener en Europe, tout le planning avait été élaboré en fonction de ça.

Quelles sont les options sur lesquelles vous travaillez pour développer le deuxième bateau ?
Je ne peux clairement pas en parler, nous ne pouvons pas révéler ce que nous faisons. Ce qui est sûr, c’est que ce sont des bateaux très complexes et qu’il faut déjà s’assurer que les choses marchent comme nous le pensions, pour pouvoir continuer. C’est comme un Imoca : quand tu finis le premier, quelqu’un arrive pour te demander d’en dessiner un suivant, tu n’arrêtes jamais de dessiner. Il y a beaucoup de choses sur la table et d’options à prendre.

Pourrait-on à terme voir arriver sur le marché de la régate un bateau de ce type, une sorte de TP52 avec des foils ?
C’était notre intention de départ, c’était un peu un rêve, mais je pense par exemple que l’on ne pourrait pas courir Sydney-Hobart sur un bateau comme celui-là. On pourrait faire un circuit inshore, mais je ne pense pas que le grand public pourrait avoir accès à des bateaux comme ça, il faudrait quand même avoir des ballasts fixes qui donnent de la stabilité, c’est quand même un bateau assez étrange, pas très naturel.

Parlons maintenant de l’Imoca : tu as dessiné les bateaux de Charlie Dalin et de Thomas Ruyant, comment juges-tu les dernières évolutions ?
Il y a beaucoup de choses qui se passent en Imoca et une grande diversité de concepts et d’architectes, c’est vraiment motivant et excitant. Les bateaux de Charlie et de Thomas ne sont pas très différents – le roof et le cockpit le sont – ils s’appuient tous les deux sur la forme de carène pour performer, dans le sens où je pense que la forme de carène est toujours un facteur important pour le Vendée Globe. Le mât est le facteur limitant de la classe Imoca : c’est un mât monotype qui ne peut supporter que des charges données, donc ça veut dire que si tu dessines des foils incroyables, tu dois être sûr qu’ils ne vont pas excéder les capacités du mât. Et avec ces bateaux, quel que soit le foil que tu fais, ça va être difficile de marcher au près. Donc si tu fais des foils trop grands pour le près, tu risques de casser ton mât au reaching. Les foils que j’ai dessinés sont déjà assez grands, probablement les plus grands, mais dans ce cas, il faut être sûr que ça ne risque pas d’endommager le mât. Donc mon idée a été de concevoir une forme de carène capable de créer du moment de redressement au près, tout en faisant un bateau polyvalent, bon dans les petits airs et dans les transitions. Si tu fais un bateau très très radical typé reaching, tu risques de te retrouver coincé au portant.

Que penses-tu du cockpit complètement fermé que l’on retrouve sur Hugo Boss ?
Si c’était mon bateau, je souhaiterais être en mesure d’avoir une bonne visibilité devant et de sentir le vent quand je barre, un peu comme nous avons fait sur Gitana, où tu peux avoir un bon feeling tout en étant bien protégé. Je n’aimerais pas naviguer dans une cave. Après, chacun ses goûts.

Tu as fait beaucoup d’études pour le projet Volvo Super 60 (projet de 60 pieds monotype abandonné suite au changement de propriétaires de The Ocean Race), en quoi ces nouveaux bateaux sont différents du Volvo Super 60 ?
Le bateau de Thomas a la même coque, même si nous avons fait quelques petites adaptations, celle de Charlie est légèrement différente, c’est aussi en fonction du feeling du marin. Nous avons passé un an et demi, presque deux ans, à travailler sur les études avant de nous lancer. J’ai eu beaucoup de chance de disposer de tout ce temps sur le Super 60, ça m’a permis de disposer de plein d’options différentes et de piocher dedans pour Charlie et Thomas. C’était génial, merci à Nick Bice et aux gars de la Volvo de m’avoir permis de faire ça.

A propos de The Ocean Race, tu travailles sur deux projets (11th Hour Racing et Switchback), peux-tu nous le confirmer et à quelles différences notables t’attends-tu sur ces futurs nouveaux bateaux ?
Je travaille bien pour deux équipes, dont je ne peux dévoiler le nom, une pour laquelle nous en sommes aux études préliminaires, et une autre pour laquelle nous venons tout juste de démarrer la construction. C’est le sujet du moment, nous avons face à nous des clients très expérimentés qui arrivent avec leurs idées, donc je pense que ça va changer un peu la donne. Nous avons constitué de gros design teams autour d’eux, et il y a beaucoup d’interactions, ça va être une approche très intéressante.

Penses-tu qu’il va y avoir assez de bateaux qui vont passer du Vendée Globe à The Ocean Race ?
A mon avis, ça sera possible de courir The Ocean Race avec les Imoca existants. Si tu fais de la place dans le cockpit, ce sera certes un peu serré, mais ça le fera. Ce qui est certain, c’est que les foils dans les deux ans à venir vont encore beaucoup évoluer, c’est probable que ce ne soient pas les mêmes qu’aujourd’hui, mais un gars qui a un 60 pieds aujourd’hui pourra toujours acheter des foils de nouvelle génération et les installer sur son bateau pour courir The Ocean Race. J’espère donc qu’il y aura des inscrits qui viendront du Vendée Globe.

Le parcours de The Ocean Race sera-t-il compatible pour un bateau dessiné pour le Vendée Globe ?
A peu près, oui. Ils n’ont pas encore dévoilé le parcours final, nous ne savons pas par exemple s’ils vont aller à Hongkong, mais apparemment, il va y avoir beaucoup de portant. S’ils font une étape entre Auckland et Le Cap, ça fait très long, pareil si tu vas du Brésil à Sydney ou ailleurs en Australie, donc je pense qu’il y aura probablement plus de portant que la dernière fois.

Photo : Emirates Team New Zealand

L’article Guillaume Verdier : « L’AC75 est quand même un bateau étrange, pas très naturel » est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
2 lectures
0 commentaires

Ce qu’il faut retenir de la saison 1 de SailGP

La première saison de SailGP s’est achevée le dimanche 22 septembre à Marseille par la victoire finale de l’équipe australienne (Tom Slingsby) devant les Japonais de Nathan Outteridge. L’occasion pour Tip & Shaft de faire un bilan global du circuit de F50 lancé par le tandem Larry Ellison/Russell Coutts.

Bilan sportif : deux divisions

Cette saison 1 aura été nettement dominée par les équipes australienne et japonaise, avec avantage aux Australiens qui auront remporté quatre des cinq étapes et surtout la régate finale, synonyme de chèque d’un million de dollars. Une domination sans surprise, dans la mesure où la plupart des navigants des deux teams avaient disputé la 35e Coupe de l’America aux Bermudes en AC50. « On a navigué sur ces bateaux pendant quatre-cinq ans aux Bermudes, donc toutes les équipes qui ont un vétéran à un poste-clé, barreur, régleur, tacticien, ont forcément un plus« , confirme Philippe Presti, coach de l’équipe australienne. « On s’est rendu compte très vite qu’il y avait deux bateaux en Ligue A et quatre en Ligue B, mais parmi ces derniers, nous étions très proches les uns des autres », ajoute Bruno Dubois, manager de l’équipe chinoise, parvenue in extremis à monter sur le podium final de la saison devant les Anglais, les Français et les Américains.

Reste que, de l’avis de plusieurs observateurs, le « gap » a eu tendance à se réduire au cours de la saison : « Sur l’eau, la différence n’est pas si énorme et je pense que la courbe de performance des Australiens et des Japonais va stagner par rapport aux autres, analyse le Suisse Julien Di Biase, directeur des opérations de SailGP. Ce que confirme Philippe Presti : « Les Anglais ont fait d’énormes progrès qu’ils n’ont pas réussi à concrétiser sur les régates, mais ils sont tout près de nous. A San Francisco, on passe en finale devant eux à un point près, et à Cowes, ils ont gagné les trois manches d’entraînement. Les Chinois ont aussi progressé, ils ont fait des rotations en intégrant un régleur d’aile qui a l’expérience de la Coupe, ça se voit tout de suite en termes de résultats. » Pour Bruno Dubois, « les Anglais et les Américains ont beaucoup progressé au début, de notre côté, nous avons revu notre organisation à bord, et en fin de saison, on arrive à enchaîner les « dry laps » (tours sans toucher l’eau), on fait moins d’erreurs. Résultat : on gagne une manche à six bateaux, proprement. »

Comment combler l’écart qui reste cependant entre les deux divisions en 2020 ? « C’est un problème qu’il faut traiter, sinon on tue dans l’œuf la compétition. On va continuer à donner plus de temps d’entraînement aux équipes autres que les Japonais et les Australiens« , répond Julien Di Biase. Ce qui a déjà été le cas cette année, comme l’explique Tiphaine Turluche, désormais team manager de l’équipe française (elle a succédé à Stéphane Guilbaud après l’étape de San Francisco) : « On a eu un jour en plus à New York, quatre à Cowes, deux à Marseille, on devrait aussi avoir plusieurs semaines d’entraînement en Nouvelle-Zélande en janvier. »

L’équipe française a aussi fait appel en cours de saison à des « data scientists » qui l’ont aidée à analyser les innombrables données transmises par les capteurs installés un peu partout sur les F50. Ce qui fait dire à Tiphaine Turluche, au moment de dresser le bilan de l’année : « Nous finissons sur une note hyper positive avec notre première victoire sur la dernière course en flotte [manche sans les Australiens et les Japonais, NDLR]. Pour nous, ça veut dire beaucoup, parce que depuis Cowes, nous avions mis un fort accent sur la performance et l’analyse de données, ça permet de passer un cap. »

Bilan organisationnel : des événements qui trouvent leur public, des partenaires à trouver

Julien Di Biase le reconnaît : au moment d’attaquer la première saison de SailGP, ses organisateurs partaient dans l’inconnu, notamment en ce qui concerne l’accueil populaire qu’allait recevoir ce circuit monté de toutes pièces par le duo Larry Ellison/Russell Coutts. Le bilan de la fréquentation ? « En moyenne, on a eu entre 20 000 et 40 000 spectateurs, et en ce qui concerne la billetterie, de 500 à 2000 tickets vendus par jour. On n’a pas voulu lancer des programmes trop ambitieux, on a toujours essayé de sonder le marché et d’ajuster l’offre pour essayer de faire le plein. L’objectif n’était pas de faire du volume sur cette première année. »

Pour ce qui est de la dernière étape de la saison à Marseille, Stéphanie Nadin, directrice de l’événement, évoque « 16 000 personnes sur les trois jours et environ 4 500 places vendues », avec une offre qui a été progressivement adaptée. Ce que confirme Yannick Perrigot, patron de l’agence Disobey (ex Windreport), en charge notamment de la promotion de l’événement : « On a beaucoup discuté avec les organisateurs en essayant de leur faire comprendre que Marseille, ce n’était ni Cannes ni Saint-Tropez, et qu’il fallait peut-être baisser un peu le niveau de service pour faire quelque chose de plus populaire et à des prix plus accessibles. C’est pour ça qu’on a abouti, à la fin, à des tickets à 25 euros. »

Le coût d’un événement SailGP ? « 4 millions de dollars«  (3,65 millions d’euros), répond Julien Di Biase, financés intégralement par SailGP. Auxquels il faut ajouter, en tout cas pour Marseille, les partenariats avec les collectivités publiques, en quasi-totalité des aides en nature : « Tout cumulé, ces aides équivalent à environ 500 000 euros », précise Stéphanie Nadin. « C’est un modèle économique qui repose sur des financements privés, comme pour la Formule 1, et non sur l’argent public, se réjouit Didier Réault, adjoint au maire de Marseille, délégué à la mer (entre autres). Si nous n’avons pas versé le moindre euro en cash, nous avons en revanche fourni une aide logistique et administrative, mais aussi mis à disposition des espaces qui nous appartiennent. »

Entre les six équipes à financer (5 millions de dollars par équipe, soit 4,57 millions d’euros) et les événements à organiser, le circuit SailGP coûte donc… 50 millions de dollars par an à Larry Ellison (soit environ 54,7 millions d’euros). Mais l’objectif, à terme, est que l’investissement diminue drastiquement, d’où la recherche de partenaires pour soutenir le circuit. Rolex, « pour plusieurs millions d’euros », dixit Julien Di Biase, s’est engagé le premier, suivi par Land Rover et Oracle, la société de Larry Ellison. A terme, également, les six teams vont devoir trouver leurs propres partenaires. Où en sont-elles à l’issue de cette première saison ? « Aujourd’hui, nous n’avons pas de sponsors en dehors de Sail Racing, notre équipementier. Mais tant que les gens ne voyaient pas les courses, il était difficile de réellement les intéresser au circuit. L’étape de Marseille a été un vrai plus pour nous et on commence à avoir des pistes sérieuses », explique par exemple Tiphaine Turluche, qui compte renforcer rapidement l’équipe commerciale, aucun team n’ayant à ce jour convaincu des partenaires autres que des fournisseurs.

Le temps presse pourtant. Si SailGP avait au départ évoqué une garantie sur cinq ans, il semble que ce ne soit plus vraiment le cas : « Il y a une certaine pression pour que les équipes trouvent des partenaires commerciaux rapidement. C’est plus qu’un objectif, c’est un pré-requis : celles qui ne vont pas trouver de financement vont mourir. Larry Ellison est fan de voile, mais il ne fait pas SailGP pour la beauté du geste, l’objectif est d’aboutir à un circuit économiquement pérenne », confirme Julien Di Biase. Combien de temps la patience du milliardaire américain durera-t-elle ? « Les équipes qui n’ont pas de partenaires à la fin de la saison prochaine vont être en difficulté« , répond le Suisse.

2020 : une nouvelle équipe et une étape en Chine ?

La saison 2020 débutera, comme cette année, fin février et à Sydney. Les autres étapes seront prochainement annoncées. « Idéalement, on va essayer de revenir dans les mêmes villes pour construire sur l’expérience de cette année et ajouter la Chine« , précise Julien Di Biase. Ce que confirme Bruno Dubois, team manager de l’équipe chinoise : « On travaille effectivement sur l’organisation d’une étape, mais à ce stade, on ne sait pas encore où. » Marseille devrait donc être sans doute encore de la partie : « La dynamique est déjà là et la ville est partante [ce que nous a confirmé Didier Réault], tous les feux sont au vert », commente Stéphanie Nadin.

Une seconde nouvelle étape pourrait avoir lieu l’an prochain en Scandinavie, car se profile une septième équipe, suédoise ou danoise d’après nos informations, un septième F50 étant en fin de construction chez Core Builders en Nouvelle-Zélande. « Il y a plusieurs discussions en cours, mais rien n’est encore signé, commente Julien Di Biase. Car on ne prendra une nouvelle équipe que si elle est auto-financée. » Ce qui signifie qu’un nouvel entrant devra arriver avec son propre budget, l’objectif étant chaque année d’avoir une équipe et un événement de plus. « Cette saison était la première marche d’un chemin qui va être assez long. Notre vision, c’est dix équipes et dix événements, on veut faire la Formula E des mers, on ne l’est pas du tout aujourd’hui », conclut Julien Di Biase.

Photo : SailGP

L’article Ce qu’il faut retenir de la saison 1 de SailGP est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
3 lectures
0 commentaires

Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…
[DÉPARTS & NOMINATIONS]
JEAN-SÉBASTIEN CHÉNIER PROTEAU prendra les fonctions de directeur exécutif de Spindrift racing à partir de mi-octobre, il remplace Léo Lucet qui « a accepté un plus grand rôle dans la gestion des affaires privées en Suisse » de Dona Bertarelli et Yann Guichard. ANTOINE CARPENTIER sera le co-skipper de Gilles Lamiré sur le Multi50 Groupe GCA-Mille et un sourires lors de la Transat Jacques Vabre. SAILGP a reçu un trophée lors des IBC Innovation Awards à Amsterdam récompensant sa stratégie de production de contenus, notamment sa couverture TV du circuit F50. LUCY MCGREGOR, quatre fois championne du monde de match-racing, a reçu le trophée de marin britannique de l’année décerné par la Yachting Journalists Association. FABIEN DELAHAYE remplacera Arthur Le Vaillant, skipper habituel du bateau, mais pas encore remis d’une opération à la cheville, sur le Class40 Leyton lors de la Transat Jacques, aux côtés de Sam Goodchild. MALCOM PAGE quittera le 19 octobre son poste de responsable du secteur olympique à la fédération de voile américaine.

[JOBS]

LALOU MULTI, dans le cadre de la construction du nouveau Multi50 Arkema, recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à compter d’octobre 2019. Conditions plus détaillées après prise de contact. MERCONCEPT recherche dans le cadre du développement de son activité Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  ; poste en CDI à temps plein, basé à Port-la-Forêt. Démarrage rapide souhaité. GIANCARLO PEDOTE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour son Imoca Prysmian Group ; poste basé à Lorient après la Transat Jacques Vabre 2019. OUTREMER YACHTING recherche un-e ingénieur-e de bureau d’études en industrie ; poste en CDD de 12 mois basé à La Grande Motte, à pourvoir immédiatement. RIVOYRE INGÉNIERIE recrute un ingénieur calcul/chef de projet avec 3 à 5 ans d’expérience ; poste en CDI basé à Sophia-Antipolis.

[OFFRES DE SERVICES]

GUILLAUME DUPONT, ex VPLP, propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en architecture et ingénierie navale dans la course au large et le nautisme.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
LA RÉGION NORMANDIE, qui soutenait déjà la course, est devenue « partenaire majeur » de la Transat Jacques Vabre à laquelle participeront cette année 60 duos (27 en Class40, 3 en Multi 50 et 30 en Imoca). SELECTOUR s’est engagé auprès d’Erik Nigon et de son co-skipper Tolga Pamir en tant que partenaire-titre de leur Imoca pour la Transat Jacques Vabre. PHIL SHARP a présenté ce vendredi au Grand Pavois OceansLab, un projet sur quatre ans en Imoca, pour lequel il recherche des partenaires (Edilians Group l’a rejoint comme partenaire développement), sur un bateau qui serait construit en 2020 disposant « de foils avant-gardistes et d’innovations en énergies propres ». Le GROUPE HLD s’est engagé, via son fonds d’investissement HLD pour la Méditerranée, auprès du projet Use it Again ! de Romain Pilliard qui, en 2020, envisage de s’aligner au départ de The Transat sur l’ex Castorama d’Ellen MacArthur. LE CAP VERT accueillera pour la première fois de l’histoire de la course une étape de The Ocean Race 2021-2022, les bateaux seront amarrés à Mindelo sur l’île de Sao Vicente. GAC PINDAR s’est engagé en tant que partenaire de The Race Around, course autour du monde en Class40 dont la première édition aura lieu en 2023 (voir notre article). L’organisateur annonce par ailleurs un « prize money » de 500 000 € et des droits d’inscription de 5 000 €. ARGO GROUP redevient partenaire-titre de la Gold Cup, célèbre épreuve de match-racing courue aux Bermudes, qui réintègre pour 2020 (11-16 mai) le programme du World Match Racing Tour. FABRICE PAYEN a annoncé qu’il renonçait à prendre le départ de la Transat Jacques Vabre sur le Multi50 Team Vent Debout, « toutes les conditions techniques et financières ne sont pas réunies pour partir sereinement ». L’avis de course de la GLOBE 40, tour du monde réservé à la Class40 (2021-2022), sera publié le 10 octobre. LEYTON s’est engagé auprès du duo Henry Bomby/Hannah Diamond qui défendra les couleurs britanniques lors du premier championnat d’Europe de course large double mixte à Venise début octobre. Les candidats au MIRABAUD SAILING AWARD, dont le lauréat sera connu lors du prochain Yacht Racing Forum à Bilbao (25-26 novembre), ont jusqu’au 23 octobre pour envoyer leurs vidéos. L’ATELIER SUR MER, le spécialiste de la décoration sur voiles et coques de bateaux installé à Carnac, a été repris par Frédéric Le Corre et Roman Nédellec, gérant de Costard Sérigraphie (Hennebont). Le duo ambitionne de se positionner sur le pôle de Lorient La Base et va être renforcé par un recrutement en cours. LE YACHT CLUB DE FRANCE, est devenu club support de la Drheam-Cup, dont la troisième édition aura lieu du 18 au 27 juillet 2020 entre Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer.
[LANCEMENTS]
SAILGP a annoncé cette semaine le lancement du jeu eSailGP, en partenariat avec Virtual Regatta et World Sailing. AMERICAN MAGIC a officiellement lancé samedi dernier à Portsmouth, Rhode Island, son premier AC75 baptisé Defiant.

L’article Le Mercato de la semaine est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
0 lectures
0 commentaires

Ce qu’il faut retenir de Tip & Shaft/Connect 2019

La deuxième édition de Tip & Shaft/Connect Paris a eu lieu mardi 17 septembre au théâtre de la Tour Eiffel, qui a accueilli dans l’après-midi la conférence de presse de présentation de la Transat Jacques Vabre. Retour sur les moments forts de cette matinée dont la thématique était: « Le développement durable, levier du sponsoring voile ? »

Comment la course au large peut-elle contribuer à la préservation des océans ? L’exemple de The Ocean Race

Première intervenante de ce Tip & Shaft/Connect ParisAnne-Cécile Turner, responsable du programme « sustainability » de The Ocean Race, en a évoqué les objectifs et les activations pour la prochaine édition. Les objectifs se résument en trois mots : « impact, empreinte et héritage ». « L’impact » consiste à sensibiliser le plus grand nombre, ce qui passe notamment par des « ocean summits » (onze seront organisés sur les trois années à venir, le premier le vendredi 20 septembre à Gênes) et des programmes pédagogiques. « L’empreinte » cherche à limiter au maximum l’empreinte écologique de la course. Par exemple, un partenariat avec Blue Water avait été initié sur la dernière Volvo pour interdire le plastique à usage unique sur les villages. Anne-Cécile Turner a par ailleurs annoncé « une nouveauté » pour la prochaine édition : « Dans les instructions de course, on va demander aux marins un pourcentage d’énergie propre sur les bateaux« , tandis qu’un travail va être mené pour « lancer un plan d’action sur trois ans au niveau de la construction durable des bateaux ». Enfin, la partie « héritage » se concrétise notamment via un programme de science embarquée baptisé Racing for purpose qui impliquera toutes les équipes.

En conclusion, Anne-Cécile Turner a expliqué que l’engagement de The Ocean Race en matière de développement durable « nous a ouvert de nouvelles lignes de financement, parce qu’il est attractif pour des philanthropes ou fondations ». L’exemple le plus frappant est celui de 11th Hour Racing (voir ci-dessous) qui repartira en 2021 pour une deuxième campagne de suite tout en étant sponsor de la course. Les bénéfices pour les partenaires ? « Un transfert de valeurs très efficace en termes de crédibilité, une attention médiatique supplémentaire (on touche des médias qui ne parleraient pas de nous), la motivation des employés. »

Le figariste Adrien Hardy a demandé à Anne-Cécile Turner s’il y avait des catégories de partenaires incompatibles avec ces engagements : « On a pas mal de discussions en interne, mais notre réponse est qu’on ne doit ignorer personne, ces marques font aussi partie de la solution, l’idée n’est pas de faire du « blue washing » mais de les impliquer avec des critères très clairs et de vrais engagements. »

Pourquoi l’Imoca s’engage dans une démarche responsable ?

Une table ronde a ensuite réuni deux skippers de la classe ImocaPaul Meilhat et Stéphane Le Diraison, ainsi que son président, Antoine Mermod. Ce dernier a expliqué que l’engagement environnemental, « porté au départ par des skippers qui voulaient faire passer un message »,  a conduit la classe à recruter une chef de projet développement durable – Claire Vayer – et à mettre en place « un programme autour de quatre piliers : science, sensibilisation, transition écologique et événements ».

Paul Meilhat, qui essaie actuellement de monter un projet Imoca de quatre ans autour de cette thématique environnementale (voir notre article), a ensuite expliqué que c’était devenu un argument pour séduire des sponsors : « Aujourd’hui, s’associer à une cause et impliquer des gens en interne est un énorme levier, qui permet en outre de proposer une alternative à la communication classique. » Et pour les skippers, c’est une porte d’entrée supplémentaire dans les entreprises : « On peut passer par la DRH ou les responsables RSE, plus seulement par le DG ou le responsable com », confirme le vainqueur de la dernière Route du Rhum.

Stéphane Le Diraison a ensuite évoqué son projet Time for Oceans, nom de son bateau qui associe ses trois partenaires principaux, la ville de Boulogne-Billancourt, Bouygues Construction et Suez. Comment a-t-il fait pour les convaincre de ne pas donner leurs noms au bateau ? « C’est une question de conviction, mais aussi parce que lorsque j’ai parlé de Vendée Globe au directeur général France/Europe de Bouygues Construction, c’est lui-même qui m’a parlé du lien entre le projet et le message pour la planète, ça convergeait avec ma stratégie. » Quid du fait que l’entreprise de bâtiment évolue dans un secteur très pollueur ? Il reprend l’argument d’Anne-Cécile Turner : « Mon approche, c’est qu’on a besoin de toutes les entreprises. Le bâtiment génère des déchets, nous aussi, la question, c’est comment avancer ensemble et comment ces entreprises peuvent faire évoluer leurs activités ? »

Et le skipper de Time for Oceans de conclure justement en demandant à l’Imoca d’être plus vertueuse sur le sujet de la construction des bateaux : « On a besoin de politiques incitatives, l’Imoca ne pourra pas s’abstenir de mesures contraignantes, aujourd’hui on pollue énormément et on ne sait pas déconstruire. » Ce à quoi Antoine Mermod a répondu : « On pense qu’il faut mener des réflexions autour des des bio-composites, des voiles recyclables et de l’autonomie énergétique, le règlement du Vendée Globe 2024 sera influencé par ces problématiques, mais nous ne voulons pas être dans une approche punitive. »

Retours d’expériences : activer un partenariat voile autour des enjeux de RSE

Dans la continuité de cette table ronde, Caroline Villecroze, directrice marketing et communication du groupe Leyton (1 400 collaborateurs), et Niki Fontaine, directrice de la communication de Bouygues Bâtiment France-Europe (60 000 salariés, 12,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires), ont évoqué leurs partenariats respectifs avec Arthur Le Vaillant et Stéphane Le Diraison. La première a expliqué que Leyton, société de conseil aux entreprises, s’est engagé dans cette voie environnementale, poussé par le skipper, mais aussi par des salariés jeunes (30 ans de moyenne d’âge), plus sensibilisés que leurs aînés. Elle a détaillé certaines actions et ajouté qu’en termes de business, cet engagement était un vrai plus, car il permet à Leyton d’être plus attractif pour embaucher des jeunes. Et, plus que de signer de nouveaux contrats, de « fidéliser les clients » et de les sensibiliser lorsqu’ils sont invités sur les départs de course.

Niki Fontaine a quant à elle ajouté, à propos de ce lien entre engagement RSE et business : « Je suis incapable de dire si nous avons signé plus de chantiers, mais ce que je sais, c’est que nos clients en parlent, cela nous donne une vraie crédibilité. » Le montant du partenariat voile de Leyton et Bouygues Construction ? Caroline Villecroze n’a pas souhaité le dévoiler, tandis que Nikki Fontaine s’en est sortie par une pirouette : « Sur trois ans, les trois partenaires mettent au total le prix d’un 250 m2 dans le 8e arrondissement de Paris. »

Quelle stratégie de développement durable pour les organisateurs de courses ?

La seconde table ronde a réuni trois organisateurs de course, Marine Derrien, directrice des opérations d’OC Sport Pen Duick, Gildas Gautier, délégué général de la Transat Jacques Vabre, et Jean-Baptiste Durier, directeur voile et golf d’Amaury Sport Organisation, qui ont détaillé leurs actions concrètes en matière de développement durable. Marine Derrien, pour la Route du Rhum, a notamment cité l’engagement auprès de « l’Appel pour l’océan, bien commun pour l’humanité » de Catherine Chabaud, le calcul de l’empreinte de la course et sa compensation via une action de reforestation, des kits pédagogiques développés avec la Fondation de la mer. Sentent-ils une pression de l’extérieur pour s’engager dans de telles démarches ? « Non, a répondu Gildas Gautier. La pression vient de l’état du monde et le développement durable fait partie des piliers de la Transat Jacques Vabre, au même titre que son parcours et le fait qu’elle se dispute double. »

Interrogé sur le fait d’éventuellement développer du business grâce à ce thème, ce dernier a ajouté : « Non, ce qui nous intéresse plus, c’est de créer de l’engagement avec nos partenaires, d’agir avec eux autour de ces thématiques, c’est plus dans cette circularité que l’on travaille, pas dans une thématique purement économique. » Jean-Baptiste Durier, directeur du Tour Voile, n’exclut pas une telle démarche : « On n’en est pas encore là, mais l’objectif dans les deux ans qui viennent serait d’être en capacité de fournir des packages de sponsoring intégrant des actions RSE clés en main. Aujourd’hui, tous les groupes doivent produire des bilans RSE, c’est une grande voie de développement. »

Conclusion : Charlie Enright

Pour clore ce Tip & Shaft/Connect, Charlie Enright, co-skipper de 11th Hour Racing, qui participera à The Ocean Race en 2021-2022 et le mois prochain avec Pascal Bidégorry à la Transat Jacques Vabre, a présenté la fondation américaine 11th Hour, dont l’objectif est notamment de promouvoir les pratiques durables dans la voile. Il a ajouté qu’en tant qu’ambassadrice de cette fondation, l’équipe, au sein de laquelle existe un « sustainability manager », en l’occurrence Damian Foxall, se devait d’être la plus exemplaire possible, d’où le choix d’hôtels proches des bateaux lors des escales, des repas sans viande une fois par semaine, des participations à des workshops sur la construction durable… Sur la dernière Volvo, l’équipe a ainsi « challengé » Musto pour réduire les emballages plastiques des habits fournis, le développement durable devenant « un critère de sélection des partenariats ».

Le projet pourrait-il s’accommoder de partenariats avec des marques « polluantes » ? Charlie Enright a répondu par la négative, estimant que 11th Hour Racing ne pourrait être associée, par exemple, au pétrolier ExxonMobil, avant d’ajouter, lorsqu’on lui a demandé si l’idéal serait de n’avoir que des fondations ou organisations environnementales comme partenaires des bateaux : « Non, c’est important que des sponsors viennent aussi de sources commerciales, s’il n’y avait que des associations, on prêcherait des convaincus. »

Photo : Jean-Marie Liot/Tip & Shaft/Connect

L’article Ce qu’il faut retenir de Tip & Shaft/Connect 2019 est apparu en premier sur Tip & Shaft.

Lire la suite
0 lectures
0 commentaires

Parrains officiels

Partenaires officiels

Equipementiers officiels

Fournisseurs officiels

Connexion visiteur

Plan du site

sitemaps

Suivez-nous

camera social 1 socialsocial media youtubenewsletter

Mentions légales

document

Devenez partenaire

business

Contact

communication

logo AGP Course au large

aboutsailing

previsions