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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

L'IMOCA d'Arnaud Boissières au chaud en chantier, La Mie Câline - Artisans Artipôle de retour mi-avril

La Mie Câline - Artisans Artipôle est au chaud. Après la Transat Jacques Vabre avec son skipper Arnaud Boissières et Xavier Macaire (18e IMOCA), il était temps de se refaire une beauté. Le 60 pieds sera remis à l'eau mi-avril.

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Credit : Team Arnaud Boissières


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La fabuleuse histoire de la Route du Thé !

Après avoir parcouru plus d’un demi tour du monde d’Ouest en Est, de la Bretagne à la Chine en passant par l’île Maurice et le Vietnam, Francis Joyon et son équipage vont remettre prochainement le cap à l’Ouest et entamer leur grand retour vers l’Europe.

Le quatrième et dernier acte du programme de records IDEC SPORT ASIAN TOUR 2019-2020 s’élancera en effet dans quelques semaines de Hong Kong pour une navigation de près de 15 000 milles à destination de Londres, parcours officiel de la mythique Route du Thé !

Retour sur une route maritime de légende où depuis le 19ème siècle, la rivalité commerciale sur les océans a engendré les premières courses à la voile…

XIXe siècle. L’accélération des inventions technologiques permet de poursuivre l’exploration du monde par la mer jusqu’aux frontières les plus inhospitalières du Nord et du Sud. L’explorateur français Dumont d’Urville réalise en 20 ans, 3 tours du monde au cours desquels il découvre et recense 150 îles et 4000 km de côtes inconnues. Les grands espaces maritimes se jalonnent peu à peu de colonies et de comptoirs marchands qui fractionnent les tours du monde en étapes de plus en plus courtes. La rivalité commerciale des pays produit une génération de grands voiliers marchands, les Clippers, qui à l’image du Flying Clouds ou du Cutty Sark, des trois mats de plus de 60 mètres de long, se livrent à de véritables courses sur toutes les routes maritimes du monde. L’orgueil des marins et la réputation des compagnies s’ajoutent aux enjeux économiques pour imaginer des voiliers de plus en plus puissants et traverser les océans le plus rapidement !

C’est dans ce contexte que nait la « Route du Thé » qui fut à l’origine des premiers records océaniques à la voile. Au 19e siècle, les clippers américains et anglais se livraient en effet à des batailles sans merci pour être le premier à livrer sa cargaison de thé sur les docks de Londres. Car le premier arrivé dans la capitale britannique fixait le cours du thé et vendait ainsi sa cargaison au meilleur prix…

En 1866 eut lieu la fameuse Course du Thé où 9 clippers se sont affrontés entre Hong Kong et Londres. L’histoire rapporte que le Taeping (photo ci-dessus), un trois mats long de plus de 60 mètres, se livra à un duel d’anthologie avec Ariel, un autre clipper de la même taille, sur les 15 000 milles du parcours de retour vers la vieille Europe ! Cette course est devenue avec le temps une tradition dans le commerce du thé entre le Royaume-Uni et la Chine. Le vaisseau gagnant recevait en effet un bonus financier pour chaque tonne de thé livrée et son capitaine gagnait un pourcentage sur les bénéfices du navire. Au final c’est le Teaping qui l’emporta de quelques minutes, dit-on, débarquant le premier sa cargaison de thé nouveau sur les quais de Londres. Le célèbre Cutty Sark, un trois mats de plus de 64 mètres, marqua aussi l’histoire de la Route du Thé, avant que l’ouverture du Canal de Suez en 1869 et l’arrivée des bateaux à vapeur ne marque la fin de l’hégémonie des Grands Voiliers.

L’avènement des voiliers de course moderne

Il faudra attendre plus d’un siècle pour voir s’affronter à nouveau des grands voiliers de course sur la Route du Thé ! A la différence des lourds Clippers du 19ème siècle, les voiliers de course du XXème siècle se sont transformés en de légers et puissants multicoques. Et même si leur taille est 2 à 3 fois inférieure à celle des clippers du 19ème siècle, leur vitesse elle, est 2 à 3 fois supérieure ! Alors que les plus rapides des grands voiliers mettaient plus de 3 mois à parcourir les 15 000 milles reliant Hong Kong à Londres, le record actuel de la Route du Thé, détenu par l’Italien Giovanni Soldini à bord de son trimaran Maserati, est aujourd’hui d’un peu plus d’un mois (36j 2h et 37’)…
Le premier navigateur de l’ère moderne à s’attaquer à la Route du Thé fut le Français Philippe Monnet qui établit en 1990 un premier temps de référence (en solitaire) entre Hong Kong et Londres, à bord de son trimaran de 17 mètres Elle & Vire (en 67j 10h 26’). Le record de Monnet ne fut battu que dix huit ans plus tard (en 2008), par Lionel Lemonchois et l’équipage du maxi-catamaran Gitana 13 (en 41j 21h 26’).
Enfin, le Multi 70′ Maserati mené par l’Italien Giovanni Soldini est depuis le 23 février 2018, le détenteur du record de la Route du Thé, en 36 jours, 2 heures et 37 minutes, après avoir franchi la ligne d’arrivée, sous le pont Queen Elizabeth II. L’équipage du trimaran italien, composé de Guido Broggi, Sébastien Audigane, Oliver Herrera Perez et Alex Pella a parcouru les 15 083 milles nautiques à une vitesse moyenne de 17,4 noeuds…

Les précédents Records de la Route du Thé (Hong-Kong – Londres)

1990 / Philippe Monnet (Trimaran Elle et Vire) = 67j 10h 26’ (en solitaire) 2008 / Lionel Lemonchois (Maxi-catamaran Gitana 13) = 41j 21h 26’ 2018 / Giovanni Soldini (Multi70’ Maserati) = 36j 2h et 17′

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Le Mercato de la semaine

Nominations, départs, annonces de partenariats et d’événements, lancements de projet, offres de jobs, de stages et de services, bateaux à vendre…

[DÉPARTS & NOMINATIONS]

KARVER a remporté deux Dame Awards dans la catégorie accastillage-gréement lors du Mets d’Amsterdam pour son winch Compact KCW45 et la manivelle de winch carbone KWH. La SOCIÉTÉ NAUTIQUE DE LA TRINITÉ-SUR-MER a reçu au Nautic le trophée de club compétition de l’année lors de la cérémonie des Top Clubs organisée par la FFVoile. Le prix d’école française de voile de l’année a été remis au Cercle de la Voile d’Arcachon. JONAS GERCKENS a reçu le Safran d’Or dans la catégorie course au large lors d’une cérémonie organisée par la fédération belge de voile destinée à récompenser les meilleurs marins de l’année 2019. Le JEANNEAU SUN FAST 3300 a été élu bateau de l’année par le magazine américain Sailing World. PIERRE-ANDRÉ HUGLO s’est vu remettre au Nautic le premier prix grande croisière par l’association Sail the World pour avoir réalisé un tour du monde par les trois caps sans moteur ni électronique dans le cadre de la Longue Route. Le CNTL de Marseille a reçu lors de la Nuit de la course au large le Trophée des Trophées, qui récompense le meilleur club français en IRC. HERVÉ GAUTIER est le nouveau directeur de course de la Drheam Cup 2020 (18-27 juillet). NICK MOLONEY et ADRIENNE CALAHAN ont annoncé leur association avec l’objectif de postuler pour défendre les couleurs de l’Australie sur l’épreuve de course au large mixte des Jeux de Paris 2024.

[JOBS]

DAMIEN SEGUIN recherche Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour renforcer son équipe en vue du Vendée Globe sur l’Imoca Groupe Apicil,  poste à pouvoir à partir de début janvier à Port-la-Forêt. PLASTIMO recrute un-e chargé-e de communication et un-e animateur-trice e-commerce b2b ainsi qu’un-e adjoint-e au responsable administratif et financier ; postes en CDI basés à Lorient. CAPONNETTO HUEBER recrute un-e ingénieur-e naval-e spécialisé-e en hydrodynamique/project manager, avec un minimum de 4 ans d’expérience ; un-e mathématicien-ne/data scientist/programmer, avec un minimum de 4 ans d’expérience ; un-e développeur-euse CFD et software avec un minimum de 4 années d’expérience. GUNBOAT recherche son Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour le suivi et le support technique des Gunboat 68 ; poste en CDI basé à la Grande Motte. La CLASSE FIGARO BENETEAU recherche un-e coordinateur-trice technique pour suivre, faire respecter la jauge et faire le lien entre les différents intervenants techniques. Poste à temps partiel basé à Lorient à pourvoir immédiatement. THE OCEAN RACE recherche un-e responsable de ses Ocean Summits, poste à plein temps basé à Alicante, de janvier 2020 jusqu’en août 2022. ADH INOTEC recherche son CEO, dans le cadre de la reprise de l’entreprise. Le PRIMONIAL SAILING TEAM recrute une personne en charge de la communication, de l’événementiel, de la relation avec les partenaires et de la recherche de nouveaux partenaires, poste à pourvoir immédiatement, basé à La Baule.

[STAGES]

OC SPORT PEN DUICK recherche un-e stagiaire sponsoring/partenariats, stage de 6 mois à pourvoir début janvier, basé à Lorient avec déplacements sur les événements.

[OFFRES DE SERVICE]

LOÏC FÉQUET, après 20 ans de gestion de projet informatique, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en prestation pour de la gestion de projet, en tant que boat-captain et/ou préparateur (10 ans d’expérience en Multi50, Imoca et Class40).
[ANNONCES & PARTENARIATS]
REVERSO, le voilier qui s’assemble en 180 secondes, devient partenaire principal de WIND, tandis que la FFVOILE et PLANÈTE VOILE, le site voile du Télégramme, rejoignent également le NAUTIC et la marque de prêt-à-porter ERIC TABARLY comme partenaires de l’évènement. Le premier festival du film de voile de compétition, co-organisé par Tip & Shaft et Poppop, aura lieu le mardi 4 février à 19h30 au Grand Rex à Paris. Au programme : des films inédits et exclusifs, avec les plus grands marins actuels à l’écran… et dans la salle. Infos et réservations sur wind-festival.com. Le MUSÉE DE LA MARINE DE BREST s’associe à WIND pour offrir deux entrées pour son exposition Trophée Jules Verne – L’extraordinaire record pour deux places achetées pour Wind. Infos et réservations sur wind-festival.com. TIP & SHAFT/CONNECT NANTES 2020, la 7e édition du rendez-vous business de la voile de compétition, aura lieu le mardi 17 mars 2020 à la CCI de Nantes ; les réservations ouvriront en janvier. FORMATION MINI-TRANSAT : après une première qui a fait le plein lors du Nautic, Tip & Shaft propose une seconde session de sa formation « Bien préparer son projet de Mini-Transat » à Paris le dimanche 26 janvier prochain, toujours animée par l’ancien président de la Classe Mini, Lucas Montagne. Les inscriptions sont ouvertes ici. PODCAST. Le 12e épisode d’INTO THE WIND, le podcast de Tip & Shaft accueille THOMAS RUYANT. Les podcasts de Tip & Shaft sont écoutés chaque mois par plus de 20 000 auditeurs. Ils sont disponibles sur toutes les plateformes de diffusion : iTunesDeezerSpotifySoundCloundGoogle Podcasts… ainsi que sur le site de Tip & Shaft. La MINI-TRANSAT change d’organisateur (Les Sables d’Olonne Vendée course au large) et de parcours pour les trois prochaines éditions : des Sables d’Olonne à Saint-François (Guadeloupe) en passant par Santa Cruz de la Palma (Canaries). SAILGP a annoncé un changement d’équipe pour la saison 2020 : la Chine se retire au profit d’un team espagnol dont la composition sera annoncée fin janvier à Madrid. SAILGP INSPIRE a annoncé s’associer au World Sailing Trust afin de contribuer à rendre la pratique de la voile accessible au plus grand nombre. SHENZHEN accueillera une étape de la prochaine édition de The Ocean Race ; « au moins une équipe chinoise est attendue pour l’édition 2021-22 de The Ocean Race », précise l’organisation. Le calendrier des M32 SERIES 2020 a été dévoilé, avec cinq événements en Europe de mai à septembre, dont un championnat d’Europe sur le Lac de Garde (4-6 septembre), et neuf rendez-vous à partir de janvier sur le circuit nord-américain, qui s’achèvera par le championnat du monde à Miami (16-22 novembre). Par ailleurs, Aston Harald Composites produira 14 nouveaux bateaux en 2020. Le GRAND PRIX DE L’ÉCOLE NAVALE, réservé aux classes monotypes, aura lieu en 2020 du 21 au 23 mai en presqu’île de Crozon. Le DÉFI AZIMUT, qui fêtera sa 10e édition en 2020, aura lieu du 9 au 13 septembre à Lorient. Le VENDÉE GLOBE a présenté son nouveau visuel, conçu par les agences Désigne et Pulp. Le GC32 RACING TOUR 2020 comprendra cinq étapes de mars à octobre, dont le championnat du monde qui se déroulera du 16 au 20 septembre à Villasimius (Sardaigne). La PORQUEROLLE’S RACE fêtera en 2020 sa deuxième édition qui aura lieu du 20 au 24 mai, les inscriptions sont ouvertes. INTO THE BLUE, le festival de la mer de Bruxelles, organisé par nos confrères de Yachting Sud, aura lieu du 31 janvier au 2 février. LUNA ROSSA CHALLENGE a signé un partenariat avec One Ocean Foundation, association dédiée à la protection des océans. La 10e ROUTE HALIFAX-SAINT-PIERRE s’élancera le 27 juin, avec une nouvelle classe invitée, les Multi50 ; elle sera suivie par la nouvelle ROUTE SAINT-PIERRE-QUÉBEC (700 milles, départ le 1er juillet), permettant aux participants de se rendre dans la foulée au départ de la Transat Québec-Saint-Malo. MERCEDES AMG PETRONAS, l’écurie de F1 six fois championne du monde des constructeurs, a signé un accord de « partenariat de performance » avec Ineos, incluant l’équipe cycliste Team Ineos et le défi pour la Coupe de l’America, Ineos Team UK. ANNE LIARDET, qui ambitionne de prendre le départ de la prochaine Mini-Transat en 2021, s’est associée à Cancer@Work et cherche des partenaires pour accompagner son projet. Le ROYAL NEW ZEALAND YACHT SQUADRON organisera le championnat du monde jeunes de match-racing du 25 février au 1er mars 2020 à Auckland.

[LANCEMENTS]

La FÉDÉRATION IRLANDAISE DE VOILE a lancé un appel pour connaître les tandems souhaitant défendre ses couleurs lors du championnat du monde 2020 de course au large mixte qui aura lieu à Malte en octobre afin de mettre en place un processus de sélection. AUDÉLOR, l’agence de développement du Pays de Lorient, vient de publier une étude sur le pôle course au large de Lorient La Base. WORLD SAILING vient de lancer une demande d’informations auprès des constructeurs, fédérations nationales de voile et associations de classes afin d’évaluer les différentes options existant sur le marché, dans le but de choisir le support de l’épreuve de course au large olympique de 2024.

Photo : Jean-Marie Liot/Jeanneau

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CDK Technologies réceptionne un nouvel autoclave à Lorient : "Le développement de foils de grande taille"

Arrivé de Rotterdam via une barge ce lundi 6 janvier, un autoclave de grande envergure (4m de diamètre et 25m de long, 120 tonnes, 10 bars) est désormais à poste sur le site du chantier CDK Technologies à Lorient. Les premières cuissons sont prévues en mars 2020.


CDK Technologies réceptionne un nouvel autoclave à Lorient

Credit : BP/ Chantier CDK

Historiquement spécialiste des structures composites dans le domaine de la course au large, CDK Technologies est désormais capable de se positionner sur l’ensemble des pièces techniques hautes performances qui constituent un yacht de course : plateformes multicoques et monocoques, mâts, bômes et désormais foils pour les ULTIM et IMOCA.

Les premières cuissons sont prévues en mars 2020.

Philippe Facque, CEO de CDK Technologies : « Grâce à cet outil unique dans la région, nous souhaitons accompagner nos clients dans le développement de foils de grande taille. Il nous permettra également de proposer aux architectes et bureaux d’études de nouvelles solutions pour le dimensionnement et la fabrication de pièces de structure de grande taille autoclavées (bras et flotteurs de multicoques, cloisons, bômes…). Nous visons en parallèle des marchés de sous-traitance des secteurs industriels. »

Source : C.Muller

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Revivez la dernière édition de la Volvo Ocean Race, remportée par Charles Caudrelier et son équipage, en vidéo

Revivez la dernière édition de la Volvo Ocean Race, remportée par Charles Caudrelier et son équipage, en vidéo | ScanVoile
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80 régatiers – 4 continents – 20 nations

Pendant quatre jours, l’élite du team-racing évoluant en Optimist se donnera rendez-vous au Yacht Club de Monaco à l’occasion de la 11e édition de la Monaco Optimist Team Race. Cette année et pour la première fois depuis la création de l’évènement, 20 équipes représentant 20 pays seront en lice.

« Cette épreuve internationale destinée aux jeunes régatiers s’inscrit dans le cadre de notre projet Monaco, capitale du Yachting » explique Bernard d’Alessandri, Secrétaire Général du Yacht Club de Monaco « une destination qui attire les compétitions de haut-niveau et des athlètes provenant des quatre coins du monde ».

Un format particulier de régates qui permet aux participants de s’affronter à armes égales sous forme de duels. A l’issue de la phase de round-robin permettant à toutes les équipes de se rencontrer, se dérouleront les quarts puis les demi-finales avant les finales, clou du spectacle. Remporter le maximum de rencontres pour afficher son équipe en haut du tableau s’inscrit comme l’objectif commun à tous les coureurs.

Organisé par le Yacht Club de Monaco avec le concours de FxPro, Eventica, Fon, l’équipementier Slam et le chantier Erplast, la Monaco Optimist Team race s’impose désormais comme une référence mondiale pour les jeunes coureurs internationaux.

Cette formule gagnante depuis 2009 n’en finit plus de séduire, en témoigne la présence des 80 compétiteurs âgés de moins de 14 ans, venant de Russie (Kaliningrad Yacht Club), d’Afrique du Sud (Royal Cape Yacht Club), d’Uruguay (Yacht Club Punta del Este) ou encore de Chine avec la participation pour la première fois d’une équipe du Visun Royal Yacht Club.

Warm-up avec une pointure au rendez-vous

Afin de se préparer au mieux à l’évènement, 6 équipes (Allemagne, Ukraine, Chine, Pays-Bas, France et Monaco) ont l’opportunité de participer à une Clinic Internationale qui a débuté ce lundi 6 janvier et se terminera mercredi soir. Chapeautées par Chris Atkins, pointure dans le monde du team-racing, ces trois journées serviront de galop d’essai aux participants qui s’entraineront à la course par équipe, à la communication et à la cohésion.

Destination la Chine avec le Visun Royal Yacht Club

Dans le cadre de « La Belle Classe Destinations », et pour la deuxième année consécutive, une équipe chinoise sera au départ de la Monaco Optimist Team Race.

Quatre régates de pré-sélection organisées sur différents sites tels que Xiamen, Shenzen, Suzhou et Sanya, ont rassemblé cette année pas moins de 200 coureurs chinois. A l’issue de chaque régate, les 12 premiers concurrents ont eu le droit de participer à l’ultime épreuve de sélection qui s’est tenue en août 2019 à Sanya, au Visun Royal Yacht Club, par ailleurs membre de la Belle Classe Destinations. Une finale essentielle pour départager les coureurs et ainsi déterminer lesquels pourront naviguer sur le plan d’eau monégasque quelques mois plus tard.

Cette année, Lu Saiya, Chen Nan (Ironrock Sailing Club – Xiamen), Liang Yanbo, Chen Qiyun (Fuzhou DH Yo Sailing Club – Fuzhou) et Chen Jiahan (Shenzhen Vanhang Sailing & Yachting Sports Culture Dev Co Ltd – Shenzhen) figurent parmi les concurrents inscrits à cette Monaco Optimist Team Race.

Le Yacht Club de Monaco et le Visun Royal Yacht Club entendent renforcer leur collaboration puisque cette année l’équipe monégasque ainsi que les finalistes de cette 11e édition se verront inviter au Visun Royal Yacht Club en août 2020 pour participer, en tant qu’invités, à leur régate nationale sélective pour la prochaine édition de la MOTR. Un véritable privilège !

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Laurent Esquier : « La Coupe est une question de personnages »

S’il est peu connu en France, Laurent Esquier est une figure du monde de la Coupe de l’America, dans lequel il évolue quasiment sans discontinuer depuis sa première participation comme navigant en 1974 aux côtés du Baron Bich. Aujourd’hui à la tête de COR36, il est chargé d’organiser les America’s Cup World Series, dont le calendrier 2020 a été présenté mi décembre, et la Prada Cup. Des sujets qu’il évoque pour Tip & Shaft.

Comment avez-vous découvert la Coupe de l’America ?
Je me suis retrouvé au cours de l’hiver 1973 sur le port d’Hyères lorsque le Baron Bich a récupéré ses bateaux qu’il avait auparavant confiés à Paul Elvström. J’étais alors étudiant à l’université de Toulon et j’ai commencé à naviguer sur ses différents 12 mètres, je me suis ensuite retrouvé embarqué sur la Coupe de l’America en 1974 puis sur les deux éditions suivantes avec le Baron Bich. Si j’avais été sur le port du Lavandou plutôt qu’à Hyères, je n’aurais probablement pas eu cette opportunité, disons que le hasard a bien fait les choses pour Laurent Esquier…

Quelle a été la suite ?
La Coupe de l’America est un tout petit monde, tout le monde se connaît, donc au bout de trois éditions, j’ai été engagé par l’équipe américaine de Dennis Conner, Stars & Stripes, comme navigant sur le second bateau et pour m’occuper de la construction d’un des 12 mètres. Ensuite, j’ai fait quelques mois avec Yves Pajot, avant d’être engagé comme entraîneur et manager par les Néo-Zélandais qui démarraient dans la Coupe – j’ai fait avec eux l’édition 1987 et celle de 1988 avec le grand bateau à San Diego. Puis, j’ai été recruté par Raul Gardini comme directeur des opérations d’Il Moro di Venezia, je suis retourné en 1995 en Nouvelle-Zélande sur Tag-Heuer avec Chris Dickson, avant mes premières expériences avec Prada, toujours comme directeur des opérations, sur les Coupes 2000 et 2003. Je suis ensuite passé chez Oracle en 2007 et chez Artemis que j’ai quitté à mi-chemin de la 34e Coupe à San Francisco [il a alors officié en tant que « event manager » de l’épreuve, NDLR]. Depuis ma première Coupe, je n’ai manqué que deux éditions, le duel entre les deux multicoques à Valence en 2010 et la dernière aux Bermudes.

Comment vous retrouve-ton aujourd’hui CEO de COR36 et en quoi consiste votre rôle ?
Tout simplement parce que le patron de Prada, Patrizio Bertelli, avec lequel j’avais travaillé pendant sept ans déjà chez Luna Rossa, m’a passé un coup de téléphone. A l’époque, je venais de finir un projet de construction d’un gratte-ciel dans l’Etat de New York, sa proposition tombait bien, j’ai rejoint l’équipe fin septembre 2017. Pour ce qui est de mes missions, le challenger of record a deux bras opérationnels : l’un, compétiteur, Luna Rossa, dont je ne m’occupe pas du tout, et l’autre, COR36, la société chargée de la sélection du meilleur challenger pour affronter le defender dans le Match de l’America’s Cup. Donc ça veut dire organiser les America’s Cup World Series, puis la Prada Cup entre les challengers, c’est de cette partie que je m’occupe.

Les challengers ne sont que quatre, avec encore des doutes sur Stars & Stripes, est-ce décevant ?
Est-ce que c’est surprenant de n’avoir que trois challengers pour l’instant ? Non. La Coupe de l’America est un événement un peu spécial. Si on voulait en faire quelque chose de plus régulier et de plus structuré avec de la continuité dans le temps, il faudrait changer le Deed of Gift [la « Constitution » de la Coupe, NDLR], ce qui nécessiterait que tout le monde soit d’accord, ce qui n’est pas facile, voire impossible, c’est ça qui rend la physionomie de chaque Coupe différente. Si la manifestation était purement commerciale, comme le souhaitaient les tenants du titre précédents, ça deviendrait SailGP. Est-ce que j’aurais souhaité avoir six challengers ? Bien sûr. Mais vu la donne de départ, on a vite compris que ce ne serait pas possible, surtout pour la partie technologique : le fait qu’il n’y ait que trois challengers est en partie dû à la complexité du bateau.

Avez-vous des nouvelles de Stars & Stripes ? Seront-ils à Cagliari en avril ?
Nous n’avons pas plus de nouvelles que vous. La dernière fois que nous avons entendu parler de Stars & Stripes, c’était lors d’une réunion avec eux en juillet à Newport, depuis absolument rien. Est-ce qu’ils seront à Cagliari avec un bateau ? Non. Nous n’avons aucune nouvelle du fait qu’ils auraient commencé à construire… Je ne peux pas vous dire ce qui se passera ensuite, c’est une question à poser au Royal New Zealand Yacht Squadron qui a accepté le défi de Stars & Stripes, mais le problème de son éligibilité va se poser : est-ce qu’il est capable de s’aligner avec un bateau et de payer ce qu’il doit au moment de la première régate de la sélection des challengers ? [Stars & Stripes nous fait savoir, suite à cette interview, que le défi américain « reste engagé dans la 36e Coupe de l’America », NDLR].

Les America’s Cup World Series devaient à l’origine démarrer en 2019, pourquoi ce retard ?
La raison principale, c’est que la construction des bateaux est en retard, à cause des complications techniques sur les bras de foils. On pensait les mettre à l’eau il y a six mois, ils ne l’ont été qu’il y a deux mois. Le mur sur lequel on a ensuite buté, c’est celui du temps de transport, parce qu’ensuite, il faut aller en Nouvelle-Zélande, soit sept semaines de voyage.

Vous dites que les AC75 sont très compliqués, ne le sont-ils pas trop ?
Je ne sais pas si c’est trop, parce qu’avec la Coupe de l’America, on ne sait jamais jusqu’où il faut sauter, c’est ce qui en fait la difficulté, mais aussi l’attrait. Après, c’est vrai que c’est extrêmement compliqué et cher, ça prend énormément de temps…

Si c’était à refaire, faudrait-il choisir une jauge moins complexe ?
Au niveau choix de la jauge, probablement. Maintenant, il ne faut pas que la Coupe devienne un championnat de monocoque de série, il faut laisser de la place au développement, à l’invention, au saut dans l’inconnu. En voyant ces bateaux, qui sont quand même époustouflants, on se demande à quoi ressembleront les prochains. Je pense qu’on ne pourra pas rester avec cette classe, très complexe. Mais où ira-t-on ensuite ? Ça dépendra encore de la philosophie du gagnant : est-ce que ce sera une position un peu plus commerciale qui nécessitera d’attirer des équipes, des pays, des sponsors ? On verra.

Ça veut dire que la 36e Coupe est selon vous moins tournée vers cet aspect commercial ?
Regardez qui est derrière les équipes existantes : il y a très peu de sponsors commerciaux. La Nouvelle-Zélande, c’est l’Etat et un ou deux personnages-clés ; derrière Ineos, Luna Rossa et American Magic, c’est un passionné à chaque fois. Ceci dit, en comparaison des éditions précédentes, cette Coupe est beaucoup plus tournée vers la médiatisation et la communication : à la différence des années précédentes, le produit « race management », télévision et graphique, est donné gratuitement à qui veut le diffuser. Ça veut dire qu’une grosse partie de mon budget, presque les deux tiers, est consacrée à la production d’images, auxquelles tout le monde a accès gratuitement. A moins que vous ne vouliez l’exclusivité, et là, il y aura un petit droit à payer. Si une chaîne française vient me voir et s’engage à diffuser les images, elle aura accès à la production.

Quel est le budget de COR36 pour organiser tout ça ?
Je ne peux pas vous le donner, mais il est un peu au-dessus de la moitié du budget d’une équipe [qui est de plus de 100 millions d’euros, NDLR].

On entend souvent parler de tensions entre le defender et le challenger of record, quels rapports entretenez-vous ?
Ce sont les tensions auxquelles on s’attend. Notre boulot, c’est quand même de faire sortir la Coupe de Nouvelle-Zélande, donc nous ne nous faisons pas d’illusions sur nos rapports et cette collaboration est tendue sur tout ce qui concerne l’activité sur l’eau. Elle l’est moins pour tout ce qui est production télé et village.

Pour finir : la France a du mal ces dernières années à être présente et à performer sur la Coupe, comment analysez-vous ça ?
Il y a tout le talent qu’il faut en France, la preuve : on trouve des Français dans toutes les équipes, des navigants et surtout des concepteurs et ingénieurs. Ce qui manque, c’est le budget de départ qui permet d’entrée d’engager la bonne équipe. Je pense que la physionomie française du sponsoring n’est pas adaptée à cet événement, l’inverse est aussi vrai. Il faut trouver un passionné, c’est toujours une question de personnages derrière la Coupe, on le voit sur Team New Zealand soutenu depuis dix ans par un Italien [Matteo de Nora], c’était le cas en France avec le Baron Bich. Si on ne trouve pas ce personnage, il faut un groupe important, mais là encore, il faut qu’au sein du groupe, un décideur fasse le choix de dire : « Moi, je préfère la Coupe au golf ou à la Formule 1 ».

Photo : COR36

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #1

Les TOP et FLOP de la semaine ... #1 | ScanVoile
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Cap sur 2020 !

Après une riche saison 2019 et une mise en chantier de La Fabrique dès le retour de la Transat Jacques Vabre, l’heure est au bilan et à la projection vers une année 2020 qui s’annonce particulièrement intense pour Alan Roura et son équipe.

Rentrée du Brésil, La Fabrique, avec son équipage de convoyage. Effectués, les derniers tests en mer avant le chantier d’hiver. Et passée, la déception de la Transat Jacques Vabre, terminée à une 21ème place qui n’a su satisfaire le compétiteur que devient, jour après jour, Alan Roura. Son IMOCA au chaud, dans son hangar lorientais, le skipper suisse a désormais tout loisir de faire le point, et de relativiser. « J’ai mis un peu de temps à digérer la contre-performance que j’ai signée avec Sébastien Audigane, confesse-t-il. Mais nous avons tout de même vécu une belle année 2019, avec notamment un record de l’Atlantique nord en solitaire que je suis très fier d’avoir ramené en Suisse*. » Une prouesse qui n’est d’ailleurs pas passée inaperçue et pour laquelle Alan a été récompensé, mercredi 18 décembre, en recevant le Prix Spécial du Jury lors de la Nuit du sport genevois. De quoi terminer l’année sur une bonne note et d’orienter dès à présent son regard vers l’avenir : « Je garde en tête que le timing reste à notre avantage, nous avons le temps de réagir. La Jacques Vabre nous aura permis de valider beaucoup de choses à bord et d’identifier d’autres points en vue de les améliorer pour la saison prochaine ». Mis au sec lundi 9 décembre, le voilier rouge et blanc devrait y rester pour environ trois mois de chantier. Le chrono est officiellement lancé, car la saison 2020 arrivera vite et sera l’une des plus denses du programme sur quatre ans du navigateur genevois et ses partenaires. Avec au programme : deux transatlantiques et un tour du monde, le tout en solitaire. « Le championnat IMOCA va reprendre très tôt avec une première course, The Transat, qui partira dès le 10 mai, rappelle Alan. Un mois plus tard, le 16 juin, on enchaînera avec la transatlantique retour New-York – Vendée. Nous allons donc devoir respecter rigoureusement nos délais pendant le chantier d’hiver si l’on veut pouvoir naviguer et s’entraîner un maximum avant de reprendre la compétition. »

MISE EN CONFIGURATION VENDÉE GLOBE

Trois mois de travaux donc, orientés principalement sur la mise en configuration solitaire. Avec notamment un gros travail d’ergonomie et d’aménagement de la cellule intérieure, mais pas que : « Notre premier dossier consistera effectivement à optimiser mon espace de vie avec la mise en place d’une vraie table à carte et d’un vrai coin nuit, de vrais espaces dédiés et à les adapter aux mouvements du bateau. Le deuxième axe concernera le déficit de vitesse de La Fabrique à certaines allures, que nous avons décelé pendant la Transat Jacques Vabre. Sur un tour du monde, les moyennes de vitesse sont plus importantes que les pointes, raison pour laquelle le bateau doit aussi bien fonctionner au reaching, qu’au portant et qu’au près, dans toutes forces de vent. La constance est la clé de la performance. » Une modification assez importante du plan de voilure déjà initiée en 2019 sera ainsi reconduite pour 2020, avec une continuité dans le travail d’étude et de conception avec les maîtres voiliers de chez North Sails. Le long et fastidieux processus d’enregistrement et de traitement des données de performance de La Fabrique se poursuivra également. Enfin, une nouvelle décoration du bateau, au plus proche des biscuits de la boulangerie vaudoise, sera dévoilée au printemps.

BATEAU ET MARIN AFFÛTÉS

Lorsque début mars, l’IMOCA La Fabrique sera prêt à être remis à l’eau et à reprendre les entraînements, l’objectif pour Alan sera d’être lui aussi paré à entamer sa saison. Si les premiers mois de l’année sont propices aux déplacements en Suisse, afin que le jeune skipper puisse aller à la rencontre de ses partenaires et de son public, sa préparation en tant que coureur au large reprendra également de plus belle. Après quelques derniers jours de congés en janvier, Alan retrouvera donc les salles de sport et de classe, afin de poursuivre sa préparation physique, sa formation météo, son apprentissage stratégique et autres domaines de perfectionnement. Il fera ensuite son retour sur le plan d’eau dès que possible, à bord de La Fabrique ou d’un autre support, accompagné d’un coach ou encore d’un sparing-partner. La cellule sportive de La Fabrique Sailing Team étudie actuellement toutes les options pour atteindre un but affiché : prendre le départ de The Transat dans les meilleures dispositions et réaliser une saison axée sur la performance. Dont le point d’orgue sera, bien évidemment, le Vendée Globe 2020.

Programme 2020

Janvier – Mars 2020 : Chantier d’hiver de La Fabrique
Entraînements
Préparation physique / Formation météo Mi-Mars : Remise à l’eau de La Fabrique Mars – Avril 2020 : Entraînements 10 Mai 2020 : Départ de The Transat (Village à Brest du 30 avril au 10 mai) 16 juin 2020 : Départ de New-York Vendée Juillet-Septembre 2020 : Entraînements
9-13 septembre 2020 : Défi Azimut Septembre – Octobre 2020 : Entraînements 17 octobre – 8 novembre 2020 : Village du Vendée Globe aux Sables d’Olonne 8 novembre 2020 : Départ du Vendée Globe

* Le Vaudois Bernard Stamm avait été le premier à homologuer ce record à bord d’un monocoque de 60 pieds, Superbigou, en 2002.

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Le Multi50 Primonial bientôt de retour en France, Sébastien Rogues prépare 2020 - Images

Après sa 3e place sur la Transat Jacques Vabre, le Multi50 Primonial a quitté le Brésil à bord d’un cargo le 16 décembre. Il ne devrait plus tarder à arriver à destination. Dès qu’il sera de retour, l'équipe menée par Sébastien Rogues attaquera un important chantier d’hiver.


Le Multi50 Primonial bientôt de retour en France

Credit : Primonial Sailing Team

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Sources : ScanVoile - Primonial

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Comment la filière féminine de course au large commence à se structurer

Elodie Bonafous a remporté le 17 décembre le challenge Bretagne CMB Océane, ce qui lui permettra de s’aligner en 2020 sur le circuit Figaro aux côtés des autres skippers Bretagne CMB, Tom Laperche et Loïs Berrehar. Une sélection qui aura permis de faire « sortir du bois » de nombreuses aspirantes à la course au large et à l’épreuve olympique de Paris 2024, ce dont se félicite la FFVoile, qui cherche cependant les moyens de les accompagner. Tip & Shaft fait le point sur ce dossier.

Lorsqu’ils ont lancé la sélection Bretagne CMB Océane en août dernier, les responsables du Pôle Finistère course au large ne s’attendaient pas à recevoir autant de candidatures, puisqu’elles furent 32 à envoyer un dossier. « Je pense que beaucoup de filles ont fait acte de candidature dans une logique Jeux olympiques, c’est un déclencheur important qui fait rêver beaucoup de monde et a aussi joué auprès des partenaires du projet », commente Christian Le Pape, le directeur du centre de Port-la-Forêt. « Cette sélection a montré qu’il y avait des filles qui avaient envie, ajoute Jeanne Grégoire, coach au pôle. Quand on l’a lancée, on se demandait si on allait avoir suffisamment de candidates pour en retenir 9 pour les sélections sur l’eau, on en a eu plus de 30, c’était la super bonne surprise. Et sur l’eau, ça naviguait vraiment bien, on en aurait bien mis cinq en finale. »

Elles ont finalement été trois à disputer la finale – Elodie Bonafous, Violette Dorange, Milena Schoenahl – et c’est la première, déjà lauréate l’été dernier de la sélection jeune Tour de Bretagne 2019, qui a gagné le droit de courir la saison prochaine sur le circuit Figaro avec un accompagnement du pôle de Port-la-Forêt. Lequel s’est par ailleurs engagé à intégrer les deux autres finalistes si elles le souhaitent. Comment faire en sorte que ces dernières, mais aussi celles qui ont prouvé des choses lors de cette sélection, puissent poursuivre leur apprentissage du large ? C’est une des préoccupations actuelles de la Fédération française de voile, comme le reconnaît Corinne Migraine, vice-présidente en charge du département compétition-performance : « Il faut que ces filles qui ont montré une vraie volonté d’aller se confronter au large avec les garçons puissent exister dans un monde encore très masculin. »

Certaines ne cachent d’ailleurs pas leur intention de poursuivre dans cette voie, à l’instar de Violette Dorange, deuxième de la sélection après avoir terminé 16e de la Mini-Transat, à seulement 18 ans. « Ces trois semaines de sélection ont été hyper complètes : en plus de naviguer en Figaro, nous avons découvert le fonctionnement du Pôle. Mon objectif étant de faire les Jeux olympiques en double mixte avec mon frère Charles, le Figaro est selon moi la meilleure série pour s’entraîner, celle où il y a le plus de niveau. » Et la jeune femme d’ajouter : « Je ne pensais déjà pas qu’il y aurait autant de filles sur la sélection CMB, et surtout, le niveau était assez impressionnant. Aujourd’hui, les choses bougent, entre cette sélection, celle de Marc Guillemot l’an dernier [Klaxoon, NDLR], des opportunités s’ouvrent à nous. »

Ce que confirme Jeanne Grégoire : « Entre la Volvo Ocean Race qui, a imposé des filles à bord, le Magenta Project, qui propose des embarquements, la Transat AG2R qui offre l’inscription aux duos mixtes, cette sélection CMB Bretagne Océane, beaucoup de choses ont été mises en place en peu d’années… Maintenant, comment faire plus ? C’est aux sponsors de venir. Il faut qu’ils prennent conscience que des projets féminins peuvent aujourd’hui être performants. Par le passé, on était plus sur des aventures humaines ; là, et la sélection l’a prouvé, des partenaires pourraient s’engager sur une saison de Figaro compétitive parce que des filles ont le niveau pour y aller. »

Dans la perspective de la nouvelle épreuve de course au large mixte qui verra le jour lors des Jeux olympiques 2024 à Marseille, la fédération réfléchit aujourd’hui au meilleur moyen de structurer une filière de détection, autour du pôle Finistère course au large, et surtout d’attirer des partenaires. « En voile légère, on fait des choses depuis longtemps dans la détection des filles ; en course au large, ça démarre maintenant parce que la perspective olympique a ouvert le jeu. Aujourd’hui, on parle beaucoup, il y a de bonnes initiatives qui se développent, mais ça ne suffit pas, le nerf de la guerre, c’est vraiment de trouver de l’argent. La mixité est à mon sens un sujet porteur pour les entreprises« , ajoute Corinne Migraine, prête à « prendre son bâton de pèlerin » pour démarcher des sponsors.

La Région Bretagne et le Crédit Mutuel de Bretagne l’ont visiblement compris, quid d’autres partenaires de la voile française ? Interrogé par Tip & Shaft, Jean-Bernard Le Boucher, directeur des activités mer de la Macif, qui organise déjà sa propre sélection en Figaro, répond : « On a bien conscience de ce qui se passe actuellement, c’est très bien que des filières féminines se mettent en place, nous, on n’a rien décidé en la matière pour l’instant, nous n’avons pas de sélection avant 2021, on va y réfléchir d’ici là. » Egalement contactée, la société La Boulangère, sponsor-titre d’un équipage de Diam 24 100% féminin depuis l’an dernier (voir notre article), nous a fait savoir : « Nous allons garder l’axe du sport au féminin jusqu’aux Jeux 2024 et nous sommes à l’écoute des projets d’athlètes qui s’inscrivent dans cette démarche. » 

Quant à Thierry Bouvard, directeur du sponsoring et du mécénat du groupe BPCE, doublement impliqué dans la voile en qualité d’armateur, notamment de Clarisse Crémer, et de partenaire de la FFVoile (mais aussi des JO de Paris 2024), il explique : « A chaque fois qu’il y a eu des femmes dans nos aventures, c’est tout simplement qu’elles correspondaient au profil recherché. Quand on s’est mis en quête d’un marin pour le Vendée Globe, notre priorité était de trouver quelqu’un sur les valeurs de l’entrepreneuriat, il se trouve que c’est tombé sur Clarisse, mais la question de savoir si c’était une femme ou un homme ne se posait pas au préalable, ce n’est pas une stratégie. Et sur le sponsoring institutionnel auprès de la fédération, on favorise le développement de la pratique sous toutes ses formes, on ne se pose pas la question de faire des formes particulières d’action sur tel ou tel type de population. »

En attendant qu’une éventuelle filière se mette en place, les aspirantes au large tentent donc de saisir toutes les opportunités qui s’offrent à elles, à l’instar de l’une des neuf participantes aux sélections sur l’eau du Challenge Bretagne CMB Océane, Charlotte Yven, seule Française parmi les 35 « mentees » sélectionnées pour la saison 2019/2020 par le Magenta Project : « C’est un projet d’accompagnement, une sorte de tutorat, entre la « mentee » et sa « mentor », pour moi c’est Cécile Laguette, qui m’avait poussée à postuler. Elle est là pour m’aider à monter mon projet, elle me donne des pistes de travail. » 

D’autres ont d’ores et déjà trouvé des partenaires. C’est le cas d’Amélie Grassi qui, après avoir marqué les esprits sur la Mini, a déniché, grâce à l’appui du Hub by OC Sport, un sponsor (dévoilé début février) pour disputer la prochaine Transat AG2R avec Ambrogio Becaria (vainqueur de la Mini-Transat en série) sur le Figaro 3 de Yoann Richomme. « Pour l’instant, c’est juste l’AG2R, c’est un coup d’essai pour un nouveau partenaire en course au large », explique celle qui compte parallèlement candidater en 2020 auprès de la FVoile pour représenter la France au premier championnat du monde de course au large double mixte en octobre à Malte : « J’avais postulé pour le championnat d’Europe avec Julien Villion, on n’a pas été retenus [Mathilde Géron et Pierre Leboucher ont été choisis, NDLR], mais c’est un projet qui me motive, surtout que le programme est compatible avec ce que je vais faire par ailleurs. »

Ce championnat du monde, qui sera précédé d’un circuit d’épreuves en L30 comprenant notamment un deuxième championnat d’Europe mi-juin à Monaco, attire de nombreux duos, ce qui va conduire la Fédération à procéder à une nouvelle sélection. « On va faire comme l’année dernière, un appel à candidatures, on verra ensuite si on sélectionne sur dossier ou si on organise aussi une sélection en mer », explique Corinne Migraine. Cette dernière, qui compte s’appuyer, comme sur le championnat d’Europe en octobre dernier à Venise, sur le tandem Jeanne Grégoire/Matthieu Richard pour encadrer la préparation, se félicite à l’avance du nombre de postulants : « La difficulté jusqu’ici, c’était que beaucoup de garçons se disaient qu’ils iraient bien, mais ils se demandaient avec qui. Là, les filles sont sorties du bois, il y a des candidates et en plus, largement à la hauteur. »

Photo : Team Bretagne CMB

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Le Musée Maritime de La Rochelle accueille l'exposition “Climat-Océan” jusqu'au 31 mars

Première grande exposition française consacrée à l’Océan et son rôle prépondérant dans la fabrique du climat et première exposition pour laquelle l’empreinte carbone a été évaluée et les solutions de compensations étudiée, l’exposition Climat-Océan a été conçue avec l’aide de scientifiques. Elle permet de comprendre l’Océan, les dangers qui le menacent et les conséquences pour nous. Jusqu'au 31 mars 2020, l’exposition « Climat-Océan » vous entraînera dans un monde méconnu au Musée Maritime de La Rochelle. 

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Credit : DR


Immersive, esthétique et participative, l’exposition Climat-Océan est construite sur un socle scientifique solide établi par un Comité d’experts de renom dont Françoise Gaill, Marraine de l’exposition, Vice-présidente de la Plateforme Océan et Climat et Directeure de recherche émérite du CNRS.Source : Tara
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Hélitreuillé le 11 décembre, Louis Duc revient sur sa fortune de mer : "Les sauveteurs ont été impressionnants"

"De l’eau jusqu’aux genoux qui continue à monter dans la zone de vie, nous comprenons très vite qu’il faut déclencher les secours, on ne pourra pas rentrer par nos propres moyens." Alors qu'il convoyait son Class40 Crosscall Chamonix Mont Blanc après la Transat Jacques Vabre, Louis Duc et son équipier ont été hélitreuillés le 11 décembre. Bien rentré en France, le skipper revient sur l'accident. 

Hélitreuillé le 11 décembre, Louis Duc revient sur sa fortune de mer

Crédit : A Courcoux

Louis Duc :


"De retour en France depuis une semaine, et le temps de remettre en route l’administratif, téléphone et autre, voici quelques lignes pour revenir sur ce qui s’est passé.

Nous sommes partis de Salvador De Bahia le 2 décembre dernier (en compagnie de Thomas Servignat, marin, sportif averti et technicien chez Gepeto Composite, chantier qui a construit le bateau), pour ramener le Class40 en France suite à la Transat Jacques Vabre.

A bord, nous avions, comme en course, le matériel nécessaire à l’analyse et la réception de fichiers météo, ainsi qu’un système de positionnement (Yellow Brick Tracking) réglé sur une position toutes les 4 heures pour être suivis par les proches à terre.



Conditions musclées avec de la mer formée

Pendant 15 jours, les conditions ont été plutôt clémentes. Nous suivions attentivement les évolutions météo à long terme pour anticiper notre trajectoire à l’approche des Açores, en envisageant une escale si nécessaire.

La météo confirmait des conditions difficiles au passage des Açores pendant 24 heures avec ensuite une accalmie nous permettant de rejoindre la France ou la Corogne avant la prochaine dépression, prévue violente.

Nous savions que nous allions avoir des conditions musclées avec de la mer formée, nous allions traverser le plateau de l’archipel avec la remontée des fonds, zone critique, mais je savais aussi que nous étions sur un bateau fiable, avec un gros couple de redressement, sur lequel j’avais déjà subi de nombreuses fois ce genre de conditions.

Dans la nuit, le génois s’est déchiré, ce qui nous a fait changer de trajectoire pour nous diriger vers Horta, afin de se mettre à l’abri et réparer.



Un coup de gîte extrêmement violent

Nous avions à poste, prêt à l’emploi, la trinquette et le tourmentin, nous avons donc décidé de faire route sous 2 ris et tourmentin, de façon à passer la nuit tranquille et arriver le lendemain soir. Le mode vent du pilote n’étant plus utilisable (la pale avait cassé quelque temps avant), nous étions en mode compas sur le pilote automatique.

Après une charge moteur coupée à 4hTU je suis allé m’assoupir à l’arrière du bateau, sur les voiles, tandis que Thomas était en veille proche de la table à carte, le bateau accélérait dans des surfs à 26 nds, puis ralentissait à 9 nds, les coups de gîte étaient raisonnables et la situation était stable, le bateau se comportait bien dans les vagues.

J’ai senti un coup de gîte extrêmement violent : j’ai compris qu’on y allait.

Nous savons que, dans la mer formée, au portant, la vitesse étant la sécurité, il faut naviguer plus vite que les vagues pour ne jamais être rattrapé. Dans notre cas, le bateau était un peu sous toilé et, dans une phase avec un peu moins de vent, un angle de vent trop bas avec un cap suivi par le pilote sans relancer l’accélération (sans aérien), une vague plus grosse, au mauvais moment, nous a embarqués. 

Le bateau s’est transformé en bouchon roulé par la déferlante… Aucune vague auparavant ne nous avait mis une alerte.



De l’eau jusqu’aux genoux

Dans la seconde qui suivit, le bateau était envahi par l’eau, je me suis retrouvé en apnée pendant une vingtaine de secondes. Ensuite, le bateau s’est redressé. J’ai entendu Thomas m’appeler, tout le monde est encore à bord. Pendant le chavirage, Thomas a été projeté devant sur les cloisons, il est blessé au visage mais valide !

De l’eau jusqu’aux genoux qui continue à monter dans la zone de vie, nous comprenons très vite qu’il faut déclencher les secours, on ne pourra pas rentrer par nos propres moyens. Le premier réflexe a été de couper les batteries pour éviter les risques d’incendie.

Le temps de chercher dans la nuit la balise EPIRB, rangée sous la marche de descente déjà immergée, se décroche de son support. Nous récupérons le sac de survie placé à coté, cherchons en un regard les combinaisons de survie que nous ne trouvons pas, et nous dégageons sur le pont à l’avant, seul endroit encore non immergé.

Merci aux contrôleurs d’équipement qui peuvent être un peu pointilleux aux départs des épreuves, pour des gens quelquefois un peu indisciplinés…

Sous les conseils de Thierry Dubois, le sac de sécurité n’est pas un bidon de survie, mais un sac à dos, ce qui nous permet d’avoir les mains libres et de ne pas le perdre !



Nous déclenchons la balise de détresse

Nous déclenchons la balise de détresse, le plexis du capot avant se décapsule, et le sac des TPS nous tombe dans les bras, voilà un cadeau sympa !

Merci à Aurélien Ducroz d’avoir eu la bonne idée de mettre les 2 TPS dans le même sac au départ de la transat Jacques Vabre...

Nous savons qu’il est aux alentours de 5h ou 6h TU, seule la plage du bateau avant sort de l’eau, probablement grâce au crashbox avant fermé, le tableau arrière est immergé, les balcons arrières sont sous l’eau, la trappe de survie probablement plus d’un mètre sous l’eau, le mât cassé collé au tableau arrière, la barre de flèche sort de l’eau, tout cela empêche complètement l’accès au radeau de sauvetage.

Dans les briefings sécurité auxquels nous assistons lors des départs des grandes épreuves, on nous dit de ne jamais quitter le navire tant qu’il flotte encore, nos bateaux construits en sandwich avec des compartiments remplis de mousse d’insubmersibilité ne peuvent pas couler, ils sont (presque) toujours repérés, même entre 2 eaux, c’est ce qu’on s’est répété toute la journée qui a suivi... en espérant qu’ils aient tous raison…

En position d’attente, nous imaginons pouvoir être survolés et repérés dans la matinée et récupérés plus tard par un cargo ou un navire militaire envoyé depuis les Açores.

Dans ma tête, je repasse les épisodes de chaque fortune de mer que je connais (il y en a quelques-unes). Il y a eu bien pire que nous, l’eau est à 18°C, et nous sommes en combinaison de survie.

Le seul hic, c’est que nous ne sommes pas en course et une inquiétude naît petit à petit dans la journée : la possibilité que la balise ne fonctionne pas.

On nous cherche !

A la tombée de la nuit, un avion de la marine portugaise nous a survolés, alors que nous commencions à envisager une seconde nuit dans l’eau.

Pour nous, c’est énorme, on nous cherche ! Je me rends compte de l’importance des nombreux stages de survie auxquels nous participons régulièrement, ils sont d’une aide énorme. Nous connaissons les procédures, les éventualités, les bêtises à ne pas commettre, j’avais eu l’occasion de refaire mon stage ISAF début octobre.

Une bonne demi-heure plus tard, un hélicoptère du MRCC de Punta Delgada nous survolait pour nous récupérer, nous savons que c’est le moyen le plus performant qui puisse exister, nous pensions ne pas être à portée d’hélicoptère.

Nous n’avons plus qu’à obéir aux instructions du plongeur. Les sauveteurs ont été impressionnants. Dans 40 nds de vent et 8 mètres de creux, ils manœuvrent au millimètre !

Je ne sais que dire pour les remercier. Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir eu recours à eux, ils sont formés à très haut niveau et acceptent d’intervenir en limite de zone dans des conditions difficiles.

Après une vingtaine de transatlantiques, j’ai déjà subi quelques déboires, mais c’est la première fois que je ne suis pas apte à ramener mon bateau au port et qu’il est nécessaire de déclencher les secours.



Un grand merci


Un grand merci donc à tous ces intervenants bien rôdés depuis des années, souvent dans l’ombre, qui nous permettent de prendre le départ de courses, avec tous les éléments pour préparer nos bateaux à notre sécurité.

A la sortie de l’hélicoptère, nous avons été pris en charge par l’Hôpital de Terceira où l’équipe de soignants a été formidable avec nous. 

La question que tout le monde se pose : et le bateau ? Le Class40 150 baptisé Pinocchio a été construit par Gepeto Composite. Pour l’ironie du sort, l’histoire du bonhomme de bois se termine dans une caisse en bois dans le ventre d’un cachalot, au large des Açores..

Le Class40 Pinocchio, portant les couleurs de Crosscall Chamonix Mont-Blanc sur la Transat Jacques Vabre, continue sa navigation entre deux eaux. Nous avons toujours sa position grâce à la batterie interne de la Yellow Brick.

Nous lançons donc actuellement avec mon équipe, et en accord avec l’assurance, une opération pour récupérer le bateau et faire ainsi en sorte qu’il ne représente plus un danger pour la navigation."


Louis Duc

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