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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Hommage aux 3 sauveteurs bénévoles disparus en mer le 7 juin

Yann Chagnolleau (54 ans), patron d’équipage, Alain Guibert (51 ans), patron suppléant, et Dimitri Moulic (37 ans), canotier, sont décédés suite au chavirage du Canot Tous Temps SNS 061 alors qu'ils portaient secours à un navire en détresse au large des Sables d'Olonne. Suite à l'élan de générosité que ce drame a suscité, Xavier de la Gorce, le Président de la SNSM, s'exprime. 

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Crédit : DR

"Après le drame vécu aux Sables d'Olonne qui a suscité une immense émotion au sein des Sauveteurs en Mer, mais aussi de l'ensemble de la communauté maritime et bien au-delà encore, un exceptionnel mouvement de solidarité s'est déclenché.

Soyez tous remerciés pour ces témoignages qui sont la preuve de notre attachement collectif à notre modèle bénévole de sauvetage en mer.

La pérennité n'en sera assurée qu'avec le soutien de tous, qu'il s’agisse de consolider notre "modèle social" aussi bien que de conforter notre "modèle économique". Après le temps de l'humain et du respect de la douleur des proches de nos amis disparus, viendra celui de l'indispensable appel à votre générosité.

C'est au nom de la solidarité des gens de mer que la SNSM vivra, en recrutant des bénévoles, en les formant et en les équipant.

Merci pour votre fidélité."

Je fais un don à la SNSM


Source : SNSM
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Trois mois après sa mise à l'eau, Sodebo Ultim 3 de Thomas Coville entre en chantier - Images

Abandons et soucis majeurs sur l'étape 2 en raison des puits de foils, l'équipe Bénéteau réagit - La Solitaire

Marquée par trois abandons consécutifs à des problèmes d’entrée d’eau par les puits de foils, cette deuxième étape de la Solitaire Urgo re...

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Le Monofoil Gonet, qui a subi quelques modifications, entame la saison 2019 avec des ambitions affirmées

Modifié durant l’hiver, le monocoque volant imaginé par Eric Monnin a effectué de gros progrès en simulations, qui pourront être validés dès les premières régates de la saison 2019. Les records actuels sont plus que jamais en ligne de mire de l’équipage !

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Crédit : Nicolas Jutzi / Monofoil Gonet


Foils et poids modifiés sur le Monofoil Gonet Les enseignements de la première saison de navigation du Monofoil Gonet ont été pris en compte. Les foils ont été modifiés et leur taille augmentée de 20%, tandis que le voilier a été allégé.« Nous avons gagné près de dix degrés de cap au près », se réjouit Eric Monnin. Une amélioration conséquente, à laquelle il faut ajouter un « envol » beaucoup plus rapide: « Le voilier a été allégé de plus de 50 kilos! Il a désormais besoin de deux noeuds de vent de moins que l’an passé pour monter sur ses foils. » Rendez-vous au Bol d'Or samedi Le Monofoil Gonet sera un concurrent à suivre sur le Bol d’Or Mirabaud ce week-end.

On retrouvera également le monocoque sur le tour du lac de Constance, la « Rund Um Bodensee », et si tout se passe bien, quelques extras à l’image de la Foiling Week, du Tour du lac de Zurich ou de la Barcolana, en Italie. Sans oublier, bien sûr, le Ruban Violet (record de vitesse autour du Léman), le record de l’heure et du kilomètre.

Source : MaxComm

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Solitaire du Figaro : ce qu’il faut retenir à mi-parcours

En deux étapes, la 50e édition de la Solitaire Urgo le Figaro s’est considérablement décantée, avec la prise de pouvoir de Yoann Richomme, vainqueur à Kinsale et deuxième à Roscoff. Fort de 2h23 et 2h34 d’avance sur ses poursuivants immédiats, Pierre Leboucher et Armel Le Cléac’h, le skipper de Hellowork-Groupe Télégramme a-t-il pour autant partie gagnée ? Tip & Shaft a réuni un panel de spécialistes pour faire un premier point à mi-parcours. Dominic Vittet, vainqueur de l’épreuve en 1993, Christian Le Pape, patron du Pôle Finistère Course au large, Charlie Dalin, sur le podium des cinq dernières éditions, Thomas Rouxel, l’Irlandais Marcus Hutchinson et le journaliste Dominic Bourgeois ont ainsi répondu à nos interrogations.

RICHOMME, UNE DEMI-SURPRISE SEULEMENT
En remportant la première étape à Kinsale et en coupant en deuxième position la ligne de la deuxième à Roscoff derrière Adrien Hardy, Yoann Richomme a fait main basse sur la première partie de la Solitaire, seulement un mois et demi après avoir succédé à Charles Caudrelier – parti chez Gitana – à la barre du Figaro 3 géré par OC Sport. Faut-il pour autant considérer que c’est une surprise ? « Oui et non, répond Thomas Rouxel. Oui, parce que je me disais que je ne voyais pas un mec faire les quatre étapes dans les cinq, tellement le bateau est exigeant, donc faire déjà un et deux, ça me surprend beaucoup. Non, parce qu’on sait que Yoann, même s’il est arrivé tard sur le projet, a pas mal navigué en début de saison. » 

En l’occurrence avec Pierre Quiroga (Skipper Macif), avec qui il a couru la Sardinha Cup. « Il n’est pas arrivé sans bagage chez OC, confirme Charlie Dalin, qui naviguait pour sa part aux côtés de Martin Le Pape. Lors des stages à Port-La-Forêt et des entraînements avec Macif, on a beaucoup travaillé sur les voiles et sur les réglages. Et on a bien vu l’année dernière avec son Class40 que Yoann arrive à trouver les manettes d’un nouveau bateau dans un laps de temps court ». La victoire de Richomme sur la Route du Rhum lui a en outre apporté une bonne dose de confiance en plus. « A 35 ans, il est à maturité techniquement, physiquement et intellectuellement », juge Christian Le Pape, tandis que Jérémie Beyou constatait mercredi à l’arrivée à Roscoff : « Il a saisi un truc que nous n’avons pas trouvé en termes de vitesse, il est toujours rapide, régulier, il tire les bons bords, il a de la réussite, ça ressemble à un état de grâce ».

LE JEU RESTE OUVERT, MÊME AVEC PLUS DE 2 HEURES D’AVANCE
Fort de sa confortable avance sur ses poursuivants, a-t-il pour autant course gagnée ? « S’il continue à naviguer comme ça, il sera très dur à aller chercher », estimait mercredi Armel Le Cléac »h que Yoann Richomme confiait avoir marqué sur la seconde partie d’étape. « Il a identifié ses principaux adversaires, il va commencer à contrôler, ce n’est plus à lui d’attaquer », observe Dominic Vittet. « C’est un peu tôt pour du marquage, ça va être plus une stratégie de moindre prise de risques« , tempère Thomas Rouxel, qui estime cependant que « la course n’est pas tuée : avec cette avance en Figaro 2, il ne pourrait pas lui arriver grand-chose ; en Figaro 3 avec les deux étapes qui restent, le jeu reste ouvert ». 

Le profil des deux étapes à venir incite en effet à la prudence, surtout s’il y a du petit temps : « La troisième [Roscoff-Roscoff, NDLR] sera probablement celle de tous les dangers, pense Dominic Bourgeois. Tu te tapes tous les trucs compliqués : le Four, le Raz-de-Sein, le Fromveur, Wolf Rock, les côtes sud anglaises, les courants des anglo-normandes, en plus avec de le pleine lune et de la marée, puisque ça monte à 89 de coeff… » Autre argument avancé : les énormes écarts constatés sur les deux premières étapes, liés en bonne partie à un Figaro 3 qui, avec ses spis asymétriques et son gennaker, ouvre la voix à des trajectoires plus ouvertes aux allures portantes. « Les écarts en temps sont très importants et si on fait une erreur, on est capable de revenir, ça va être la marque de ce nouveau bateau pour deux ou trois ans et c’est beaucoup plus intéressant à suivre », note ainsi Marcus Hutchinson.

Ce qui fait le jeu des attaquants, à l’instar d’Adrien Hardy, auteur d’une option payante au sud du DST des Casquets lors de la deuxième étape, d’autant plus que les audacieux sont moins faciles à suivre, comme le constate Dominic Bourgeois : « Avant, l’AIS portait à quasiment 20 milles, les mecs étaient collés à l’écran pour surveiller leurs adversaires. Là, c’est devenu plus compliqué, parce que la portée est limitée à 3 milles. Yoann n’avait ainsi pas du tout percuté qu’Adrien et Gildas Mahé étaient passés par le sud du DST ».

LES BASES DU FIGARISME ONT CHANGÉ
Certains figaristes pur jus en perdent leur latin : « En Figaro 2, la stratégie du gagne-petit sur la route était tout le temps payante, alors que là, quand tu tires sur la barre et que tu mets le gennak, tu peux accélérer de 3-4 nœuds, ça change complètement la donne. On a du mal à trouver nos fondamentaux, tout le monde tâtonne un peu », reconnaît Christian Le Pape qui ajoute : « Le bord rapprochant sur l’ortho n’est peut-être pas la martingale du Figaro 3« . Pour Dominic Vittet, « ceux qui ne font que se suivre font des places très moyennes. C’est une dimension qui va tous les faire réfléchir ». Et les font visiblement déjà réfléchir : Marcus Hutchinson évoque ainsi une discussion avec un coureur lui avouant être « trop en mode Figaro 2 et pas assez joueur ». Tandis que Yann Eliès confiait à Roscoff : « J’ai suivi les routages à la lettre, un peu comme un bon soldat, mais un soldat qui ne réfléchit pas. Il fallait plus être dans le feeling ».

Un Yann Eliès qui fait partie des grands perdants de la première moitié de la Solitaire, parti du mauvais côté du DST d’Ouessant sur la première étape, avec Anthony Marchand, Alexis Loison, Xavier Macaire, Jérémie Beyou, Gildas Mahé et d’autres. « Sur la première étape, Yann a été assez dominateur jusqu’à Ouessant, pour finalement prendre quasiment 4 heures, ça l’a plombé car il a compris qu’il ne gagnerait pas la Solitaire« , constate Dominic Bourgeois. « La première étape a été une punition pour beaucoup, elle leur a fait très mal », confirme Thomas Rouxel.

LE CLÉAC’H ET LEBOUCHER, IMPRESSIONNANTS EUX AUSSI
Relégués à plus de 5 heures de Yoann Richomme, ils ne pourront, sauf retournement de situation ou casse, empêcher ce dernier de jouer la gagne, ses principaux rivaux étant logiquement, aux yeux de nos interlocuteurs, ses poursuivants immédiats, en particulier Armel Le Cléac’h, dont Dominic Vittet dit, usant de la métaphore tennistique, : « Armel, c’est Federer, c’est la classe ! Il est capable de partir dans une option d’une façon totalement déterminée et indépendante, et avec beaucoup de talent. Il met les balles près des lignes, souvent à l’intérieur du terrain, et sur la troisième étape, il va être dans son jardin. »

Quid de Pierre Leboucher ? « Il a quand même une grosse expérience de la tactique en 470 et s’est bien adapté au nouveau support », pense Dominic Bourgeois. Christian Le Pape estime quant à lui que le Nantais, en plus d’être « une force de la nature« , possède « une belle maîtrise de la conduite au portant, une finesse de barre et des sensations qui font merveille dès que le bateau accélère ». De quoi déposséder Yoann Richomme d’une victoire qui lui tend les bras ? Réponse dans deux semaines…

LA SENSATION LAPERCHE. 2e de la première étape, 18e de la seconde et 5e au général, Tom Laperche a marqué les esprits de nos spécialistes : « Il est tout le temps posé et zen, ce sont des qualités hyper importantes pour de la navigation en solitaire sur ce bateau où, d’un classement à l’autre, tu peux prendre ou perdre beaucoup », juge Thomas Rouxel, Charlie Dalin ajoutant : « Il n’a que 21 ans, c’est assez exceptionnel d’arriver à naviguer à ce niveau-là à cet âge, c’est pour l’instant la révélation de cette Solitaire. » Une révélation dont Christian Le Pape dit : « Il a toutes les qualités des gens à fort potentiel : une motivation profonde, une fraîcheur physique et une résistance au stress exceptionnelle : à Nantes, il s’est aperçu que son rail de grand-voile était arraché deux jours avant le départ, il n’a absolument pas pris feu. Il est très stable, cette énergie maîtrisée est l’apanage des très bons. »

Photo : Alexis Courcoux / Solitaire Urgo Le Figaro

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Le début de la Porquerolle’s Classic reporté à demain samedi

La première journée de la Porquerolle’s Classic 2019 a été annulée ce matin en raison d’un vent d’Est très soutenu, couplé à une mer chaotique. Dans ces conditions, il était inconcevable d’envoyer la quarantaine de yachts classiques inscrits. La météo s’annonce plus maniable demain et dimanche et devrait permettre de disputer deux belles journées.

Le coup de vent était annoncé, il s’est confirmé. Au réveil ce matin, les équipages en lice dans la Porquerolle’s Classic 2019 ont pu observer la situation en baie d’Hyères, les très fortes rafales, la mer qui fume… Ils se doutaient qu’il serait difficile de courir aujourd’hui avec un vent moyen frisant les 30 nœuds et des rafales à plus de 40 nœuds.

Une décision raisonnable

Tous les skippers se sont retrouvés à 10h pour un briefing devant le Yacht Club de Porquerolles (YCP). Sébastien Le Ber, Président du YCP et Nathalie Péberel, Présidente du comité de course, ont officialisé l’annulation des régates du jour. « Compte tenu des conditions météo, il n’y a pas d’autre option possible. Le souci aujourd’hui est la conjonction du vent très fort et de la mer formée », a expliqué Nathalie Péberel. Cette décision raisonnable a été saluée par l’ensemble des équipages qui ne souhaitaient pas menacer l’intégrité des marins et des superbes voiliers dont certains sont centenaires.

Rendez-vous demain pour les premières régates

Les participants ont quartier libre jusqu’à demain matin, 10h, pour un nouveau briefing qui devrait cette fois valider la bonne tenue des régates. L’ambiance devrait en effet être bien plus calme avec un petit vent de Sud-Ouest idéal pour une entrée en matière sereine.

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Le Jury a délibéré, Adrien Hardy, Yoann Richomme et Benjamin Schwartz fixés sur leurs sorts sur La Solitaire

Après les délibérations du Jury national sans appel présidé par Georges Priol, Adrien Hardy et Yoann Richomme restent à la même place au classement général de La Solitaire. Quant à Benjamin Schwartz, il sera reclassé à l’issue de la troisième étape.

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Crédit : A Courcoux


Pas de sanction pour Adrien Hardy 

Zéro minute, zéro seconde : pas de sanction pour Adrien Hardy, vainqueur de la deuxième étape. Mais le Comité de Course était obligé de poser réclamation contre le skipper de Sans nature, pas de futur à cause d’une trajectoire qui aurait coupé le DST des Casquets, zone interdite à la navigation pour les Figaro Bénéteau 3.

De fait, le skipper a reconnu les faits mais aussi démontré que ce léger détour avait été provoqué par la présence d’un remorqueur sur sa route normale. Le Jury national sans appel ne l’a donc pas pénalisé à la lecture des preuves apportées.

Yoann Richomme écope de 6 minutes de pénalité 

Pour Yoann Richomme, il s’agissait d’une erreur de son préparateur qui avait posé le génois de HelloWork-Groupe Télégramme sur un autre pont de bateau à Kinsale. Le skipper a donc pensé que sa voile avait été volée, avant de la retrouver et de l’embarquer, mais après l’heure requise par les règles de course. Le Jury a donc octroyé une minute de temps supplémentaire par tranche de 100 milles au leader du classement général, soit au total six minutes de pénalité.

Benjamin Schwartz sera reclassé

Enfin, le « bizuth » Benjamin Schwartz (Action contre la faim) sera réintégré au classement général sur la deuxième étape suite à son abordage par Alain Gautier qui l’a contraint à abandonner la course. Le « redressement » sera calculé sur la moyenne en temps des meilleurs résultats sur la première et la troisième manche. Ainsi le « bleu » qui avait fait sensation à Kinsale en prenant la dixième place à 51’ du premier, pourra connaître son classement officiel avant de prendre le départ de l’ultime manche entre Roscoff et Dieppe.

Source : Rivacom

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Abandons et soucis majeurs sur l'étape 2 en raison des puits de foils, l'équipe Bénéteau réagit - La Solitaire

Marquée par trois abandons consécutifs à des problèmes d’entrée d’eau par les puits de foils, cette deuxième étape de la Solitaire Urgo repose un problème qui avait émergé en avant-saison. D’ici dimanche, une équipe de douze techniciens dépêchée par Bénéteau reprend de façon systématique les trappes fautives pour que la course puisse se poursuivre dans les meilleures conditions. Etat des lieux avec Thomas Ruyant, contraint à l’abandon et Marc Vaillier, responsable du projet Figaro 3 chez Bénéteau, sur place à Roscoff.


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Credit : Easy Ride

Retour sur les faits

Dans la nuit de lundi à mardi, sur le bord fumant de reaching au Sud de l’Angleterre, plusieurs concurrents ont connu d’importants problèmes d’étanchéïté des puits de foils. Cécile Laguette a été contrainte à l’abandon, ainsi que Thomas Ruyant et Martin Le Pape. Implantés en haut du bordé, les foils coulissent sous le pont à l’intérieur d’une double peau collée sur des cornières et pourvue de deux trappes.

Une grande rectangulaire munie de poignées qui donne accès à la cale arrière, réglable pour agir sur l’incidence. Une petite cylindrique (le même modèle que les trappes de visite des ballasts de Figaro 2) pour l’accès à la cale avant. A noter qu’en navigation, les skippers ne touchent jamais à ces trappes puisque les réglages des foils reviennent au cockpit.

Thomas Ruyant : "Une véritable colonne d’eau de 20 cm de diamètre rentrait dans le bateau"

C’est la fixation de la petite trappe cylindrique qui a posé problème comme le raconte Thomas Ruyant (Advens La fondation de la mer) : « Sur le bord de reaching bâbord amures le long de l’Angleterre, la trappe a commencé à fuir au niveau de son joint de collage sur la paroi. J’avais déjà eu le problème sur l’autre bord en début d’étape. A un moment, j’ai eu la chance de me trouver à l’intérieur sous pilote, la trappe a carrément sauté sous la pression. Comme un bouchon ! 

Ce n’était plus des fuites mais une véritable colonne d’eau de 20 cm de diamètre qui rentrait dans le bateau. Comme un trou dans la coque ! J’ai eu le temps de sortir, tirer la barre pour abattre en grand et limiter la pression en remettant le bateau à plat pour que l’entrée du puits de foil soit hors de l’eau. Martin (Le Pape) qui, lui, était à la barre lorsque c’est arrivé, s’est retrouvé dans une situation plus critique. Moi, le temps de sortir et d’abattre, j’avais déjà de l’eau jusqu’aux batteries qui sont juste en avant du mât »

Etait-ce réparable en mer ?

Plusieurs skippers comme Arthur Levaillant, Damien Cloarec ou Henri Leménicier ont eu aussi pas mal d’eau dans leur bateau mais ont continué leur route en limitant l’angle de gîte, ce qui n’est évidemment pas l’idéal en termes de performances. Avec uniquement du mastic dans la caisse à outil, refixer les trappes n’était pas envisageable sur les bateaux où elles ont carrément sauté puisque les vis avaient été arrachées de la paroi.

Quel est le protocole de réparation ?

Sur les pontons d’ici dimanche, une équipe de douze techniciens de Bénéteau stratifient l’angle entre la double peau et le bordé, recollent les trappes et remplacent les vis par des boulons. Cette opération chronophage est réalisée sur tous les bateaux, même ceux qui n’ont rencontré aucune difficulté. « A chaque modification dans le bateau, il faut qu’elle soit identique pour tout le monde, explique Marc Vaillier.

On a réussi le pari de la monotypie en matière de construction, de poids et de forme puisque les quelques 20 bateaux qui ont été scannés à leur livraison ont révélé des différences inférieures à la capacité de mesure des appareils. Donc, il faut rester à ce niveau d’ exigence. »

Il est probable que les réparations durent jusqu’à la mise en conformité dimanche matin.

Un usage extrême des foils a-t-il pu contribuer aux avaries ? 

L’augmentation de l’incidence du foil qui se fait en le braquant vers l’arrière, augmente en effet la pression de l’eau puisque ce réglage va ouvrir l’orifice au niveau la cale avant. Pour Thomas Ruyant, c’est un non sujet : « En monotypie, on doit pouvoir utiliser le bateau à son plein potentiel, sans se poser de questions de fiabilité » 

Le problème sera-t-il définitivement réglé dimanche ?

En début de saison, le problème d’étanchéité s’est focalisé sur les grandes trappes d’accès à la cale arrière. Une fois résolu, le fusible s’est visiblement déplacé sur les petites trappes avant. Marc Vaillier d’expliquer : « On n’avait pas imaginé les vitesses qu’ont enregistré les bateaux et on se retrouve avec des colonnes d’eau et des pressions qui n’étaient pas prévues. 

La réparation actuelle ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’évolution par la suite mais on s’emploie à sécuriser le système pour tous, afin de terminer la course dans de bonnes conditions. »

Source : La Solitaire

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Solitaire Urgo Le Figaro. Hardy conserve sa victoire, Richomme perd 6 minutes

Solitaire Urgo Le Figaro. Hardy conserve sa victoire, Richomme perd 6 minutes

Bonne nouvelle pour Adrien Hardy qui conserve sa belle étape. S’il avait bien mordu sur la DST pour éviter un remorqueur qui traînait quelque chose, le Jury réuni ce vendredi matin, a estimé qu’il n’y avait pas de fautes. Adrien Hardy skipper de « Sans nature, pas de futur » n’écope d’aucune pénalité et conserve sa 5e victoire d’étape.

Yoann Richomme écope en revanche d’une petite pénalité de 6 minutes (1 minute par 100 milles parcourus) pour avoir embarqué une voile hors temps réglementaire. Cela ne change rien au classement général.

Benjamin Schwartz a obtenu un redressement après sa collision avec Alain Gautier.

 

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Mini Fastnet. Thomas Coville en co-skipper de luxe

Mini Fastnet. Thomas Coville en co-skipper de luxe

A 2 jours du départ de la mythique course Mini Fastnet, les préparatifs vont bon train pour les 79 bateaux engagés. Parmi les 26 concurrents en catégorie prototype, outres les aguerris François Jambou, Ian Lipinski, Benoit Hantzperg, Axel Tréhin fera équipe avec Thomas Coville.
Chez les 53 séries, on retrouvera Amélie Grassi avec Davy Beaudart en co-skipper, Ambrogio Beccaria avec Alberto Riva et Paul Cloarec en compagnie de Jean-Marie Jézéquel notamment.

Programme de la fin de semaine :
Samedi 15 juin
11h00 : briefing « sécurité » de la course
15h00 : coup d’envoi du Prologue Michèle Marchais.
L’ensemble de la flotte s’affrontera sur un parcours « super banane » au nord de l’Ile Tristan. Le spectacle sera visible notamment depuis la Plage des Sables Blancs.
Dimanche 16 juin
7h00 : briefing météo
9h30 : Départ de la course en direction du Phare du Fastnet.

La direction de la course, en concertation avec le Winches Club, a décidé ce départ matinal en fonction de la marée dans le Chenal du Four et de la météo de la semaine prochaine.
D’après les premiers routages, on se dirige vers un Mini-Fastnet Express avec beaucoup de bords de portant, les premiers seraient de retour mercredi.

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Le Bol d'Or Mirabaud, c'est ce week-end, Ladycat Powered by Spindrift au départ

Le départ du 81e Bol d’Or Mirabaud sera donné demain samedi 15 juin à 10h au large de la Société Nautique de Genève. Près de 500 bateaux sont attendus sur la ligne de départ pour un parcours aller - retour de Genève au Bouveret.


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Crédit : L von Siebenthal


Les trois principaux vainqueurs 2018 ont confirmé leur présence : le Décision 35 Mobimo, vainqueur en temps réel revient sous le nom de Cabestan. TBS, le premier monocoque vainqueur du Bol de Vermeil, sera fidèle au poste avec François Thorens à la barre, tout comme le vainqueur en temps compensé l’an dernier, le Luthi 36 Black Swan.

Il faudra surveiller de près l’ensemble de la flotte des Décision 35, ainsi que l’ex-Décision 35 modifié Ladycat powered by Spindrift Racing et le Ventilo M1 Safram pour la victoire en temps réel.


Les inscrits au Bol d'Or Mirabaud


Source : BOM
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Chaffoil, le dernier né des Mini à foils, sera au départ du Mini Fastnet dimanche - Images

Sébastien Simon découvre l'IMOCA : "Quand je suis seul à bord, c'est là que je me sens le mieux" - Vidéo

" On est 34 personnes en ce moment à travailler sur Arkéa Paprec. " Le nouvel IMOCA de Sébastien Simon devrait être mis à l'...

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Coupe de l’America. Un nouveau proto AC75 pour Luna Rossa Challenge

Après avoir utilisé un AC45 recoupé pour tester les voiles rigides, les italiens de Luna Rossa Challenge a publiée les première images de son prototype d’Ac75. C’est la 3è équipe à se doter d’un proto après les Anglais d’Ineos Uk et les Americains d’American Magic. Bien que nous n’ayons pas d’images, le Defender Team New Zealand pourrait également en disposer d’un.
La sortie tardive du proto des italiens s’explique par le retard pris par Persico Marine et les ingénieurs kiwis pour sortir une version fiable du FCS – le Foil Cant System – le système monotype devant servir à monter et descendre les foils d’une tonne sur le futur AC75.
Le premier bateau aurait pu être mis à l’eau le 31 mars avec en perspective les premières courses à Cagliari en octobre mais il faudra encore attendre. Ce premier rendez-vous sera annulé et reporté à l’année prochaine. Ce qui laisse du temps aux équipes pour finaliser leur bateau que l’on pourrait quand même voir d’ici la fin de l’année, les équipes ayant le droit d’en construire 2 et autant de prototypes d’une taille inférieure à 12m selon le protocole de la 36e America’s Cup.
Le prototype italien semble relativement petit au regard de celui des américains mais de la même taille que celui de Anglais où on peut y glisser 3 personnes. A noter que les italiens avaient utiliser leur AC45 à foils pour travailler sur les voiles rigides dont ils avent couper une partie des coques.

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Proto AC75 Luna Rossa Challenge
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Proto AC75 Luna Rossa Challenge
Proto AC75 Luna Rossa Challenge
Proto AC75 Luna Rossa Challenge
Proto AC75 Luna Rossa Challenge
Proto AC75 Luna Rossa Challenge
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Solitaire Urgo Le Figaro. Jugement en attente pour Hardy, Richomme et Schwartz, à quoi faut-il s’attendre ?

Solitaire Urgo Le Figaro. Jugement en attente pour Hardy, Richomme et Schwartz, à quoi faut-il s’attendre ?

Cette deuxième étape de la Solitaire Urgo Le Figaro nous aura encore servi un beau spectacle et un beau vainqueur avec Adrien Hardy récompensé par son option sud et un Yoann Richomme renforcé dans son rôle de patron au général.
Alors que la ligne d’arrivée n’était toujours pas fermée pour les retardataires de l’étape, on apprenait hier soir, mercredi que les deux premiers allaient devoir s’expliquer auprès du Jury, une intention de réclamation du Comité de Course contre Adrien Hardy devrait en effet être posée à propos de son passage par rapport au Dispositif de Séparation du Trafic (DST) des Casquets lors de la descente entre les bouées de Needles Fairway et de Grande Basse de Portsall. Quant à Yoann Richomme, il devra justifier l’embarquement d’une voile après l’heure requise, avant le départ des pontons de Kinsale. D’autres « protests » seront aussi jugés en fin de semaine ainsi qu’en particulier, la demande de redressement de Benjamin Schwartz suite à son abordage par Alain Gautier juste avant le coup de canon libérateur irlandais.
Doit-on s’attendre à un grand chamboulement ? Yoann Richomme va t-il perdre son matelas d’avance ou l’augmenter et Adrien Hardy reste-il vainqueur de cette étape ?

La question de trajectoire pour Adrien Hardy
Adrien Hardy au vue de la cartographie passe clairement à travers le DST des Casquets. Mais on sait qu’il y a eu des problèmes sur de nombreuses balises durant cette étape. Les mêmes balises utilisées pour la Route du Rhum mais qui durant cette étape ont connu des problèmes de batteries obligeant la direction de course à ne les actualiser que toutes les 15 minutes. On peut voir également la trace « folle » de Jérémie Beyou dont la balise a émis sporadiquement. Le jury va donc analyser les traces d’Adrien Hardy où le cas mérite effectivement d’être regardé de plus près – il perd peu vis à vis de Gildas Mahé – voir ci-dessous, tout en espérant pour lui qu’il n’a pas traversé. Il pourrait risquer de perdre cette étape avec une pénalité de temps dont la victoire reviendrait à Yoann Richomme 2e à 6 minutes !

La réclamation contre Yoan Richomme
Le cas de Yoann Richomme ne devrait logiquement pas aller très loin. Au départ de la course, son préparateur qui gère les 3 bateaux d’OC Sport s’est emmêlé les pinceaux entre les voiles de Yoann et celles de Fabien Delahaye, mettant sur l’un des bateaux 2 petits spis et sur l’autre 2 grands spis. 10 minutes avant le départ, les deux marins s’en sont aperçus et ont échangés leurs voiles alors que la direction de course en a été informée. La pénalité devrait être assez faible – 10 minutes ? et n’avoir aucune incidence ou peu sur le classement bien que ce soit toujours bon à prendre pour ses poursuivants.

La réparation pour Benjamin Schwartz
Victime d’une collision avec Alain Gautier qui ne l’a pas vu au départ de la deuxième étape, Benjamin Schwartz a du abandonner et rentrer à Roscoff pour réparer tout comme ALain Gautier. Benjamin Schwartz a donc de demander réparation. Il devrait être reclassé à partir de son temps sur la 1ere étape sans toutefois espérer revenir proche du 1er bizuth, Tom Laperche. Ce sera au moins une consolation. Reste qu’il faut encore qu’il puise réparer et pouvoir repartir avant la prochaine étape. La course contre la montre est lancée et son équipe s’affaire sur son bateau depuis mardi.

 

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Arkéa Paprec prend forme à Port La Fôret, Sébastien Simon : "Aller naviguer le plus vite possible" - IMOCA

A Port-la-Forêt, c’est l’effervescence pour le team ARKÉA PAPREC dont l'IMOCA sera mis à l’eau mi-juillet. Son skipper Sébastien Simon est impatient. "Après la mise à l’eau, le but sera d’aller naviguer le plus vite possible sur la Rolex Fastnet Race et de faire connaissance avec ce bateau."

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Crédit : M Viezzer / ARKÉA PAPREC


Se confronter aux autres Vainqueur du Grand Prix Guyader puis récemment de la Bermudes 1000 Race à bord de l’ancien 60’ de Vincent Riou mis aux couleurs d’Arkéa - Paprec, Sébastien Simon reconnaît son impatience de prendre en mains son propre bateau. « Après la mise à l’eau, le but sera d’aller naviguer le plus vite possible sur la Rolex Fastnet Race et de faire connaissance avec ce bateau. 

J’ai vraiment hâte de me confronter aux autres et de voir ce que donnent les nouveaux bateaux. Les choix architecturaux des concurrents attirent l’œil et l’on a envie de savoir si cela fonctionne ou pas ! » Arkéa Paprec prend forme La phase d’assemblage du bateau a commencé il y a plus de 5 mois lorsque le team a reçu la coque du plan Kouyoumdjian dans ses locaux de Port-la-Forêt. « Nous avons « fermé la boîte » (assemblé la coque et le pont ndlr) il y a un mois », explique Pierre Gourdin, membre de l'équipe. « La barre d’écoute a été posée il y a une quinzaine de jours puis la zone de vie, le cockpit, etc. Sous le bateau, nous mettons en place le système de quille. Nous posons également le pied de mât. Le chantier avance très bien ! »« Depuis la semaine dernière, nous avons commencé à travailler sur tous les systèmes autour de la « boîte » : safrans, quille, foils, mât, etc. C’est une partie plus technique qui demande encore plus de minutie. Chacun a son rôle à jouer car nous avons toutes les compétences en interne pour cela. Nous arrivons sur une fin de chantier, il faut réussir à garder le rythme, voire accélérer ». Sébastien Simon : "Je suis bien entouré" 34 personnes entourent actuellement le skipper d’ARKÉA PAPREC pour donner forme et vie au bateau qu’il mènera sur le Vendée Globe l’an prochain. « J’essaie de m’intégrer à la construction du bateau, de faire du composite avec l’équipe. Je suis bien entouré pour apprendre énormément de choses. C’est très enrichissant pour moi et je suis sûr que cela va me servir plus tard », s’enthousiasme Sébastien Simon un mois avant la mise à l’eau de son plan Kouyoumdjian.Source : M Fraleux
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Pour Adrien l’étape, pour Yoann le général…

À l’issue d’une deuxième étape qui avait été modifiée dès le départ de Kinsale pour aller en Manche, Adrien Hardy s’est imposé magistralement ce mercredi après-midi, grâce à une option après le passage des Needles… alors que Yoann Richomme avait mené le train depuis le phare de Star Point. Ces résultats confirment la suprématie du vainqueur de la première étape et crée des écarts très importants au sein du « top ten » !

En Irlande, le changement de parcours n’avait pas provoqué de réactions contraires : au lieu de monter vers l’île de Man pour 630 milles, il fallait s’engouffrer dans la Manche jusqu’à l’île de Wight puis revenir vers la pointe bretonne avant d’en finir en baie de Morlaix, soit 535 milles au compteur. Et finalement, personne ne regrettera cette escapade en mer d’Irlande !

Car les conditions météorologiques ont été très variées depuis Kinsale : une traversée de la mer Celtique un peu poussive avec une sorte de « Pot au Noir » avant d’atteindre les îles Scilly, un coup de vent le long des côtes anglaises, une bouée au large de l’île de Wight en plein courant de marée, une descente rapide sous spinnaker vers la pointe bretonne pour finir par un débridé modéré jusqu’à l’arrivée en baie de Morlaix.

Meneur de train

C’est entre le phare de Bishop Rock et celui de Star Point qu’un premier tri s’est effectué : Yoann Richomme (HelloWork-Groupe Télégramme) prenait ainsi les commandes, suivi par un petit groupe constitué de Morgan Lagravière (Voile d’engagement), de Gildas Mahé (Breizh Cola-Equi’Thé), d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) et d’Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur). Il fallait alors sortir du piège des petits airs pour longer les côtes anglaises où une dépression violente (qui avait incité la Direction de Course à modifier le parcours) allait envoyer des rafales à plus de 35 nœuds de secteur Nord. Heureusement, c’était un vent de terre mais il y avait tout de même de la mer et dans cette forte brise, plusieurs concurrents étaient mis en difficulté au point que Cécile Laguette (Eclisse), Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) et Thomas Ruyant (Advens-Fondation de la mer) étaient contraints de jeter l’éponge.

Et une fois le plus fort du vent passé, il ne restait toujours plus que cinq prétendants qui avaient près de dix milles d’avance sur le peloton au passage de la bouée Needles Fairway. Une longue traversée de la Manche (180 milles) était au programme avec un choix cornélien : comment éviter le DST des Casquets au large des îles anglo-normandes ? Une fois une bulle de calmes imprévus traversée, les leaders avaient la possibilité de rester sur une route assez directe vers Portsall, ou de se recadrer avec un double empannage pour passer par le Sud cet obstacle. Et c’est cette option qui portait ses fruits pour Adrien Hardy, suivi par Gildas Mahé et Jérémie Béyou (Charal) et plus loin par l’Italien Alberto Bona (Sebago) puis par l’Irlandaise Joan Mulloy (Believe in Grace-Bussinesspost.ie).

La marée de Portsall

Et ce n’est qu’à une dizaine de milles de la bouée Grande Basse de Portsall que les affaires se décantaient : les « Sudistes » revenaient très fort avec de la pression alors que les « Nordistes » hésitaient sur la trajectoire à suivre contre le courant de marée… Un flux qui augmentait sensiblement les écarts entre la pointe bretonne et l’arrivée puisque Adrien Hardy bénéficiait de la marée montante dès le passage de la bouée quand ses poursuivants butaient encore sur ce tapis roulant contraire avant d’enrouler la marque.

Il ne restait plus au leader qu’à contrôler le seul solitaire encore à portée d’étrave, Yoann Richomme ! Et dans une brise maniable de secteur Nord, avec le courant favorable jusqu’à 15h00, la configuration était stabilisée : Sans nature, pas de futur franchissait la ligne d’arrivée mouillée devant Roscoff à 16h 05’ 13’’, suivi à 6’19’’ par HelloWork-Groupe Télégramme. Yoann Richomme déjà vainqueur de la première étape avait donc enfoncé le clou au classement cumulé puisque ses poursuivants les plus dangereux comptabilisaient bien des dizaines de minutes de retard ! Quant au vainqueur de cette deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro, Adrien Hardy, il va faire un bond colossal au classement général puisqu’il concédait trois heures et demi en Irlande à l’issue de la première étape…

Arrivées à Roscoff

Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur) mercredi 12 juin à 16h 05’ 13’’ Yoann Richomme (HelloWork-Groupe Télégramme) mercredi 12 juin à 16h 11’ 32’’, à 6’19’’ dU premier Xavier Macaire (Groupe SNEF) mercredi 12 juin à 16h53’ 32’’, à 48’ 19’’ du premier Gildas Mahé (Breizh Cola – Equithé) mercredi 12 juin à 17h 24’ 53’’, à 1h 19’ 40’’ du premier Jérémie Beyou (Charal) mercredi 12 juin à 17h26’ 07’’, à 1h 20’ 54’’

Ils ont dit

Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur)

« J’ai un peu l’impression de débarquer… C’est dur, dur pour tout le monde ! En partant de Kinsale, je parlais avec Yann Éliès comme quoi cette étape n’avait pas l’air trop dure et qu’il n’y aurait pas trop d’écarts. Mais en fait, c’était compliqué : j’ai été toujours dans les cinq premiers à toutes les marques et puis les deux dernières nuits, j’ai réussi à grappiller des places. Dans l’ensemble, je ne vais pas trop mal… Assez vite et en général au bon endroit. Ça me permet d’oublier un peu la déception de la première étape, parce que je l’avais un peu en travers ! Là, c’est un grand bonheur : c’est très rare de gagner, même si c’est ma cinquième victoire d’étape.
Maintenant, on ne voit plus trop les bateaux qui sont un peu éloignés à l’AIS et c’est plutôt bien : on navigue plus pour nous que par rapport aux autres. J’ai attendu le dernier bulletin météo d’hier pour opter vers le Sud et passer sous le DST des Casquets. Et ça a marché. Le souvenir marquant de cette deuxième étape ? Le passage sous les côtes anglaises avec beaucoup de vent sous gennaker avec 25-30 nœuds : je n’avais qu’un objectif, faire du cap à l’Est. Et puis un bon moment aussi au passage des Scilly : si la nature commence à gagner… »

Yoann Richomme (HelloWork-Groupe Télégramme)

« J’ai bien cru que j’allais gagner mais je n’avais pas compris qu’ils y en avaient qui faisaient le tour de la paroisse ! Je ne l’ai découvert que ce matin… Je ne suis pas déçu parce que je fais une bonne opération vis-à-vis de mes poursuivants directs au classement général. Armel (Le Cléac’h) va au moins prendre une heure. Je ne pouvais pas rêver d’une telle avance ! D’être dans le coup pour ces deux premières étapes, c’est génial.
Je suis un peu étonné, un peu ému parce que cela ne fait pas longtemps que je suis sur ce bateau. Mais cela fait huit ans que je fais La Solitaire du Figaro et j’ai eu l’occasion de faire d’autre type de voile. Et là, je me suis éclaté, surtout dans la piaule où le Figaro Bénéteau 3 est bien né, même si ça prend l’eau… Il est toujours véloce, agréable à mener. Et ça a envoyé quand on était sous spi pour la descente vers la Bretagne. Même dans les départs au tas, c’est facile à naviguer. Et on peut encore aller plus vite ! »

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47 Yachts Classiques au départ !

Pas moins de 47 yachts classiques prendront part ce vendredi à la 17e édition de la Porquerolle’s Classic, un événement organisé chaque année depuis 2003 par le Yacht Club de Porquerolles. Véritables œuvres d’art, ces voiliers historiques se révèlent aussi de formidables supports pour régater, dans un cadre aussi exceptionnel que l’île de Porquerolles. Événement inscrit au calendrier officiel de l’Association Française des Yachts de Tradition (AFYT), les voiliers seront répartis en trois groupes : Epoque Marconi (24 inscrits), Classique Marconi (18 inscrits) et Epoque Aurique (5 inscrits), sans oublier un habitué des lieux, le 12m JI Ikra.

43 engagés en 2017, 45 en 2018, et 47 en 2019 : la Porquerolle’s Classic fait preuve d’une formidable régularité, réunissant chaque année les plus beaux voiliers de tradition venant d’Atlantique et de Méditerranée. Tous uniques, ces bateaux trouvent à Porquerolles un plan d’eau qui magnifie leur beauté et explique cet engouement qui ne se dément pas d’édition en édition. Trois groupes, trois classements, deux tenants du titre.

Demain jeudi, la journée sera consacrée à la confirmation des inscriptions. Dès vendredi, si les conditions le permettent, les choses sérieuses commenceront sur l’eau. Suivront deux autres jours de régates, jusqu’à dimanche, sur des parcours construits ou côtiers autour de Porquerolles et en baie de Hyères. Comme de coutume, les voiliers seront répartis en trois groupes. A ce jour, le Groupe Epoque Marconi sera le plus fourni avec 23 inscrits dont Serenade et Jour de Fête, respectivement 2e et 3e l’an dernier à Porquerolles. On devrait retrouver 18 bateaux dans le Groupe Classique Marconi, dont les deux premiers de l’édition 2018 : Maria Giovanna II (également vainqueur du classement annuel de l’AFYT en 2018) et Aigue Blu. Enfin, on attend cinq concurrents dans le Groupe Epoque Aurique, à commencer par le tenant du titre Eva.

Les rendez-vous à ne pas manquer à terre La Porquerolle’s Classic ajoute à ses charmes sur l’eau les rendez-vous conviviaux à terre, prévus chaque jour par les organisateurs du Yacht Club de Porquerolles. Dès jeudi, la cérémonie d’ouverture donnera le ton et des cocktails sont prévus tous les jours en fin de journée. Samedi, le traditionnel Diner au Domaine de l’île, au cœur des vignes, réunira tous les équipages pour un joli moment de fête et de partage.

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La fête du Lac, c’est ce week-end !

Le rendez-vous incontournable lémanique a lieu ce week-end : le départ du 81e Bol d’Or Mirabaud sera donné samedi 15 juin à 10h00 au large de la Société Nautique de Genève. Près de 500 bateaux sont attendus sur la ligne de départ pour un parcours théorique de 123km, de Genève au Bouveret et retour (liste des inscrits).

Les trois principaux vainqueurs 2018 ont confirmé leur présence : le Décision 35 Mobimo, vainqueur en temps réel revient sous le nom de Cabestan. Le premier monocoque, TBS, vainqueur du Bol de Vermeil, sera fidèle au poste avec François Thorens à la barre tout comme le vainqueur en temps compensé l’an dernier, le Luthi 36 Black Swan. Outre ces trois voiliers, il faudra surveiller de près l’ensemble de la flotte des Décision 35, ainsi que l’ex-Décision 35 modifié Ladycat powered by Spindrift Racing et le Ventilo M1 Safram pour la victoire en temps réel. Nombreux sont les prétendants en monocoques, à l’image de la flotte des onze Psaros 33, qui pourraient faire de l’ombre à leurs grands frères Psaros 40. Prêts à semer le trouble parmi les monocoques, deux équipages particulièrement remarquables ont fait le déplacement depuis l’étranger : les hongrois de Raffica et les Russo-italo-hongrois de Principessa, deux magnifiques voiliers Libera. Classe reine du BOM, le Surprise compte 102 inscrits parmi lesquels le vainqueur 2018 G.Hominal et ses fils, également vainqueur de la Genève-Rolle le week-end dernier. Les enjeux sportifs de cette 81e édition sont détaillés dans le dossier de presse.

Parmi les moments clés du week-end, deux concerts sont proposés aux participants et au public au cœur du village de course. Time Machine (vendredi à 20h30) et Wintershome (samedi à 20h00) animeront la Société Nautique de Genève et joueront sur la Neptune. Ces concerts sont présentés par la banque Mirabaud, qui célèbre son bicentenaire cette année ! Le partenaire titre offrira également un prix au 200e bateau arrivé.

Deux nouvelles collaborations dynamisent cette 81e édition : La Haute Ecole du Paysage, d’Ingénierie et d’Architecture de Genève (HEPIA) rejoint le BOM en tant que partenaire Ra&D (Recherche appliquée & Développement), et vise à améliorer encore davantage l’expérience des navigateurs et spectateurs du BOM dans le futur. Partenaire environnemental, l’Association pour la Sauvegarde du Léman accompagne pour la première fois l’événement avec des conseils pratiques et des actions concrètes écologiques.

Comme chaque année, la course pourra être suivie en direct sur notre plate-forme LIVE, sur YouTube, Léman Bleu et Radio Lac. Des caméras embarquées sur des bateaux permettront de vivre le BOM comme si vous y étiez ! Les directs seront assurés pour les moments clés de la régate et en fonction de la situation de la course, alors que la RTS couvrira également l’événement en diffusant les images en direct. Enfin, le public pourra suivre la course sur les réseaux sociaux du BOM (Facebook, Instagram, Twitter, Snapchat) avec le #BOM19.

Nicolas Mirabaud, Associé gérant de Mirabaud, explique pourquoi le sponsor-titre de la Régate a souhaité égayer davantage l’ambiance à la Nautique:

« Le Bol d’Or Mirabaud est une manifestation sportive, mais également festive et ouverte au public. Cette année, étant donné que Mirabaud célèbre son bicentenaire, il nous semblait évident d’offrir des concerts de musique, en plus du cadeau remis aux participants et aux bénévoles, comme à chaque édition. Petit clin d’oeil à notre anniversaire, le 200e arrivé recevra un cadeau spécial: une navigation sur le vainqueur de l’édition 2018, Mobimo, le D35 rebaptisé Cabestan. »

Rodolphe Gautier, président du Comité d’organisation du Bol d’Or Mirabaud :

« Pour cette 81e édition, l’esprit du Bol d’Or Mirabaud est à nouveau bien présent: un plateau relevé avec de nombreux prétendants à la victoire dans chacune des dix catégories, des équipages de tous horizons et une météo incertaine pour garantir le suspense sur l’eau. A terre, une programmation et une hospitalité renforcées pour accueillir au mieux les marins et les spectateurs tout au long de ce week-end tourné vers le Léman. A bon entendeur. »

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Rolex Giraglia. Rambler, vainqueur en temps réel sur la Grande Course

Rolex Giraglia. Rambler, vainqueur en temps réel sur la Grande Course

Le départ de la grande course de la Rolex Giraglia a été donné mercredi à 12h libérant d’abord les petites unités avant de lancer les « fauves », à 13h, les Maxis dont on attendait que le record de l’épreuve tombe avec les conditions météos annoncées.
C’est à 4h35 ce jeudi matin que le Maxi Rambler coupait la ligne d’arrivée, vainqueur en temps réel en 16h35s sans toutefois battre le record de l’épreuve détenu depuis 7 ans par Esimit Europa 2 en 14 h et 56 minute sur un parcours de 241 milles mais qui se terminait à Gênes et non pas à Monaco comme cette année. Ce qui est assez différent.

 

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Armel Le Cléac'h, 7ème à Roscoff sur La Solitaire : "Je grapille des places au général"

Sébastien Simon découvre l'IMOCA : "Quand je suis seul à bord, c'est là que je me sens le mieux" - Vidéo

" On est 34 personnes en ce moment à travailler sur Arkéa Paprec. " Le nouvel IMOCA de Sébastien Simon devrait être mis à l'...

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Yoann Richomme, deuxième à Roscoff, confirme sa place de leader sur La Solitaire : "Je fais une opération de dingue"

Vainqueur de la première étape à Kinsale, puis deuxième de la deuxième à Roscoff, Yoann Richomme confirme sa grande forme du moment sur La Solitaire. Le skipper de HelloWork – Groupe Télégramme conserve sa première place au classement général. Il compte 2h23 d'avance sur Pierre Leboucher et 2h34 sur Armel Le Cléac'h, deuxième et troisième.

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Crédit : A Courcoux

Yoann Richomme : "J’ai bien cru que j’allais la gagner"


Vainqueur de la première étape entre Nantes et Kinsale, Yoann Richomme a rapidement pris les commandes de la 2e étape ralliant Kinsale à Roscoff. Leader pendant une bonne partie de la course, il a finalement dû s’incliner face à Adrien Hardy (Sans Nature, pas de Futur !), après un coup de maître de ce dernier, qui lui est passé devant juste avant la bouée de Portsall : « J’ai bien cru que j’allais la gagner. Ce matin, j’étais en train de gérer mon petit paquet derrière et j’ai vu un spi blanc très loin. J’ai regardé les AIS et un seul manquait … un coup pareil, c’est sûr que c’était Adrien ! Chapeau à lui, il a tenté et ça a marché ! ».

En coupant la ligne d’arrivée à 6 minutes et 19 secondes après le lauréat du jour, Yoann Richomme maintient son leadership au classement général. « Cette 2e place n’est pas du tout amère, je fais une opération de dingue finalement ! Je n’aurais jamais pu rêver avoir une telle avance à mi-parcours ».

"Il faut beaucoup d’engagement"

Des performances que le skipper de HelloWork – Groupe Télégramme justifie grâce au fait qu’il navigue sans pression et à l’expérience qu’il a acquise ces dernières années : « J’en suis à ma 8e participation. Quand j’avais remporté la Solitaire en 2016, ça m’avait donné une leçon quant à la quantité d’implication qu’il fallait mettre sur l’eau pour réussir à performer. 

Je pense que je suis revenu sur le circuit cette année dans le même état d’esprit, en sachant qu’il fallait beaucoup d’engagement pour être tout le temps rapide et dans le coup, saisir la moindre opportunité ».

Heureux mais éreinté, le programme va être au repos d’ici dimanche. La 3e étape, une boucle au départ et à l’arrivée de Roscoff, sera lancée le 16 juin à 14h00.

La Solitaire - Classement général après 2 étapes - avant jury

1 Yoann RICHOMME HELLOWORK - GROUPE TELEGRAMME
2 Pierre LEBOUCHER GUYOT ENVIRONNEMENT  à 2h 23mn 25sec
3 Armel LE CLEAC'H BANQUE POPULAIRE à 2h 34mn 45sec
4 Eric PERON FRENCH TOUCH à 2h 48mn 17sec
5 Tom LAPERCHE BRETAGNE CMB ESPOIR à  2h 54mn 44sec
6 Corentin DOUGUET NF HABITAT à 2h 57mn 28sec
7 Adrien HARDY SANS NATURE, PAS DE FUTUR ! à 3h 24mn 29sec
8 Sebastien MARSSET HANDICAP AGIR ENSEMBLE à 3h 49mn 50sec
9 Justine METTRAUX TEAMWORK à 4h 47mn 40sec
10 Michel DESJOYEAUX LUMIBIRD à 4h 52mn 20sec

Retrouvez le classement complet de l'étape ici

Vous conseille : Intention de réclamations sur la Solitaire Urgo, Yoann Richomme et Adrien Hardy vont devoir s’expliquer - 12 juin 2019

Par la rédaction
Source : A Wargnier

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