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Transat Jacques Vabre. Très belle performance de Crédit Mutuel, premier Class40 à arriver à Bahia

Transat Jacques Vabre. Très belle performance de Crédit Mutuel, premier Class40 à arriver à Bahia

Les arrivées d’Imoca continuent avec Campagne de France skippés par Miranda Merron et Halvard Mabire 23e mais l’attention sera également tournée vers l’arrivée de Crédit Mutuel, premier des Class40 qui aura dominé largement la course. Ian Lipinski et Adrien Hardy vont pouvoir savourer leur victoire sur leur nouveau plan Raison le jour même où François Jambou arrivera vainqueur de la Mini-Transat sur l’ancien bateau de Ian. Un joli clin d’oeil aux étraves scow de David Raison qui pourra fêter cette double victoire.

L’IMOCA vert de Miranda Merron et Halvard Mabire devance de peu Crédit Mutuel, attendu dans la nuit. Qui de mieux placé qu’Halvard, président de la Class40, pour apprécier la performance de Ian Lipinski et Adrien Hardy ? « L’architecture navale progresse et les nouveaux 40 pieds naviguent aussi vite que les vieux IMOCA. Lorsqu’on laboure la mer au reaching, ils ont des capacités de planning que l’on n’a pas. Crédit Mutuel est la nouvelle génération. Ses performances au portant paraissent écrasantes mais il ne faut pas tirer de conclusion hâtive » commentait le doyen de la course avant-hier à la vacation. Mais on peut tout de même dire que c’est la bonne voie à explorer comme l’a fait Yoann Richomme avec le Lift40 sur la dernière Route du Rhum.

Class40 : Crédit Mutuel, le bon placement

« Arriver sur la côte comme ça en bateau, c’est la fin d’un voyage… C’est superbe, il y a la compétition et le voyage, chaque course est différente de ce point de vue » s’émouvait Adrien Hardy ce midi à la vacation. La douceur des derniers milles sonne comme l’heureuse récompense d’une année de folie pour son compère Ian Lipinski: « Nous avons travaillé nuits et jours, 7 jours sur 7, puisant dans nos réserves physiques et mentales pour mettre à l’eau Crédit Mutuel le 13 Août. Nous n’avons pas ouvert la caisse à outils de toute la course et comme espéré, le bateau devient magique à partir de 25 nœuds de vent. Il vole sur l’eau et passe les vagues sans ralentir » En choisissant David Raison pour dessiner un véritable scow, Ian savait où il mettait les pieds. Etrave spatulée, puissance maximale, Crédit Mutuel sort du même tonneau que le 6.50 avec lequel il remportait il y a deux ans la Mini-Transat. Avec sa forme de gélule, ce nouveau Class40 est comme un pavé dans la marre chez les Class40 après la démonstration de vitesse qu’il a réalisé dans l’alizé. Mené par un tandem complice et talentueux, il a su maintenir une confortable avance depuis la sortie du Pot-au-noir et s’apprête à couper la ligne en vainqueur vers 6 heures du matin (heure française). Leyton et Aïna Enfance & Avenir devraient sans surprise compléter le podium, mais derrière, rien n’est fait. Grosse bagarre entre Linkt et Made in Midi pour la cinquième place, idem entre Cre’actuel Cotes d’Armor, Edenred et Vogue avec un Crohn autour de la huitième.
Sur Eärendil, auteur d’un joli retour, Catherine Pourre ne serait pas contre un peu plus de vent. Privés de Code zéro (avarie de hook), Catherine et Pietro risquent cependant d’être gênés lorsque le vent va adonner avant le final au grand portant où ils se retrouveront sous spi. Quant à #Attitude Manche, le benjamin de la course Martin Louchart et Frédéric Duchemin vont pouvoir fêter leur premier équateur. Un passage bien mérité après un Pot-au-noir tenace qui continue de mettre au supplice Up Sailing Unis pour la planète et Kerhis.

Pour 6 des 25 bateaux toujours en course cet après-midi, il faudra encore faire preuve d’un peu de patience avant de verser son offrande Neptune au passage de l’équateur.

– ETA Campagne de France : 23 heures (française)

– Pénalité de 2 heures pour Advens for Cyberscurity, rétrogradé à la cinquième place au classement.

– ETA Crédit mutuel : 6h00 française

– ETA Leyton : 16h00 française

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François Jambou, premier concurrent de la Mini-Transat, attendu demain au Marin

Dernier jour d’attente au Marin (Martinique) avant d’accueillir le premier concurrent de la Mini-Transat La Boulangère. François Jambou est attendu demain (à partir de 19h heure française). Toute prudence gardée, il devrait l’emporter en proto après une course très rapide et un peu plus de 12 jours de mer. Axel Tréhin devrait être en mesure de conserver sa 2e place tandis que Morten Bogacki et Erwan Le Méné bataillent pour la place restante sur le podium de cette deuxième étape. En série, la suprématie d’Ambrogio Beccaria n’est toujours pas menacée et le skipper italien pourrait arriver vendredi (à partir de 17h heure française).

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Crédit : Ch Breschi


Classement du mercredi 13 novembre à 17h (heure française)

PROTO
1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 205,5 milles de l’arrivée
2- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 106,1 milles du premier
3- Morten Bogacki (934 – Otg Lilienthal) à 277,4 milles du premier

SERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 - Geomag) à 355,6 milles de l’arrivée
2- Benjamin Ferré (902 – Imago Incubateur D’aventures) à 87,3 milles du premier
3- Nicolas D’Estais (905 – Cheminant-Ursuit) à 88,2 milles du premier.

Source : Mini Transat

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Brest Atlantiques. Gitana 17 est reparti, Macif à Rio, Sodebo devrait reprendre la tête

Brest Atlantiques. Gitana 17 est reparti, Macif à Rio, Sodebo devrait reprendre la tête

Cela va vite sur la Brest Atlantiques mais il n’y a pas que la descente vers l’équateur. Le pit-stop de l’écurie Gitana à Bahia a duré quelques heures le temps de réparer une pièce et de repartir. Même pas le temps de prendre une Caïpirinha. Macif a préféré faire un stop à Rio où il ne devrait pas tarder. Un choix judicieux puisque Gitana et Actual Leader ont buté toute la journée dans une zone sans vent. De quoi faire les affaires de Thomas Coville sur son Sodebo Ultim 3 qui devrait prendre la tête de la flotte ce jeudi matin.

Les grandes manœuvres se préparent pour l’équipe MACIF du côté de la Marina de Gloria, site des épreuves de voile des Jeux Olympiques de Rio 2016, où le trimaran mené par François Gabart et Gwénolé Gahinet, handicapé depuis le Cap Vert par la casse de son safran de coque centrale, doit arriver aux alentours de 19-20h (heure française). A 16h, il avait franchi le Cabo Frio et progressait à coups d’empannages vers Rio, avec un vent d’est dans le dos de 18 nœuds. L’escale va permettre à l’équipe technique de remplacer le safran de coque centrale abîmé dans un choc avec un OFNI par celui qui avait pu être récupéré par le Team Banque Populaire l’an dernier après la rupture du bras avant ayant entraîné le chavirage, sur la Route du Rhum, de Banque Populaire IX mené par Armel Le Cléac’h.
Cet arrêt va profiter à Sodebo Ultim 3 qui, pointé à 100 milles de MACIF à 16h, va sans doute s’emparer pour la première fois depuis le départ de Brest des commandes de « Brest Atlantiques ». Thomas Coville et Jean-Luc Nélias sont attendus au passage des îles Cagarras, situées à 2.5 milles au large de la mythique plage d’Ipanema, environ cinq heures après MACIF, soit vers minuit. Et d’après Christian Dumard, consultant météo pour la direction de course, Sodebo Ultim 3 a de bonnes chances de prendre la poudre d’escampette une fois la marque passée : « Ils vont repartir à l’avant d’une dépression dans un vent soutenu autour de 25 nœuds mais au reaching, des conditions idéales pour aller vite, alors que pour ceux qui passent plus tard aux Cagarras, le vent sera à la fois plus fort, 28-30 nœuds, et plus de face. »

Une situation qui ne va pas forcément faire les affaires du Maxi Edmond de Rothschild, à bord duquel, depuis le départ de Salvador de Bahia mardi à 22h58, Franck Cammas et Charles Caudrelier vivent des moments pénibles, en témoigne leur moyenne de … 2,6 nœuds sur quatre heures entre les classements de 12h et 16h ! « Une dépression remonte de l’Afrique du Sud, avec dans son nord un front qui va jusqu’au Brésil et leur barre la route, ils sont en train de passer dedans, avec très peu de vent le long des côtes brésiliennes. Comme ils sont repartis de Salvador, ils n’ont pas pu se recaler vers l’est et ont beaucoup moins de vent qu’Actual Leader plus au large », ajoute Christian Dumard. Yves Le Blevec et Alex Pella, qui, entre 12h et 16h, avançaient à 14,2 nœuds, vont sans doute en profiter pour s’emparer de la troisième place.
Bref, les cartes de « Brest Atlantiques » sont totalement redistribuées à l’approche de la première marque de passage, et ce n’est sans doute pas fini à en croire Christian Dumard : « De l’autre côté de l’Atlantique Sud, Sodebo risque de buter dans l’anticyclone, ça pourrait alors revenir par derrière, d’autant que l’anticyclone de Sainte-Hélène va avoir tendance à remonter, ce qui pourrait ouvrir une petite porte pour passer dans son sud. » A suivre…

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Pit-stop imminent pour François Gabart et Macif sur la Brest Atlantiques, Gitana 17 scotché depuis son retour en course

Les grandes manœuvres se préparent pour l’équipe MACIF du côté de la Marina de Gloria, site des épreuves de voile des Jeux Olympiques de Rio 2016, où le trimaran mené par François Gabart et Gwénolé Gahinet, handicapé depuis le Cap Vert par la casse de son safran de coque centrale, doit arriver aux alentours de 19-20h (heure française). A 16h, il avait franchi le Cabo Frio et progressait à coups d’empannages vers Rio, avec un vent d’est dans le dos de 18 nœuds. L’escale va permettre à l’équipe technique de remplacer le safran de coque centrale abîmé dans un choc avec un OFNI par celui qui avait pu être récupéré par le Team Banque Populaire l’an dernier après la rupture du bras avant ayant entraîné le chavirage, sur la Route du Rhum, de Banque Populaire IX mené par Armel Le Cléac’h.


image

Crédit : Y Zedda

Sodebo Ultim 3 pourrait prendre la poudre d’escampette

Cet arrêt va profiter à Sodebo Ultim 3 qui, pointé à 100 milles de MACIF à 16h, va sans doute s’emparer pour la première fois depuis le départ de Brest des commandes de « Brest Atlantiques ». Thomas Coville et Jean-Luc Nélias sont attendus au passage des îles Cagarras, situées à 2.5 milles au large de la mythique plage d’Ipanema, environ cinq heures après MACIF, soit vers minuit. Et d’après Christian Dumard, consultant météo pour la direction de course, Sodebo Ultim 3 a de bonnes chances de prendre la poudre d’escampette une fois la marque passée : « Ils vont repartir à l’avant d’une dépression dans un vent soutenu autour de 25 nœuds mais au reaching, des conditions idéales pour aller vite, alors que pour ceux qui passent plus tard aux Cagarras, le vent sera à la fois plus fort, 28-30 nœuds, et plus de face. »

Gitana 17 à la peine

Une situation qui ne va pas forcément faire les affaires du Maxi Edmond de Rothschild, à bord duquel, depuis le départ de Salvador de Bahia mardi à 22h58 (HF), Franck Cammas et Charles Caudrelier vivent des moments pénibles, en témoigne leur moyenne de 2,6 nœuds sur quatre heures entre les classements de 12h et 16h ! Pour les deux hommes, tout est désormais à refaire et la journée qui vient de s'écouler, à la recherche du vent le long des côtes brésiliennes sale encore un peu plus la note. Forcément agacés de cette situation, Franck et Charles n'en restaient pas moins philosophes : « La route est très longue ! On fait avec ce que l'on a, un jour après l'autre », écrivait les navigateurs à leur équipe à terre.

Yves Le Blevec et Alex Pella, qui, entre 12h et 16h, avançaient à 14,2 nœuds, vont sans doute en profiter pour s’emparer de la troisième place.

Bref, les cartes de « Brest Atlantiques » sont totalement redistribuées à l’approche de la première marque de passage !

Source : Brest Atlantiques

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Mini-Transat. Ils arrivent ! François Jambou attendu ce jeudi en vainqueur

Mini-Transat. Ils arrivent ! François Jambou attendu ce jeudi en vainqueur

Elle est allée vite cette deuxième étape. Le premier, François Jambou, est attendu ce jeudi à partir de 19h heure française. Toute prudence gardée, il devrait l’emporter en proto après une course très rapide et un peu plus de 12 jours de mer. Axel Tréhin devrait être en mesure de conserver sa 2e place tandis que Morten Bogacki et Erwan Le Méné bataillent pour la place restante sur le podium de cette deuxième étape. En série, la suprématie d’Ambrogio Beccaria n’est toujours pas menacée et le skipper italien pourrait arriver dès vendredi (à partir de 17h heure française). Si les premiers entrevoient une arrivée très prochaine, les derniers ont encore un long chemin à parcourir. Georges Kick (529) et Jean Lorre (570) ne sont par exemple qu’à mi-parcours ce soir.

Proto : Jambou file vers la victoire
A bord du proto tenant du titre, François Jambou (865) a pris la tête 48 heures après le départ de Las Palmas de Gran Canaria. Depuis, il a creusé un écart qui semble inexorable sur ses principaux concurrents : Axel Tréhin (945), Erwan Le Méné (800) et Tanguy Bouroullec (969). D’après les routages (toujours à prendre avec des pincettes), François pourrait franchir la ligne d’arrivée à partir de 19h heure française, soit à 14h en Martinique.
Un cinquième larron se mêle à la bagarre. Après avoir terminé 11e de la première étape, Morten Bogacki (934) réalise une très jolie course sur la deuxième. Désormais à moins de 500 milles de l’arrivée, Morten est sur le podium, au coude à coude avec Erwan Le Méné. Le navigateur allemand exploite à merveille son très bon proto, avec lequel Jorg Riechers, s’était emparé de la 2e place de la Mini-Transat La Boulangère en 2017. Parmi les performances intéressantes, on peut noter celle de Pep Costa (431) qui navigue à bord de l’un des plus vieux protos de la flotte, mis à l’eau en 2003. En trois jours, il a gagné six places, passant de la 15e position à la 9e.

Série : Beccaria à deux jours de la délivrance, pronostic impossible pour le podium
Depuis le départ de la deuxième étape, Ambrogio Beccaria (943) a été en tête à tous les pointages, à une exception près (le 3 novembre à 4h TU) ! Autant dire que le skipper italien a fait preuve d’une autorité impressionnante pour reléguer à bonne distance des concurrents pourtant très affûtés. Il pourrait rallier Le Marin vendredi vers 17h heure française et réaliser un superbe doublé après sa victoire dans la première étape. Les 2e et 3e places seront probablement très disputées jusqu’au bout. Ce soir, Benjamin Ferré (902) et Nicolas d’Estais (905) tiennent la corde mais absolument rien n’est joué tant les écarts avec les poursuivants sont faibles à 450 milles du but. Aux arrivées des uns et des autres, il faudra sortir les calculettes pour savoir qui complètera le podium au classement général de cette 22e édition de la Mini-Transat La Boulangère en série.
A noter enfin qu’Anne Beaugé (890) est montée dans son mât aujourd’hui pour réparer sans assistance sa barre de flèche endommagée. La navigatrice a réussi avec succès l’opération et peut poursuivre sa course.
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Classement du mercredi 13 novembre à 17h (heure française)
PROTO
1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 205,5 milles de l’arrivée
2- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 106,1 milles du premier
3- Morten Bogacki (934 – Otg Lilienthal) à 277,4 milles du premier
SERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) à 355,6 milles de l’arrivée
2- Benjamin Ferré (902 – Imago Incubateur D’aventures) à 87,3 milles du premier
3- Nicolas D’Estais (905 – Cheminant-Ursuit) à 88,2 milles du premier.

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ETA à 6 heures du matin HF, Crédit Mutuel d'Ian Lipinski et Adrien Hardy s'apprête à remporter la Jacques Vabre

Alors que Salvador de Bahia s’apprête à accueillir en fin de soirée l’IMOCA Campagne de France, le leader des Class40 est attendu en fin de nuit (HF). La victoire annoncée de Crédit Mutuel sur la Transat Jacques Vabre est sans partage, Ian Lipinski et Adrien Hardy ayant parfaitement géré leur nouvelle monture, signée David Raison.


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Credit : Ch.Breschi


Crédit Mutuel, le bon placement

La douceur des derniers milles sonne comme l’heureuse récompense d’une année de folie pour Ian Lipinski, skipper de Crédit Mutuel : « Nous avons travaillé nuits et jours, 7 jours sur 7, puisant dans nos réserves physiques et mentales pour mettre à l’eau Crédit Mutuel le 13 Août. Nous n’avons pas ouvert la caisse à outils de toute la course et comme espéré, le bateau devient magique à partir de 25 nœuds de vent. Il vole sur l'eau et passe les vagues sans ralentir. »

Un véritable scow

En choisissant David Raison pour dessiner un véritable scow, Ian Lipinski savait où il mettait les pieds. Etrave spatulée, puissance maximale, Crédit Mutuel sort du même tonneau que le 6.50 avec lequel il remportait il y a deux ans la Mini-Transat.

Avec sa forme de gélule, ce nouveau Class40 est comme un pavé dans la marre chez les Class40 après la démonstration de vitesse qu’il a réalisée dans l’alizé. Mené par un tandem complice et talentueux, il a su maintenir une confortable avance depuis la sortie du Pot-au-noir et s’apprête à couper la ligne en vainqueur vers 6 heures du matin (heure française)

Leyton et Aïna Enfance & Avenir devraient sans surprise compléter le podium, mais derrière, rien n’est fait. Grosse bagarre entre Linkt et Made in Midi pour la cinquième place, idem entre Cre’actuel Cotes d’Armor, Edenred et Vogue avec un Crohn autour de la huitième.

ETA Crédit mutuel : 6h00 française
ETA Leyton : 16h00 française

Par la rédaction
Source : TJV

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Et voici les Class40 !

Alors que Salvador de Bahia s’apprête à accueillir en fin de soirée l’IMOCA Campagne de France, le leader des Class40 va enflammer une nouvelle fois les pontons du Terminal Nautico la nuit prochaine. La victoire annoncée de Crédit Mutuel est sans partage, l’expression d’une vision architecturale mise en scène par un tandem attachant et très doué. Derrière Ian Lipinski et Adrien Hardy, les ténors de la classe attendus demain n’ont pourtant pas ménagé leur peine. Car ça continue à batailler sur l’Atlantique, les uns en approche de Recife, les autres encore dans le Pot-au-noir qui s’apprête à délivrer ses derniers prisonniers demain. Que la fête continue !

IMOCA : Dernière campagne brésilienne

A la sortie du Pot-au-noir, le Brésil a beau vous tendre les bras, il faut faire preuve d’un minimum de retenue : « On a eu coup de stress hier. Le vent n’adonnait pas et on risquait d’être coincés à Recife, il fallait gagner dans l’est » racontait ce matin Erik Nigon (Vers un monde sans SIDA). « Alors, avec Tolga, on a loffé au près serré pour se dégager de la côte et là, ça va mieux. On va pouvoir ouvrir les voiles en ligne droite ».

Dans un alizé qui peine à passer sud-est, la navigation reste penchée au reaching pour la majorité des concurrents. Alexia Barrier et Joan Mulloy continuent leur bagarre avec Pip Hare et Ysbrand Endt, distants de seulement 3 milles. Et loin devant, Campagne de France s’apprête à passer la ligne en fin d’après-midi, vers 23h00 française. L’IMOCA vert de Miranda Merron et Halvard Mabire devance de peu Crédit Mutuel, attendu dans la nuit. Qui de mieux placé qu’Halvard, président de la Class40, pour apprécier la performance de Ian Lipinski et Adrien Hardy ? « L’architecture navale progresse et les nouveaux 40 pieds naviguent aussi vite que les vieux IMOCA. Lorsqu’on laboure la mer au reaching, ils ont des capacités de planning que l’on n’a pas. Crédit Mutuel est la nouvelle génération. Ses performances au portant paraissent écrasantes mais il ne faut pas tirer de conclusion hâtive » commentait le doyen de la course avant-hier à la vacation.

Rappel :

ETA Campagne de France : 23 heures (française) Pénalité de 2 heures pour Advens for Cyberscurity, rétrogradé à la cinquième place au classement.

Class40 : Crédit Mutuel, le bon placement

« Arriver sur la côte comme ça en bateau, c’est la fin d’un voyage… C’est superbe, il y a la compétition et le voyage, chaque course est différente de ce point de vue » s’émouvait Adrien Hardy ce midi à la vacation. La douceur des derniers milles sonne come l’heureuse récompense d’une année de folie pour son compère Ian Lipinski: « Nous avons travaillé nuits et jours, 7 jours sur 7, puisant dans nos réserves physiques et mentales pour mettre à l’eau Crédit Mutuel le 13 Août. Nous n’avons pas ouvert la caisse à outils de toute la course et comme espéré, le bateau devient magique à partir de 25 nœuds de vent. Il vole sur l’eau et passe les vagues sans ralentir »

En choisissant David Raison pour dessiner un véritable scow, Ian savait où il mettait les pieds. Etrave spatulée, puissance maximale, Crédit Mutuel sort du même tonneau que le 6.50 avec lequel il remportait il y a deux ans la Mini-Transat. Avec sa forme de gélule, ce nouveau Class40 est comme un pavé dans la marre chez les Class40 après la démonstration de vitesse qu’il a réalisé dans l’alizé. Mené par un tandem complice et talentueux, il a su maintenir une confortable avance depuis la sortie du Pot-au-noir et s’apprête à couper la ligne en vainqueur vers 6 heures du matin (heure française)

Leyton et Aïna Enfance & Avenir devraient sans surprise compléter le podium, mais derrière, rien n’est fait. Grosse bagarre entre Linkt et Made in Midi pour la cinquième place, idem entre Cre’actuel Cotes d’Armor, Edenred et Vogue avec un Crohn autour de la huitième.

Sur Eärendil, auteur d’un joli retour, Catherine Pourre ne serait pas contre un peu plus de vent. Privés de Code zéro (avarie de hook), Catherine et Pietro risquent cependant d’être gênés lorsque le vent va adonner avant le final au grand portant où ils se retrouveront sous spi. Quant à #Attitude Manche, le benjamin de la course Martin Louchart et Frédéric Duchemin vont pouvoir fêter leur premier équateur. Un passage bien mérité après un Pot-au-noir tenace qui continue de mettre au supplice Up Sailing Unis pour la planète et Kerhis.

Pour 6 des 25 bateaux toujours en course cet après-midi, il faudra encore faire preuve d’un peu de patience avant de verser son offrande Neptune au passage de l’équateur.

Rappel :

ETA Crédit mutuel : 6h00 française ETA Leyton : 16h00 française

Date : 13/11/19 – 16h00

Class40

1 – Crédit Mutuel
2 – Aïna Enfance & Avenir
3 – Crosscall Chamonix Mont-Blanc

Multi50

1 – GROUPE GCA – MILLE ET UN SOURIRES
2 – Solidaires En Peloton – ARSEP
3 – PRIMONIAL

Imoca

1 – Apivia
2 – PRB
3 – Charal

Les mots des skippers

Erik Nigon – Vers un Monde sans Sida (IMOCA)

Ca va ! Ca va mieux qu’hier soir, on avait vraiment besoin de regagner dans l’ouest, on a fait du près serré en mode Solitaire du Figaro, on va pouvoir ouvrir les voiles et finir quasiment en ligne droite. Ca a tapé au près avec du vent qui bougeait de 30° en permanence, on est fatigués mais contents ! Il y a eu un coup de stress, on s’est concentré pour faire avancer le bateau, ce n’est pas de la lassitude mais une forme de fatigue latente, on a du mal à relâcher la pression, on veut se battre pour grappiller des milles jusqu’à l’arrivée. On est à 500 milles, ça nous rebooste pour les dernière 48h. On a croisé Alexia juste avant les Canaries dans un empannage, on a vu un mini 6,50 qui repartait des Canaries, on a vu personne depuis les Canaries. Il y a tellement d’espace sur l’océan qu’on ne se voit pas ! Normalement, on devrait avoir un peu d’adonnante, on va rester à 30-40 milles de la côte pour ne avoir d’orage qui nous ralentissent complètement. Ca va s’ouvrir quand même ! On devrait arriver dans la nuit de jeudi à vendredi.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/nigon.erik_131119_12h00.mp3

Adrien Hardy – Crédit Mutuel (Class40)

On est sur la dernière journée de navigation avant l’arrivée, c’est sympa, on a des conditions idéales, mer plate, 10-15 nœuds de vent avec la lune, on aperçoit la côte au loin sous le vent. Avec quelques bateaux de pêche ici ou là, on espère qu’on ne va pas trop ralentir aujourd’hui, on espère franchir la ligne en début de nuit. On est passé sous gennaker, on était sous spi, le vent a refusé, on était un peu sous la route, on a affalé, on a fait une manip’ et on a renvoyé. On est reparti. Dans quelques heures, ça va adonner, on va renvoyer le spi. Cela fait 4-5 jours, que ça n’adonne pas ! J’avais des souvenirs de Mini Transat où le vent adonnait vite, on se retrouvait sous spi, mais nous, jusqu’à hier soir on était au près, les alizés sont plus sud, on fait quand même la route directe. Pour Ian, ce sont des moments chouettes, son projet s’est mis en route depuis un an, on se remémore un peu les points forts et faibles de la course, les erreurs. D’un point de vue du voyage, c’est chouette, on se rend compte du trajet qu’on a fait, Fernando de Noronha et maintenant la côte. Arriver sur la côte comme ça en bateau, c’est un voyage… C’est superbe, il y a la compétition et le voyage, chaque course est différente de ce point de vue. Notre ETA ? Nous pensons arriver vers 2-3 h TU, c’est-à-dire minuit une heure locale.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/hardy.adrien_131119_12h00.mp3

Emmanuel Le Roch, Edenred (Class40)

On est sorti du pot dimanche dans la journée, on pensait avoir des conditions plus ouvertes au niveau du vent, on est au près, on lutte un peu car on est sous le vent. C’est clair que ça va être une belle fin de course, on a des bateaux avec lesquels on se bat, ça va se jouer dans les dernières heures, le vent va adonner après Recife, on sera tous sous spi. En ce moment, nous avons 18-22 nœuds au près océanique, nous avons quelques grains cette nuit. Nous sommes grand-voile haute trinquette, ballasté à fond, matossé à fond. C’est la vie penchée, ça tape mal dehors, dehors ça mouille et dedans on a chaud ! On s’entend bien avec Basile, on s’éclate, on se marre bien, on fait le job comme il faut, on est en forme, on se repose, on essaye de garder de la fraîcheur pour la fin car ça va être intense.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/leroch.emmanuel_131119_12h00.mp3

Frédéric Duchemin #AttitudeManche (Class40)

On a vécu une journée entre molle et coup de vent. C’était difficile, cela tapait beaucoup ! Cette nuit, la mer s’est calmée, le vent est reparti pour une dizaine de nœuds. Le bateau a un peu souffert et nous aussi ! Nous sommes super contents d’être repartis, il fait beau maintenant, le ciel est bleu, le moral est au beau fixe. Le vent est déjà sud-est je pense, on pense commencer à sortir, les nuages sont blancs donc je pense que ça sent la sortie direction l’équateur. C’est nouveau pour nous, on a une petite bouteille de champagne, on va fêter ce passage tous les deux, ce sera le moment marquant de la journée à venir. On a été baptisé dans le Pot-au-noir, on a découvert la météo, on a travaillé sur les photos satellites, mais malgré tout, c’est très compliqué de gérer la réalité. Quand tu es coincé dans une molle il faut aller chercher le vent, ce n’est jamais simple de comprendre cette météo, c’était notre grande difficulté. On est au coude à coude avec Leclerc. Ils sont rentrés dans le Pot avec un peu d’avance, mais maintenant, on s’est rapproché. Il y a une possibilité de les battre d’ici la fin de parcours.

https://www.adonnante.com/media/2019/11/duchemin.frederic_13h00_12h00.mp3

L’article Et voici les Class40 ! est apparu en premier sur Adonnante.com - Surfez sur l'Actualité Voile Sportive - Course au Large - America's Cup - Voile Légère.

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Retour en images avec Alex Thomson au Cap Vert et son Hugo Boss endommagé

Hugo Boss a touché un OFNI, la Transat Jacques Vabre est terminée pour Alex Thomson

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, i...

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Ian Lipinski et Adrien Hardy attendus en vainqueurs sur la Transat Jacques Vabre avec le nouveau Class40


"Bientôt l'arrivée de ma première course en Class40 à bord de Crédit Mutuel. Bien sûr, l'incertitude du sport en général et de la course au large en particulier oblige à la prudence quant au résultat final. 

Néanmoins, être en tête à ce stade de la course avec 70 milles d'avance est déjà pour moi une grande satisfaction. Après une victoire sur la Mini Transat il y a deux ans, je n’étais absolument pas sûr de continuer en course au large. 

C'est au cours de l'hiver 2018 que les hasards des rencontres m'ont permis d’échanger avec la direction du Crédit Mutuel et, en quelques mois, de valider ce projet de construction d'un Class40 innovant. David Raison, l'architecte, s'est « tué » au travail pour dessiner son premier Class40 dans les temps. L'objectif pour lui était de répéter le coup de génie qu'il avait eu en dessinant le premier des Scows sur le circuit Mini 6.50.

Le 13 août, mise à l'eau, avec une question en tête : ce drôle de bateau allait-il marcher ?

Comme espéré, le bateau devient magique à partir de 25 noeuds de vent. Il vole sur l'eau et passe les vagues sans ralentir. Le pilote automatique de chez Madintec se comporte aussi à merveille. Après être sorti de la Manche, nous ne tiendrons plus jamais la barre et battrons le record des 24h sous pilote auto ! Ce troisième homme est aussi clairement un facteur incontournable de cette performance.

Quoiqu'il arrive d'ici l'arrivée à Salvador, je suis hyper heureux du petit bout de chemin déjà parcouru. C'est une chance immense de pouvoir mener ces projets."

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Gitana 17 de retour en course après son arrêt sur la Brest Atlantiques, Cammas et Caudrelier 12 heures à terre

Gitana 17 était à terre, hier, amarré à Salvador de Bahia suite à une avarie sur la quille après un choc avec un OFNI. Après une douzaine d’heures à quai et le changement du plan porteur de la dérive, le trimaran était de retour aux affaires hier soir (HF). Le duo Cammas - Caudrelier comptabilisait près de 200 milles de retard sur le nouveau leader.


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Credit : M.Horlaville


Douze heures à terre

Hier matin, le Maxi Edmond de Rothschild faisait son entrée dans la baie de tous les Saints, et peu avant 10h (heure française), venait s’amarrer à l’entrée de la Marina de Salvador de Bahia. Très rapidement, l’équipe technique présente sur place prenait le Maxi en main.

Près de 12 heures plus tard, à la tombée de la nuit, l’opération commando était terminée et le bateau pouvait reprendre la mer en étant à nouveau à 100 % de son potentiel. Cyril Dardashti, le directeur de l’équipe : « Dans le choc, le bas de la dérive et donc le plan porteur qui finit cet appendice avaient été sérieusement endommagés. 

Au premier quart seulement de la course, on ne pouvait pas se permettre de garder un tel handicap. Nous avions heureusement une pièce de rechange en Bretagne et c’est avec elle que l’équipe a rejoint le Brésil dimanche soir. L’équipe a abattu un boulot de dingue aujourd’hui en un temps express ! 

Sortir une telle pièce de plus de 4 m, retirer ce qui avait été abîmé, remplacer le plan porteur, strater l’ensemble et soigner les finitions malgré le timing... Une telle opération prend plusieurs jours habituellement ! »

22h05, Gitana 17 largue les amarres

Il est 22h05 en Bretagne, quatre heures de moins de l’autre côté de l’Atlantique, quand Gitana 17 largue enfin les amarres pour rejoindre son point d’arrêt situé environ 8 milles au large, à l’entrée de la baie. Charles Caudrelier avant de reprendre la mer : « Nous avons su bien optimiser notre temps ici avec beaucoup de repos pour Franck et moi, car l’équipe avait la situation bien en main. 

Ce n’est jamais évident ce genre d’escale car c’est très court et il va falloir que l’on retrouve très vite un rythme. D’autant que l’on était bien en tête de la flotte et que nous faisions une belle navigation. Là on repart derrière deux de nos concurrents, donc forcément c’est difficile. Mais la route est encore longue. 

La situation météo à venir est assez claire et il semble y avoir des opportunités dans les prochains jours. »

Ce matin, Macif est en tête de la Brest Atlantiques mais doit faire escale à Rio pour changer son safran central.

Brest Atlantiques - Classement à 8h :

1 Macif
2 Sodebo à 120 milles
3 Gitana 17 à 272 milles
4 Actual à 344 milles

Par la rédaction
Source : T.Combot Seta

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L’analyse de Sébastien Josse

Depuis mardi matin, 9h18, le Maxi Edmond de Rothschild est à Salvador de Bahia où l’équipe technique du Gitana Team s’affaire pour réparer la dérive centrale. Le trimaran MACIF a pris les commandes de « Brest Atlantiques », mais va devoir à son tour faire une escale technique mercredi à Rio de Janeiro pour remplacer son safran de coque centrale (prêté par le Team Banque Populaire). Sodebo Ultim 3 devrait en profiter pour s’installer aux commandes de la course devant Actual Leader. Tous les mardis, Sébastien Josse, consultant pour la direction de course, revient sur la semaine écoulée de « Brest Atlantiques ».

Evoquons d’abord le départ de « Brest Atlantiques » et cette descente dans le Golfe de Gascogne, comment s’est-elle passée pour les quatre trimarans ?

Ils ont tous navigué en bon marin, en partant avec un ou deux ris et sans voile d’avant ; ils n’avaient pas trop le choix. Ils savaient qu’il y avait six heures un peu délicates dans des conditions musclées. La différence avec la Route du Rhum l’année dernière, c’est que c’était plus ouvert, VMG, donc moins sollicitant pour les bateaux. Ils sont partis quand même assez vite, à 28 nœuds de moyenne. Ils se sont tous un peu observés, et au bout de quatre-cinq heures, le trimaran MACIF a déroulé sa voile d’avant et a tout de suite gagné 4-5 nœuds. Le Maxi Edmond de Rothschild a embrayé. Ce sont tous des compétiteurs : quand François (Gabart) a dégainé, Franck (Cammas), ça l’a tout de suite titillé.

Par la suite, il y a eu des choix de route différents, pourquoi selon toi ?

Oui, le Maxi Edmond de Rothschild et Actual Leader sont passés sous le DST, ce n’était pas forcément le routage. La route optimum était davantage celle suivie par MACIF à l’ouest. Je pense que cette trajectoire à l’intérieur était liée à des histoires d’angle à la mer, c’était une route un peu plus sage. Après, c’est toujours difficile, quand tu es sous le vent d’un bateau, de lofer, parce que tu sais que tu vas passer derrière.

Après, il y a eu bataille d’empannages…

Oui, avec des vents beaucoup plus irréguliers que ne le donnaient les fichiers. Notamment, quand on fait une « aile de mouette » pour faire le tour de l’anticyclone, c’est plus stable. Le Maxi Edmond de Rothschild a empanné le premier, ils font ensuite deux autres empannages. Je pense qu’ils ont essayé d’échapper à un grain sous lequel ils étaient collés, ils voulaient sans doute aussi éviter de se rapprocher de l’anticyclone, parce que le bateau est plus lourd. Là encore, les routages donnaient plus la route à l’ouest, mais le Maxi Edmond de Rothschild a croisé devant, parce que le bateau est le plus rapide de la flotte. Il a cet avantage d’en avoir sous la pédale, ils sont toujours un peu plus vite, un peu plus bas. On l’avait déjà vu sur la Route du Rhum et aux entraînements cette année. Ce qui est normal, car même si MACIF a été modifié pour être plus volant, Gitana 17 est un bateau plus récent et plus grand, le trimaran MACIF fait 2 mètres de moins (30 mètres contre 32).

Comment s’est passée la traversée de Pot-au-noir ?

Je pense qu’ils ont tous bien regardé ce qu’il s’était passé sur la Transat Jacques Vabre. Vu que ça passait assez dans son est, c’est toujours mieux d’avoir des repères devant. Le Maxi Edmond de Rothschild s’en est bien sorti. Je pense que dans les zones de molle, l’avarie de safran de MACIF a été pénalisante : à haute vitesse, au-delà de 25 nœuds, c’est un plus de ne pas avoir de safran central, parce que ça fait moins de traînée. En revanche, à basse vitesse, dans moins de 15 nœuds, le bateau devient difficile à tenir, ils en ont peut-être même parfois perdu le contrôle et fait quelques 360. Du coup, pour avoir toujours le contrôle du bateau, tu bordes moins les voiles c’est compliqué comme conduite ; mais François excelle dans le domaine. Il a quand même fait une Route du Rhum l’an dernier avec un tiers de ses appendices en moins !

Penses-tu que le Maxi Edmond de Rothschild a été de son côté pénalisé par son avarie de dérive ?

Oui, je pense qu’entre le Pot-au-noir et Bahia, ils auraient dû approcher en mode volant des 35 nœuds de moyenne, voire au-delà, alors qu’ils sont rarement passés au-dessus des 30 nœuds.

Les deux escales techniques du Maxi Edmond de Rothschild à Bahia et du trimaran MACIF à Rio vont-elles générer de l’écart en faveur de Sodebo Ultim 3 et Actual ?

Ça dépend évidemment du temps des escales ; mais oui, forcément. Quand tu t’arrêtes, vu que ces bateaux avancent à plus de 25 nœuds minimum, ça permet à ceux de derrière de vite revenir. Donc Sodebo va prendre la tête, ça peut s’ouvrir pour lui s’il n’a pas d’avarie et qu’il ne s’arrête pas. On sait que cette course va être pleine de rebondissements avec ces arrêts au stand qui font complètement partie du jeu.

Comment juges-tu le parcours jusqu’ici de Sodebo Ultim 3 et Actual Leader ?

Actual Leader, on le savait, a un déficit de vitesse par rapport aux autres, ce qui lui a porté préjudice sur le début de la course, parce qu’il n’avait pas les mêmes angles de descente, il était plus au portant que les autres qui marchaient plus au travers. Après, vu la suite du programme dans l’Atlantique Sud, ça va être différent. Il va sans doute y avoir un resserrement en sa faveur. Et de toute façon, il peut prétendre comme les autres au podium voire à la victoire. S’il ne s’arrête jamais et que tous les autres font une escale, il peut gagner ! Quant à Sodebo Ultim 3, on voit qu’il va un peu moins vite que le Maxi Edmond de Rothschild et le trimaran MACIF à certaines allures. Cela est lié au fait qu’il n’a pas de plan porteur sur la dérive, mais c’est un choix assumé. Je me souviens avoir entendu Thomas dire, il y a deux ans, qu’il avait conçu ce bateau pour le tour du monde en solitaire prévu, initialement, à la fin de cette année et que dans cette optique, il ne voulait pas avoir trop d’artifices, estimant que la fiabilité était primordiale. Pour l’instant, ça lui donne raison, puisqu’il va prendre la tête.

Parlons de la suite du programme : comment se présente la route vers Le Cap dans l’Atlantique Sud ?

Compliquée ! Pour l’instant, la route est bloquée par l’anticyclone de Sainte-Hélène qui est très Sud. S’engager au sud, comme on le fait traditionnellement, paraît difficile, tu te retrouves bloqué à la fois par l’anticyclone et par la limite des glaces qui est assez nord. L’option semble donc de passer au nord de l’anticyclone avec du près pendant un bout de temps. Pour l’instant, cette étape du sud entre Rio et Le Cap, s’annonce avec du vent de face.

Et le près, ce n’est pas très agréable…

Pas forcément. Aujourd’hui, sur ces bateaux en mode vol, tu peux avancer à 28-30 nœuds au près au large. Ils sont montés sur amortisseur, donc niveau confort, ça n’est pas si désagréable, ça navigue très à plat. Ça sera en revanche moins confortable pour Actual Leader qui ne vole pas comme les autres. Sinon, l’inconvénient du près, c’est que ça sollicite un peu plus le bateau.

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Il faut tenir !

François Jambou est hier matin à moins de 500 milles de l’arrivée au Marin en Martinique. Le leader en proto peut entrevoir une arrivée victorieuse d’ici deux jours. Un peu plus de 100 milles derrière, Ambrogio Beccaria est lui aussi en très bonne posture pour l’emporter en série et réaliser un joli doublé après sa victoire dans la première étape. Les deux leaders vont devoir contenir les assauts de leurs poursuivants tout en préservant leur matériel. Le difficile compromis de la course au large… La lutte est toujours aussi intense pour les places restantes sur le podium et plus en arrière de la flotte, les avaries se multiplient. Deux concurrents (Irina Gracheva et Julien Berthélémé) naviguent sous gréement de fortune. Beaucoup d’autres doivent réparer en mer et résister pour tenir jusqu’au bout.

Proto : Voie royale pour François Jambou

Avec près de 100 milles d’avance sur Axel Tréhin (945) à moins de 500 milles de l’arrivée, François Jambou (965) a pris une très belle option pour la victoire finale. Pour rappel, l’écart entre les deux hommes n’était que de six minutes (en faveur d’Axel) à l’issue de la première étape. Erwan Le Méné (800) est solidement installé à la 3e place. Pourra-t-il combler le retard accumulé sur la première étape et monter sur le podium au classement général ? Erwan avait cinq heures de retard sur Tanguy Bouroullec (969) en s’élançant de Las Palmas de Gran Canaria. Tanguy qui est ce matin relégué à plus de 50 milles d’Erwan. La flotte des protos s’étire sur près de 800 milles entre François Jambou et Marie Gendron (930), 20e.

Série : La flotte divisée en trois grands groupes

En série, trois grands groupes se dégagent. Le premier est composé du leader Ambrogio Beccaria (943) et de ses poursuivants. Dans l’axe de l’intouchable Italien, Benjamin Ferré (902) et Nicolas D’Estais (905) sont quasiment bord à bord, suivis de près par Félix de Navacelle (916), légèrement décalé au Nord. Lauris Noslier (893) attaque franchement dans le Sud. Etant donné la météo mollissante des prochains jours et de son léger retard sur le groupe, Lauris a tout intérêt à tenter un coup. A noter que Pierre Le Roy (925), météorologue dans la vie civile, se décale également dans le Sud. Et Pierre a quelques notions de météo… On verra dans les prochaines heures si ce positionnement au Sud s’avère payant.

Le deuxième groupe est composé des coureurs classés de la 7e (Guillaume Quilfen) à la 15e place (Florian Quenot). Si les espoirs de podium semblent compromis, ces neufs marins se livrent une belle régate et ne lâchent rien. Mention spéciale pour Amélie Grassi (944) qui poursuit sa remontée et pointe ce matin en 14e position. Juste derrière ce groupe, on trouve Kevin Bloch (697) et Violette Dorange (955) qui tracent leur route en faisant leurs propres choix. Hors de portée VHF de leurs camarades, ils vivent une vraie transat initiatique.

Le troisième grand groupe est le plus fourni, mais aussi le plus étalé avec un décalage Nord/Sud très conséquent. Mais les écarts en distance au but sont faibles. Du 18e Benoit Formet (887) au 40e Mathieu Gobet (455), il y a ce matin 110 milles d’écart. Même dans le ventre mou du classement, la bagarre est intense entre des marins aux profils divers, et c’est aussi ce qui fait le charme de la Mini-Transat La Boulangère.

Irina Gracheva et Julien Berthélémé poursuivent leur route sous gréement de fortune, montée au mât prévue pour Anne Beaugé

Les deux concurrents qui ont démâté hier ont réussi, sans assistance, à mettre en place des gréements de fortune qui devraient leur permettre de rallier la Martinique sans encombre. Irina Gracheva (579) et Julien Berthélémé (742) sont ce matin (pointage de 9h) à 1100 milles de l’arrivée. Les deux marins vont devoir s’armer de patience et se restreindre sur la nourriture.

Suite à la casse d’une barre de flèche, Anne Beaugé (890) prévoit de monter au mât afin de sécuriser son gréement. Elle attend toutefois qu’un bateau accompagnateur la rejoigne pour réaliser l’opération en sécurité.

Classement du mardi 12 novembre à 9h (heure française)

PROTO

1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 481,2 milles de l’arrivée
2- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 99,7 milles du premier
3- Erwan Le Méné (800 – Rousseau Clôtures) à 243,2 milles du premier

SERIE

1- Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) à 598,6 milles de l’arrivée
2- Benjamin Ferré (902 – Imago Incubateur D’aventures) à 80,2 milles du premier
3- Nicolas D’Estais (905 – Cheminant-Ursuit) à 85,5 milles du premier

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Ballet d’arrivées dans la Baie de Tous les Saints

20 IMOCA et trois Multi50 sont désormais amarrés dans le port de Salvador de Bahia. Ce sera dans quelques instants au tour de La Fabrique, puis de Groupe Setin cette nuit de couper la ligne d’arrivée devant le Terminal Nautico de Bahia. A terre l’ambiance est aux retrouvailles, aux souvenirs de course… En mer, les 29 équipages continuent inlassablement leur régate atlantique et leur course de vitesse pour ceux qui longent les côtes brésiliennes. « On se bagarre, on surveille nos voiles, on essaye de réduire la distance » racontait Louis Duc sur Crosscall Chamonix Mont-Blanc (Class40) à la vacation de midi sur la dernière ligne droite de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre.

Ils déboulent dans la baie sitôt le phare noir et blanc de Barra dépassé. Gités, toutes voiles dehors, les IMOCA glissent sur une eau turquoise lisse comme un lac et sous un soleil de plomb. « L’arrivée dans la Baie de tous les Saints, c’est magique ! » souriaient Benjamin Dutreux et Thomas Cardrin à leur arrivée au ponton. Les visages sont gais malgré les traits tirés et les yeux en disent long sur l’expérience qu’ils ont vécue. Pour certains, il y a de la déception de ne pas avoir pu faire mieux comme le dit Stéphane Le Diraison : « C’est sûr que l’option ouest que l’on avait décidée depuis le départ, ce fut un coup dur parce que d’entrée de jeu, c’était plié. Au bout de 24h de se dire qu’on s’est décalé dans l’ouest et qu’on ne peut plus y aller, ce n’est pas évident. Une autre course commençait ». La déception se lira également derrière les sourires d’Alan Roura et de Sébastien Audigane : 21e au classement, c’est trop peu quand on est compétiteur. Derrière La Fabrique, 5 IMOCA cravachent encore pour rejoindre Salvador de Bahia et les écarts sont conséquents puisque derrière Manu Cousin et Gildas Morvan sur Groupe Setin, Campagne de France est à 230 milles !

Class40

Le magistral leader de la flotte, Crédit Mutuel, affiche une avance conséquente de 63 milles qui a priori devrait le faire arriver en grand vainqueur à Salvador de Bahia. Mais la prudence reste de mise dans les têtes de Ian Lipinski et Adrien Hardy : « On redouble de vigilance concernant le trafic maritime, on ne sait jamais, il peut y avoir des retournements de situation donc on fait attention. » Crédit Mutuel est attendu dans la nuit de mercredi 14 à jeudi 15 novembre. Derrière, à 40 milles du 3e Aïna Enfance & Avenir, quatre bateaux se chamaillent la 4ème place : Crosscall Chamonix Mont-Blanc, Banque du Léman, Made in Midi et Linkt. La dernière ligne droite va se jouer sur la vitesse uniquement, avec des changements de voiles à préparer, et une trajectoire à affiner pour le final dans la Baie de Tous les Saints. En queue de flotte, quatre Class40 rongent leur frein dans le Pot-au-noir, tandis que Terre Exotique et Equipe Voile Parkinson y font leur entrée à 1 100 milles de Crédit Mutuel.

Date : 12/11/19 – 16h00

Class40

1 – Crédit Mutuel
2 – Leyton
3 – Aïna Enfance & Avenir

Multi50

1 – GROUPE GCA – MILLE ET UN SOURIRES
2 – Solidaires En Peloton – ARSEP
3 – PRIMONIAL

Imoca

1 – Apivia
2 – PRB
3 – Charal

Les mots des skippers

Stéphane Le Diraison – Time for Oceans (IMOCA)

On avait envie de faire une course rapide pour ce bateau, on avait pris 16 jours de nourriture et on arrive après 16 jours, les sacs sont vides. Il était temps d’arriver, c’était bien calculé ! Quand on était au contact, on tentait des choses, des trucs qui marchaient et qu’on n’aurait pas soupçonnés ! Le bateau est contre intuitif parfois. C’est sûr que l’option ouest on l’avait vue depuis le départ, c’est dur parce que d’entrée de jeu c’est plié. Au bout de 24h, de se dire qu’on s’est décalé dans l’ouest et qu’on ne peut plus y aller, ce n’est pas évident. Après, c’est une autre course, il faut essayer de tirer le meilleur de ce décalage. On a apporté chacun des choses différentes sur la marche du bateau, ça a super bien fonctionné, on s’est épaulé surtout dans le Pot-au-noir, car parfois on s’énerve, il faut se relayer, Fanch m’a apaisé à plusieurs reprises.

Benjamin Dutreux – Water Family (IMOCA)

On est au Brésil ! C’est que du bonheur, à l’île d’Yeu on aime bien les choses simples et on dit souvent que du bonheur ! On est hyper content parce que notre objectif était d’être au départ et d’arriver. Nous avons pris un plaisir fou ! On a trouvé plein de copains pour régater, c’était génial. On a énormément appris, les IMOCA sont des Formule 1 des mers, il y a beaucoup à apprendre tout le temps, alors on a pris le temps de dérouler les manœuvres, de faire les choses pour ne pas casser le bateau. L’équateur et le Pot-au-noir nous ont valu quelques délires alors on est moustachu maintenant !

Louis Duc – Crosscall Chamonix Mont Blanc (Class40)

On se bagarre, on essaye de distancer les concurrents derrière nous. Aïna est à 60 miles devant nous mais on est plus rapide depuis la sortie du Pot-au-Noir donc on essaye de le rattraper. On surveille nos voiles, on fait souvent de l’atelier couture, on a éclaté tous les spis mais on espère pouvoir réparer. On a un gennak abimé, il est en atelier, il sèche. On devrait pouvoir le renvoyer dans la soirée. Actuellement, nous sommes sous grand-voile et solent. On est en pleine forme, on gère bien tout ça mais on croise les doigts sur notre atelier voilerie, ça nous préoccupe pas mal… Nous devrions être dans la Baie de Tous les Saints dans la nuit du 14 au 15. Ça risque de mollir à l’approche de Recife, on va avoir une bonne douzaine d’heures difficile à gérer !

Simon Koster – Banque du Léman (Class40)

Je sors tout juste de la sieste ! Ce matin, nous sommes positionnés au sud de Fernando de Noronha, on a une quinzaine de nœuds de vent. Il y a plus de mer depuis une heure, on fait du reaching serré, tout droit vers le continent. On bataille avec Made in Midi et Crosscall Chamonix Mont Blanc qui sont proches de nous, on essaye de grappiller des miles. Nous avons eu beaucoup de vitesse et pas mal de stratégies de placement il y a quelques jours mais avec le Pot-au-Noir, ça a tout décalé. Louis sur Crosscall a un petit avantage sur nous qui sommes au près mais on arrive à tenir la cadence. On a quasi toutes nos voiles en bon état sauf le petit spi qui a pris cher mais on en n’aura pas besoin. Le bateau est en bon état, rien ne nous freine, des petites casses mais qui n’empêchent pas d’aller vite. On est content d’être arrivé là sans trop de mal. Le bémol c’est le Pot-au-Noir où nous avons été collés plus longtemps que les autres. Ils sont revenus à nos côtés du coup, c’est énervant mais on régate toujours !

Mathieu Claveau – Prendre la Mer, Agir pour la Forêt (Class40)

Ça se passe très bien, nous sommes dans les alizés sud-est avec 15-17noeuds de vent. C’est humide avec une mer moyennement formée, nous avons pu mettre le code 0, ça va mieux, on va limiter les dégâts. Le Pot-au-noir a été bref mais intense, on est passé vite en 24h avec juste un gros grain et 35 nœuds de vent. On était presque déçu que ça ne dure pas plus longtemps ! On ne voit pas le temps passé, on a hâte que ça ouvre, que les conditions changent pour mettre le spi et varier la navigation. Actuellement on est en short et tee-shirt, on transpire, le bateau penche à 30 degrés et on avance à 9 nœuds. La nuit a été magnifique avec la pleine lune, pas de grain et un coucher de soleil mythique ! Nous espérons arriver le 16 à 17h TU mais la baie de tous les saints ça peut être long !

Ian Lipinski – Crédit Mutuel (Class40)

On est impatient d’arriver parce que le bord est longuet depuis le Pot-au-Noir, il ne se passe pas grand-chose mais le bon côté est que la mer est plus sympa aujourd’hui ! Il fait très chaud, le ciel est chargé de cumulus, nous avons entre 13-15 nœuds de vent de sud-est, on est sous génois et grand-voile. On considère que l’on est bien, il n’y a pas de raison que ça change mais on regarde tout de même le pointage toutes les heures ! Nous sommes à 30 milles de la côte pour éviter le trafic des cargos, on en a vus vers Noronha, il n’y en a plus trop là mais on redouble de vigilance il peut y avoir des retournements de situation donc on fait attention. On a croisé Gitana, c’était rigolo quand on a vu arriver à l’AIS un bateau à 35 nœuds, on s’est dit c’est un Ultime !! Hier Adrien a fait du pain et aujourd’hui il fait un crumble !! Le routage nous voit arriver après demain matin très tôt, vers 4/5 heure du matin TU, soit vers 1 heure du matin local à l’entrée de la Baie de tous les Saints !

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Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…

[DÉPARTS & NOMINATIONS]
SAMUEL LE BIHAN sera le parrain de l’édition 2019 du Nautic de Paris. 20 PHOTOGRAPHES (sur 80 pré-sélectionnés) restent en lice pour le Mirabaud Yact Racing Image 2020, parmi lesquels se trouve le lauréat, qui sera connu le 26 novembre lors du Yacht Racing Forum à Bilbao.
[JOBS] MERCONCEPT recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.pour le projet Apivia, poste en CDI basé à Port-la-Forêt. MULTIPLAST recherche un ouvrier prototypiste polyvalent (F/H), poste en CDD de longue durée basé à Vannes, et un approvisionneur composite (F/H), anglais courant, poste en CDI basé à Lausanne. BEFOIL est à la recherche d’un-e commercial-e France et International, poste en CDI basé à Lorient. ESCALE RIGGING MARSEILLE (agent North Sails, Futur Fibres…) recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., applications nautiques, industrielles et militaires ; poste en CDI basé à Marseille. GIANCARLO PEDOTE recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi de son Imoca Prymian Group. Autonomie et expérience en composite et finition appréciées. Poste basé à Lorient après la Transat Jacques Vabre 2019. PLASTIMO recrute un-e chargé-e de communication et un-e chargé-e de communication digitale ainsi qu’un-e adjoint-e au responsable administratif et financier ; postes en CDI basés à Lorient. PANTAENIUS MONACO recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; expérience dans l’industrie nautique et/ou assurance requise, anglais courant ; poste en CDI basé à Monaco. LE PÔLE FINISTÈRE COURSE AU LARGE recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., expérience requise, poste en prestation de service à pourvoir à partir du 6 janvier 2020 pour une durée annuelle d’environ 130 jours, basé à Port-La-Forêt, avec déplacements. OC SPORT PEN DUICK recherche un-e responsable marins/armateurs, expérience requise, poste en CDI, basé à Lorient.

[STAGES]

HYANA TESNIERE, étudiante ingénieure à l’ENSTA de Bretagne, spécialité architecture navale et offshore, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. d’assistante ingénieure pour une durée de 3 mois à partir de juin 2020.

[OFFRES DE SERVICES]

JULIA RAYMOND, après plus de dix ans d’expérience dans l’évènementiel sportif automobile, recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. dans le milieu de la course au large (organisation, coordination, gestion opérationnelle…), disponible à partir de novembre.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
WIND le premier festival du film de voile de compétition, co-organisé par Tip & Shaft et PopPoP, aura lieu le mardi 4 février à 19h30 au Grand Rex à Paris. Au programme : des films inédits et exclusifs, avec les plus grands marins actuels à l’écran… et dans la salle. Les places, avec tarif réduit de 19€ pour les 50 premières, seront en vente à partir du mardi 12 novembre. Le CHAMPIONNAT D’EUROPE IRC 2020 aura lieu du 13 au 17 juillet à Cork. L’IFOIL a été définitivement adopté comme le nouveau support de la planche pour les Jeux olympiques de Paris 2024. Les inscriptions pour la SYDNEY-HOBART sont closes, 170 bateaux prendront le départ le 26 décembre de la 75e édition. SPINLOCK s’est engagé comme partenaire d’Ineos Team UK pour la 36e Coupe de l’America. LES CARROZ accueillera pour la première fois l’édition 2020 du Trophée Mer et Montagne du 19 au 22 janvier.

[LANCEMENTS]

TEAM JOLOKIA lance une campagne de crowfunding pour lui permettre de s’aligner au départ de la Québec Saint-Malo 2020.

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Advens rétrograde sur la Transat Jacques Vabre, le jury a statué sur le cas de Thomas Ruyant et Antoine Koch

Par souci de sécurité, la direction de course de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre avait rajouté cette année une marque de parcours, la dernière à virer avant la ligne d’arrivée. Oubliant de tenir compte de cette marque qui avait donné lieu à un avenant aux instructions de course, Advens for Cybersecurity est passé entre le phare et le banc et n’a donc pas respecté l’ensemble du parcours. Le jury a statué. Thomas Ruyant et Antoine Koch rétrogradent au classement.

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Crédit : JM Liot

Le jury international de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre s’est réuni pour juger du cas et a infligé une pénalité de 2 heures à Thomas Ruyant et Antoine Koch. Quatrième avant cette décision au classement provisoire, avec 15 minutes d’avance sur 11th Hour Racing, Advens for Cybersecurity rétrograde donc à la cinquième place, devant Banque Populaire. « Cette décision sanctionne une erreur de notre part mais elle ne change pas le sens du résultat final. Avec Antoine, nous sommes heureux de notre course et de tout ce que nous avons appris pendant cette transat sur un bateau mis à l’eau il y a seulement deux mois » commentait Thomas Ruyant à Salvador de Bahia.

Classement des 10 premiers IMOCA

1- Charlie Dalin-Yann Eliès (Apivia)
2- Kevin Escoffier-Nicolas Lunven (PRB)
3- Jérémie Beyou-Christopher Pratt (Charal)
4- Charlie Enright-Pascal Bidegorry (11th Hour Racing)
5- Thomas Ruyant-Antoine Koch (Advens for Cybersecurity)
6- Clarisse Crémer-Armel Le Cléac’h (Banque Populaire)
7- Samantha Davies-Paule Meilhat (Initiatives cœur)
8- Louis Burton-Davy Beaudart (Bureau Vallée 2)
9- Sébastien Simon-Vincent Riou (Arkea Paprec)
10- Fabrice Amédéo-Eric Péron (Newrest-Art et Fenêtres)

Source : TJV

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Gitana 17 à l'arrêt à Salvador de Bahia, réparation de la dérive toujours en cours pour le maxi Edmond de Rothschild

Le Maxi Edmond de Rothschild, leader de la Brest Atlantiques depuis jeudi dernier, s'est arrêté à Salvador de Bahia ce mardi matin à 9h18, heure française (5h18 sur place). Le team technique a rejoint l'Ultim pour procéder à la réparation de sa dérive, endommagée dans un choc avec un OFNI.


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Crédit : M Horlaville

Opération commando

Charles Caudrelier : « C’est bizarre et surtout désagréable de devoir s’arrêter. Nous avions bien démarré la course, en prenant bien soin du bateau, nous avions fait une belle navigation et tiré les bons bords. Maintenant, c’est une opération commando, dès qu’on arrive au port, on sort la dérive, on la répare et on repart à fond. Si on repart avec 300 milles de retard, je pense qu’on peut les récupérer, on va de toute façon se battre jusqu’à la ligne d’arrivée. »

Macif aux commandes, demain à Rio

Le trimaran MACIF a pris les commandes de « Brest Atlantiques », mais va devoir à son tour faire une escale technique mercredi à Rio de Janeiro pour remplacer son safran de coque centrale (prêté par le Team Banque Populaire). Sodebo Ultim 3 devrait en profiter pour s’installer aux commandes de la course devant Actual Leader.
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Source : Brest Atlantiques

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Brest Atlantiques. Gitana à Bahia : objectif, un retard de moins de 300 milles

Brest Atlantiques. Gitana à Bahia : objectif, un retard de moins de 300 milles

Après un temps canon à l’équateur, le Maxi Edmond de Rothschild, mené par Franck Cammas et Charles Caudrelier, était leader de la Brest Atlantiques jusqu’à son arrêt aux alentour de 10h ce matin (heure française) pour une escale technique de quelques heures, à Salvador de Bahia. L’objectif perdre le moins de milles sur leurs concurrents Sodebo et Actual Leader sachant que Macif doit également s’arrêter mais à Rio. Objectif : moins de 300 milles pour Charle Caudrelier. Partis de Brest il y a 7 jours pour une boucle de 14 000 milles, les 2 hommes, accompagnés de leur médiaman Yann Riou, ont déjà passé 5 jours en tête de la flotte.

Ils devraient repartir dans les prochaines heures afin de poursuivre leur parcours vers Rio de Janeiro, Le Cap, puis remonter vers le port finistérien qu’ils devraient atteindre d’ici 3 semaines environ.

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François Jambou à moins de 500 milles de l'arrivée sur la Mini Transat, deux démâtages à déplorer

François Jambou est ce matin à moins de 500 milles de l’arrivée au Marin en Martinique. Le leader de la Mini Transat en proto peut entrevoir une arrivée victorieuse d’ici deux jours. Un peu plus de 100 milles derrière, Ambrogio Beccaria est lui aussi en très bonne posture pour l’emporter en série et réaliser un joli doublé après sa victoire dans la première étape. Plus en arrière de la flotte, les avaries se multiplient. Deux concurrents (Irina Gracheva et Julien Berthélémé) naviguent sous gréement de fortune. 

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Crédit : Ch Breschi


Proto : Voie royale pour François Jambou

Avec près de 100 milles d’avance sur Axel Tréhin (945) à moins de 500 milles de l’arrivée, François Jambou (965) a pris une très belle option pour la victoire finale. Pour rappel, l’écart entre les deux hommes n’était que de six minutes (en faveur d’Axel) à l’issue de la première étape. Erwan Le Méné (800) est solidement installé à la 3e place.

Pourra-t-il combler le retard accumulé sur la première étape et monter sur le podium au classement général ? Erwan avait cinq heures de retard sur Tanguy Bouroullec (969) en s’élançant de Las Palmas de Gran Canaria. Tanguy qui est ce matin relégué à plus de 50 milles d’Erwan. La flotte des protos s’étire sur près de 800 milles entre François Jambou et Marie Gendron (930), 20e.

Série : La flotte divisée en trois grands groupes

En série, trois grands groupes se dégagent. Le premier est composé du leader Ambrogio Beccaria (943) et de ses poursuivants. Dans l’axe de l’intouchable Italien, Benjamin Ferré (902) et Nicolas D’Estais (905) sont quasiment bord à bord, suivis de près par Félix de Navacelle (916), légèrement décalé au Nord. Lauris Noslier (893) attaque franchement dans le Sud. Etant donné la météo mollissante des prochains jours et de son léger retard sur le groupe, Lauris a tout intérêt à tenter un coup.

A noter que Pierre Le Roy (925), météorologue dans la vie civile, se décale également dans le Sud. On verra dans les prochaines heures si ce positionnement au Sud s’avère payant.

Le deuxième groupe est composé des coureurs classés de la 7e (Guillaume Quilfen) à la 15e place (Florian Quenot). Si les espoirs de podium semblent compromis, ces neufs marins se livrent une belle régate et ne lâchent rien. Mention spéciale pour Amélie Grassi (944) qui poursuit sa remontée et pointe ce matin en 14e position. Juste derrière ce groupe, on trouve Kevin Bloch (697) et Violette Dorange (955) qui tracent leur route en faisant leurs propres choix. Hors de portée VHF de leurs camarades, ils vivent une vraie transat initiatique.

Dématages

Les deux concurrents qui ont démâté hier ont réussi à mettre en place des gréements de fortune qui devraient leur permettre de rallier la Martinique sans encombre. Irina Gracheva (579) et Julien Berthélémé (742) sont ce matin (pointage de 9h) à 1100 milles de l’arrivée. Les deux marins vont devoir s’armer de patience et se restreindre sur la nourriture.

Suite à la casse d’une barre de flèche, Anne Beaugé (890) prévoit de monter au mât afin de sécuriser son gréement. Elle attend toutefois qu’un bateau accompagnateur la rejoigne pour réaliser l’opération en sécurité.

Mini Transat - Classement à 9h 


PROTO
1- François Jambou (865 – Team BFR Marée Haute Jaune) à 481,2 milles de l’arrivée
2- Axel Tréhin (945 – Project Rescue Ocean) à 99,7 milles du premier
3- Erwan Le Méné (800 – Rousseau Clôtures) à 243,2 milles du premier

SERIE
1- Ambrogio Beccaria (943 - Geomag) à 598,6 milles de l’arrivée
2- Benjamin Ferré (902 – Imago Incubateur D’aventures) à 80,2 milles du premier
3- Nicolas D’Estais (905 – Cheminant-Ursuit) à 85,5 milles du premier

Source : A.Bargat

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La marina de Salvador de Bahia fait le plein, dix-huit IMOCA de la Transat Jacques Vabre sont arrivés

Hugo Boss a touché un OFNI, la Transat Jacques Vabre est terminée pour Alex Thomson

Ce matin (dimanche 3 novembre 2019) vers 9h37 TU, alors qu'Alex Thomson et Neal McDonald à bord de HUGO BOSS naviguaient à 25 nœuds, i...

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Final pluvieux mais heureux

Pour sa 23ème édition, l’épreuve « les Voiles d’automne » à Saint-Tropez a réuni près de cinquante voiliers venus de toute la région et au-delà pour trois jours de régates. Le comité de course de la Société Nautique de Saint-Tropez, dirigé par Georges Korhel et assisté par une jeune stagiaire dynamique, Mathilde Massacrier, a vraiment assuré avec au total cinq courses effectuées ! Et ce malgré les conditions climatiques difficiles avec un vent variable au premier jour, un temps orageux avec une bascule de vent musclée en fin de seconde journée, et un petit temps au troisième jour. Une très belle organisation, des concurrents rincés mais ravis des régates, de l’accueil et des festivités toujours aussi conviviales au Club house de la SNST à l’image de la soirée des équipages où le DJ a su faire danser les moins motivés.

Au terme de ces courses intenses, dans le groupe IRC1-2, l’équipe de Jérôme Stubler sur RAVING SWAN l’emporte devant un autre équipage de la SN de Saint-Tropez, VITO 2 de Gian Marco Magrini suivi de PRETEXTE² de Jérémie Lagarrigue de Sainte Maxime.
Dans le groupe IRC3-4 c’est le voilier MACAYA de Marc Pons qui mène la course devant GIVE ME FIVE 998 avec le jeune champion varois Robin Follin suivi d’ALTAIR de Jean-Marie Bisbal.

Du côté des voiliers jaugés Osiris, l’équipage de MAJOLAN de Christian Le Floch reporte la course en OSA devant DIONE de Joel Seckler et de BULLY II de Pierre Chatelard.

Dans le groupe OSB, le voilier C@TRIN de Thierry Marie Gilbrin termine en tête devant MIKALA de Serge Ehrhardt et NOTOS de Bernard Kolle.

Pour la première fois, un groupe de voiliers de Tradition jaugés CIM étaient en lice pour cette épreuve. Composé de trois one tonners, c’est le cotre bermudien tropézien MARIA GIOVANNA de Jean-Pierre Sauvan qui l’emporte devant l’équipe allemande OPTIMIST de Juergen Roesch et ARCADIA de Bruno Riccardi de Cannes.

Lors de la remise des prix, le Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, Tony Oller, a tenu à remercier les bénévoles du Club et les plus de 300 équipiers avant de leur donner rendez-vous en 2020 dès la fin du mois de février pour le Festival ARMEN et pour les amoureux du large, les 900 Nautiques …Le Maire de Saint-Tropez, Jean-Pierre Tuveri, a salué le courage et la sportivité de tous ces passionnés de voile qui ont bravé la météo capricieuse et offerts une belle compétition !

Ils ont dit :

Jérôme Stubler, Swan 42 RAVING SWAN, vainqueur en IRC1-2

« Je remercie la Société Nautique de Saint-Tropez et le comité de course qui a réussi à faire courir cinq manches dans des conditions météo très compliquées. Nous avons couru sur des manches de petits temps, ce qui nous a favorisés car notre voilier marche mieux avec cette météo. C’est notre 3ème victoire consécutive au Voiles d’automne et cela nous incite à revenir. L’ambiance est vraiment excellente et très familiale, c’est une belle façon de clôturer la saison annuelle des courses ! »

Marc Pons Voilier MACAYA vainqueur en IRC 3-4

« C’était hyper bien ! Chaque jour était différent et on s’est vraiment amusés ! »

Jean André Cherbonel, jury

«Nous avons eu de très belles courses avec un vent capricieux en vitesse et en direction, les participants ont bien concouru avec de belles batailles en mer. Tout était parfait, je regrette juste que les régatiers ne lisent pas assez les instructions de course et leurs annexes. »

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