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L'actualité voile d'AGP Course au large

Une sélection des meilleurs magazines voile et course au large pour vous tenir informés en permanence de l'actualité de la régate et du nautisme

Une 11e édition qui s’annonce tonique !

94 (GILL : PATRICK CARRO - FRANCOIS CARRO)

Après une journée consacrée au montage des bateaux, à la confirmation des inscriptions et aux entraînements, les 51 équipages représentant 11 nations engagés dans la 11e édition de la St.Barth Cata Cup s’apprêtent à entrer en piste. C’est, en effet, ce jeudi, à partir de 10 heures, qu’ils entameront les premières courses de l’épreuve. Une épreuve qui s’annonce plutôt tonique, avec un flux d’est soufflant entre 20 et 25 nœuds, au moins pour les deux premiers jours de compétition. De quoi garantir quelques figures de style mais aussi et surtout du joli spectacle avec la présence de grands champions, parmi lesquels les grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis, les tenants du titre et champions du monde en titre à qui une bonne dizaine de duos compte bien donner du fil à retordre pour la première place. Car oui, cette année encore, le niveau de la course s’annonce extrêmement relevé, et le gros temps annoncé pourrait bien créer quelques surprises.

« Cette 11e St.Barth Cata Cup s’annonce sous les meilleurs auspices, même si elle devrait être un peu sportive. Plus de 20 nœuds sont, en effet, prévus pour les journées de demain et de vendredi. Ça devrait ensuite être un peu moins soutenu pour le week-end mais cette édition 2018 promet d’être globalement assez tonique » , assure Thierry Berry, le nouveau président de St.Barth Multihulls, l’association organisatrice de la compétition, ravi d’accueillir pas moins de 51 équipages représentant 11 nations sur la plage de Saint-Jean Pélican pour quatre jours de compétition hauts en couleurs. « Cette année, et c’est une petite nouveauté, les concurrents vont bénéficier d’une demi-journée de course supplémentaire puisque les premières courses sont prévues demain à partir de 10 heures contre 14 heures les années précédentes » , souligne Thierry qui prévoit un petit parcours en baie de Saint-Jean de dix milles environ pour lancer les hostilités. « Cela permettra aux coureurs de se mettre en jambes et à nous, organisateurs, de jauger la flotte car il y a cette année de très nombreux équipages amateurs, ce dont nous sommes d’ailleurs très contents » , ajoute le Saint-Barth, bien conscient que les conditions musclées annoncées risquent de provoquer quelques sorties de pistes et autant de figures de style non-imposées.

Eviter la casse

« Lorsque le vent est fort, comme cela va être le cas, il faut penser à naviguer prudemment et en sécurité pour éviter de casser le matériel ou de faire des bosses sur les bonshommes » , note le très expérimenté Emmanuel Boulogne, vainqueur de la première St.Barth Cata Cup 2008, qui n’a, depuis, manqué aucune édition. « Clairement, ça risque d’être un peu rock and roll et je suis très content, dans ce contexte, de naviguer avec Vincent (son frère jumeau, ndlr) car c’est un huit cylindres et dans le vent fort, ce sera forcément un atout » , ajoute le dirigeant de la société Boulogne Conception Marine qui garde en mémoire l’édition 2014, elle aussi marquée par des conditions musclées. « Je me souviens notamment de la dernière manche qui nous avait menés jusqu’à Public et lors de laquelle nous avions eu une trentaine de nœuds de vent dans le goulet entre Bonhomme et Colombier. Ca avait été un peu rock and roll et j’imagine qu’il faut s’attendre à retrouver ce type de situation cette semaine » , détaille Emmanuel qui redoute les ressacs et les vagues croisées. « Ce n’est jamais très agréable pour nos bateaux et ça peut même être dangereux mais ça va évidemment pimenter le jeu et surtout, ça va changer radicalement des conditions que nous avons rencontrées lors du Mondial, le mois dernier, à Sarasota, en Floride » , avance le Nordiste qui avait alors composé avec de tous petits airs (entre 3 et 7 nœuds) et qui se réjouit de refaire le match avec un certain nombre des meilleurs équipages internationaux de F18, dont les Grecs Iordanis Paschalidis et Konstantinos Trigonis, champions du Monde en titre, qui comptent bien défendre leur titre à St.Barth, quelles que soient les conditions. « Ce sont aujourd’hui eux qui naviguent le plus et qui ont le meilleur niveau technique. Ils sont costauds et ils sont lourds. Bref, ils ont le gabarit pour la baston et ça va forcément être intéressant de jouer avec eux » , relate Emmanuel Boulogne.

Se faire plaisir, quelles que soient les conditions

Sentiment partagé par Pierre Le Clainche, 1er et 5e des deux dernières éditions avec son acolyte Antoine Joubert. « C’est vraiment super que la St.Barth Cata Cup attire le gratin mondial. Hormis les Grecs, une bonne dizaine d’équipages peut aussi prétendre à la victoire cette année. De fait, les frères Boulogne, Mitch Booth, Gurvan Bontemps, Erik Maris, Enrique Figueroa ou encore Morgan Lagravière, pour ne citer qu’eux, sont vraiment de très gros clients. Ça promet d’être super sympa » , assure de son côté le Morbihannais qui sait que les conditions musclées à venir risquent de provoquer quelques cabrioles et, par ricochet, quelques surprises. « Ça va sans doute être un peu chaud. En tous les cas, ça implique un peu d’appréhension et il ne faudrait pas que certains se retrouvent au tapis d’entrée de jeu » , détaille Pierre qui a connu deux éditions (2016 et 2017) marquées par des conditions de vent faible à médium. Même chose ou presque pour Jean-Richard Minardi qui revient cette fois avec une nouvelle équipière, Coraline Jonet. « On forme un duo assez léger et Coraline fait ses premiers pas en F18. Ça promet donc d’être un peu rock même si elle est très expérimentée en voile et qu’elle apprend très vite » , explique le Suisse qui est, de fait, associé à une grande athlète, championne du monde de 420 en 2002, quintuple vainqueur du championnat de D35 avec le team Alinghi et double vainqueur du fameux Bol d’Or en 2011 et 2017. « Pour nous, le but cette semaine, ce sera de revenir avec la banane et de donner tout ce qu’on a ! » . Sûr qu’il n’est pas le seul à s’être donné cet objectif…

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Armel Tripon attendu en vainqueur Multi50 de la Route du Rhum demain, troisième bateau à Pointe-à-Pitre

A partir de jeudi après-midi (heure de Paris), Armel Tripon est attendu en vainqueur Multi50 en approche de la Guadeloupe. Si le skipper de Réauté Chocolat capitalise encore 300 milles d’avance sur ses poursuivants Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton – ARSEP) et Le Roux (FenêtréA-Mix Buffet), la navigation entre les grains dans une mer croisée devient particulièrement rock’n roll et stressante pour le leader.

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Crédit : P Bouras

"C’est copieux, c’est tout sauf les vacances pour finir !"


Le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT raconte avoir passé sa pire nuit de la transat, à gérer un vent et une mer forts.  Avant d’espérer gagner, demain, il faut d’abord arriver, et le chavirage du Multi50 de Lalou Roucayrol il y a quelques heures rappelle que l’exercice du multicoque en solitaire est périlleux. Plus que jamais, la prudence est de mise à bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT.

« Le chavirage de Lalou me fait froid dans le dos ! J’espère qu’il va bien et que les secours arriveront vite pour le récupérer ; ça met forcément un coup au moral, on est à bord des mêmes bateaux… J’essaie de naviguer le plus en sécurité possible mais ce n’est pas simple, car si je suis trop lent, je subis la mer. Le dosage n’est pas simple. » 

Joint ce midi, Armel Tripon raconte avoir vécu « ma pire nuit de toute la transat ! J’en sors, je crois, mais ça a été très tendu : je me suis pris 35 nœuds de vent dans une mer agitée, peut-être 2 à 3 mètres de creux. C’est copieux, c’est tout sauf les vacances pour finir ! »

"J’ai pris bien plus que dans le golfe de Gascogne"

Le skipper de RÉAUTÉ CHOCOLAT poursuit : « Le bateau partait dans des surfs de malade à plus de 30 nœuds, il montait dans les vagues, faisait des sauts de dingue. J’ai passé toute la nuit aux écoutes, très tendu… Je n’ai pas envie de faire chapeau (chavirer) ! J’ai pris bien plus que dans le golfe de Gascogne… Et quand je croyais que c’était terminé, j’ai repris une autre cartouche encore à 35 nœuds ! Autant dire que j’ai vraiment hâte d’arriver et que pour ça il faut que je reste ultra concentré. »

Hâte d'arriver

La grande victoire promise va se mériter et Armel a logiquement levé le pied ce matin en naviguant bien en-dessous de ce que son trimaran lui permettrait en théorie. Il lui reste 500 milles à couvrir et les ETA sont difficiles à prévoir, compte tenu justement de ce ralentissement volontaire.

On parle maintenant d’un passage à la tête à l’Anglais, au nord de l’île, « peut-être entre 10h et 15h locales demain jeudi », soit entre 15 et 20h en France. A prendre avec prudence, puisque s’il accélère de nouveau - ou ralentit encore – il faudra une fois de plus recalculer le moment où il pourra enfin envisager la délivrance, cette grande victoire qu’il mérite amplement.

Source : J Cornille

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Thomas Coville heureux à bord à nouveau

Thomas Coville est heureux d’être à nouveau à bord de son bateau et navigue actuellement dans de bonnes conditions. Il a pris une route plus sud et se dirige vers le Cap Vert d’où il espère rejoindre l’autoroute des alizés après-demain.

Côtes en vue !
Magnifique journée que celle d’hier : ciel bleu, vents déjà chauds, rafales jusqu’à 35 nds… Sodebo Ultim’ 2 a filé en ligne droite sur 550 milles (plus de 1000 km) et le skipper n’a pas boudé son plaisir : « C’est quasiment des conditions idéales de navigation en multicoque » a-t-il livré hier à l’organisation. Après avoir aperçu l’Île de Lanzarote (Canaries), il s’est approché des côtes Marocaines et continue désormais sa trajectoire vers le sud.

La route sud entre 80 et 100%
Thomas ne semble pas avoir hésité sur la route à prendre : il part vers le sud et va traverser une une zone où les alizés ont actuellement du mal à s’établir mais où la suite de la route sera moins engageante. La réparation du bras babôrd semble digne de confiance, mais si le skipper veut pouvoir pousser son bateau, il doit s’assurer de ne pas aller au devant de mers trop formées.

… Car on ne peut pas l’en empêcher : Thomas pousse parfois Sodebo Ultim’ 2 à 100% de ses capacités quand il sent les conditions réunies. Lorsqu’elles ne le sont pas, il adapte ses réglages de voiles et son cap pour ne pas trop le solliciter. A la cellule routage, on tient compte de ces paramètres pour lui proposer les meilleurs scenarii. Grosse houle annoncée ? Multiples manœuvres qui s’enchaînent ? Jean-Luc Nélias et ses collègues intègrent cela pour anticiper les phénomènes météos qui se trouveront sur la suite de la route à plus ou moins long terme.

Aujourd’hui et demain
Aujourd’hui Thomas poursuit donc sa route vers le sud et les Îles du Cap Vert. Peu de manœuvres sont à prévoir et le vent restera faible (12 à 16 nds) : c’est une journée calme comme il y en aura d’autres avant de retrouver des alizés plus établis, à priori après-demain.

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Problème de pilote automatique sur PRB

Prb Vincent Riou

On comprend mieux maintenant les performances de PRB. Avec son bateau PRB équipé de nouveaux foils, PRB aurait du faire la différence avec SMA au portant or il n’en est rien. PRB est maintenant 4e. Et tout le monde de Michel Desjoyaux à Alain Gautier, de s’interroger et tenter de deviner ses problèmes techniques. 

Or Vincent Riou rencontre des problèmes avec sa centrale de navigation depuis le golfe de Gascogne. Hier, le bateau de a décroché à plusieurs reprises alors qu’il était sous spi avec un ris dans la Grand-Voile, se couchant sur le flanc et déviant brutalement de sa trajectoire. Il aura fallu environ trois heures au skipper de PRB pour pouvoir remettre le monocoque sur la bonne route.

Dans ces manipulations, Vincent a perdu son spi (voile déchirée) et navigue désormais sous gennaker à 800 milles de l’arrivée. Si le bateau a décroché à plusieurs reprises, c’est que Vincent navigue depuis le Golfe de Gascogne et la deuxième nuit de course sous pilote en mode compas. Lors du franchissement du premier front, le skipper pense avoir pris la foudre et sa centrale de navigation a été endommagée.

Il n’a plus d’information de vent et progresse avec un pilote sur lequel il ne peut programmer qu’un cap. Habituellement, en mode vent, le pilote régule et optimise la trajectoire du bateau en fonction d’un angle par rapport au vent défini par le skipper. En mode compas, Vincent doit régler en permanence le pilote quand il ne barre pas. Depuis cette avarie, il navigue donc les yeux rivés sur ses voiles et dort par tranche de 10 minutes. Le skipper de PRB reste concentré sur la fin de course qu’il prévoit difficile. Son arrivée à Pointe à Pitre est prévue vendredi en fin de journée heure locale (dans la nuit de vendredi à samedi heure française). Il est toujours 3e.

Au sujet des départs au tas de cette nuit :
« C’est le plus gros vrac de ma vie en IMOCA ! Ça s’est passé vers 7h TU (8h heure française) ce matin, un peu avant le lever du jour. Le vent a bougé en direction mais j’étais avec mon pilote en mode compas. Une alarme s’est déclenchée pour m’avertir que le bateau ralentissait trop mais c’était trop tard. J’avais le spi en cocotier dans l’étai. J’ai réussi à défaire le spi une première fois puis j’ai voulu empanner pour me remettre sur la route. Et je suis parti au tas assez violemment. J’ai à nouveau réussi à remettre le spi en ordre et à reprendre la route. Mais il y a eu une nouvelle variation et le bateau s’est à nouveau couché ! Et c’est là que j’ai vu que le spi était ouvert en deux ! C’était une situation compliquée, le bateau est reparti au tas de l’autre côté.
En affalant le spi, j’ai vu qu’un bout de la voile était resté accroché en haut de l’étai de J2. Affaler 400 m² de voile dans ces conditions, ce n’est pas simple ! C’est le premier spi que je perds en neuf ans avec ce bateau. Cette galère a duré trois heures. Partir trois à quatre fois au tas dans la nuit noire, c’est dur à gérer. C’est parti violemment à chaque fois. Je ne sais pas comment je peux encore avoir tout sur le bateau ! C’est sûr il y a eu des grosses accélérations en tête de mât avec tous ces mouvements. Mais ça me pendait au nez qu’il m’arrive un truc pareil. J’étais crevé. Heureusement, j’avais pris un ris dans la Grand-Voile juste avant car ça commençait à souffler fort. Ça m’a permis de ne pas casser mes lattes de Grand-Voile. »

Au sujet du problème de pilote automatique :

« En fait ce qui s’est passé cette nuit est lié au fait que j’ai des soucis avec ma centrale de navigation. J’ai tout perdu dans le Golfe de Gascogne au moment du premier front. Depuis, je navigue avec mon pilote en mode compas et non en mode vent. C’est usant. J’ai navigué jusque-là avec les yeux rivés sur mes voiles pour essayer de régler au mieux le bateau. Je n’ai tout simplement plus d’informations de vent ! Cela me contraint à dormir très peu, je me repose par tranche de 10 minutes. Je puise loin dans mes ressources. Je ne me souviens pas avoir souvent titillé les limites comme cela. Mais je vais me battre. Rien n’est joué jusqu’à l’arrivée ! »

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CLASSEMENT A 15h44

1- Alex Thomson – Hugo Boss : 651,7 nm (distance au but)
2- Paul Meilhat – SMA : 188,4 nm (distance au 1er)
3- Vincent Riou – PRB : 219,9 nm
4- Yann Eliès – UCAR StMichel : 235,7 nm
5- Boris Herrmann – Malizia 2 Yacht Club de Monaco : 305,6 nm

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Armel Le Cleac’h raconte : ‘Je ne sais pas ce qui s’est passé, ça a été très rapide”

Armel Le Cleac'h banque populaire

Alors qu’Armel Le Cleac’h a pu rallier Vigo vendredi dernier et rejoindre sa famille en Bretagne, l’équipe à terre est en train de remorquer difficilement le bateau vers le Portugal. Il lui aura fallu 3 tentatives pour y parvenir.
Un moment difficile à passer pour l’une des plus belles équipes de la Course au large française qui on l’espère, continuera à nous faire rêver, son skipper en tête : Armel.

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Banque Populaire IX en remorquage, l'Ultime très endommagé après son chavirage sur la Route du Rhum

Depuis l’avarie ayant entraîné le chavirage du maxi Banque Populaire IX la semaine dernière sur la Route du Rhum, l’assureur et le Team Banque Populaire  mettent en place une mission de récupération malgré les conditions météo extrêmement défavorables. 

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Crédit : Y Zedda

Un navire est arrivé sur zone en début de semaine et a pu prendre en remorque le trimaran qui est très endommagé.

Le retour à terre s’annonce long et difficile avec une météo peu favorable qui pourrait continuer à dégrader le trimaran.

Vous conseille : Armel Le Cléac'h de retour sur la terre ferme après son chavirage sur la Route du Rhum, il raconte - ITW (9 novembre 2018)

Par la rédaction
Source : Banque Populaire

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L’analyse de la course Imoca par Alain Gautier

Le dénouement approche en Imoca avec un Alex Thomson solide leader. Derrière lui, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès se livrent une bagarre intense pour figurer sur le podium, tout en restant à l’affût de la moindre défaillance du leader britannique.16 IMOCA sur les 20 au départ restent en course, même si Jérémie Beyou fait route vers Lorient suite à une panne du système d’alimentation en énergie à bord de Charal. Alain Gautier livre son analyse de la course.

« La bagarre dans le quatuor de tête est passionnante à suivre. Il y a deux IMOCA de la génération du Vendée Globe 2016 avec des foils non réglables (Hugo Boss et Ucar-StMichel), un équipé de foils nouvelle génération réglables (PRB) et un à dérives droites (SMA). On se pose naturellement des questions sur l’état des différentes machines. Qui est à 100 % ? Qui ne l’est pas ? On voit qu’Hugo Boss, en règle générale, semble à son plein potentiel. En revanche, les interrogations demeurent sur PRB. On se demande aussi avec quelles voiles naviguent les uns et les autres. Alex Thomson va toujours très vite avec des angles à peine moins bons que ses concurrents. Çà interpelle. Avec quelle configuration de voiles arrive-t-il à faire ce bon VMG (compromis cap/vitesse) ?

« C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière »

L’option d’Alex Thomson au Nord du DST d’Ouessant en début de course lui a apporté un petit avantage, mais pas tant que ça au final. Cette année, la porte de passage pour les alizés était très Sud. Alex a tout de même réussi à revenir au contact de Paul Meilhat et Vincent Riou et à croiser juste devant eux à la latitude des Canaries. Il a alors rapidement pris ses distances et n’a cessé d’accroître son avance. C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière. Ses trajectoires ont été plus tendues que celles de ses adversaires qui ont fait davantage d’empannages. Mais c’est surtout dans l’utilisation de son bateau qu’il a fait la différence. On sait qu’Alex a des foils très typés portant, mais sa performance reste remarquable.

« SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe »

Comme on a pu le voir avec les Ultimes, et aussi tout récemment avec le chavirage du Multi 50 Arkema, il faut rester très vigilant car les grains sont violents. Quant au tour de la Guadeloupe, il peut réserver bien des surprises et il sera passionnant à suivre pour les IMOCA. Le petit temps n’est clairement pas le point fort d’Hugo Boss. Alex Thomson a donc tout intérêt à arriver au Nord de l’île avec un matelas de milles le plus confortable possible. S’il arrive à maintenir les écarts actuels (160 milles d’avance sur Paul Meilhat à la mi-journée), il pourra être serein. En IMOCA, les écarts se comblent moins vite qu’en Ultime, tout simplement car les bateaux vont moins vite et que les différentiels de vitesse sont moins importants. Le match pour le podium va être accroché. SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe car les dérives droites sont un atout dans les petits airs.

« La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA »

Alex Thomson va peut-être réussir à rééditer la performance d’Ellen MacArthur, c’est-à-dire terminer 2e du Vendée Globe et remporter la Route du Rhum suivante. La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA, même si ça doit piquer un peu du côté de Port-la-Forêt ! Je note aussi que cette année les Figaristes ne sont pas à la fête. François Gabart s’est fait battre par Francis Joyon en Ultime et pour l’instant ce n’est pas non plus un Figariste qui est le mieux placé pour l’emporter en IMOCA. C’est suffisamment rare pour être signalé.

« Seguin, Roura, Le Diraison : un beau peloton, des gars solides »

Boris Herrmann fait lui aussi une belle course, il n’est pas si loin des leaders. Il s’est accroché dans son option qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe des Finot-Conq, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Ces gars solides forment un beau peloton. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas jouer la gagne avec leurs IMOCA plus anciens. Mais ils peuvent se tirer la bourre avec des bateaux quasi similaires pour la 6e place. La vie est plutôt belle pour eux ! Je vois mal Arnaud Boissières revenir à leur niveau donc ils devraient se battre tous les trois jusqu’au bout.

Bravo à Erik Nigon et au Finlandais Ari Huusela qui tracent leur route. Finir une Route du Rhum n’est pas anodin, c’est une course difficile. C’est d’ailleurs ce que doivent se dire les marins qui ont fait une escale technique et qui sont repartis en mer. Quand on s’engage dans une course comme la Route du Rhum, il faut tout faire pour la finir, même si on est très loin au classement. Acquérir des milles en solitaire est toujours instructif.

Je suis très triste pour les deux femmes qui ont dû abandonner, Isabelle Joschke et Sam Davies, car elles ont fait une belle saison toutes les deux et elles n’ont pas pu s’exprimer sur la course la plus importante de l’année. Elles loupent une belle expérience. Mais il faut regarder vers le futur. Elles sont solides et talentueuses, je ne suis pas inquiet pour elles. »

Alain Gautier

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Lalou Roucayrol rassure

L’équipe Arkema a pu recevoir des nouvelles rassurantes de Lalou Roucayrol après le chavirage dont il a été victime à 7h30 TU ce mercredi matin.
Le skipper du Multi50 a attendu le lever du jour pour inspecter l’intégrité de son bateau retourné. A 11h (HF) il est sorti de la coque centrale où il était réfugié : le bateau est structurellement intact et Lalou a réussi à dégager le mât pour éviter qu’il casse et n’endommage le bateau.
Lalou a également procédé à l’inventaire de ses vivres : il lui reste 5 jours de nourriture et 10 jours d’eau. Côté énergie, il est limité à la recharge de son téléphone iridium.
Une vedette de la Marine Nationale pourrait quitter la Martinique aujourd’hui pour aller chercher le skipper, qui est prêt à être secouru. Cette vedette pourrait être sur zone dans 72 heures environ.
De plus, le Cross Gris Nez et la Direction de course ont dérouté un cargo ainsi qu’un des concurrents, Pierre Antoine dont le trimaran Olmix (Rhum Multi) est actuellement à 300 milles dans l’Est de Lalou.
Enfin, le boat captain, Quentin Vlamynck, s’envole en ce moment vers la Martinique pour mettre en place une procédure de remorquage.

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Problème technique sur PRB, Vincent Riou : "Je n’ai plus d’informations de vent" - Route du Rhum

Cette nuit, c’était le branle-bas de combat à bord de PRB. Le bateau a décroché à plusieurs reprises alors qu’il était sous spi avec un ris dans la Grand-Voile, se couchant sur le flanc et déviant brutalement de sa trajectoire. Il aura fallu environ trois heures à Vincent Riou pour pouvoir remettre le monocoque sur la bonne route. 


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Credit : B.Stichelbaut

Dans ces manipulations, le skipper a perdu son spi (voile déchirée) et navigue désormais sous gennaker à 800 milles de l’arrivée.

Si le bateau a décroché à plusieurs reprises, c’est que Vincent navigue depuis le Golfe de Gascogne et la deuxième nuit de course sous pilote en mode compas. Lors du franchissement du premier front, le skipper pense avoir pris la foudre et sa centrale de navigation a été endommagée. Il n’a plus d’information de vent et progresse avec un pilote sur lequel il ne peut programmer qu’un cap. Habituellement, en mode vent, le pilote régule et optimise la trajectoire du bateau en fonction d’un angle par rapport au vent défini par le skipper.

En mode compas, Vincent Riou doit régler en permanence le pilote quand il ne barre pas. Depuis cette avarie, il navigue donc les yeux rivés sur ses voiles et dort par tranche de 10 minutes. Le skipper de PRB reste concentré sur la fin de course qu’il prévoit difficile. Son arrivée à Pointe à Pitre est prévue vendredi en fin de journée heure locale (dans la nuit de vendredi à samedi heure française). Il est toujours 3e.

Vincent Riou :

« C’est le plus gros vrac de ma vie en IMOCA ! Ça s’est passé vers 7h TU (8h heure française) ce matin, un peu avant le lever du jour. Le vent a bougé en direction mais j’étais avec mon pilote en mode compas. Une alarme s’est déclenchée pour m’avertir que le bateau ralentissait trop mais c’était trop tard. J’avais le spi en cocotier dans l’étai. J’ai réussi à défaire le spi une première fois puis j’ai voulu empanner pour me remettre sur la route. 

Et je suis parti au tas assez violemment. J’ai à nouveau réussi à remettre le spi en ordre et à reprendre la route. Mais il y a eu une nouvelle variation et le bateau s’est à nouveau couché ! Et c’est là que j’ai vu que le spi était ouvert en deux ! C’était une situation compliquée, le bateau est reparti au tas de l’autre côté.

En affalant le spi, j’ai vu qu’un bout de la voile était resté accroché en haut de l’étai de J2. Partir trois à quatre fois au tas dans la nuit noire, c’est dur à gérer. C’est parti violemment à chaque fois. Je ne sais pas comment je peux encore avoir tout sur le bateau ! C’est sûr il y a eu des grosses accélérations en tête de mât avec tous ces mouvements. Mais ça me pendait au nez qu’il m’arrive un truc pareil. J’étais crevé. Heureusement, j’avais pris un ris dans la Grand-Voile juste avant car ça commençait à souffler fort. Ça m’a permis de ne pas casser mes lattes de Grand-Voile. »

Au sujet du problème de pilote automatique :

« Ce qui s’est passé cette nuit est lié au fait que j’ai des soucis avec ma centrale de navigation. J’ai tout perdu dans le Golfe de Gascogne au moment du premier front. Depuis, je navigue avec mon pilote en monde compas et non en mode vent. C’est usant. 

J’ai navigué jusque-là avec les yeux rivés sur mes voiles pour essayer de régler au mieux le bateau. Je n’ai tout simplement plus d’informations de vent ! Cela me contraint à dormir très peu, je me repose par tranche de 10 minutes. Je ne me souviens pas avoir souvent titillé les limites comme cela. Mais je vais me battre. Rien n’est joué jusqu’à l’arrivée ! »

ROUTE DU RHUM - CLASSEMENT A 15h45

1- Alex Thomson – Hugo Boss : 651,7 nm (distance au but)
2- Paul Meilhat – SMA : 188,4 nm (distance au 1er)
3- Vincent Riou – PRB : 219,9 nm
4- Yann Eliès – UCAR StMichel : 235,7 nm
5- Boris Herrmann – Malizia 2 Yacht Club de Monaco : 305,6 nm

Source : Effets Mer

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Gitana 17 est de retour à Lorient après son abandon sur la Route du Rhum - Ultime

François Gabart leader de la Route du Rhum attendu demain matin, Alex Thomson devant SMA

Ça déboule dans les alizés ! Alors que Macif et Idec Sport, les deux premiers ULTIME, livrent bataille sur la Route du Rhum dans un alizé...

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La Martinique accueille la première régate à foil des Caraïbes

La Martinique va accueillir le premier événement de foils des Caraïbes du 17 au 24 novembre prochain. Franck Cammas sera présent avec son GC32 aux côtés de 6 autres classes pour cette première édition qui a déjà séduit près de 50 marins.

Parmi elles, le catamaran GC32, utilisé sur les Extreme Sailing Series et le GC32 Racing Tour, et son petit frère, le Flying Phantom. Celles-ci ressemblent à des versions plus petites des catamarans à foil utilisés lors des dernières America’s Cups, leur vitesse peut atteindre les 40 nœuds. Les GC32 en lice sont NORAUTO propulsé par Team France et skippé par le vainqueur de la Route du Rhum et du Volvo Ocean Race, Franck Cammas. Ils affronteront Team France Jeune, menée par Robin Follin agé de 23 ans et qui représentait la France lors du Red Bull Youth America’s Cup en 2017.

” C’est une bonne opportunité de présenter des bateaux à foil dans les Caraïbes et de proposer ce beau spectacle aux habitants des îles. Réunir toutes ces classes est un beau challenge. C’est aussi l’opportinuté d’affronter Team France Jeune dans le cadre de sa préparation sur un spot un peu plus sympa que la Bretagne en hiver !” – Franck Cammas

Aucun événement comme celui-ci ne serait complet sans le Moth, la classe la plus large et la plus compétitive, avec régulièrement les meilleurs marins du monde – skippers de l’America’s Cup ou médaillés olympiques – à leurs bords. Certains des plus grands noms de la Martinique Flying Regatta sont engagés dans cette catégorie : les Figaristes Anthony Marchand et Pierre Quiroga, Julien D’Ortoli et Noé Delpech, qui figurent parmi les meilleurs français en 49er – 5ème aux JO de Rio en 2016.

Benoît Marie, vainqueur de la Mini Transat en 2013 et qui a terminé 7ème au Championnat du monde Bacardi Moth de cette année : “C’est formidable d’organiser ce type de course sur ces îles, ce sont des spots privilégiés. C’est un endroit idéal pour naviguer, 28°C, il fait beau, et les alizés devraient être au rendez-vous. J’ai hâte d’y être. Ce n’est pas souvent que nous voyons les Flying Phantoms, les GC32 et les kitefoilers sur une même course. Le développement du côté des Kitefoilers est impressionnant, ils peuvent atteindre des vitesses “folles” !

Le plateau des Moth est aussi la classe la plus “internationale” avec des participants venus du Royaume-Uni, de Suède, de Suisse, du Danemark et de Norvège. Le Néerlandais, Kalle Coster (ancien sélectionné olympique en 470 avec son frère Sven) qui navigue aujourd’hui principalement sur de gros bateaux. “ Je ne pense pas qu’il y ait meilleure condition pour naviguer! Des eaux turquoises et des températures fantastiques,” admet Coster. “J’ai beaucoup navigué dans les Caraïbes ces deux dernières années sur de gros bateaux et chaque fois que je suis là, je rêve d’avoir mon Moth. Maintenant, c’est en train de se produire ! Les organisateurs ont fait un excellent travail pour que tout le monde puisse rejoindre la Martinique avec son bateau, avec des offres sur le transport maritime, les vols et les hôtels. Il ne se passe pas grand-chose en Europe à cette époque de l’année, c’est bon de sortir les voiles et de participer à une compétition en hiver dans un endroit si agréable.”

Les “Onefly” seront aussi de la partie – créé par Sam Manuard et mis au point par Sébastien Col – ancien skipper de la coupe de l’America Cup – il ressemble au Moth, mais est un peu plus long, plus large, moins onéreux et légèrement plus facile à piloter. Il a séduit sur cette étape Gabriel Skozek, finaliste du Championnat du monde de Longtze Sportsboat en 2015, et membre de Team MACIF aux côtés de Martin le Pape en Figaro.

Les deux séries de planches en compétition sont le Windfoil et le Kitefoil.
Hélène Noesmoen, l’une des principales windsurfeuses olympiques RS:X, a remporté cette année la Coupe du monde de Miami. Tous les regards seront tournés vers les Kitefoilers – nouvelle discipline Olympique pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Plusieurs des meilleurs kitesurfers du monde sont inscrits, dont Kieren le Borgne et Axel Mazella, classés 10ème et 13ème au classement Gold Cup de l’IKA Kitefoil cette année.
Cependant, le plus célèbre d’entre eux reste le skipper IMOCA 60, Morgan Lagravière qui semble sérieusement s’intéresser au kitesurf. On l’a vu sur l’eau lors des championnats de France et sur la Gold Cup en Sardaigne. ” J’ai hâte de voir la dynamique et la synergie entre toutes ces classes. C’est chouette de passer du temps avec eux.” Il prévient, il ne vise pas une selection aux JO: “Je veux juste m’améliorer dans cette discipline. Mon but est de retourner très vite sur les IMOCA.”

“Créer un événement uniquement dédié aux supports à foil sera une grande première pour la zone Caraïbes et la Martinique est pour cela un site quasi idéal avec la magnifique baie de Fort de France, très adaptée pour la voile à foil avec sa mer plate et ses vents réguliers ; avec l’appui du Comité Martiniquais du Tourisme comme partenaire principal cette manifestation doit contribuer à faire de la destination Martinique un point de rendez-vous incontournable pour le nautisme » Conclut Manfred Ramspacher, Directeur de Sirius Event – Créateur et organisateur de Martinique Flying Regatta.

Flying Regatta. Martinique Flying Regatta a été créée et est organisée par Sirius Events en partenariat avec le Comité Martiniquais du Tourisme et la ville de Fort de France plus Corsair, Grand Port Maritime de Fort de France, Ligue de Voile de Martinique, direction de la mer.

PROGRAMME
17 novembre : Journée de lancement et entraînement
18 novembre : Entraînement et démonstrations
19 novembre : Visite de la Martinique
20 au 24 novembre : Compétition
24 novembre : Remise des prix

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Le trimaran Ultime Edmond de Rothschild de retour à Lorient

Arrivée à La Corogne le 5 novembre avec un flotteur cassé, le trimaran Ultime Edmond de Rothschild a été ramené ce mercredi à Lorient. L’opération pour récupérer le Maxi Banque Populaire est en cours. Après deux tentatives échouées faute de bonnes conditions météos, il serait en cours de remorquage actuellement.

Le Maxi Edmond de Rothschild est de retour à @LorientAgglo. « Un grand merci à toute l’équipe d’avoir œuvré pour que nous puissions le ramener rapidement à sa base. Place au chantier » @SebJosse fin #RDR2018 pic.twitter.com/cuZKdKRlL7

— GitanaTeam (@GitanaTeam) 14 novembre 2018

@ Vincent Borde
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Thibaut Vauchel-Camus tout schuss !

La flotte des Multi50 a été touchée de plein fouet ce matin par le chavirage de Lalou Roucayrol sur Arkema. Une triste nouvelle pour celui qui partait au départ comme favori. Le bateau est au milieu de l’atlantique et cela ne va pas être simple pour pouvoir le récupérer.
Les 5 autres bateaux ont subi différentes avaries et ont fait escale aux Açores comme Thibaut Vauchel-Camus, Erwann Le Roux et Gilels Lamiré avant de repartir en course. Seul Armel Tripon a été épargné par les conditions météos difficiles rencontrées sur cette route du Rhum.

Hier Thibaut Vauchel-Camus est monté en tête de mât , le nouveau système de hook de la grand-voile de Solidaires En Peloton – ARSEP ne permettant plus de prendre de ris (réduction de la surface de la voilure). Le navigateur guadeloupéen, tant attendu outre-mer, a profité du petit temps rencontré pour effectuer cette réparation. Quatre heures plus tard, opération réussie, mais le trimaran aux couleurs des 100 000 patients atteints de la Sclérose En Plaques (SEP) a du concéder quelques milles précieux dans la bataille et est désormais troisième de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe dans la catégorie des Multi50, au coude-à-coude avec Erwan LE ROUX (FenetreA Mix Buffet) et Lalou Roucayrol (Arkema).

La régate bat son plein et les concurrents tirent sur toute la quintessence de leurs voiliers, Thibaut flirtant régulièrement à des vitesses de plus de 25 nœuds alors que les alizés semblent maintenant au rendez-vous sur la route de la Guadeloupe. Le dénouement devrait avoir lieu en fin de semaine. « Thibaut s’est arrêté 4 heures hier afin de monter dans son mât et régler cette histoire de grand-voile » déclare Fabien Delahaye, son impeccable routeur avec Fred Duthil. « Il a ensuite relancé le gennaker pour reprendre sa route à grande vitesse malgré des grains réguliers et un vent encore instable. Depuis, tout va mieux à bord ce qui permet à Thibaut d’allonger la foulée ».
Un finish au contact donc pour les Multi50 qui s’annonce palpitant alors que la classe au complet est toujours en course. Thibaut, remonté à bloc, va tout faire pour garder une place sur le podium ! Il est tout schuss !

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Yoann Richomme toujours en tête

Yoann Richomme continue à maintenir l’écart avec ses poursuivants. Il a ce mercredi matin encore 108 milles d’avance alors que la hiérarchie commence à se mettre en place derrière lui. Phil Sharp et Aymeric Chappellier restent au coude à coude. Kito de Pavant, toujours 4e fait plein ouest. A sa suite Luc Berry, Antoine Carpentier et Arthur Le Vaillant. Ces 6 class40 naviguent à bonne allure à hauteur du 7è Imoca d’Arnaud Boissières. Ils leur restent encore 1600 milles à parcourir.

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Jérémie Beyou, reparti lundi sur la Route du Rhum avec Charal, doit rebrousser chemin - IMOCA

Reparti lundi sur la Route du Rhum après une longue réparation à Lorient, Jérémie Beyou doit rebrousser chemin. Dans la nuit, le skipper de Charal a annoncé avoir une panne du système d'alimentation en énergie.


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Credit : Charal Sailing Team

Sans la possibilité de recharger ses batteries pour alimenter son pilote et ses outils de navigation, Jérémie Beyou ne peut envisager une traversée de l'Atlantique.

Il fait route vers Lorient.

Par la rédaction
Source : I.Delaune

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Charal revient à Lorient

Jérémie Beyou a rencontré une panne du système d’alimentation en énergie sur son bateau Charal. Sans la possibilité de recharger ses batteries pour alimenter son pilote et ses outils de navigation, Jérémie ne peut envisager une traversée de l’Atlantique.
En accord avec son équipe, il fait route vers Lorient pour trouver une solution.
Le skipper de Charal était repartit ce mardi. Son objectif continué à fiabilisé son bateau.

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Chavirage d’Arkema

Lalou Roucayrol a chaviré sur son Multi50 Arkema e mercredi 14 novembre à 7h30 UTC. Il était à environ 1000 milles de la Guadeloupe. Le skipper a rapidement pris contact avec son équipe à terre pour leur annoncer le retournement de son trimaran dans un grain très violent. Lalou va bien, en sécurité à l’intérieur du bateau et l’organisation des secours se met en place. Il dispose d’eau, de nourriture mais est limité en termes de communication avec l’extérieur. Plus d’information à venir dans la journée.

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Chavirage d'Arkema sur la Route du Rhum, Lalou Roucayrol est en sécurité à l'intérieur - Multi50

Chavirage sur la Route du Rhum. Ce mercredi 14 novembre à 7h30 UTC, le Multi50 Arkema de Lalou Roucayrol a chaviré dans un grain très violent à environ 1000 milles de la Guadeloupe. Le skipper va bien, il est en sécurité à l’intérieur du bateau. 

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Credit : V.Olivaud

L’organisation des secours se met en place. Lalou Roucayrol dispose d’eau, de nourriture mais est limité en termes de communication avec l’extérieur.
Source : MA Prestation
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Trésors de Tahiti s’impose enfin à domicile !

Après s’être fait coiffer au poteau à deux reprises à l’arrivée des deux premières étapes à Moorea et Huahine, Trésors de Tahiti a pu enfin savourer sa première victoire sur le Grand Prix Pacifique des Jeux à Raiatea, mardi 13 novembre.

Dès le départ, donné à Fare, de cette 3e étape entre Huahine et Raiatea, longue de 30 milles nautique, le team co-skippé par Manutea Mahai et Teva Plichart est parti comme une flèche vers la splendide passe de Faaroa au milieu de l’île, centre de la culture polynésienne. Après avoir remonté le majestueux lagon de la côte Est de l’île, l’équipage local a terminé avec une avance confortable de 15 minutes sur ces poursuivants, Oman Sail, toujours leader au classement général provisoire.

Mal partis en prenant une option peu payante en sortant de la passe de Fare, les Omanais ont refait leur avance sur Mood qui a manqué de vitesse sur ce parcours inter-île. L’équipe de Damien Iehl cède donc sa place de dauphin à Trésors de Tahiti qui se trouve désormais à un petit point d’Oman Sail. L’ordre du podium final se jouera certainement entre ces trois équipes.

A la 4e place, le jeune équipage du CER de Genève a réussi un joli coup face à Cheminées Poujoulat de Bernard Stamm qui lutte pour trouver le bon tempo sur ce Grand Prix du Pacifique des Jeux.

Les amateurs de team Merlin devancent toujours les deux autres équipes amatrices locales, Trésors de Tahiti Espoirs et Team SCEAP. Pour la première fois, les Espoirs n’ont pas terminé dernier. Une belle satisfaction pour Pierre Daniellot et ses co-équipiers. Cruelle désillusion en revanche pour team SCEAP de Didier Arnould qui a fini hors temps, en terminant 1h10 après le vainqueur du jour.

Tous ont été accueillis dans une ambiance chaleureuse et généreuse en présence des représentants de la commune de l’île de Raiatea. Tous les coureurs et les partenaires du Grand Pacifique des jeux ont pu apprécier le spectacle organisé en leur honneur.

Demain, la flotte se dirigera vers Bora-Bora, dernière île que le Grand Prix Pacifique des Jeux reliera. En fonction des conditions météo de demain, les huit 24 pourraient faire le tour de l’île de Tahaa ou aller partir directement pour la Perle du Pacifique.

Teva Plichart, co-skipper de Trésors de Tahiti :

« Enfin une récompense, après les deux premières étapes où ils étaient en tête juste à quelques mètres de l’arrivée avant qu’ils se fassent dépasser. Là, ça était net et sans bavure. Ça fait passer à un point du leader. C’est une très belle satisfaction. »

Aucune manche de stade nautique n’a été couru à Huahine par manque de vent

Classement du raid entre Huahine et Raiatea :

Trésors de Tahiti Oman Sail  Mood CER Cheminées Poujoulat Team Merlin Trésors de Tahiti Espoirs (Hors temps)- Team SCEAP

Classement général provisoire après la 3e étape :

 Oman Sail (11,5 points) Trésors de Tahiti (12,5) Mood (15)  CER (23)  Cheminées Poujoulat (28) Team Merlin (37)  Trésors de Tahiti Espoirs (44,5)  Team SCEAP (46)

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Le Mercato de la semaine

Les dernières nominations, les annonces, les partenariats, les offres de stages, jobs et services, tout est dans le Mercato de Tip & Shaft…

[DÉPARTS & NOMINATIONS]
 ANTOINE RIOUX (ex boat captain Time For Oceans) rejoint ROM-arrangé en tant que technicien marine IT.
[JOBS]
POGO STRUCTURES recrute Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; poste en CDI basé à Combrit. MULTIPLAST Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. : un-e responsable de projet, un-e chef-fe d’équipe, un-e peintre et 5 technicien-ne-s en matériaux composites ; postes en CDI (pour le premier) et en CDD pouvant évoluer en CDI,  basés à Vannes. ALAN ROURA (La Fabrique Sailing Team) recherche un-e Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. à partir de mi-novembre ; poste en CDD pouvant déboucher sur un CDI, basé à Lorient.
[STAGES] OUTREMER YACHTING recherche deux stagiaires ingénieur-e-s, l’un-e en génie matériaux ou génie mécanique, l’autre en bureau d’études ; stages basés à La Grande Motte.

[FORMATION]

TIP & SHAFT/WORKSHOP. Nous sommes en train de préparer le planning des formations Tip & Shaft pour les mois à venir, alors si vous avez des envies ou des besoins, si vous souhaitez organiser une formation dans votre club, pôle ou association, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., on se déplace.
[OFFRES DE SERVICES]
MANU LE GUEN propose Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour les guider dans leur recherche de partenaires : comment présenter son projet de course au large aux entreprises ? Comment prospecter les futurs sponsors ? MORGANE FOUILLET, étudiante à l’Ecole des Mines de Nancy, spécialisée en matériaux et gestion de production et passionnée de voile, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. de fin d’études dans le secteur nautique. FABRICE GUYON propose aux organisateurs d’événements, teams, entreprises d’être Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et de les accompagner dans leur organisation.
[ANNONCES & PARTENARIATS]
La classe FAST40+ a dévoilé son calendrier pour la saison 2019 qui débutera par la Vice Admiral’s Cup, du 10 au 12 mai. WORLD SAILING a annoncé de nouveaux changements dans les 10 séries olympiques pour les Jeux de Paris 2024, avec les grands débuts de la course au large (voir l’interview de Nicolas Hénard ci-dessous) et du kite (épreuves mixtes). Par ailleurs, la RS:X restera le support de la compétition de planche à voile, le Laser et le Laser Radial ont également été confirmés, tandis que le Finn disparaît. Reste à choisir l’équipement pour la course au large, le dériveur double et le kite. FRANCE 3 a réalisé un excellent score d’audience lors de la diffusion en direct du départ de la Route du Rhum, avec 1,73 million de téléspectateurs pour une part d’audience de 12,3%, l’organisation a annoncé vendredi que 1,30 million de personnes s’étaient rendues sur le village officiel à Saint-Malo. WORLD MATCH RACING TOUR, le circuit mondial de match racing est en train d’être vendu comme le révèle son actuel propriétaire Håkan Svensson dans une interview à Yachtracing.life.
[VENTES & ACQUISITIONS]
YVAN GRIBOVAL vend coque carbone structurée, pont carbone prêt à être ponté, moules de cuisson et outillages complets du sistership du 52 pieds Café Joyeux en tête actuellement de la classe Rhum Mono à un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
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