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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Francis Joyon et Idec Sport sont arrivés en Chine : "Nous sommes heureux d’en terminer"

IDEC SPORT mené par Francis Joyon et son équipage, a coupé cette nuit à 23h24 TU (0h24 française) la ligne d’arrivée du nouveau record entre Ho Chi Minh Ville (Vietnam) et Shenzhen (Chine).  Ce nouveau parcours constituait le 3ème Acte du programme de records intitulé IDEC SPORT ASIAN TOUR dans lequel le vainqueur de la dernière Route du Rhum s’est engagé depuis le samedi 19 octobre dernier.

Francis Joyon et Idec Sport sont arrivés en Chine

Credit : Idec Sport


Francis Joyon, son fils Corentin, Antoine Blouet, Christophe Houdet et Bertand Delesne viennent ainsi, en 36 jours de navigation, de parcourir plus de 17 000 milles sur le fond, en Atlantique Nord et Sud, Océan Indien, mer de Java et de Chine méridionale. L’équipage et IDEC SPORT vont désormais s’accorder une pause bien méritée, avant de s’attaquer à la mi-janvier 2020 au record Hong Kong- Londres, la célèbre Route du Thé, qui les ramènera vers la vieille Europe.

Le bateau malmené comme jamais 

« Durant 36 heures, le bateau, qui en a pourtant connu des mers difficiles, a été malmené comme jamais auparavant » avoue Francis Joyon. « Avec des vents contraires, de face, de plus de 35 noeuds, sur une mer infernale, il a longtemps tapé avec rudesse dans des vagues abruptes. Nous avons été bien secoués et l’arrivée sur les multiples îles qui barrent l’accès à Shenzhen a été une délivrance pour tout l’équipage. 

Nous sommes heureux d’en terminer. Cela fait près de deux mois que nous sommes entièrement dédiés à la vie du bateau, et une petite pause nous fera le plus grand bien, avant de s’attaquer, en janvier, à la Route du Thé et son record détenu par Giovanni Soldini. »

Une indispensable remise en forme 

Après un petit tour à terre et un bon repas, Francis Joyon et ses quatre équipiers se sont immédiatement remis au travail. « L’objectif est d’effectuer un check-up le plus complet possible du bateau. » explique Francis. « Christophe et Bertrand procèdent à un « tapping » complet des trois coques. Il s’agit de vérifier par tapotement qu’aucune délimitation interne n’est à déplorer. Corentin est en tête de mât pour inspecter tous les ancrages, et Antoine effectue les mêmes vérifications depuis l’intérieur du mât. » 

Prochain défi : la Route du Thé 

Rendez-vous à la mi-janvier pour renouer avec une immense tranche d’aventure, la Route du Thé, entre Hong Kong et Londres, d’une seule traite cette fois, en équipage et en mode record.
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Stéphane Galzin, Champion de France de E-Sailing : "Nous avions besoin de réussite. Et j’en ai eu !"

Au terme de trois courses qualificatives et d’une finale extrêmement disputées, Stéphane Galzin (valentinelisa) est sacré Champion de France de E-Sailing. Frédéric Favier (paslesappericubes) et William Schembré (winds98) complètent le podium.


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Credit : FFV


Une première prometteuse

Le premier Trophée national de E-Sailing, organisé en collaboration avec la Fédération Française de Voile, se tenait vendredi soir, sur la grande scène du salon Nautic de Paris. Les huit meilleurs joueurs français s’étaient donné rendez-vous. Ils ont pu s’affronter lors de trois courses qualificatives (la première en Nacra 17, la deuxième en J70 et la troisième en 49er) et une finale.

Avec un vainqueur sur chacune des courses, il a fallu attendre la finale, dotée d’un coefficient 2 pour connaître le premier détenteur du Trophée national 2019, sous les yeux du public venu en nombre.

Stéphane Galzin, Champion de France

Stéphane Galzin (valentinelisa), qui termine 2e, 5e, 1e des courses qualificatives puis 3e de la finale, s’impose. Le licencié de l’US Carmaux Voile, à proximité d’Albi, a commencé à s’entraîner sur Virtual Regatta Inshore après avoir arrêté la voile.

Stéphane Galzin : « Nous étions 8 à pouvoir remporter la finale, donc ce n’est pas de la chance dont nous avions besoin, mais de réussite. Et j’en ai eu ! » sourit le vainqueur.

Frédéric Favier et William Schembré complètent le podium

Le Montpelliérain Frédéric Favier (paslesappericubes) monte sur la deuxième marche du podium. 7e de la première course, 2e de la deuxième, 4e de la troisième puis 2e de la finale, il comptabilise 17 points. A égalité avec winds98 et Christine_O, c’est sa 2e place en finale qui lui a permis de se différencier de ses concurrents.

Grâce à ses résultats réguliers : 3e de la première course , vainqueur de la deuxième, 5e de la troisième et 4e de la finale, William Schembré (winds98), licencié au CV Marseillan, complète le podium.

Source : Rivacom

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L’ENGIE Kite Tour revient en 2020, une étape supplémentaire au programme

Il y avait quatre étapes en 2019, il y en aura cinq l’année prochaine. L’ENGIE Kite Tour, circuit de référence du kiteboard en France, où se côtoient toutes les formes de pratiques de la discipline (foil, twin tip racing, directionnelle…) sera de nouveau le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés. La Fédération Française de Voile propose un circuit sur toutes les façades maritimes françaises. 


L’ENGIE Kite Tour revient en 2020

Credit : E.Bellande


Tout le littoral français à l’honneur

C’est sur la façade atlantique, à Arcachon, que sera donné le coup d’envoi de l’ENGIE Kite Tour 2020. Le circuit posera ensuite ses valises en Mer du Nord, à Wimereux, un spot souvent venté qui a d’ailleurs été le cadre d’une très belle étape cette année. Cap sur la Bretagne ensuite, à Lorient-Gâvres.

La Méditerranée ne sera pas en reste puisque deux étapes sont au programme, d’abord à La Grande Motte puis à Hyères. Pour tous ces rendez-vous, les pratiquants pourront défier, sur les mêmes lignes de départ, certains des meilleurs riders français dont les champions du monde Nicolas Parlier et Axel Mazella.

Un format sur trois jours

Comme en 2019, les concurrents auront le choix entre trois supports : foil, directionnelle et Twin-Tip. Trois classements seront ainsi établis. Enfin, chaque étape se déroulera sur un format de trois jours de compétition, du vendredi au dimanche. Au niveau sportif, en plus des courses courtes et rapides, la réalisation d’une course longue distance sera dorénavant proposée, si les toutes les conditions sont réunis.

Le programme de l’ENGIE Kite Tour 2020

13-15 mars : Arcachon
12-14 juin : Wimereux
26-28 juin : Lorient-Gâvres
18-20 septembre : La Grande-Motte
9-11 octobre : Hyères

Source : S Guého

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Tanguy Le Turquais revient sur sa saison en Figaro 3 : "Ça finira par payer"

Alors que  l’hiver pointe le bout de son nez, Tanguy Le Turquais tire le bilan de sa première année sous les couleurs du Groupe Quéguiner, mais également de sa première saison sur le nouveau Figaro Bénéteau 3.  "J’ai été très heureux de pouvoir courir cette année car ce n’était pas gagné au départ J’ai été très heureux de pouvoir courir cette année car ce n’était pas gagné au départ."

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Crédit : A Courcoux

Tanguy Le Turquais : "ce n’était pas gagné au départ"

Il y a un an tout pile, Tanguy Le Turquais subissait une importante opération de la boîte crânienne susceptible d’engendrer l’arrêt de sa carrière de navigateur. Soutenu par le Groupe Quéguiner, le Vannetais s’est battu pour se remettre sur pieds au plus vite.

« J’ai été très heureux de pouvoir courir cette année car ce n’était pas gagné au départ, et la saison a débuté sur les chapeaux de roues. Je reçu mon bateau très tôt et j’ai ainsi bien pu travailler avec Armand de Jacquelot en termes de performance. La Sardinah Cup a été une belle épreuve pour continuer de mettre au point le bateau et définir les bons outils. Cela s’est vérifié lors de la Solo Maître Coq qui m’a valu un très bon résultat : une 2e place. 

Après ça, je pense que mon manque d’expérience sur le circuit m’a joué des tours. Je me suis mis beaucoup de pression et je suis arrivé avec beaucoup de fatigue sur la Solitaire Urgo Le Figaro, sans doute à cause de mon opération mais également à cause de tous les soucis techniques que l’on a dû régler sur le nouveau bateau. 

C’est très probablement pour ça que j’ai raté un moment clé de la course lors de la première étape. J’ai clairement manqué de lucidité quand, à la pointe Finistère, il a fallu décider d’aller au nord ou à l’ouest. Je suis reparti plein ouest et j’ai pris une bâche. Ensuite, je n’ai fait que courir contre le temps. », relate le skipper de Quéguiner – Kayak.

Rebondir plus haut et plus fort

« Je fais des erreurs mais j’en tire des leçons. Ça finira par payer. En tous les cas, j’y crois. Je sais qu’en prenant les choses avec philosophie, on avance et c’est pourquoi je suis très heureux que le Groupe Quéguiner me redonne une chance l’année prochaine. », commente Tanguy Le Turquais.

Source : Rivacom

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Francis Joyon déjà en Chine !

Parti samedi matin d’Ho Chi Minh Ville, au sud du Vietnam, le maxi-trimaran IDEC SPORT pourrait rallier la ligne d’arrivée de ce nouveau record à Shenzhen (Chine) dès demain matin à l’aube, en heure française. Ce parcours tout à fait inhabituel pour un voilier de course océanique, long de 870 milles théoriques, présente de multiples particularités dont Francis Joyon et son équipage se sont parfaitement accommodés, au point d’envisager une arrivée plus rapide que celle prévue, dès demain matin.

Navigant majoritairement aux allures proches du lit du vent, face à cette mousson de Nord Est virulente, avec son corollaire de vagues courtes et de creux abrupts, au coeur des îles Paracel, objets de nombreuses convoitises politiques, Francis et ses hommes ont remarquablement tiré leur épingle du jeu, afin d’envisager une fin rapide de ce troisième acte de l’IDEC Asian Tour, sur un seul bord direct vers Shenzhen, entre Hong Kong et Macao.

Plus vite que prévu !

« Oui, nous sommes allés un peu plus vite que prévu! » Francis Joyon avoue volontiers sa satisfaction de s’être tiré sans encombre des premières 36 heures de navigation très périlleuses depuis le départ samedi des rivages Vietnamiens. « Nous avons enchainé plus d’une vingtaine de virement de bords au plus près des côtes » raconte-t-il. « L’idée était d’éviter le vent fort qui sévissait au large. Nous avons malgré toute affronté vent debout des flux à plus de 35 nœuds. Le bateau tapait beaucoup sur une mer très croisée et très creuse. Le ciel était très gris, très couvert et il nous fallait, avec une visibilité très réduite, zigzaguer entre toutes sortes de pièges, innombrables bateaux de pêche, filets dérivants et une multitudes de petites lumières dont on ne sait si elles indiquaient un îlot ou une embarcation. Ce fut un peu stressant. Nous avons pu virer de bord depuis et faire cap vers l’Est, avant de relancer tribord amure cette fois en route directe plein Nord vers la Chine. Le ciel s’est un peu éclairci et nous avons aperçu le soleil aujourd’hui. »

Ce troisième des quatre actes qui constituent l’IDEC SPORT ASIAN TOUR, le plus court depuis le départ de Bretagne, est aussi le plus lent et le plus difficile physiquement et nerveusement. « Il nous tarde de partir en direction de l’Europe sur une tentative contre le record de la Route du Thé, Hong Kong-Londres » précise Corentin Joyon. « Le bateau souffre beaucoup au près. Il tape un peu moins aujourd’hui, car le vent et la mer se sont calmés. IDEC SPORT est fait pour la glisse et le record vers Londres nous permettra de retrouver les grandes vitesses que nous avons connues en Atlantique et dans l’Océan Indien. Je découvre des horizons chargés de mystère. Tout ici est différent, la mer, les odeurs, la couleur du ciel. C’est une expérience passionnante que je partage avec un équipage très convivial. La navigation entre les multiples îles qui pavent la route de Shenzhen s’annonce fascinante…»

IDEC SPORT devrait donc franchir cette nuit la ligne d’arrivée mouillée devant Shenzhen. Il ralliera ensuite une marina à Hong Kong pour y préparer son grand voyage de retour vers l’Europe à l’occasion duquel il s’attaquera mi-janvier à la mythique ” Route du Thé ” entre Hong Kong et Londres.

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Golden Globe Race : Comment Don McIntyre a transformé l’essai

Après une première édition remportée par Jean-Luc Van den Heede et qui aura vu 5 des 17 inscrits aller au bout de l’aventure, la Golden Globe Race retournera aux Sables d’Olonne : la ville et l’agglomération ont renouvelé mercredi  dernier au Nautic de Paris le partenariat les liant à l’organisateur Don McIntyre. Ce dernier, qui a entre temps, annoncé le lancement d’une nouvelle course « vintage », The Ocean Globe Race, compte d’ici le 4 septembre 2022, date du départ de la deuxième Golden Globe Race, monter en puissance au niveau budget et organisation.

Un peu plus de dix mois après l’arrivée victorieuse de Jean-Luc Van den Heede au bout de 211 jours de mer, ce dernier était présent mercredi dernier au Nautic de Paris aux côtés de Yannick Moreau, maire des Sables d’Olonne et président de l‘agglomération sablaise, et de Don McIntyre, créateur et organisateur de la course, pour une conférence de presse de présentation de la deuxième édition de la Golden Globe Race, dont le départ sera donné le 4 septembre 2022. Conférence à l’issue de laquelle les deux parties ont renouvelé leur partenariat.

Pour les responsables sablais, cette reconduction s’est vite avérée naturelle : « Au regard des retombées médias et économiques, mais aussi de l’engouement populaire qui a vraiment été important, il n’y a pas eu d’hésitation, c’était presque une évidence », confirme Nathalie Bohain, cheffe de projets développement territorial et fonds européens à l’agglomération. Les retombées en question ? Elles figurent dans une étude commandée au cabinet Meltwater : la valorisation des retombées médias de la course est estimée à 166 millions d’euros entre le 1er janvier 2016 et le 30 mai 2019, dont 16 millions pour la seule ville des Sables d’Olonne. Nathalie Bohain précise : « Sur la marque globale Golden Globe Race, on est effectivement à 16 millions d’euros, mais si on fait un focus uniquement sur la marque Les Sables d’Olonne, on est à 4 millions d’euros de valorisation en France et à l’étranger. Pour une première, c’est une très belle portée. »

La ville aura en outre accueilli 110 000 visiteurs, entre le départ et les arrivées, pour des retombées économiques importantes, même si elles n’ont pas fait l’objet d’une étude particulière. « Tous les hôtels étaient complets sur le week-end du départ, ce qui n’était pas le cas l’année précédente à la même période, et sur le week-end d’ouverture du village, 80% des hôtels affichaient complet alors qu’ils avaient tous des disponibilités en 2017″, poursuit Nathalie Bohain.

Ces retombées ont aussi bénéficié aux partenaires des skippers, notamment à la Matmut, sponsor-titre de Jean-Luc Van den Heede. Interrogé par Tip & Shaft, André Geffard, son vice-président, confirme : « Nous avions suivi Fabrice Amedeo sur le Vendée Globe, là, c’est sans commune mesure. Nous sommes largement récompensés, nous avons eu des retours médiatiques hors norme, dans le milieu de la voile et bien au-delà. » La Matmut, qui continuera de soutenir VDH en 2020 sur le championnat Osiris Atlantique, n’a pas été en mesure de nous donner de chiffres précis de ces retombées, pas plus qu’elle n’a souhaité communiquer sur son investissement dans cette aventure, mais le budget moyen estimé avant le départ se situait entre 150 000 et 300 000 euros.

Ce succès conduit aujourd’hui Don McIntyre à se montrer plus ambitieux en vue de la deuxième édition, dont le budget est considérablement revu à la hausse, de 2,4 millions d’euros sur la première (voir notre article) à « 4,8-5 millions d’euros si nous remplissons nos objectifs », précise l’Australien. Qui ajoute : « Nous cherchons maintenant un partenaire titre à hauteur de 2,2 millions euros, il y a de la place à côté pour quatre partenaires officiels à 150 000 euros et bien sûr des fournisseurs officiels pour moins. Aujourd’hui, les portes sont plus faciles à ouvrir. La marque Golden Globe Race est très forte, si un sponsor-titre se manifeste, il y a de quoi le satisfaire. »

L’agglomération et la ville des Sables d’Olonne vont également augmenter leurs investissements. Le conseil communautaire a ainsi voté le 5 juillet une convention dans laquelle l’agglomération s’engage à verser 350 000 euros (HT) à l’organisateur et la ville 100 000 euros. En 2018, la première avait investi 150 000 euros et la seconde avait fourni une aide logistique, le budget de l’organisation étant complété par 150 000 euros de partenariats extérieurs.

Un budget à la hausse qui permettra notamment d’étoffer l’équipe d’organisation – « de 300% », dixit Don McIntyre. Et de d’améliorer la médiatisation de la course, maillon faible de la première édition, comme le reconnaît l’Australien : « Le manque d’images a été un problème, dû en bonne partie au fait que les marins n’y ont pas accordé de temps, trop absorbés par leur propre challenge. Au premier « drop point » à Lanzarote, je n’en croyais pas mes yeux, nous n’avions quasiment rien, c’était frustrant. Il va y avoir de gros changements dans ce domaine, les bateaux seront équipés de moyens numériques, certains de drones, il va y avoir un troisième « drop point » au Cap et les obligations des skippers figureront dans l’avis de course. »

A ce jour, ils sont 26 inscrits dans la classe Suhaili à un peu moins de 1 000 jours du départ, la limite étant fixée à 28 concurrents. Elle est de 7 dans la nouvelle classe Joshua, dont l’objectif est de faire revivre aux candidats à l’aventure l’odyssée de Bernard Moitessier sur une réplique monotype de son bateau, dont le premier exemplaire sera présenté avant le départ du prochain Vendée Globe.

Fort du succès de la Golden Globe Race, Don McIntyre s’est par ailleurs mis en tête de poursuivre dans cette veine « vintage » en lançant l’Ocean Globe Race, course autour du monde en équipage avec escales qui fera revivre l’esprit originel de la Whitbread. « Je l’imaginais déjà en 2014, en même temps que la Golden Globe Race. Finalement, je me suis dit : « Attendons de voir si la Golden Globe Race marche et si c’est le cas, on ira. » C’est ce que j’ai fait. Nous n’avons envoyé que trois communiqués de presse, et en 18 mois, 18 des 24 places en classe Rétro sont déjà prises. Et pour le nouveau Classic Challenge, nous avons déjà trois réservations de Whitbread 60 deux semaines après notre annonce. En supposant que ces bateaux prennent vraiment le départ, ce sera la plus grande course autour du monde en équipage de ces 30 dernières années !« 

Photo : Christophe Favreau/Golden Globe Race

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Le Vendée Globe dévoile son affiche, les foils font leur apparition

Le visuel du Vendée Globe, conçu par les agences Désigne et Pulp, se dévoile. Nouveauté inévitable pour cette édition 2020, la présence des foils qui marquent toute l’évolution technologique en cours.

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À partir de cette semaine, le visuel va pouvoir être décliné sur l’ensemble des documents et supports de communication contribuant encore à la notoriété d’une édition qui s’annonce d’ores et déjà comme celle de tous les records.

Source : C Sibot

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Francis Joyon et ses hommes sur Idec Sport attendus demain en Chine :"Nous sommes allés plus vite que prévu"

Parti samedi matin d’Ho Chi Minh Ville, au sud du Vietnam, IDEC SPORT pourrait rallier la ligne d’arrivée de ce nouveau record à Shenzhen (Chine) dès demain matin à l’aube, en heure française. Ce parcours, long de 870 milles, présente de multiples particularités dont Francis Joyon et son équipage se sont parfaitement accommodés. "Le bateau tapait beaucoup sur une mer très croisée et très creuse."

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Crédit : F Van malleghem

Francis Joyon et ses hommes ont remarquablement tiré leur épingle du jeu, et envisagé une fin rapide de ce troisième acte de l’IDEC Asian Tour, sur un seul bord direct vers Shenzhen, entre Hong Kong et Macao.

Plus vite que prévu

« Nous sommes allés un peu plus vite que prévu! Nous avons enchainé plus d’une vingtaine de virement de bords au plus près des côtes » raconte Francis Joyon. « L’idée était d’éviter le vent fort qui sévissait au large. Nous avons malgré toute affronté vent debout des flux à plus de 35 nœuds. 

Le bateau tapait beaucoup sur une mer très croisée et très creuse. Nous avons pu virer de bord depuis et faire cap vers l’Est, avant de relancer tribord amure cette fois en route directe plein Nord vers la Chine. »

"Il nous tarde de partir en direction de l’Europe"

Ce troisième des quatre actes qui constituent l'IDEC SPORT ASIAN TOUR, le plus court depuis le départ de Bretagne, est aussi le plus lent et le plus difficile physiquement et nerveusement. « Il nous tarde de partir en direction de l’Europe sur une tentative contre le record de la Route du Thé, Hong Kong-Londres » précise Corentin Joyon. « Le bateau souffre beaucoup au près. Il tape un peu moins aujourd’hui, car le vent et la mer se sont calmés. IDEC SPORT est fait pour la glisse et le record vers Londres nous permettra de retrouver les grandes vitesses que nous avons connues en Atlantique et dans l’Océan Indien. »

Route du Thé mi-janvier

IDEC SPORT devrait franchir cette nuit la ligne d’arrivée mouillée devant Shenzhen. Il ralliera ensuite une marina à Hong Kong pour y préparer son grand voyage de retour vers l’Europe à l'occasion duquel il s'attaquera mi-janvier à la " Route du Thé " entre Hong Kong et Londres.

Source : Mer et Media

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La Brest Atlantiques sacrait ses vainqueurs le 4 décembre dernier, retour en vidéo sur 30 jours de compétition

Franck Cammas et Charles Caudrelier vainqueurs de Brest Atlantiques, "Une grande satisfaction, un bonheur énorme"

Vainqueurs de « Brest Atlantiques » après un peu moins de 29 jours de mer , Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man ...

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Charal en chantier après la Transat Jacques Vabre, la construction de la version 2 des foils a commencé

Rentré par la mer de Salvador de Bahia le jeudi 5 décembre, l’IMOCA Charal a rejoint lundi dernier le hangar lorientais du Charal Sailing Team où, pendant trois mois et demi, il va être l’objet de toutes les attentions. Ce chantier d’hiver consistera notamment à doter le bateau d’une nouvelle paire de foils.


Charal en chantier après la Jacques Vabre, foils version n°2 en construction : "nous sommes assez confiants"

Credit : Charal

Foils version 2 pour le Vendée Globe

Depuis le lundi 9 décembre, l’atelier du Charal Sailing Team tourne à plein régime. Le but de ce chantier d’hiver est de monter encore d’un cran en termes de performances en vue du Vendée Globe 2020, le grand objectif de tout le Charal Sailing Team.

Pour ce qui est des foils, le dossier a été ouvert en janvier 2019, avec des premières réflexions sur une nouvelle paire, plus adaptée au parcours du Vendée Globe. « Les formes de foils varient en fonction de la configuration des courses, confirme Pierre-François Dargnies, directeur technique du Charal Sailing Team.

La Transat Jacques Vabre et la Route du Rhum sont des courses avec surtout du reaching et du VMG (1), on peut aussi se retrouver à faire du près et à traverser des fronts en début de parcours. 

Comme notre objectif était d’être performants sur ces deux courses, nous avions conçu la version 1 de nos foils en conséquence. Le Vendée Globe est en revanche une course avec 80% de VMG, nous avons donc typé notre V2 en fonction de ça. »

Un nouveau simulateur mis au point par Emirates Team New Zealand 

Pour la conception, le bureau d’études du Charal Sailing Team a travaillé avec VPLP, le cabinet d’architectures qui a conçu l’IMOCA Charal, ce dernier disposant pour l’occasion d’un tout nouvel outil, un simulateur mis au point par Emirates Team New Zealand sur la Coupe de l’America depuis dix ans et désormais commercialisé.

« Sur la première version, nous avions travaillé avec un outil de prédiction de performances (VPP) qui simule les performances du bateau, mais sur une mer plate et en statique. Le fait d’avoir cet outil, qui permet d’obtenir des simulations en dynamique, beaucoup plus proches de la réalité, a été très profitable et nous sommes assez confiants dans le fait que cette nouvelle méthodologie de conception puisse nous apporter de la performance », explique Nicolas Andrieu, ingénieur au sein du bureau d’études, en charge de la performance.

La construction a démarré

Pour arrêter le dessin final, en juillet dernier, le bureau d’études et le cabinet VPLP se sont également appuyés sur les retours d’expérience et sur les enregistrements de données lors des deux grosses sessions de navigations du bateau, en décembre 2018 puis mars-avril 2019.

La construction a alors démarré, chez C3 Technologies, à côté de La Rochelle, qui livrera les nouveaux foils l’un après l’autre entre mi-février et mi-mars. De son côté, le chantier lorientais Gepeto s’est vu confier la construction des puits et des systèmes de foils, conçus en collaboration avec la société Awentech et les ingénieurs structure de chez Gurit.

Avant Noël, les anciens puits seront démontés, l’installation des nouveaux débutera en janvier, avant les finitions et peintures en mars. Il sera alors temps pour l’IMOCA Charal de reprendre son envol.

Source : Charal

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Les TOP et FLOP de la semaine ... #48

Franck Cammas et Charles Caudrelier vainqueurs de Brest Atlantiques, "Une grande satisfaction, un bonheur énorme"

Vainqueurs de « Brest Atlantiques » après un peu moins de 29 jours de mer , Franck Cammas et Charles Caudrelier, accompagnés du media man ...

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Francis Joyon a quitté le Vietnam et mis le cap sur la Chine

L’Acte 3 de l’IDEC SPORT ASIAN TOUR a été lancé tôt samedi matin par Francis Joyon et son équipage qui ont quitté le Vietnam (Ho Chi Minh) à 3h 55 (heure française) et franchi la ligne de départ au large de Port Saïgon dans des conditions de vent et de mer calmes. Le maxi-trimaran a mis le cap sur la Chine et la Ville de Shenzhen, distante de 870 milles nautiques, terme de ce nouveau parcours de record initié par la vainqueur de la Route du Rhum.

Les conditions étaient clémentes ce matin au moment du départ mais le vent devrait se renforcer dans les heures qui viennent. Le début du parcours se fera sous haute surveillance pour éviter les nombreuses îles, les pêcheurs et l’important trafic maritime en mer de Chine. Francis Joyon : « On va y aller prudemment en essayant de tirer des petits bords à la côte car il y a sans doute moins de vent. Après on va avoir des vents de face tout le long du parcours mais des conditions plus maniables, avec 20 noeuds de vent. Ensuite il faudra faire attention à toutes les petites îles qui sont sur le chemin. Une fois la première partie du parcours franchie ça devrait bien se passer ».

IDEC SPORT devrait arriver à Shenzen entre mercredi et jeudi prochain établissant le premier temps de référence en équipage sur ce nouveau parcours de record. Le quatrième et dernier Acte du programme de record IDEC ASIAN TOUR aura lieu mi-janvier. Il s’agira de la mythique “Route du Thé” entre Hong Kong et Londres.

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Les meilleurs Clubs 2019 sont le CVA et la SNTM

Ce samedi 14 décembre au Nautic de Paris, la Fédération Française de Voile a récompensé les Top Clubs 2019. Les deux grandes distinctions ont été remises au Cercle de La Voile d’Arcachon pour le titre d’Ecole Française de Voile de l’Année et à la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer au titre de Club Compétition de l’Année.
Ce sont au total 65 prix qui ont été remis à 51 clubs lors de cette cérémonie.

Le Cercle de La Voile d’Arcachon, Ecole Française de Voile de l’Année 2019

Cette récompense a pour ambition de valoriser les dimensions d’apprentissage, de transmission, de loisir et surtout de développement économique et touristique du territoire. Cette année, c’est le Cercle de La Voile d’Arcachon, dans le département de la Gironde, qui a remporté ce Prix.

Crée en 1882, le Cercle de La Voile d’Arcachon a pour but principal l’enseignement et la pratique de la voile, l’encouragement et le développement de la navigation de plaisance ainsi que la pratique des activités physiques et sportives pour handicapés moteurs physiques et visuels. Le Cercle de la Voile d’Arcachon situé dans le cadre du Centre Nautique Pierre Mallet sur le Port d’Arcachon bénéficie d’un plan d’eau exceptionnel. Il fait partie des grands clubs français où est maintenue une tradition de qualité dans la pratique de la voile.

« C’est la première fois que nous recevons le prix de l’Ecole Française de Voile de l’année, ce prix récompense la dynamique de notre école de voile mais aussi la qualité de notre équipe de permanents et de saisonniers. Je suis vraiment satisfait de cette récompense qui valorise toute notre équipe, et je la remercie pour son écoute du client qui nous permet de faire évoluer notre offre » précise Eric Limouzin, Président du Cercle de la Voile d’Arcachon.

La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer, Club Compétition de l’Année 2019

Le Prix du Club Compétition de l’Année récompense les clubs les plus performants au niveau de la pratique sportive. Sont notamment distinguées les structures qui enregistrent une progression dans le classement national des clubs français, qui accompagnent ses membres sur les compétitions ou qui organisent des compétitions nationales ou internationales, dans le but de développer le sport voile sur leur territoire, La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer décroche cette année cette distinction honorifique.

Si La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer n’est pas le plus ancien yacht club de France puisqu’elle fut initié en 1879 sous le nom de Société des Régates de La Trinité/mer (la SR Le Havre a été créée en 1838 !), elle reste l’un des plus dynamiques clubs de voile de France, du moins pour toutes les régates monotypes et habitables. Fort d’un calendrier étoffé dès les premiers jours de février, le club Trinitain bénéficie d’un plan d’eau exceptionnel et organise le week-end de Pâques, le Spi Ouest-France Destination Morbihan, l’une des plus importantes courses d’avant-saison.

« Nous sommes très honorés et très fiers de recevoir cette distinction de la Fédération Française de Voile. Cette année, nous avons eu de très bons résultats sportifs, nous sommes contents de la pépinière et de nos coureurs. A la SNT, nous avons 77 jours de régates par an, c’est assez colossal pour un club. Nous pouvons le faire grâce à nos bénévoles qui nous aide tout au long de l’année et notamment sur nos grands événements que sont le spi Ouest France – Destination Morbihan ou encore l’Armen Race. Il y a 3 ans, nous avions 178 membres, et cette année, nous en avons 443, ce qui montre l’attractivité de notre club. Nous allons continuer sur cette lancée et cette dynamique » confie Didier Visbecq, Président de La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer.

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Le Grand Prix de l’École Navale, de retour du 21 au 23 mai

C’est à l’occasion du Nautic de Paris que la FFVoile a annoncé samedi le prochain Grand Prix de l’École Navale. La 19ème édition se déroulera sur le week-end de l’Ascension, du 21 au 23 mai 2020. Chaque année, l’événement rassemble tous les amoureux de la voile monotype sur la Presqu’île de Crozon pour trois jours de régates. Les organisateurs attendent encore plus d’un millier de régatiers répartis sur 200 unités.

Car le Grand Prix de l’École Navale est unique à plus d’un titre puisqu’il illustre la proximité historique entre la Marine nationale et la Fédération Française de Voile. La Fédération a d’ailleurs choisi d’y décerner cette année encore au moins cinq titres de champion de France et d’en faire l’un des temps forts de sa saison sportive.

Pour accueillir cette foule de marins, ce n’est pas seulement l’École Navale qui se mobilise mais tous les acteurs du territoire. La flotte des J80, la plus importante est accueillie au sein de l’École mais les Diam 24 OD et les séries handivoile, par exemple, seront à Brest alors que les ports de Roscanvel, Camaret ou Morgat répondent toujours à l’appel pour accueillir les différentes flottes monotypes.

A armes égales

Le Grand Prix de l’École Navale est réservé aux classes monotypes, c’est à dire que tous les bateaux engagés au sein d’une même classe sont rigoureusement identiques et que seule la valeur des équipages fait la différence. « C’est l’épreuve de l’égalité des chances » rappelle Alain Daoulas, Commissaire Général de l’épreuve. Pour cette 19ème édition, la classe des First 31.7 a fait la demande de participation. Nouveauté également, le CN Crozon – Morgat accueillera l’Européen de Flying Fifteen. Comme l’année dernière, le Grand Prix de l’Ecole Navale sera l’une des étapes de la Bénéteau Cup pour les First 24 et les First 18.

Les séries engagées :

J80 Diam 24OD Corsaire Open 500 Speedfeet 18 Open 570 Muscadet First 24 First 18 Flying Fifteen First 31.7 Muscadet Handivoile

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Kevin Escoffier : « Si je finis le Vendée Globe, je serai dans les cinq »

Après de nombreuses années passées entre compétition (un Trophée Jules Verne, deux Volvo Ocean Race…) et technique (il a notamment dirigé le bureau d’études du Team Banque Populaire), Kevin Escoffier, 39 ans, s’est mis « à son propre compte », choisi pour succéder à Vincent Riou sur l’Imoca PRB en vue du prochain Vendée Globe. Le Malouin, deuxième de la Transat Jacques Vabre avec Nicolas Lunven, qui disputera The Transat CIC et New York-Vendée au printemps prochain, évoque ce tournant et ses ambitions pour Tip & Shaft.

A l’arrivée de la Transat Jacques Vabre, ta joie semblait mesurée, avais-tu des regrets ?
C’est un peu dans mon tempérament, j’ai souvent tendance à voir ce qu’on a fait de mal plutôt que ce qu’on a fait de bien, mais si je me pose cinq minutes, je me dis que c’est un projet que j’ai récupéré il y a six mois, et qu’à l’arrivée, on fait trois fois deuxième cette saison : au Fastnet dans des conditions un peu musclées, à l’Azimut avec un plateau relevé, et sur la Jacques Vabre en faisant quelques erreurs. Donc les six premiers mois du projet sont très positifs. Maintenant, je n’aime pas trop m’enflammer, dans le sens où l’objectif majeur du projet reste le Vendée Globe. Et il y a encore beaucoup de travail pour ça, à la fois pour moi, pour m’améliorer en solitaire, et pour fiabiliser le bateau.

Revenons un peu en arrière : peux-tu nous rappeler comment tu es arrivé dans ce projet ?
Je dis merci à Vincent Riou ! Deux semaines après que Banque Populaire IX coule au large du Portugal sur la Route du Rhum, Vincent me propose d’être dans la short-list qu’il va présenter à Jean-Jacques Laurent [le patron de PRB, NDLR] pour être le skipper du bateau parce qu’il ne veut pas refaire le Vendée Globe. Il lui a dit que j’avais à la fois une expérience de marin au large – j’ai fait beaucoup de multicoque, mais aussi deux Volvo en monocoque, une course qui, pour apprendre à faire marcher vite un bateau sur l’eau, est à mon avis ce qu’il y a de mieux – mais aussi une expérience technique qui collait bien avec le projet PRB, sachant qu’il ne fait pas partie des grosses écuries au niveau budgétaire et que le bateau est assez compliqué. Mon profil pouvait donc me permettre de gérer le projet dans sa globalité. Je pense que Jean-Jacques Laurent avait aussi un souvenir de moi de 2005 quand je travaillais en tant qu’ingénieur sur la construction du plan Farr de Vincent en vue du Vendée Globe 2008. Donc il a regardé mon parcours et a retenu ma candidature, en même pas une semaine.

As-tu hésité avant d’accepter ?
Non, j’ai dit oui tout de suite, parce que ça commençait à me trotter dans la tête. J’arrivais à un âge où je me disais que si je ne faisais pas du solitaire maintenant, j’allais peut-être le regretter. Le fait que le Vincent me le propose à ce moment m’a fait penser que j’avais une bonne étoile, j’ai sauté sur l’occasion.

Cela faisait longtemps que tu dirigeais le bureau d’études du Team Banque Populaire, cela a-t-il été compliqué de tourner cette page ?
Non, parce que cette envie de solitaire murissait dans ma tête depuis la victoire sur la Volvo, et je pense que la perte de Banque Pop IX a aussi joué : normalement, je devais faire du bateau volant, là, je ne me voyais pas repartir sur une construction, je pense que j’aurais moins eu la gnaque. Après, humainement, ça fait forcément un pincement au cœur, nous avons vécu des choses très fortes avec des personnes que j’apprécie, ça a été compliqué de ce côté-là, mais ils ont été très contents pour moi et m’ont facilité la vie. Nous sommes partis en très bons termes.

Comment as-tu vécu la perte de Banque Populaire IX ?
Pour moi et pour l’équipe, ça a été forcément dur à vivre. Le Team Banque Populaire prend peu de risques avec la sécurité, nous avons toujours fait des choix de structure orientés plus là-dessus que sur le gain de masse, nous étions le seul team à faire un double check structurel des bateaux, donc le perdre totalement a été un coup très dur.

Le projet PRB ne comprenait pas la construction d’un bateau neuf, cela t’a-t-il fait hésiter ?
Non, parce que je pense que c’est le projet qui correspondait parfaitement à mon parcours. N’ayant jamais fait de solitaire, je pouvais difficilement prétendre avoir directement un projet avec un bateau neuf. Par contre, comme PRB est un bateau très technique, venant de quelqu’un très doué dans le domaine, Vincent, qui pousse les choses au bout, je pense que mes connaissances techniques m’ont permis de le prendre en main assez rapidement. D’ailleurs, c’est moi qui lance en ce moment le chantier d’hiver, je continue aussi à faire un peu de plans moi-même, à la fois pour des raisons budgétaires, mais aussi parce que j’aime ça et que j’ai envie de prendre des responsabilités sur certains dossiers.

Quelles sont les caractéristiques de PRB ?
C’est un bateau léger avec des foils très fins et une coque qui traînent peu, il est aussi très polyvalent. Il a prouvé qu’il pouvait aller vite en double, je pense qu’il peut faire encore mieux en solitaire, parce que quand tu ne peux pas utiliser le bateau à 100% de son potentiel, cette polyvalence devient un atout important.

Les foils marchent-ils bien ?
Oui, ce sont des foils qui vont plutôt chercher la finesse que la surface max, ce ne sont pas ceux qui pousseront le plus, mais ils traîneront moins dans certaines conditions, ça permet de lisser un peu les performances. Et c’est intéressant, parce que selon moi, c’est ce qu’il faut en solitaire : tu ne cherches pas à être à 110% à certains moments et à 70% à d’autres, mais plus d’avoir un pourcentage de vitesse très constant. Les vainqueurs du Vendée Globe ne sont pas forcément les plus rapides tout le temps, mais ils ne sont jamais les plus lents.

Si tu regardes la flotte des bateaux neufs, lesquels t’inspirent ?
Aujourd’hui, en termes de vitesse pure, Charal a un peu d’avance, ils ont beaucoup bossé depuis un an et demi, mais il a aussi des faiblesses dans les petits airs sur lesquels Jérémie va bosser cet hiver. Un bateau comme Apivia, vu de l’extérieur, donne un peu envie :  quand ils auront réglé les soucis de jeunesse sur les foils, il sera très polyvalent et assez facile à utiliser en solitaire au large.

Quels sont, de votre côté; les axes sur lesquels vous allez travailler cet hiver ?
Nous allons jouer encore un peu sur le calage des foils, je vais également travailler sur l’ergonomie du cockpit en le protégeant un peu plus. Et on va aussi renforcer le fond de coque parce que comme on est un peu plus haut sur l’eau avec les foils, l’impact des vagues vient taper plus en arrière.

Auras-tu un nouveau jeu de voiles sur le Vendée ?
Sur la Jacques Vabre, j’ai utilisé le jeu de voiles que je pensais prendre un an plus tard sur le Vendée Globe, parce qu’il y a très peu d’occasions de s’étalonner et que c’est le premier tronçon du tour du monde. Donc contrairement à certains qui sont partis avec des spis, qui se sont avérés être la voile de la Jacques Vabre cette année, parce que c’était une transat de VMG, j’ai opté pour un gennak de tête et un petit gennak de capelage. Je ne regrette pas ce choix, parce que j’ai pu voir les écarts de vitesse et qu’on s’en sort quand même bien. Par contre, je vais sans doute travailler sur une voile de capelage pour gommer un petit trou à certaines allures.

Quel objectif vas-tu te fixer sur le Vendée ?
Je pense qu’avec ce bateau, en allant chercher ces petits gaps de performances en plus, si jamais je suis sur la ligne d’arrivée, je serai dans les cinq.

Sais-tu déjà de quoi sera faite la suite pour toi ?
Mon engagement avec PRB va jusqu’à mi-2021. J’espère qu’on va commencer à parler de la suite avec Jean-Jacques Laurent avant le départ du Vendée Globe. Ce qui est certain, c’est que maintenant que j’y ai gouté, ça me donne envie d’aller un peu plus loin. Aujourd’hui, ce qui change pour moi, c’est que je gère mon propre projet, je fais mes propres choix, c’est quelque chose qui me passionne, j’ai envie de continuer.

Parlons de multicoque pour finir, as-tu suivi Brest Atlantiques et qu’en as-tu pensé ?
Il y a eu beaucoup de casse et d’arrêts, ce qui prouve encore une fois que ces bateaux sont longs à fiabiliser, mais ça a donné finalement lieu à une course à rebondissements sympa à suivre. J’ai eu la chance de naviguer sur Banque Populaire IX : ces bateaux sont juste fantastiques, ce sont les meilleurs en termes de sensations et de façon de naviguer, ils font rêver tout le monde, les images du départ à Brest étaient magnifiques. Au retour du Vendée Globe, j’espère d’ailleurs pouvoir participer au tour du monde en équipage fin 2021.

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Les Ocean Games 2020 se tiendront à Paris, champions du monde et génération Paris 2024 dans le même bassin

Ça va décoiffer au stade Jean Bouin, le samedi 26 septembre 2020. Pour la première fois, le stade parisien lâche le rugby et se transformera en stade nautique pour un show de glisse exceptionnel. Les Ocean Games, une occasion unique de rapprocher le grand public du monde de la glisse.

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Crédit : D Ravon


Les Ocean Games, c’est :

Un casting 5 étoiles où se croiseront les plus grands noms de la glisse mondiale,
5 disciplines olympiques : Planche à voile, Kite Surf, wingfoil Breakdance, Voile Laser et Surf foil
Des champions du monde, des anciens vainqueurs des Indoor de Bercy,
La jeune génération en lice pour Paris 2024,
Les athlètes de retour de Tokyo 2020,
Un spectacle exceptionnel.

Pour ne pas rater ce show et rencontrer les plus grandes légendes de la glisse dont Antoine Albeau, 25 titres de champions du Monde face aux meilleurs WATERMEN de la Planète glisse, la communauté du monde de la glisse peut déjà acheter sa place.

Une idée de cadeaux Noël : le Christmas Pack

Dès l’ouverture de la billetterie, mardi 10 décembre, le Christmas Pack permet à tous les afficionados de sensations fortes de bénéficier de 5 Euros de réduction sur les places des catégories 1, 2 et 3 ( 56 €-45 €-35 €). Toutes les informations et les offres sur oceangamesparis.fr
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Source : S Guého
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Quentin Delapierre et Manon Audinet qualifient le Nacra 17 aux Jeux Olympiques : "C'est très gratifiant"

À l'issue du Championnat du Monde de Nacra 17 à Auckland, le duo Delapierre / Audinet s'est classé 10e au classement général et 1er équipage français. Cette belle prouesse permet au duel de qualifier la France aux Jeux Olympiques de Tokyo en août prochain. Après leur belle victoire en Coupe du Monde l'été dernier, les deux régatiers poursuivent leur bonne dynamique et gardent en ligne de mire leur objectif principal : être sélectionnés à Tokyo.

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Crédit : Sailing Energy

"Le gros du travail est fait"

10e au Championnat du Monde de Nacra 17. Un résultat qui n'est pas forcément à la hauteur des exigences du binôme. "Nous avons eu du mal dans nos prises de départ. Mais ce qui est vraiment bien, c'est que nous savons exactement ce qu'il y a à travailler et si l'on nous donne l'occasion de le faire sereinement, ça peut aller très très vite. Il vaut mieux avoir des problèmes là-dessus que sur la vitesse et les manoeuvres, où nous sommes déjà à l'aise." remarque Quentin Delapierre à tête reposée.

"Quand tu arrives en cours de préparation olympique, il est sûr que tu travailles d'abord sur les bases pendant que les autres, eux, sont déjà pointilleux sur les détails de la régate. Aujourd'hui, le gros du travail est fait, il va maintenant falloir que nous nous concentrions sur certains aspects précis et notamment sur ces phases de départ." poursuit Quentin.

"Nous n'avons pas eu assez de temps pour tout faire, nous savons ce qu'il nous reste à travailler dès la rentrée," ajoute Manon Audinet.

"C'est très gratifiant"

"C'est très gratifiant d'avoir sélectionné la nation. Cela montre que nous sommes plus que jamais acteurs de cette sélection. Après, sportivement, c'est une place de 10e et on aurait espéré faire beaucoup mieux. 

Il faut regarder notre courbe de progression, aujourd'hui nous sommes tout le temps réguliers, dans le top 10 même. C'est quand même génial de se dire qu'en très peu de temps, sur un mondial très disputé, nous arrivons à faire un top 10 en ne faisant pas du tout la régate parfaite à nos yeux, ça veut dire qu'il y a encore une grosse marge de progression." remarque le barreur.

Le chrono est lancé

Le chrono est lancé avant les Jeux Olympiques de Tokyo. "Nous savons sur quoi nous allons devoir nous concentrer cet hiver, qui s'annonce studieux. Après un peu de repos pour recharger les batteries, nous y retournerons de plus belle !" conclut Manon.

Il ne reste plus qu'à attendre le verdict quant au choix du duo qui ira porter les couleurs de la France cet été à Enoshima.

Source : E Villers

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Les Voiles de St Barth se préparent, plus de 1000 marins attendus au printemps 2020

Du 12 au 18 avril, Saint-Barthélemy accueillera la 11e édition des Voiles de St. Barth. Un plan d’eau d’exception, un esprit convivial, des jauges adaptées à tous, et un excellent niveau de compétition. Chaque année depuis 2010, les meilleurs marins du monde, séduits par le format et la mécanique bien huilée, inscrivent l’épreuve à leur calendrier sportif et le cru 2020 ne dérogera pas à la règle puisque.

Les Voiles de St Barth se préparent,
Credit : Ch.Jouany


« Saint-Barth est une île de réception. Elle conjugue des offres touristiques diverses et toutes de haute qualité. Il n’existe pas de meilleur endroit pour mêler plaisir et compétition », affirme François Tolède, Directeur de l’organisation des Voiles de St. Barth Richard Mille.

C’est un fait, depuis 2010, date de création de l’épreuve, les marins sont toujours plus nombreux à être séduits par le format de compétition. Deux ans après avoir été dévastée par l’ouragan Irma, la petite île antillaise se prépare cette saison, à battre un record de fréquentation et les Voiles de St Barth Richard Mille, seront assurément l’un des temps forts du printemps 2020, avec plus de 1 000 marins représentant plus de vingt nationalités attendus. .

Source : Les Voiles de St. Barth Richard Mille

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Les Clubs d'Arcachon et de La Trinité sur Mer sacrés Ecole Française de Voile et Club de Compétition de l'année 2019

Ce matin, samedi 14 décembre au Nautic de Paris, la Fédération Française de Voile a récompensé les Top Clubs 2019. Les deux grandes distinctions ont été remises au Cercle de La Voile d’Arcachon pour le titre d’Ecole Française de Voile de l'Année et à la Société Nautique de La Trinité-sur-Mer au titre de Club Compétition de l'Année. Ce sont au total 65 prix qui ont été remis à 51 clubs lors de cette cérémonie.


Les Clubs d'Arcachon et de La Trinité sur Mer sacrés Ecole Française de Voile et Club de Compétition de l'année 2019

Crédit :  M.Ollivier/Ouest France


Le Cercle de La Voile d’Arcachon, Ecole Française de Voile de l'Année 2019

Cette récompense a pour ambition de valoriser les dimensions d'apprentissage, de transmission, de loisir et surtout de développement économique et touristique du territoire. Cette année, c'est le Cercle de La Voile d’Arcachon, dans le département de la Gironde, qui a remporté ce Prix.

Le Cercle de la Voile d'Arcachon situé dans le cadre du Centre Nautique Pierre Mallet sur le Port d'Arcachon bénéficie d'un plan d'eau exceptionnel. Il fait partie des grands clubs français où est maintenue une tradition de qualité dans la pratique de la voile.

La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer, Club Compétition de l'Année 2019

Le Prix du Club Compétition de l'Année récompense les clubs les plus performants au niveau de la pratique sportive. Sont notamment distinguées les structures qui enregistrent une progression dans le classement national des clubs français, qui accompagnent ses membres sur les compétitions ou qui organisent des compétitions nationales ou internationales, dans le but de développer le sport voile sur leur territoire, La Société Nautique de La Trinité-sur-Mer décroche cette année cette distinction honorifique.

Fort d'un calendrier étoffé dès les premiers jours de février, le club Trinitain bénéficie d'un plan d'eau exceptionnel et organise le week-end de Pâques, le Spi Ouest-France Destination Morbihan, l'une des plus importantes courses d'avant-saison.

Source : M Mermod

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La Mini-Transat La Boulangère partira des Sables d’Olonne pour les trois prochaines éditions

La Mini-Transat La Boulangère sera désormais organisée par Les Sables d'Olonne Vendée Course au Large, au départ des Sables d’Olonne. Les représentants de la Classe Mini se sont réunis le 6 décembre dernier pour désigner l'organisateur des trois prochaines éditions de la Mini Transat.

Mini Transat partira des sables d'Olonne en 2021

Crédit : O Avram


Le Conseil d'Administration a voté pour les Sables d'Olonne Vendée Course au Large et son projet de Mini Transat entre Les Sables d'Olonne et Saint-François (Guadeloupe), avec une escale à Santa Cruz de la Palma (Canaries).Chacune des trois villes étapes du projet de Les Sables d'Olonne Vendée Course au Large a convaincu de par sa motivation et sa volonté de satisfaire les coureurs des prochaines éditions de la Mini Transat. Vous conseille : La Mini Transat 2019 est officiellement terminée, seulement neuf abandons au total - 26 novembre 2019
Source : Classe Mini
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